policeQuarante-sept policiers et un nombre indéterminé de civils ont été tués dans des combats dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), a affirmé vendredi la station onusienne Radio Okapi. Les autorités congolaises ont confirmé que des personnes avaient été tuées mais n'étaient pas en mesure de fournir un bilan. Les policiers ont été attaqués alors qu'il intervenaient pour mettre fin à des affrontements armés entre deux villages de pêcheurs, selon le colonel Joly Limengo, inspecteur de la police de la province de l'Equateur. Le calme est depuis revenu, a-t-il dit, mais Radio Okapi a précisé que des centaines de villageois avaient fui vers le Congo-Brazzaville en traversant le fleuve Oubangi. Le colonel Limengo a affirmé que la dispute entre les habitants des villages de Iyele et Muzala, appartenant respectivement aux tribus de Lobala et Boba, concernait l'exploitation d'étangs poissonneux. Selon lui, "il y a parmi ces villageois des ex-combattants de mouvements rebelles, des démobilisés de l'armée". L'annonce des violences est tombée alors que le président du Congo-Kinshasa, en visite en Afrique du Sud, venait de déclarer que ses forces étaient en train de repousser les rebelles rwandais dans l'Est du pays et qu'elles continueraient jusqu'à ce que "tout le territoire soit sous contrôle". Ces rebelles sont des membres des milices hutues qui ont participé au génocide rwandais de l'été 1994, dans lequel au moins 500.000 Tutsis et Hutus modérés ont été massacrés. Installés clandestinement dans l'Est de la RDC, ils y ont commis de nouvelles atrocités, provoquant le déplacement de centaines de milliers de Congolais. Le président Joseph Kabila a toutefois affirmé vendredi que la situation commençait à se stabiliser après neuf mois de campagne militaire dans la région, et que les civils du Nord-Kivu commençaient à rentrer dans leurs villages. M. Kabila a ajouté qu'il "gagnait du terrain" aussi contre les rebelles ougandais dans le Nord du pays.

source : Afp