30 octobre 2009
Shabunda : accalmie à Itamba, après accrochages entre policiers et population
Le calme est revenu à
Itamba, groupement Begala en territoire de Shabunda, à plus de 300
kilomètres à l'ouest de Shabunda, au Sud Kivu. Ce village a été le
théâtre des affrontements survenus, il quelques jours, entre les Raia
Mutomboki, une milice d'auto défense populaire, et les éléments de la
Police d'intervention rapide (Pir). C’est ce qu’ont indiqué certains
habitants de Shabunda joints vendredi
Ces
affrontements étaient consécutifs à des exactions de la part de la Pir
contre la population locale dans cette partie située entre les 2
chefferies Bakisi et Wakabango I, selon l'administrateur du territoire
de Shabunda. La population a dû faire appel à la milice pour contrer
ces exactions, d’après certains habitants de Shabunda. La population,
qui avait fui dans la forêt, retournait vendredi au village Itamba. Ce
retour est rendu possible à la suite de l’intervention du commandant de
la police d’intervention rapide de Shabunda. Ce dernier a procédé à
l'arrestation des policiers qu’il a estimés fautifs dans les
échauffourées qu’on a déplorées à Itamba. Au cours de ces troubles,
aucun dégât humain ni matériel n'avait été signalé.
source : okapi
Equateur : plusieurs policiers tués par des jeunes du clan Enyele à Dongo
La localité de Dongo, située
à 230 kilomètres de Gemena est sous contrôle de jeunes gens armés du
clan Enyele. Ils sont commandés par un chef mystique et un officier des
FARDC. Des affrontements sanglants entre des éléments de la police et
ces jeunes ont fait, jeudi, plusieurs morts de deux cotés, selon de
nombreux témoignages recueillis sur place
Les
policiers tués étaient dépêchés, jeudi à Dongo, pour rétablir l'ordre
public dans cette localité du territoire Kungu, où les communautés
locales s’affrontent sur la gestion des étangs piscicoles.
L’intervention de la police a donné lieu à de violents affrontements
avec les jeunes gens du clan Enyele. Le bilan de ces affrontements
reste controversé parce que le secteur de Dongo présente de sérieuses
difficultés de communications. Certaines sources policières à Gemena
font état d'une quarantaine de personnes tuées, policiers et civiles.
Ces
chiffres ne sont pas confirmés par les autorités de Kinshasa. Lambert
Mende, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement
congolais, joint vendredi par radiookapi.net, avance le bilan de 11
morts dont 7 policiers et 4 civils. «Un certain Edo Bokoto, ancien
chef de secteur suspendu par décisions des autorités, avec le concours
d’une sorte de gourou qui s’appelle Adjani, a mobilisé une dizaine
d’éléments de sa tribu qui souhaitaient prendre le contrôle de ces
étangs piscicoles qui sont une propriété d’un groupe des villages. Ils
ont commencé à s’en prendre aux non originaires de leur communauté. Ce
qui a entraîné l’intervention de la police locale. 1 élément de la
police a été tué hier jeudi, 6 autres éléments ont perdu la vie
aujourd’hui. Une opération de rétablissement de paix est en cours au
moment où nous parlons
Les
jeunes gens insurgés étaient munis d’armes de guerre. L’origine de ces
armes n’est pas encore élucidée. Au cours d’une interview accordée à
radiookapi.net, le gouverneur ad intérim de l’Equateur, Guy Inenge, a
aussi indexé le chef de secteur suspendu de Dongo. Il l’a accusé de
fomenter une «petite rébellion». Le chef de secteur suspendu
bénéficie, dans ce mouvement de «rébellion», du soutien de certains
dignitaires de la République, a-t-il affirmé. Le véritable enjeu de ces
affrontements est celui de briguer des mandats territoriaux, a ajouté
Guy Inenge.
source : okapi
», a déclaré Lambert Mende.
Combats dans le nord de la RDC: 47 policiers tués
Quarante-sept policiers et un nombre indéterminé de civils ont été tués dans des combats dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), a affirmé vendredi la station onusienne Radio Okapi.
Les autorités congolaises ont confirmé que des personnes avaient été tuées mais n'étaient pas en mesure de fournir un bilan.
Les policiers ont été attaqués alors qu'il intervenaient pour mettre fin à des affrontements armés entre deux villages de pêcheurs, selon le colonel Joly Limengo, inspecteur de la police de la province de l'Equateur.
Le calme est depuis revenu, a-t-il dit, mais Radio Okapi a précisé que des centaines de villageois avaient fui vers le Congo-Brazzaville en traversant le fleuve Oubangi.
Le colonel Limengo a affirmé que la dispute entre les habitants des villages de Iyele et Muzala, appartenant respectivement aux tribus de Lobala et Boba, concernait l'exploitation d'étangs poissonneux. Selon lui, "il y a parmi ces villageois des ex-combattants de mouvements rebelles, des démobilisés de l'armée".
L'annonce des violences est tombée alors que le président du Congo-Kinshasa, en visite en Afrique du Sud, venait de déclarer que ses forces étaient en train de repousser les rebelles rwandais dans l'Est du pays et qu'elles continueraient jusqu'à ce que "tout le territoire soit sous contrôle".
Ces rebelles sont des membres des milices hutues qui ont participé au génocide rwandais de l'été 1994, dans lequel au moins 500.000 Tutsis et Hutus modérés ont été massacrés. Installés clandestinement dans l'Est de la RDC, ils y ont commis de nouvelles atrocités, provoquant le déplacement de centaines de milliers de Congolais.
Le président Joseph Kabila a toutefois affirmé vendredi que la situation commençait à se stabiliser après neuf mois de campagne militaire dans la région, et que les civils du Nord-Kivu commençaient à rentrer dans leurs villages.
M. Kabila a ajouté qu'il "gagnait du terrain" aussi contre les rebelles ougandais dans le Nord du pays.
source : Afp
Adieu la guerre des chiffres !
Un faux rapport sur la gestion de la Province du Bas-Congo circule sur
la toile. Ce rapport, du reste vieux, a été jugé incomplet par le
Bureau de la Représentation provinciale. Une nouvelle mission d’enquête
sur la gestion de l’Exécutif Provincial de cette province a été
constituée et dirigée par l’Honorable Philippe Muanda Vuidi, Rapporteur
de l’Assemblée Provinciale. Cette dernière vient d’achever sa mission
et a déposé son rapport final à l’Assemblée Provinciale, en réservant
copie à l’Exécutif Provincial. Interviewé par notre estimé confrère
Clément Nzau de RTVS1, le Président de la Commission d’enquête a refusé
de divulguer le contenu de ce rapport dont la primeur est réservée à
son institution. Interrogé sur le fameux rapport qui circule sur
Internet, l’Honorable Philippe Muanda a déclaré, nous citons : ‘‘Ça,
c’est la classe politique congolaise. Je ne peux pas donner un jugement
là-dessus’’.
Q.1 Clément Nzau : Honorable bonjour ! Vous êtes le Rapporteur de
l’Assemblée Provinciale du Bas-Congo et Président de la Commission
d’Enquête instituée pour contrôler la gestion de l’Exécutif provincial
de Bas-Congo. Un rapport quant à ce circule sur Internet et a même été
publié. Est-ce vrai ?
Hon. Philippe : Malheureusement, je ne sais pas s’il s’agit de quelle
presse pour que je sache de quel rapport dont il s’agit. Mais ce que je
sais est qu’au niveau de ma Commission, nous avions établi un premier
rapport signé et déposé sur la table du bureau de notre institution.
Une fois arrivé au bureau, ce rapport a été examiné de fond en comble.
Et les membres du bureau ont estimé à l’unanimité qu’il y avait des
faiblesses entre autres la violation du droit de la défense. Plusieurs
Ministres incriminés n’avaient pas été entendus. Voilà pourquoi le
bureau avait adressé une lettre au Président de la Commission que je
suis pour que l’on finalise le travail en écoutant les Ministres
n’ayant pas bénéficié du principe contradictoire. Nous avions donc
poursuivi le travail pendant 10 jours à l’issu desquels nous avions
établi un rapport définitif et complet. Et ce rapport a été signé par
tous les membres de la commission présents, soit 8/10, l’un s’étant
excusé parce que malade et l’autre empêché parce que en voyage à
Kinshasa. Voilà donc ce que je peux dire de cette question.
Q.2 Clément Nzau : dans quel contexte avez-vous pu travailler pour
mener cette enquête parlementaire. Avez-vous obtenu tous ceux dont vous
avez besoin ?
Hon. Philippe : Oui effectivement. J’ose croire que c’est le premier
rapport qui circule. Donc après que nous ayons recommencé le travail
avec l’injonction du bureau qui nous avait demandé d’entendre tout le
monde, nous sommes arrivés à de nouveaux éléments qui nous ont permis
de faire le rapport final et complet adopté par tous et transmis au
gouvernement provincial et à notre bureau. Je dois dire que tous les
Ministres étaient disponibles, du Gouverneur au plus petit agent du
Gouvernorat. Il n’y avait pas d’obstruction et nous avions fait notre
rapport de manière objective et tous les membres de ma Commission ont
reçu des réponses précises aux questions posées aux dirigeants
concernés. Et lorsque nous avions constitué notre commission, la Cour
des Comptes était venu aussi à Matadi pour contrôler l’Exécutif
Provincial. Et pour éviter le télescopage, nous avions laissé les
membres de la Cour des Comptes faire d’abord leur travail et nous nous
étions mis à l’œuvre aussitôt après leur retour à Kinshasa. Donc on a
pu perdre quelques jours à cause de cela. Les recommandations proposées
par la Commission et adoptées par la plénière ont été transmises à qui
de droit.
Q.3 Clément Nzau : Puisque le rapport final est là, que doit-on en
retenir ? Y a-t-il eu mégestion ou pas ?
Hon. Philippe : Je crois qu’ici je ne peux rien dire. Le rapport a été
examiné à huis clos en plénière. Et celle-ci n’a pas autorisé qu’il
soit rendu public, même pas en partie. En ce moment, je ne peux pas
dire ce qu’il y a eu mais les recommandations ont été transmises à
l’Exécutif Provincial qui est libre d’en rendre public s’il n’est pas
lié au secret de délibération. L’Exécutif Provincial peut aussi vous
donner le contenu de ce rapport. Donc pour le moment, je ne sais rien
vous dire Monsieur Clément NZAU.
Q.4 Clément Nzau : On constate ces derniers temps, une vague des
critiques sur la gestion de la chose publique à tous les niveaux
(Gouvernement Central, provinces, Entreprises Publiques…). Doit-on
considérer que la RDC n’a aucun dirigeant avec des mains propres ?
Hon. Philippe : Cette question me parait très impertinente. Je vais y
répondre comme un acteur politique. Je pense que nous devons savoir
d’où nous venons, où nous sommes et où nous allons. Imaginez un seul
instant quelqu’un qui exerçait son métier quelque part et parvient à
être élu ou nommé pour assurer des charges publiques avec toutes les
règles financières… Je pense qu’il n’appartient pas aux congolais de se
lamenter à tout moment pour dire qu’il n’y a que des voleurs au Congo.
Parce que si touts nos dirigeants sont des voleurs, alors on devra
importer des dirigeants d’ailleurs pour nous gouverner. Non ! Ceux sur
qui on tire chaque fois ont été soit élu aux suffrages universels
direct, soit au second degré. D’autres encore sont arrivés grâce aux
élus (le cas du 1ér Ministre et de ses Ministres ; des Ministres
provinciaux). Si on doit chaque fois critiquer ceux qui nous
gouvernent, c\'est-à-dire donc que nous sommes de mauvais électeurs.
Nous ne sommes pas en théocratie ; nous sommes plutôt en démocratie. Et
ceux qui nous gouvernent ne sont pas toujours des Saints. On peut
découvrir quelques petites erreurs par ci par là mais ce n’est pas une
raison pour alarmer l’opinion nationale et internationale. A cette
allure, nos partenaires extérieurs risqueraient de ne plus nous aider
si tous nos gestionnaires sont accusés de megestion. C’est une
réflexion que je me fais et que je partage aux autres. Ce n’est pas le
fait d’être Premier Ministre, Ministre, Gouverneur, Député ou Sénateur
que l’on devient automatiquement voleur. Q.4 Clément Nzau : Honorable,
vous êtes Rapporteur de l’Assemblée Provinciale, comment un Rapport
officiel peut-il se retrouver devant la place publique ?
Hon. Philippe : Monsieur Clément Nzau, c’est la conséquence de ce que
je viens de déplorer tantôt. J’ai communiqué ce rapport au bureau.
J’étais convoqué pour répondre aux préoccupations de mes collègues de
bureau. Et comme chaque Commission évolue sous le principe de la
majorité, je ne pouvais pas me désolidariser d’avec les autres
collègues. Ce rapport là me liait même s’il a été voté par 7 voix pour
et une abstention. Et comme le bureau a estimé qu’il était incomplet,
le Président du bureau de l’époque, l’Honorable KIMASI François,
m’avait écrit pour que l’on recommence le travail. On l’a fait. Et je
ne sais pas à ce niveau comment ce 1èr rapport annulé parce que
incomplet pouvait circuler sur internet. Ça, c’est la classe politique
congolaise. Je ne peux pas donner un jugement là-dessus.
Q.5 Clément Nzau : Le Bas-Congo a toujours été cité en exemple pour la
bonne gouvernance. Aujourd’hui, le doute s’installe dans l’opinion à
cause de ce fameux rapport. Doit-on désormais mettre le Bas-Congo dans
le panier de la mauvaise gestion ?
Hon. Philippe : Si je vous dis que le Bas-Congo fait exception dans la
bonne gouvernance, là je vous donne déjà le contenu du rapport. C’est
difficile Monsieur Clément Nzau pour que tu puisses m’avoir sur ce
point là. Je reste constant avec moi-même. Le rapport est secret.
Toutefois, l’opinion devra retenir que le rapport qui a circulé sur
Internet et publié et qui fait état de je ne sais quoi, ce rapport là a
été anéanti. Il est nul et de nul effet parce que incomplet.
source : la Prosperité /kinshasa
Equateur : la CEI retient cinq candidats à la course au gouvernorat
La requête en invalidation introduite par le Mouvement de
libération du Congo contre deux candidats gouverneur et un
vice-gouverneur est jugée irrecevable. La CEI vient de publier la liste
de différents tickets devant concourir au gouvernorat de l’Equateur.
Jean-Claude Baende, Gabriel Bolonge, Michel Bongongo Ikoli, Jean-Lucien Bussa Tongba et José Engbanda Mananga sont retenus comme candidats gouverneur de la province de l’Equateur. Ils vont concourir pour occuper le poste laisser vacant voici plus de dix mois par José Makila Sumanda, à la suite d’une motion de défiance.
La Cour d’appel de Mbandaka qui a reçu le mercredi 21 octobre 2009, une requête en invalidation de la candidature de Vincent Mokako au poste de vice- gouverneur et de candidats gouverneur Gabriel Bolenge et Michel Bongongo s’est prononcé pour le maintien de ces candidats.
Pour le MLC, Vincent Mokako, qui n’a jamais quitté ce parti, ne peut figurer sur la liste de l’ADH, conformément à la loi sur les partis politiques. La même requête vaut également pour les candidats gouverneur indépendants Gabriel Bolenge Boponde et Michel Bongongo Ikoli, qui restent toujours membres de MLC.
La Cour n’a pas retenu ce moyen, suivant l’avis du procureur pour qui le MLC n’avait pas respecté la procédure en la matière. Le verdict qui est tombé est donc lié à la forme. En fait, dans le prononcé de la Cour d’appel, il est reproché au MLC de n’avoir pas produit l’arrêté de sa création comme parti politique, à en croire des sources judiciaires sur place à Mbandaka. En plus, la procuration autorisant les personnes qui avaient engagé l’action n’a pas également été versé au dossier. Se fondant sur ces irrégularités, la Cour d’appel a débouté le parti de Jean-Pierre Bemba.
Des juristes contactés expliquent cette décision par l’obligation de préserver les libertés fondamentales notamment politiques reconnues aux citoyens de se présenter comme candidat à l’exercice des mandats publics.
Suivant le calendrier de l’élection des gouverneur et vice-gouverneur de la province de l’Equateur rendu public en date du 1ier octobre 2009, la publication de la liste définitive devrait intervenir le 29 octobre 2009. Ce qui a été fait.
Au regard du verdict rendu par la Cour d’appel de Mbandaka, les apparences donnent les faveurs des pronostics au candidat Jean-Claude Baende, gouverneur intérimaire et candidat indépendant à la course pour le gouvernorat de l’Equateur. Soutenu officieusement par l’AMP, il aurait fédéré autour de son ticket avec le MLC Mokako, plus de 70 députés provinciaux affirment ses proches !
Ce revers judiciaire, le MLC aura du mal à l’effacer. «Un revers qui risque d’annoncer le naufrage» pour le candidat MLC Jean-Lucien Busa. Erreur réplique-t-on au MLC. L’alliance avec l’Udemo de Mobutu Nzanga tiendrait le coup face aux autres forces en présence. Le MLC compte sur la majorité qui avait porté José Makila à la tête de la province de l’Equateur, et l’appui de l’Udemo. Mathématiquement, cela est jouable, si tous les membres du MLC se soudent les coudes, à tous les niveaux.
Pour l’état-major de Gabriel Bolenge, tous les espoirs sont
permis. «Nous avons ratissé large dans tous les bords politiques», a
confié Dieudonné Menzu déjà sur le terrain dans la capitale de
l’Equateur. D’ailleurs, a-t-il poursuivi, «un sondage auprès des
députés provinciaux édifierait quiconque aurait encore des doutes sur
la victoire de notre candidat». Dans son communiqué, la CEI annonce par
ailleurs que la campagne électorale est prévue pour la période allant
du 09 au 11 novembre 2009. Les urnes vont trancher le 13 novembre
prochain.
source : le Potentiel/Kinshasa
10 millions de yuans d’assistance militaire en faveur des FARDC
La République populaire de Chine a consenti un montant de
l’ordre de 10.000.000 millions de yuans à la RDC, au titre d’assistance
militaire en faveur des FARDC.
C’est l’une des retombées de la visite du ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, Charles Mwando Nsimba, effectuée dernièrement à Pékin, rapportent certaines sources concordantes. L’accord conclu dans la capitale chinoise a été signé entre le ministre Mwando Nsimba, représentant la RDC, et son homologue chinois Liang Guanglie, représentant la République populaire de Chine. Un autre volet des accords prévoit l’octroi par le gouvernement chinois à la RDC, de bourses pour la formation des militaires congolais.
Dans son adresse, le ministre Liang Guanglie, également membre de la Commission militaire centrale et conseiller d’Etat, a encouragé la RDC à intensifier des visites de haut niveau qui, a-t-il soutenu, contribueront au renforcement de la coopération militaire entre les deux pays. Pour sa part, le ministre Mwando Nsimba a transmis à son homologue chinois les salutations et sympathies de la RDC à toute la population chinoise, avant de se féliciter de l’excellence des relations entre les deux pays.
Lors de son séjour chinois, le ministre Mwando Nsimba a visité la 3ème Division infanterie de Beijing. A cette occasion, il s’est dit impressionné par différentes démonstrations au champ de tir du Centre de formation. La visite a été suivie de celle de la base navale de Shanghai où il a eu des entretiens avec l’autorité militaire de cette base sur différentes possibilités qu’elle peut offrir aux FARDC.
A la 28ème Division aérienne de Hangdou, Mwando Nsimba et sa suite ont été émerveillés par les performances des appareils militaires capables de faire face à toute attaque. L’Université de la défense de Chang Pinga, où sont en formation quelques officiers supérieurs des FARDC, a constitué la dernière étape de travail de la délégation congolaise dans les unités de l’armée chinoise.
A rappeler que le ministre Mwando Nsimba s’est imprégné de
la qualité des effets militaires « made in Chine » fabriqués par
l’entreprise XINXING Corporation Group, spécialisée dans la fabrication
des tenues, tentes et chaussures militaires. Dans le même cadre, la
délégation congolaise s’est fait présenter quelques échantillons
d’appareils de chasse et de transport aériens par l’entreprise CATIC
(Chine national aéro technologie import-export corporation). Le souci
de modernisation des FARDC suivant la volonté du chef de l’Etat Joseph
Kabila, a emmené le ministre Mwando Nsimba à visiter également les
entreprises Norinco et Polytechnologie, la première étant spécialisée
en armement militaire. Enfin, le ministre congolais a procédé à la
signature de la déclaration d’intension avec la société ZTE dans le
cadre des télécommunications des FARDC.
Source : le Potentiel/Kinshasa
RDC-FMI : deux semaines pour convaincre
Les experts du département Afrique du Fonds monétaire
international, arrivés à Kinshasa le mardi 27 octobre dans la soirée,
se sont donné deux semaines pour vider tous les points de désaccord
autour de la conclusion d’un nouvel accord formel avec la RDC. A leur
arrivée, une bonne nouvelle les attendait. Car dans la même journée de
mardi, des sources proches du gouvernement rapportent que les trois
entreprises chinoises ont finalement endossé les amendements portés
sous forme d’avenant sur les contrats chinois. Ce qui ouvre grandement

la voie au prochain round des discussions avec le Club de Paris. Ce,
avant le rendez-vous ultime de Washington. Un véritable
contre-la-montre pour Kinshasa - tout devant être bouclé avant
mi-décembre pour permettre au Conseil d’administration du FMI
d’approuver le nouveau programme triennal. Y parviendra-t-on ? Les deux
semaines de discussions avec les experts du FMI s’annoncent décisives.
Nouveau rebondissement dans les négociations qui entourent la conclusion- plus qu’imminente – d’un nouvel accord entre la RDC et le FMI au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (Frpc). Depuis le mardi 27 octobre, les experts du département Afrique du FMI séjournent en RDC. Ils ont juste deux semaines pour vider tous les litiges qui continuent à obstruer la voie étroite qui mène à un second programme économique du gouvernement (PEG 2), après celui arrêté brutalement en mars 2006. Deux semaines décisives durant lesquelles le gouvernement doit déployer tous ses artificiers du cercle économico-financier pour convaincre le FMI.
Un atout majeur pour Kinshasa dans cette étape ultime des négociations. C’est la signature depuis le même mardi 27 octobre 2009 par les trois entreprises chinoises (Exxim Bank, Crec et Sinohydro) des amendements portés sous forme d’avenant sur le partenariat sino-congolais. Seulement, le gouvernement partira dans ces négociations de dernière chance avec un sérieux handicap : le désordre criant au niveau des finances publiques.
En effet, la Banque centrale du Congo ne s’en est pas cachée. Dans le récent numéro des « Notes de conjoncture », l’Institut d’émission souligne que « depuis le mois de juillet, il s’observe de nouvelles tensions sur le marché tant des changes que des biens et services, consécutives à l’aggravation du déficit public... ». Elle enchaîne en précisant que : « Ce déficit a été entièrement monétisé, impliquant l’expansion de la liquidité et de nouvelles pressions sur le taux de change et les prix intérieurs ».
L’on ne pouvait donc pas s’étonner que les trois principaux indicateurs quantitatifs du programme suivi par les services du FMI en ressentent le coup. Quoi de plus normal qu’en face d’une profonde détérioration de la situation économique, financière et monétaire du pays, les niveaux des avoirs extérieurs et intérieurs nets ainsi que le plafond de crédit à l’Etat ne s’alignent pas dans les limites fixées en avril 2009 lors du dernier passage des experts du FMI en RDC.
MIEUX COORDONNER LES ACTIONS
La solution passe par une parfaite coordination des actions de politique monétaire et budgétaire entre la Banque centrale du Congo et le gouvernement. Pour avoir accusé de graves dysfonctionnements entre avril 2002 et mars 2006, le premier programme triennal soutenu, durant cette période par le FMI, a connu une fin tragique en mars 2006. Craignons que les mêmes causes – bien encore présentes dans la gestion des finances publiques – ne reproduisent les mêmes effets avec le PEG 2.
La Banque centrale du Congo voit juste lorsqu’elle rappelle que, pour assurer la stabilité macro-économique et garantir la conclusion du programme avec les institutions de Bretton Woods, « la contrainte consistera en la gestion ordonnée, hiérarchisée et planifiée des ressources tant renouvelables du pays que non renouvelables du pays ». Plus explicite, poursuit-elle, « il serait indispensable de respecter strictement le plan de trésorerie du secteur public et de poursuivre la mise en œuvre d’une politique monétaire prudente ». Voilà qui est bien dit. Mais, faudrait-il encore que l’on dépasse l’étape de bonnes intentions en traduisant en actes les axes de réformes et repères structurels à convenir avec le FMI dans le cadre du PEG 2.
Malheureusement, c’est quand il faut agir dans ce sens que le gouvernement perd le nord, se lançant dans une vaste campagne de dérapage de grands équilibres macro-économiques qu’il s’était cependant engagé à respecter dans le programme soutenu par le FMI. Il faut, à ce stade, se débarrasser du vieux démon d’une gestion hasardeuse et suicidaire des opérations financières de l’Etat.
Kinshasa n’a plus droit à l’erreur. Car comme l’indique en très belles lettres la Banque centrale du Congo, « cette conclusion du programme avec les institutions de Bretton Woods relève d’une obligation ardente pour baliser la voie à l’atteinte du point d’achèvement et mobiliser le financement concessionnel du développement économique… ».
RENDEZ-VOUS A PARIS
Tout se dessinera courant novembre à Paris, avant le round final de Washington. Dans la capitale française, le gouvernement tentera de négocier avec ses créanciers traditionnels - plus de 60% de la dette extérieure de la RDC étant contractée auprès du Club de Paris - une possible réduction préliminaire de sa dette ou un mécanisme susceptible d’aider le gouvernement à disposer de ressources financières nécessaires pour mettre en œuvre, avec succès, le nouveau programme triennal appuyé par la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance mais aussi son Document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté. Les deux semaines qui précèdent cette rencontre de Paris ont l’avantage de placer de vraies balises pour permettre au Conseil d’administration de donner le sceau officiel au nouvel accord formel, devant lier entre 2009 et 2011 la RDC au FMI. Pendant ces deux semaines, Kinshasa doit imaginer tout le scénario possible, ne laissant de côté aucun détail, pour passer cette dernière épreuve, avant le grand oral de Paris devant ses créanciers bilatéraux.
Sans doute que ces échanges se solderont par une série d’engagements à mieux faire.
Aussi,
faudrait-il chacun, à quelque niveau de décision que c’est ce soit,
joue sa partition pour que l’on demeure pendant cette période dans les
limites fixées par le mémorandum des politiques économiques et
financières du gouvernement ainsi que la lettre d’intention du chef de
l’Etat, à joindre au programme triennal.
source : le Potentiel/Kinshasa
Kinshasa : transports en commun, les tarifs revus à la hausse
Le gouvernement provincial
de Kinshasa vient de revoir le prix du transport en commun, à la suite
de l'augmentation du prix de carburant à la pompe
A
titre d'exemple, le tarif pour le trajet gare centrale-aéroport de
Ndjili, est passé de 800 Fc à 1000 Fc, de 300 à 350 Fc de Rond-point
Victoire à Matete et de l'UPN à Kintambo Magasin, le client doit
débourser 350 Fc, pour ne ciuter que ces trajets.
Les
transporteurs se disent satisfaits de cette nouvelle grille tarifaire
des bus, taxi bus, taxi-moto et autres. Il faut rappeler que la
commission paritaire a tablé sur d'anciens tarifs pour combler le
manque à gagner. Les transporteurs espèrent simplement que la
population respectera à son tources nouvaux tarifs.
Certains
usagers des transports rencontrés dans les arrêts de bus se plaignent
du comportement de certains chauffeurs de taxi et taxi bus
qui,nonobstant cette nouvelle grille tarifaire, en arrivent à doubler
carrément le tarif, faisant de la spéculation.
Ces nouveaux tarifs
sont deja en application depuis vendredi matin. Cependant, cette hausse
de prix de carburant ne touche pas que le secteur de transport . Il
faut craindre un effet d'entraînement sur certains produits de première
nécessité
source : Okapi
RDC-RSA : Kabila et Zuma finalisent la 6eme grande commission mixte à Pretoria
La 6eme grande commission
mixte RDC–RSA qui se tient à Pretoria depuis le 27 octobre se clôture
ce vendredi. Le président congolais Joseph Kabila qui a fait le
déplacement d'Afrique du Sud assistera, avec son homologue, Jacob Zuma,
à la cérémonie. La coopération entre Pretoria et Kinshasa marche très
bien depuis les travaux du Dialogue Inter Congolais de Sun City jusqu’à
ce jour, indique l'ambassadeur congolais en Afrique du Sud, Ben Mpoko,
évoquant la signature par les deux pays d'au moins une trentaine
d'accords dans divers domaines
Les
deux chefs d'Etat vont ainsi finaliser les travaux réalisés par leurs
délégations respectives. Au cours de cette 6eme grande commission
mixte, la RDC espérait défendre plusieurs projets, notamment dans le
secteur agricole, a souligné l'ambassadeur Mpoko. « Nous allons essayer de faire venir les fermiers sud-africains en RDC pour nous aider à relancer notre production agricole»,
a -t-il laissé entendre. Un autre secteur qui intéresse au plus haut
point le gouvernement congolais dans cette coopération, c'est celui des
télécommunications. La RDC espérait aussi obtenir au cours des travaux
de la 6e commission mixte une plus grande collaboration des sociétés du
secteur de deux pays, en vue de permettre au Congo démocratique de
moderniser son réseau de communication, a indiqué le diplomate
congolais.
Ces dernières années, les banques sud-africaines
se sont montrées réticentes pour s’engager dans le financement de
grands projets en RDC, comme celui de la relance de la Minière de
Bakwanga (Miba). Leur approche aurait évolué, selon l'ambassadeur Ben
Mpoko. Des lignes de crédit auraient été établies par des banques
sud-africaines.
« Au moment où le pays était en guerre, il y
avait des risques et beaucoup d’institutions financières ne voulaient
pas prendre de risques chez nous. Il faut le reconnaître. Aujourd’hui,
on est un pays post-conflit. Il y a la paix chez. Donc, ces banques là
ont revu leur position en notre faveur », a-t-il expliqué.
Bilan
La
dernière fois que les deux présidents, Joseph Kabila et Jacob Zuma, se
sont rencontrés, c’était en septembre dernier, lors du 29e sommet des
chefs d’Etat de la Communauté de développement de l’Afrique australe
(SADC) qui s’était tenu à Kinshasa.
Dans le cadre la
coopération bilatérale RDC-RSA, le dernier déplacement de Joseph Kabila
au pays de Nelson Mandela avait eu lieu en avril 2 008. Objectif :
finaliser avec son homologue sud-afriacin, les travaux de la 5e
commission mixte. A l’époque, Thabo Mbeki était encore à la tête du
pays hôte. L’année d’avant, en août 2 007, c’est la RDC qui avait
abrité les travaux de la quatrième session. Au cours de cette dernière,
les gouvernements de deux pays avaient décidé de coopérer sur des
urgences utiles à la stabilisation de la RDC. Parmi ces urgences,
figuraient la réforme de la sécurité. En plus, Thabo Mbeki s’était
engagé d’assister la RDC dans son projet de reconstruction, suivant les
priorités que s’était fixées le gouvernement congolais.
Mais,
lors des travaux de la cinquième session, à Pretoria, une évaluation
avait été faite du parcours déjà réalisé depuis 2 004. Il s’était avéré
que, sur la trentaine d’accords signés entre les deux pays dans le
cadre de la grande commission mixte, des pas avaient été réalisés dans
le domaine de la coopération politique et militaire. Ce qui ne l’était
pas dans le domaine social et économique dont le taux d'exécution était
estimé respectivement à 20%, et à 12 %. Les mines furent identifiées
comme l’un des axes de la coopération dans lequel il y avait eu peu
d’avancées. Le Centre de certification des matières premières et
l’administration minière n’avaient pas bénéficié des appuis prévus par
les accords. Et pour faire œuvre utile, les experts proposèrent,
concernant le Centre de certification des matières précieuses, la
formation des trieurs et des évaluateurs des diamants et des substances
minerales. Cette formation devait être concrétisée dans les deux mois
qui suivaient, avec l’appui des experts sud-africains. Au cours des
mêmes travaux, et pour le secteur minier, les Sud-Africains s’étaient
aussi engagés à octroyer du matériel moderne pour les études
géologiques en RDC et à aider ce pays à actualiser sa carte des
minerais.
Depuis lors, y a-t-il eu plus de progrès dans tous
ces domaines de coopération entre la RDC et l’Afrique du Sud ? On le
saura après l’évaluation qui a certainement été faite au cours des
travaux de la 6e session qui se clôture ce vendredi. Le temps a coulé.
Maintenant, il faut repartir du bon pied.
source : okapi
Mbanza Ngungu : des étudiants bloquent pendant une heure la nationale numéro un
Une centaine d’étudiants de
l’Institut supérieur pédagogique (ISP) de Mbanza Ngungu, situé à plus
de 200 kilomètres, à l'est de Matadi, ont érigé, ce vendredi matin, des
barrières pendant plus d’une heure, sur le tronçon routier
Matadi-Kinshasa de la nationale numéro un
Selon
des sources, ces étudiants exigent que les frais académiques qui leur
sont demandés soient fixés en monnaie nationale, le franc congolais, et
non en dollars comme c’est le cas actuellement. Autre revendication
exprimée par les manifestants : l’électrification des locaux de leur
établissement.
La situation est redevenue normale après
l’intervention du commandant de la 15ème brigade basée au camp Ebeya à
Mbanza Ngungu. Celui-ci a négocié avec les manifestants avant de les
accompagner auprès de leurs responsables académiques. Les pourparlers
ont été entamés entre les deux parties.