MLC«Les actes parlementaires et leur incidence sur la marche du pays», est le thème de l’échange que le président de la Commission politique, administrative et judiciaire (PAJ) de l’Assemblée nationale, Delly Sessanga, a eu avec les intellectuels de la paroisse Saint Michel de la commune de Bandalungwa. Après avoir expliqué le rôle assigné au Parlement, il a invité la population à se structurer pour pousser les gouvernants à prendre en compte ses intérêts.

Une démocratie ne peut vivre sans une société civile structurée appelée à agir et faire pression sur les hommes politiques en vue d’amener ceux-ci à être au service du peuple. Le président de la Commission politique, administrative et judiciaire (PAJ) de l’Assemblée nationale, Delly Sessanga, l’a fait remarquer au cours d’un échange qu’il a eu le dimanche 8 novembre 2009 à Saint Michel avec les membres de la commission des intellectuels de cette paroisse de la commune de Bandalungwa.

Invité de cette commission paroissiale, Delly Sessanga a planché sur «Les actes parlementaires et leur incidence sur la marche du pays». Les parlementaires participent à la vie politique du pays par l’élaboration des lois et, au nom de la population, par le contrôle qu’ils exercent sur l’exécutif, a-t-il indiqué. Avant de noter que beaucoup de lois ont déjà été élaborées et que le contrôle des actions du gouvernement pose problème.

MANQUE DE CULTURE DE CONTROLE

En effet, il a déploré le fait que la culture de contrôle n’est pas congolaise. Les Congolais n’aiment pas le contrôle de peur de mettre à nu leurs incompétence, insuffisances et autres magouilles. Ce contrôle, a fait observer le président de la PAJ de la chambre basse du parlement, est bloqué par la majorité au parlement pour des intérêts faciles à deviner. D’ailleurs, il a fait savoir que des députés, tant de la majorité que de l’opposition, ne jurent que par le prolongement de leur mandat de deux ans.

Il a aussi stigmatisé la non prise en compte, par le gouvernement, des rapports de vacances parlementaires des députés qui reviennent de leur base électorale.

Du moins de ceux qui daignent retourner auprès de leurs électeurs, car les autres, pince-sans-rire, disent qu’ils doivent d’abord récupérer les fonds dépensés durant la campagne électorale avent de revenir ers la base, a-t-il regretté. Et de conclure que les Congolais ne méritent que les députés qu’ils ont élus. C’est le résultat lorsqu’on vote pour la tribu, les T-shirts, la nourriture et bière. Pour lui, la population devra être structurée et avoir une conscience politique forte. Tant que la population ne se sera pas prise en charge, l’incidence des actes parlementaires sur la marche du pays ne sera que faible, a-t-il fait valoir.

A noter que l’échange a porté plus sur le Mouvement de libération du Congo (MLC) et l’opposition congolaise que sur le thème du jour. Delly Sessanga a éclairé la religion de l’assistance sur ces points. Il a notamment dit que, contrairement à ce que certaines langues avancent, il demeure au MLC, en tant que militant de la base. Il ne quittera pas ce parti politique, a-t-il poursuivi, en attendant que les autres reviennent à la raison. Seulement, il constate que le parti est en train d’être liquidé. Aussi faudra-t-il revenir à la racine spirituelle du combat, redynamiser et démocratiser le MLC. Qu’à cela ne tienne, le président de la commission PAJ croit que le parti cher à Jean-Pierre Bemba peut changer ce pays, une fois au pouvoir. Et il est d’avis que le sort du MLC en 2011 dépend du sérieux qu’il faut mettre aujourd’hui. Il a laissé entendre que l’opposition politique n’est pas soudée parce que les gens ne sont pas démocrates, avant démettre le vœu de voir organisées les élections locales en février 2011 et la présidentielle en juin de la même année. Cela dans le cadre d’un processus électoral unique.

source : le Potentiel/Kinshasa