En sa qualité de numéro un de l’organe appelé autorité budgétaire, le président de l’Assemblée nationale Evariste Boshab a reçu les présidents des assemblées provinciales qui lui ont exposé les problèmes auxquels ils sont confrontés par rapport à l’exécution du budget de l’Etat. Leurs doléances ont rencontré une oreille sensible de la part du président de l’Assemblée nationale.

boshabA peine rentré au pays le week-end, après sa visite officielle à Tunis, le Président de l’Assemblée nationale s’est remis au travail lundi.

Ainsi, Evariste Boshab a présidé tour à tour une réunion regroupant les membres du Bureau de la Chambre basse, avant de recevoir en audience cer­taines personnalités aussi bien du monde politique que scientifique. Il en est ainsi des présidents de toutes les assemblées provinciales de la République.

En sa qualité de numéro un de l’organe appelé autorité budgétaire Evariste Boshab a été consulté par ces chefs des assemblés délibéran­tes.


A ce titre, ces derniers ont eu à exposer les problè­mes auxquels sont confron­té leurs juridictions respectives par rapport à l’exécution du budget de l’Etat. Il en est ainsi du budget de l’exer­cice en cours dont l’appli­cation se trouve aux antipo­des des prévisions. Et, les mêmes causes entraînant toujours les mêmes effets, les chefs des assemblées provinciales craignent que le retard observé au niveau des arriérés dus à la rétro­cession ainsi que la diminu­tion même de dotations ne viennent aggraver la situa­tion des populations déjà victimes d’une vielle crise socio-économique dont tout porte à croire qu’elle ne sera enrayée d’ici là.

N’empêche que, selon le porte-parole occasionnel des présidents des assem­blées provinciales, les doléances de ces derniers ne sont pas tombées dans les oreilles de sourd. Car, a-t-il dit, le président de l’assem­blée nationale s’est montré très sensible à l’ensemble de problèmes qui lui ont été soumis par eux. Plus con­crètement, a dit M. Alidor Kabuba Katemba, président de l’assemblée provinciale du Kasaï Oriental, le prési­dent Boshab a déclaré sa disponibilité à se pencher sur ce dossier pour donner un coup d’accélérateur à celui-ci, de sorte que des solutions soient trouvées là où elles doivent l’être.

Le numéro un de la Chambre basse qui, à cette occasion, a fait remarquer que c’est pour la première fois que les responsables des enti­tés décentralisées viennent exposer leurs difficultés au niveau des deux Chambres du parlement, a rassuré ses hôtes de pouvoir compter sur lui dans la recherche des voies et moyens sus­ceptibles de rencontrer leurs préoccupations, lesquelles ont des répercussions sur le vécu quotidien de leurs populations respectives.

En attendant, signalons qu’outre les présidents des assemblées provinciales, Evariste Boshab a égale­ment accordé une audience à une digne fille du pays, en la personne de Mme Clé­mentine Nzuji Madiya Falk. Professeur d’Université, chercheur, écrivaine, celle-­ci était allée présenter un projet de recherche orien­tée vers la connaissance des cultures congolaises. Ceci dans un contexte où tout se conjugue au rythme de la mondialisation, alors que selon elle, tout le mon­de et surtout la jeunesse de chaque pays, doit d’abord maîtriser sa propre culture avant de prétendre partager les valeurs avec d’autres dans le cadre de la mondia­lisation.

Boshab pour l’union éco­nomique africaine

Revenons au retour du président de l’assem­blée nationale à Kinshasa, pour rappeler qu’Evariste Boshab vient en effet de représenter la Rd Congo au 21ème Symposium inter­national de Tunis axé sur la mondialisation. Organisé du 2 au 3 novembre par le Ras­semblement constitutionnel démocratique, cet important forum avait pour thème « Quel système économique global pour garantir la sta­bilité et le développement dans le monde » ? Invité à intervenir lors de ses assi­ses, Evariste Boshab n’a pas alors porté les gants pour dresser un réquisitoire contre le système mondial actuel qui, a-t-il souligné, présente des limites qui ont pour effet de maintenir l’Afri­que dans l’incertitude quant à la survenance des crises et à l’amélioration des con­ditions de vie de ses popu­lations.

Dans un exposé inti­tulé « Pour un système éco­nomique global plus humain et garant d’un développe­ment solidaire et durable », E. Boshab a ainsi dénoncé le fossé toujours plus profond entre les riches deve­nant toujours riches et les pauvres davantage pau­vres. Voila qui a poussé le numéro un de la Chambre basse congolaise, qu’ac­compagnaient son épouse Adele Mpidi et deux dépu­tés, à préconiser la mise sur pied de ce qu’il a appelé « Union économique africaine ». Une structure qui, à ses yeux, devrait se charger de faire le plaidoyer des inté­rêts des pays en dévelop­pement.

source : le Phare