Assembl_e_nationalePlus de peur que de mal. Le ministre des Finances, Athanase Matenda, se porte bien après un malaise, hier, du haut de la tribune de l’Assemblée nationale, où il devait s’expliquer sur la dépréciation du franc congolais ainsi que sur la vente des immeubles de la Banque centrale du Congo.

 

Le ministre des Finances Athanase Matenda s’est écroulé juste au moment où il s’attelait à apporter des éléments de réponse aux préoccupations des députés à la suite des questions orales, avec débat, des députés de l’opposition, Alex Kande et Emery Okundji.

Des sources proches du ministère des Finances, l’incident serait dû à la «fatigue accumulée» par le financier national. Ceci s’explique par le fait que Matenda vient d’avoir d’intenses séances de travail avec la délégation du Fonds monétaire international (FMI) autour de la conclusion d’un nouvel accord formel avec la RDC. Nouvel accord devant consacrer la mise en œuvre entre 2009 et 2011 d’un second Programme économique du gouvernement (PEG 2).

La mission conduite par Brian Ames, chef de division au département Afrique du FMI, n’a pris fin que le mardi 10 novembre, un jour avant l’intervention du ministre Matenda devant la représentation nationale. L’homme n’a pas eu le temps nécessaire pour reposer ses nerfs. Aux dernières nouvelles, dans la même soirée d’hier, le ministre des finances se portait déjà bien et avait regagné sa résidence.

MASANGU ATTENDU AU PARLEMENT

Bien avant la crise, le ministre des Finances avait presque vidé l’essentiel des préoccupations lui adressées.

Comme prévue à l’ordre du jour adopté par la plénière de l’Assemblée nationale, le débat portait sur deux questions orales avec débat.

La première initiée par le député Alex Kande Bukasa portait sur la dépréciation du franc congolais et la multiplication des taxes. Selon ce député du MLC, « le pouvoir d’achat baisse et la misère de la population ne fait qu’augmenter». Quant à Emery Okundji, sa question portait sur la vente des immeubles de la Banque centrale du Congo. « Cette opération est entachée de beaucoup d’irrégularités », a-t-il accusé.

Pour la première question, Athanase Matenda a reconnu l’importance que revêt la question liée à la dépréciation du taux de change à laquelle il apporté des explications très techniques. Par rapport aux impôts, le ministre a rejetté la balle aux députés. « Les impôts et taxes actuels procèdent des lois votées par le Parlement», a-t-il dit. Et d’ajouter : «Le ministre des Finances n’a pas le pouvoir de créer des taxes et il n’en a pas créées».

A la question du député Okundji sur la vente des immeubles de la BCC, Matenda a décliné toute responsabilité de son ministère, textes de loi à l’appui, tout en invitant l’Assemblée nationale de convoquer le gouverneur de la Banque centrale si elle le désire.

«Le ministère des Finances n’est pas l’autorité de tutelle de la Banque centrale et n’est pas concerné par l’opération de vente ses immeubles», a tranché Athanase Matenda.

source : le Potentiel