chantierLa firme chinoise CNME va renforcer la capacité de la station de Lukaya

 

Dans le cadre du projet d'urgence de réhabilitation urbaine et sociale (PURUS) financé par la Banque mondiale et exécuté par l'UCOP, il est prévu un renforcement de la capacité de l'usine de traitement d'eau de la Lukaya à Kinshasa. Cette composante dénommée accès à l'eau va renforcer la desserte en eau potable dans la partie ouest-sud de Kinshasa (Mont Ngafula, Ngaliema, Lemba et Selembao). La capacité de desserte va passer de 18 000 m3 à 36 000 m3.

 

 

 

 

 

 La signature du contrat des travaux entre la RDC, représentée par l'UCOP, et la firme chinoise CNME (China New Era International Engineering Corporation) a eu lieu ce jeudi 12 novembre au ministère du Plan, en présence du ministre Olivier Kamitatu et d'autres membres du gouvernement. Depuis sa mise à service, l'usine de la Lukaya de la Regideso fournit moins de 50% de sa capacité.

 

Les travaux prévus vont intensifier la desserte en eau potable dans la partie ouest-sud de Kinshasa.

 

 Dans son mot de circonstance, le ministre du Plan, Olivier Kamitatu a mis en exergue la particularité du PURUS dans les volets voirie et accès à l'eau potable. C'est le fait que les travaux sont exécutés par des firmes chinoises. Au fait, un nouveau partenaire (La Chine) travaille avec des fonds des bailleurs traditionnels (Banque mondiale). Pour le ministre, les travaux de renforcement de l'usine de la Regideso de la Lukaya va permettre de doubler la production afin d'alimenter les quartiers comme : Cité Verte, Mbanza Lemba, Livulu,…

 

 L'objectif poursuivi est important pour la ville de Kinshasa. Ainsi, il a recommandé à l'entreprise chinoise de prendre à cœur ces travaux car l'eau fait partie de cinq chantiers de la République. Et la population attend avec impatience pour profiter d'un service de qualité. Il a émis le vœu de voir l'entreprise chinoise qui l'a emporté face à 11 concurrentes d'achever les travaux dans le délai imparti.

 

Pour ce faire, cette firme devra travailler en harmonie avec la Regideso, gestionnaire institutionnel du projet et le bureau de contrôle IGIP.

 

 

 

Respect des normes et spécifications techniques

 

 En ce qui le concerne, Fang Xiaoping, directeur général de CNME en RDC, a relevé que c'est pour la première fois que son entreprise vient travailler en RDC. Il ressort que la CNME est une grande entreprise d'Etat. Le champ d'activité de cette entreprise s'étend à travers 40 pays à travers le monde, notamment plusieurs pays africains dans le domaine du marché de construction. Il a promis d'envoyer en RDC des ingénieurs expérimentés pour exécuter les travaux.

 

Au niveau local, la CNME entend créer des emplois pour les ouvriers locaux. Pour ce marché de travaux, la CNME affirme qu'il va réaliser des travaux de meilleure qualité en appliquant les normes appropriées et les spécifications techniques fixées.

 

 Abordé par la presse à l'issue de cette cérémonie solennelle, Alexandre Dossou, représentant du bailleur des fonds (Banque mondiale), s'est réjoui du fait que l'usine de la Lukaya va produire 38 000 m3 pour alimenter 150 000 personnes en eau potable. Et d'ajouter que la Banque mondiale fait plus dans ce secteur car un autre projet, à savoir le PMURR, a permis de porter la production de l'usine de traitement d'eau de N'Djili de 110 000 m3 à 330 000 m3 pour approvisionner 2 à 3 millions de personnes à Kinshasa. En prenant toutes ces actions dans leur globalité, il apparaît, dira-t-il, que la Banque mondiale contribue à l'amélioration des conditions de vie de population.

 

 Pour mémoire, le PURUS a comme objectif d'aider le gouvernement à répondre aux défis post électoraux urgents en fournissant des ressources pour maintenir la stabilité macroéconomique et financer des dépenses cruciales en répondant aux besoins de réhabilitation urbaine et sociale d'urgence à Kinshasa.

 

Financé à hauteur de 180 millions de dollars US par la Banque mondiale, le PURUS compte cinq composantes (Financement des dépenses de fonctionnement du secteur éducation, apurement de la dette publique intérieure, remise en état des routes urbaines à Kinshasa, accès à l'eau à Kinshasa et lutte contre le paludisme à Kinshasa). C'est un projet d'une durée de 4 ans.

 

 Dans la foulée de la signature solennelle du contrat entre la RDC et la CNME, le ministre du Plan, Olivier Kamitatu a présidé une réunion du comité interministériel de supervision (CIS) dont le rôle est d'assurer le suivi, la surveillance et l'orientation des projets exécutés par l'UCOP. Il s'agit des projets ci-après : projet d'urgence de soutien au processus de réunification économique et social (PUSPRES) ; du projet d'urgence et d'appui à l'amélioration des conditions de vie (PUAACV) et du projet d'urgence de réhabilitation urbaine et sociale (PURUS). Cette réunion a été présidée par Olivier Kamitatu, secondé par le vice-ministre des Finances, César Lubamba. Plusieurs ministres sectoriels étaient présents. Maker Mwangu de l'EPSP, Barthélemy Botswali des Affaires sociales et humanitaires,… sans oublier des représentants du cabinet du Chef de l'Etat et du Premier ministre, ainsi que le coordonnateur de l'UCOP, Tobie Chalondawa et ses collaborateurs.

Source : l'Observateur/Kinshasa