snelLe climat est tendu entre la SNEL (Société nationale d’électricité) et ses abonnés de grandes villes du Katanga. Pomme de discorde : la facturation du mois d’octobre dernier. A Matadi (Bas Congo) pendant ce temps, le maire de la ville a suspendu, jusqu’à nouvel ordre, la distribution des factures du même mois aux abonnés de la même entreprise

        Au Katanga, le ton a été donné en début de semaine, à Kolwezi, avec d’anciens agents de la Gécamines aujourd’hui retraités. Ces derniers ont constaté que leurs factures de consommation du courant électrique est passé du simple au quadruple, voir plus, soit soit de 10 000 à 45 000 francs congolais pour le mois d'octobre. Leurs protestations auprès des responsables locaux de la SNEL n'ont rien changé. La nouvelle tarification venait de l’Etat propriétaire de l’entreprise, leur a-t-on expliqué. L’onde de choc s’étant amplifié avec d’autres catégories sociales, le maire adjoint de Kolwezi a tenté une médiation entre la SNEL et ses abonnés. Sans résultat. En fin semaine, c’était au tour de Lubumbashi. La constestation de la nouvelle facturation de la SNEL a gagné les habitants du chef-lieu de la province. Principalement dans les quartiers industriels, tels que Kampemba et Rwashi. Partout, la population fulmine de colère et jure de ne pas honorer les factures du mois d’octobre, faute de moyens. Comme si cela ne suffisait pas, pas plus tard que samedi, la Regideso a emboîté le pas à sa consoeur, la SNEL, en émettant des factures sensiblements revues à la hausse. Ce qui a fait monter d’un cran encore la tension dans la ville.

Par ailleurs, à Matadi (Bas Congo), dans l’ouest du pays, le maire de la ville a interdit jusq’à nouvel ordre la distribution par la SNEL des factures du mois d’octobre. Le maire de Matadi a pris cette décision jeudi dernier à l’issue d’une réunion de concertation qu’il a eue avec les responsables provinciaux de cette entreprise et les représentants de consommateurs de la place. Comme au Katanga, la nouvelle tarification de la SNEL a suscité un mécontentement général au sein de la population de la ville portuaire.

source : okapi