USA« L’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Kinshasa signale que le Gouvernement des Etats-Unis a donné, lors de la réunion du Club de Paris du 18 novembre 2009, des assurances financières sans aucune condition. Toute information qui affirme le contraire est fautive », souligne un communiqué qui coupe   court à toutes les conjectures dans lesquelles le microcosme politique congolais s’est embourbé, en fin de la  semaine dernière.  Ainsi, l’affaire de Tenke Fungurume Mining  montée  curieusement en épingle, pour justifier une éventuelle hésitation des USA,  n’aura été qu’une œuvre  des spécialistes de la cacophonie. Cinq jours après les délibérations jusqu’ici sécrètes,  du Club de Paris, les Etats-Unis d’Amérique réaffirment leurs assurances financières au gouvernement de la RD. Congo. C’est l’Ambassade du Pays de Barack Obama à Kinshasa qui, au regard d’une série d’affirmations gratuites déversées sur le marché, estime qu’il faut dorénavant  rétablir la vérité. Selon un communiqué parvenu hier à La Prospérité, « le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique a donné, lors de la réunion du Club de Paris du 18 novembre 2009, des assurances financières, sans aucune condition ». Voilà tout. « Toute information qui affirme le contraire est fautive », lit-on, dans ce même communiqué aux accents laconiques.    La quasi-totalité des créanciers d’accord Dans sa livraison du jeudi 19 novembre, La Prospérité consacrait sa Une,   à la réunion du Club de Paris qui était une étape incontournable, avant la tenue du  Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International prévu  pour  le 4 décembre 2009, au plus tôt. Aussi, la joie du Premier Ministre  était-elle lisible dans un communiqué publié par sa Cellule de communication,   à l’issue de cette réunion du Club de Paris. En des termes précis, Adolphe Muzito se réjouissait du fait que la quasi-totalité des créanciers aient marqué un accord de principe en vue d’un  financement en faveur de la RDC. Il souhaitait, enfin, que le Club de Paris présente,  le plus rapidement possible,  des assurances attendues  afin que le FMI passe à l’examen des voies et moyens susceptibles de déboucher sur la conclusion d’un programme formel avec la RDC, pour une durée de trois ans.  Feu vert ? Si la RDC réussit son dernier  examen de passage devant le Club de Paris, les choses pourraient s’accélérer. A brève échéance, deux  résultats seront engrangés par le pays de Kabila.  L’annulation d’une bonne partie de sa dette extérieure serait le premier fruit.  Puis,  l’accès aux facilités notoirement reconnues aux pays pauvres très endettés. Ceci ne saurait être concret qu’à la seule condition d’atteindre le point d’achèvement, point culminant de tous les efforts engagés, depuis des lustres, dans négociations avec les Institutions de Breton Woods. Les verrous des contrats chinois avaient déjà sauté, avec des amendements conclus. Il ne reste qu’à en venir à bout de  cette phase ponctuée de quelques  turbulences au niveau macroéconomique, pour redécoller autrement. Le feu vert, s’il faut l’appeler ainsi, serait, selon toute vraisemblance,  cette  petite garantie offerte au Congo-Kinshasa de ne plus souffrir d’un festival d’insomnies face au poids de son endettement extérieur.  Sans oublier cette autre fenêtre ouverte sur les fonds vautours, en guise de diverses facilités. Congolais au travail ! En dépit des apports étrangers, fussent-ils du Fonds Monétaire et de la Banque Mondiale, les congolais doivent normalement,  se mettre au travail. La conjugaison d’énergies internes est une des clés de voûte, si pas la plus déterminante, pour provoquer et pousser la manne à tomber dans toutes les casseroles et assiettes, à travers le pays. Qui dit se remettre au travail, implique la relance et la diversification de la production. En cette période où l’après-mines est déjà perceptible avec l’arrêt des machines à la Miba, le ralentissement des activités à  la Gécamines, la fermeture de plusieurs sociétés minières non viables au Katanga, il appartient à la RD. Congo qui dispose, naturellement, d’autres potentialités à mobiliser son peuple du côté de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage… Dans ce même paquet, la mort de l’économie informelle devrait être programmée. Ceci suppose une clarification des règles de jeu avec tous les  opérateurs économiques et investisseurs abandonnés,  à eux-mêmes.

Source : la Prosperité