canada_flagUne semaine après la réunion du Club de Paris, le débat dans les salons huppés de Kinshasa et dans les médias congolais tourne encore  autour de raisons  qui auraient motivé le retard avec lequel  les pays créanciers de la RD. Congo pourraient donner l’aval  lui permettant  de bénéficier des allègements substantiels de sa dette extérieure.  Si les Etats-Unis d’Amérique   affirment avoir donné des assurances financières,  sans aucune condition ;  le Canada,   par l’entremise de son Ambassadeur accrédité à Kinshasa, Mme Sigrid Anna Johnson, plaide plutôt pour l’amélioration du climat des affaires qui   demeure, selon elle,  le signal fort envers les  investissements étrangers en RDC. Elle l’a dit hier au cours d’un entretien avec le   Premier Ministre Adolphe Muzito Fumunsi,  à la Primature. Le Chef du Gouvernement a rassuré son interlocutrice à ce sujet, notamment par l’adhésion, en cours, de la RDC au Traité de l’Ohada. Ce ‘‘préalable canadien’’ n’est-il pas une nouvelle épine sous  le pied de la RDC pour l’empêcher de courir vers le Point d’Achèvement ? La question est beaucoup plus prépondérante qu’elle oblige le Quotidien d’Actions pour la Démocratie et le Développement à y revenir, à y revenir encore. D’autant qu’elle touche à la vie ou la survie de plus de soixante millions des Congolais. Il s’agit, à ne point douter, du fameux Club de Paris, cet ensemble des pays créanciers de la République Démocratique du Congo qui devra, à l’unanimité, s’il vous plait, donner des assurances financières pour permettre au Fonds Monétaire International d’entrer en programme triennal formel avec le Congo-Kinshasa et, ainsi, ouvrir la voie à l’atteinte de l’‘‘insaisissable’’ Point d’Achèvement de l’Initiative Pays Pauvres Très Endettés, PPTE ; passage obligé pour l’effacement de plus de 90 % de la dette de la patrie de Lumumba. Une semaine  environ  après la réunion du Club de Paris, le 18 novembre dernier,  le débat aujourd’hui tourne encore  autour de qui bloque. Si, à la suite d’une certaine pression de la presse kinoise, les Etats-Unis sont sortis de leur réserve pour clarifier leur position, en révélant que lors de la réunion du Club de Paris du 18 novembre 2009, ils avaient donné des assurances financières sans aucune condition, le Canada, par l’entremise de Son Ambassadeur accrédité à Kinshasa, insiste plutôt sur l’amélioration du climat des affaires. Hier, en effet, Mme Sigrid Anna JOHNSON, Ambassadeur du Canada en République Démocratique du Congo a été reçue en audience par le Premier Ministre Adolphe Muzito Fumunsi à l’Hôtel du Gouvernement. Les échanges ont tourné autour des assurances financières attendues par la RDC du côté des principaux partenaires de la RD. Congo en vue de lui permettre d’entrer en programme formel avec le FMI. A une condition ? Pour Mme Sigrid Anna Johnson, l’amélioration du climat des affaires demeure un signal fort aux investissements étrangers en RDC. Est-ce un préalable aux assurances financières du Canada pour donner son aval au niveau du Club de Paris ? C’est la question que l’on peut se poser au regard d’un certain flou qui apparaît dans cette prise de position de la Représentante du Canada au Congo-Zaïre. Toutefois,  côté congolais, le Chef du Gouvernement a rassuré son interlocutrice sur le fait que des signaux forts sont en train d’être donnés, notamment à travers la matérialisation, en cours, de l’adhésion du pays au Traité de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires, OHADA. Même si les Sénateurs congolais préviennent qu’il faudra veiller à ce que certaines dispositions de l’OHADA ne puissent, en cas de conflit d’affaires, supplanter celles de la Constitution du Pays. C’est une question de souveraineté. La RDC, il convient de le souligner, garde encore son  souffle. Parce qu’il suffit d’une toute petite réserve d’un pays créancier pour que la décision finale soit recalée. L’amélioration du climat des affaires n’est-elle pas une nouvelle épine sous  le pied de la RDC,  pour l’empêcher d’avancer vers le Point d’Achèvement ?

source : la Prosperité