Plus rien ne pourra recaler le mariage entre le Fonds monétaire international (FMI) et la République démocratique du Congo (RDC) d'ici le 11 décembre prochain. Les parrains ont finalement donné leur quitus avant-hier consécutivement à la réunion du 18 novembre dernier du Club de Paris. C'est ce qui ressort d'un communiqué rendu public hier par le cabinet du Premier Ministre Adolphe Muzito.

              Dans son message adressé au gouvernement congolais, le Club de Paris réunissant toute la crème des créanciers de la RDC a annoncé les assurances de financement au Gouvernement de la République Démocratique du Congo, permettant ainsi au Fonds Monétaire International (FMI) d'adopter au plus tard le 11 décembre 2009 un programme triennal avec la République Démocratique du Congo.
             

              Il s'agit d'une grande victoire pour Joseph Kabila et le gouvernement Muzito car c'est depuis des lustres que le pays court après le FMI pour entrer en programme formel. Mais les dérapages budgétaires et l'instabilité des indicateurs macroéconomiques n'ont fait que semer le doute et la suspicion chez les partenaires. Mais avec le lancement de l'opération « tolérance zéro » sous l'impulsion du Chef de l'Etat Joseph Kabila et la politique de gestion prudente imprimée par le Premier ministre Muzito, le gouvernement est parvenu à maîtriser le cadre macroéconomique en dépit des effets de la crise financière internationale sur certains secteurs de l'économie nationale.
             

              Il sied de souligner que la bonne exécution du programme formel triennal que la RDC va conclure avec le FMI et la réalisation des déclencheurs de l'Initiative PPTE permettront à coût sûr d'atteindre le point d'achèvement avant Juin 2010.
             

              En effet, les Congolais pourront bénéficier de l'annulation des dettes bilatérales et multilatérales, ce qui réduira significativement le coût du service de la dette extérieure dans le budget de l'Etat, au bénéfice de dépenses nouvelles de lutte contre la pauvreté dans les domaines de l'éducation, la santé, deux des cinq chantiers de la République.
             

              L'amélioration des indicateurs d'endettement permettra au Gouvernement d'accéder à des financements additionnels et hautement  concessionnels des partenaires bilatéraux et multilatéraux.
             
              La bonne mise en œuvre du programme et des reformes des finances publiques permettra également d'augmenter substantiellement les appuis budgétaires des partenaires. Par conséquent, la réalisation des cinq chantiers qu'on semble attribuer aux Chinois connaîtra sa vitesse de croisière par le fait de l'augmentation des ressources financières.               C'est pour cette raison que le Gouvernement de la République n'a pas manquée de remercier, à travers le Communiqué de la Primature, les créanciers bilatéraux, le Secrétariat général du Club de Paris, le Directeur Général du FMI, ainsi que les services du FMI et delà Banque Mondiale pour leur soutien à l'aboutissement de ce processus. Ci-dessous le Communiqué de la Primature.
                         

 

 

Source : la Référence