La coupure de la  Nationale à 500  m du Pont Kwilu à Kikwit risque d'être la prochaine principale cause de la rupture du trafic à ce niveau. En effet, la buse jetée sur la petite rivière Tamulom qui traverse la Nationale à cette hauteur ne fonctionne plus. En d'autres mots, bloquée par des saletés et du sable, cette buse ne permet plus à l'eau de couler librement. D'où la présence d'un grand bassin de rétention favorisé par des eaux de pluies et la rivière Tamulom elle-même.

Depuis que cette menace est observée, des maisons construites le long de cette rivière, à quelques pas de la Nationale I , sont continuellement envahies par ces eaux. Plus grave est que le lit de la rivière monte quotidiennement. La crainte reste donc la dévastation de l'ouvrage et probablement l'interruption du trafic à ce niveau.

La motopompe prêtée par Mgr Joseph Mandongo à la Ville pour aspirer ces eaux n'a pas résolu totalement le problème. D'un apport appréciable, cette motopompe l'a été. Mais qu'est-ce qui a été à la base de ce drame et quelle solution il faut pour débloquer cette situation ? De l'avis de certains analystes et experts locaux, si la coupure de la Nationale I a lieu en cet endroit, il faut alors imputer la faute à ces constructions anarchiques le long de la rivière Tamulom et à l'ouverture d'un marché de fortune à proximité de cet ouvrage. Toutes les eaux de bâtisses se déversent dans cette rivière, sans compter toutes les ordures jetées par les vendeurs du marché en place. Tout cela, affirment les experts, a aidé au bouchage de la buse par de sables et autres ordures. Une seule solution cependant reste le curage de la buse, entendu son nettoyage pur et simple pour permettre de faire passer les eaux de Tamulom et autres

D'où la réunion d'urgence convoquée mardi dernier par le Maire ad intérim de la Ville , Constant Kasandji Tchez avec autour de lui, certains organismes locaux, la Monuc , l'Office des Routes, les Service des Travaux publics, de Bourgmestres et bien d'autres personnalités. Il s'agissait pour le Maire a.i de parer au plus pressé pour prévenir ce danger et voir comment lui donner une réplique de taille.

A l'issue de cette pressante rencontre, quelques organismes ont promis d'intervenir. Mais le Maire a.i souhaite que ce soit une question de temps, de peu de jours pour éviter l'effondrement probable de la route. Constant Kasandji, au four et moulin fait face à beaucoup de calamités ces derniers temps dans la Ville. Les pluies d'octobre et novembre 2009 continuent à faire de dégâts à travers la Cité et au Centre-Ville. Ce qui nécessite de moyens importants.

source : l'Observateur