Roger LumbalaSuite  à la tentative d’instrumentalisation et de récupération de la date  du 16/02/2012 par le cardinal Monsegwo, certains acteurs politiques acquis à l’opposition, ne se sont pas faits priés, pour  livrer à la presse, leur tentative d’analyse, suite à l’échec cuisant  de ce énième appel au peuple et à la révolution. En effet, après le mot d’ordre de grève général du 30 janvier 2012, mot d’ordre auquel les congolais ont réservé une fin de non-recevoir, l’opposition congolaise semble ne plus être en phase avec les congolais.


Des congolais impassibles aux gesticulations d’une opposition déboussolée et en manque d’inspiration.
Victime du syndrome de « l’homme providentiel », car Monsieur Etienne Tshisekedi s’étant auto-proclamé candidat naturel de toute l’opposition, celle-ci s’est rangée derrière un leader qui a toujours fait preuve d’une intransigeance ainsi que d’une mauvaise lecture de l’histoire politique du Congo en marche.  Tiraillé par ses propres démons ainsi que par la très haute opinion qu’il a de lui-même, Monsieur Etienne Tshisekedi n’a pas su capitaliser puis fédérer la dynamique pourtant réelle en sa faveur, dans une certaine frange de la population.  Nous touchons peut-être là, à une esquisse  d’explication de la déconnexion entre l’opposition congolaise conduite par Monsieur Etienne Tshisekedi et le peuple. C’est la rupture entre le pays rêvé et le pays réel.  Animateur incontournable de l’opposition congolaise, Monsieur Roger Lumbala est passé aux aveux, lors d’une interview-confession qu’il a accordé au site congolo-congolais « congomikili.com », en date du 17 février 12.


Les aveux de Roger Lumbala.


    Le leadership de Tshisekedi contesté :
C’est au cours d’une rapide interview qui dure à peine 8 minutes, que Roger Lumbala a éventré le boa, en  désavouant publiquement son mentor Etienne Tshisekedi ainsi que l’ensemble des pseudo-stratèges du camp de l’opposition.
En reconnaissant publiquement l’échec de la tentative de récupération de la date du 16/02/2012, Roger Lumbala a disqualifié non-seulement son propre camp politique, bien plus, il a mis en exergue, la déconnexion effective, voir même, le divorce consommée entre le peuple et les leaders de l’opposition telle qu’elle est incarnée aujourd’hui au Congo.


    Une conception de la démocratie à plusieurs variables


La démocratie ne vaut que lorsque c’est mon candidat et/ou moi-même qui est élu. Lorsque les urnes rendent un verdict contraire à mes espérances, c’est qu’il y a eu forcement fraudes massives. C’est ce que Roger Lumbala tente de nous faire comprendre, à travers des propos irresponsables pour un acteur politique de premier plan et qui aspire aux hautes fonctions en République démocratique du Congo.


    Une apologie de la violence :


Conscient de l’impasse politique dans laquelle les entraine leur leader naturel, Roger Lumbala plaide désormais pour la violence. C’est également à travers cet aveu que l’on devine la vraie culture politique de Monsieur Lumbala. Pour ce dernier, l’alternance ne vaut que dans un sens, le leur. Son appel à la lutte armée en 2012, si celui-ci devenait effectif, replongerait le Congo sans nul doute, dans les méandres du néant. Tout comme cette nouvelle guerre rêvée ou fantasmé, compromettra de manière irrémédiable, les infrastructures et autres réalisations qui contribuent pourtant à l’amélioration de la vie quotidienne des congolaises et congolais.
Voilà le vrai visage de ceux qui aspirent à diriger le Congo. Voilà le vrai visage, de ceux qui plaident pour plus de « démocratie » en RDC.
    Les Congolais et les congolais, qui connaissent les prix de la guerre et les bienfaits de la paix, rechignent de plus en plus à adhérer aux lubies des leaders incapables de créer une réelle dynamique d’une opposition digne et responsable.