kinshasa_congo_boulevardCe dimanche 04Mars, aux environs de 8heures du matin, les kinois ont été surpris d’entre des fortes détonations. Ce vacarme tranchait avec  l’habituelle quiétude qui caractérise ce dernier jour du week-end.  Paniqués, cloitrés chez eux, les kinois tentaient de se rassurer quant à l’origine de ces détonations.  Les téléphones se mirent à sonner tous azimuts, les proches tentaient de se rassurer. Les habitants de Maluku appelaient ceux de Binza pour être rassurés, tandis que ceux de N’djili entraient en contact avec ceux de Mont Ngafula entraient en contact avec ceux de Kitambo, Gombe……partout le constat était le même : RAS.

Ce n’est que quelques minutes après que la rumeur d’une explosion d’un conduit de gaz et/ou d’un dépôt de munitions du côté de Brazzaville, viendra tirer les kinoises et kinois, de la torpeur dans laquelle ils semblaient s’installer.  RAS, kinshasa était calme, très calme, comme un dimanche ordinaire.

Fortes explosions à Brazzaville, dans le quartier de Mpila.

Quatre fortes explosions espacées ont été entendues ce dimanche 4 Mars 2012. D'après des témoignages rapportés il y a quelques minutes par des amis qui sont du côté de Brazzaville, un incendie s'est déclaré dans un camp militaire de blindés situé dans le secteur de Mpila, dans l'est de la ville, sur le bord du fleuve. Des maisons situées autour se seraient aussi effondrées. Information également confirmée par deux ministres congolais sur les ondes de RFI. Ils évoquent eux aussi des explosions dans un dépôt d'armement dans un camp militaire, mais aucun bilan humain ou matériel précis n'est disponible.

Au moins quatre très fortes détonations ont retenti depuis 8 heures locales, suivies de plusieurs autres explosions, mais de plus faible intensité.

Cette situation, en tous cas, provoque une vive inquiétude dans la population. Des scènes d'affolement ont été observées dans certains quartiers. Dans l'incertitude, des habitants de Mpila sont même actuellement en train de fuir pour se réfugier dans des quartiers situés plus au nord.

Une inquiétude d'autant plus vive que les informations sont difficiles à obtenir, puisque les communications téléphoniques passent très mal. Un ministre dément que le réseau ait été coupé par les autorités, mais il parle d'une forte surcharge de celui-ci, ce qui explique son encombrement actuel.

Cependant, les SMS continuent de fonctionner, de même que les réseaux sociaux sur internet, où de nombreux témoignages affluent, faisant tous état d'une forte inquiétude et de dégâts potentiellement important aux abords des lieux de l'explosion. Pendant ce temps, les kinois se remettaient en route et commençaient à vaquer à leurs occupations. Ce 04 Mars 2012, est un dimanche ordinaire du côté de Kinshasa.