menottesL’un d’eux se faisait passer vice-président de la Cour suprême de justice, fonction qui n’existe pourtant pas au sein de cette haute juridiction.

Les services spéciaux de la Police nationale congolaise (PNC) viennent de mettre la main sur deux escrocs qui se font passer pour magistrats de la Cour Suprême de justice. Ils sont maintenant détenus au cachot du Parquet près le tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe. Leur spécialité : truander les candidats malheureux en leur faisant miroiter un siège de député national au Palais du peuple. Et cela, en bouleversant les donnes en leur faveur à l’issue des contentieux. C’est dire qu’on aura tout vu avec les requêtes en contestations des résultats des élections du 28 novembre 2011.

Selon le conseiller en communication du Premier président de la Cour suprême de justice Jérôme Kitoko Kimpele, l’un de ces mains répond au nom de Samuel Bakesende Wa Kasende. Au cours de l’interrogatoire. Il s’est présenté comme Pasteur d’une église de Kananga et même temps étudiant à l’Université protestante au Congo. Appréhendé le mercredi 7 mars 2012, il trimbale une carte de service qui lui attribue les fonctions de vice-président de la Cour suprême de justice. Fonction qui n’existe pourtant pas au sein de cette Haute juridiction. En effet, les seuls titres qui y sont donnés sont de Premier président, présidents qui sont au nombre de six plus les conseillers.

En plus de cette fausse carte de service, surpris avec le dossier des requêtes d’un candidat malheureux du PPRD pour la circonscription électorale de Kazumba, du nom de Kamuitu et celles de l’ARC. Il avait aussi sur lui un acompte de 1.400 dollars US qui lui ont été versés par le requérant Kamuitu pour que sa requête ait gain de cause.

Le deuxième escroc qui rançonne les requérants s’appelle Célestin Mukadi Irung. Au cours de son audition, il a déclaré être commerçant et qu’il effectue le trajet Kinshasa-Kikwit, mais sans préciser la nature de la marchandise qu’il vend. Sur ce dernier, on a trouvé une carte de service avec cette mention : Haut magistrat. Selon le service de presse de la Cour suprême de justice, ce n’est là qu’un échantillon. Le conseiller José Feruzi a précisé : « Les autorités judiciaires sont déterminées à remonter la filière pour démanteler toute la bande ».

A ce sujet, il faut noter que déjà le 15 février 2012, le premier président de la Cour suprême Jérôme Kitoko Kimpele avait émis un communiqué officiel dans lequel il informait le public qu’en cette période de contentieux des législatives 2011, certaines personnes se présentant aux téléphones, au nom des autorités judiciaires de cette haute juridiction, se passent pour agent de la Cour Suprême de justice. Cela dans le but d’escroquer les paisibles justiciables de ces contentieux électoraux.

A cette occasion, il avait demandé aux parties victimes de ce trafic d’influence de dénoncer ces escrocs auprès des instances judiciaires, en indiquant les numéros et l’heure à laquelle l’appel a été émis.

 Source : le Potentiel