kinshasa_congo_boulevardDepuis un moment, il ne se passe pas un jour sans que l’on n’apprenne pas voie de presse électronique (uniquement) une tentative de marche sur Kinshasa ou de l’organisation et la mise en place d’une structure militaire conduite par Faustin Munene avec un plan militaire, apparemment virtuelle, pour le renversement du régime de Kinshasa.

 

Toutes les occasions sont bonnes pour être rattaché à une certaine Armée de Résistance Patriotique que dirigerait le général déchu, Faustin Munene.

La dernière en date est l’incendie survenue au dépôt des munitions blindées de Mpila à Brazzaville qui ont fait près de 200 morts et plus de 1500 blessés. 

 

Pendant que certaines personnes soit disant « combattant- résistant », sont sous informé et distillent volontairement de la désinformation et de l’intoxication sur l’explosion de Brazzaville, nous nous trouvons dans l’obligation de rétablir la vérité des faits et mettre à nu une fois de plus les montages grossiers de ces derniers.

 

Nous sommes dimanche le 4 mars 2012, il est 8 heures du matin quand les populations de Brazzaville voisines de la caserne de Mpila ont été surpris par la première explosion d’une forte intensité qui a même fait dégât à Kinshasa.

 

Le dégât à Kinshasa n’était que de très faible intensité car il n’y a eu aucune perte en vies humaines, mais plutôt, certains édifices de la capitale ont simplement vu leurs vitres tomber.

Contrairement à une certaines presse, Joseph Kabila était d’ailleurs comme tous les Kinois, calme et serein et se trouvait à sa ferme de Kingakati.

Homme de terrain car lui-même militaire et officier supérieur de l’armée, il a mené des troupes au sein de la force terrestre durant la guerre de libération et après la libération du Zaïre de la dictature mobutienne dont certains chantres se passent aujourd’hui en donneur de leçon sur la bonne gouvernance. Donc une simple explosion ne pouvait en rien ébranler le sérieux et le tempérament calme reconnu à ce vaillant combattant.

 

Après les 5 explosions majeures, et quelques  autres explosions de faible intensité, il sied de noter que le calme est vite revenu à Brazzaville et les Kinois, après un message officiel du gouvernement, ont vaqué tranquillement à leurs occupations dominicales dont la prière.

 

Malgré le climat hypocrite qui règne entre Sassou Nguesso et Joseph Kabila depuis un certains temps à cause de l’asile qu’accorderait la république sœur du Congo à certains rebelles et malfaiteurs  venant du coté du Congo-Kinshasa, Joseph Kabila ne s’est pas empêché d’envoyer une forte délégation à Brazzaville et celle-ci avait dans sa gibecière un lot de 5 tonnes de médicament, un hôpital militaire de campagne, et un bateau pour ramener les ressortissants de la RD Congo de l’autre coté de la rive et même certains brazzavillois qui auraient souhaité venir se faire soigné ici à Kinshasa notamment au Centre Hospitalier Biamba Marie Mutombo, Cliniques Ngaliema et autres.

 

Joseph Kabila, épris de paix et de solidarité, sincère dans ses relations et engagements n’avait aucune raison d’ordonné que des tirs en guise de riposte viennent de Kinshasa vers Brazzaville comme si le côté brazzavillois tirait volontairement sur Kinshasa. Si Kinshasa à des choses à reprocher à Brazzaville, cette dernière n’en manquera pas aussi mais qui de deux peut se sentir très à l’aise en essayant de se mettre droit dans ses bottes ?
A ce jour, Kinshasa est moins reprochable par rapport à sa voisine.  Donc, les reproches de Brazzaville à l’endroit de Kinshasa, si elles existent, ne peuvent en aucun cas motiver une attaque armée à l’aveuglette contre une explosion de type accidentelle.

En plus connaissant bien la position de Sassou Nguesso vis-à-vis de Kinshasa depuis ces 10 dernières années, il  aurait suffit d’un seul tir venant de Kinshasa, pour qu’une riposte musclée soit amorcée et ainsi prêté le flanc à toutes les bandes de malfrats positionnées positionné à Brazzaville.

Donc ce n’est ni par la sagesse, ni par le bon cœur du doyen mais c’est plutôt à cause du sens élevé de dialogue, de conciliation et de la qualité de bon négociateur de Joseph Kabila que chaque fois l’escalade a toujours été évité de justesse entre Kinshasa et Brazzaville. La preuve c’est que durant le quinquennat qui vient de s’achever, Joseph Kabila a récolté de grands succès diplomatiques sur le plan africain en général et sur le plan sous régional en particulier. Cette année qui s’ouvre donnera encore à la RDC l’occasion de donner de la voix sur le plan international avec l’organisation du sommet de la francophonie à Kinshasa.

 

Cependant, malgré le coté hypocrite de Brazzaville, malgré la présence des quelques anges déchus dans ses murs, Kinshasa reste serein et n’a pas peur de qui que ce soit aussi Faustin Munene qu’il puisse être. La panique n’a pas été au rendez-vous à Kinshasa,  et la population reste confiante en la personne de Joseph Kabila à qui ils ont renouveler la confiance à l’issue des élections de novembre dernier. Cette même population qui a chassé les mobutistes, qui a anéantie la rébellion du RCD à Kinshasa n’est pas encore prête à accorder sa confiance  à un groupe d’individu sans idéal, sans projet de développement ni une confiance internationale pouvant leur permettre de répondre aux aspirations du peuple tout entier et qui n’a que comme principe moteur hôtes-toi de là que je m’y mette !!!

Une fois de plus, les forces de résistance doivent continuer à espérer qu’il y aura d’autres événements qu’ils peuvent lier avec les mobiles de leurs actions criminelles en vue de leur campagne d’intoxication. Comme il n’en est pas encore le cas, ils peuvent se contenter à l’illusion d’une marche virtuelle sur Kinshasa sous la houlette de Munene Faustin ou de ses amis de l’armée de résistance patriotique.

 

 

Christian EBOMA