Craint, redouté, respecté ?....................peut-être pas, le Général Kpambia BARAMOTO est de retour en RDC, après un exil de près de 15 ans dans le royaume de Belgique, où il ne jouissait que d'un statut de "courtoisie" décrété par l'administration belge. En effet, ni réfugié politique, ni naufragé économique, l'ancien commandant de la redoutable garde civile puis le chef d'Etat-major de MOBUTU, vivotait, accroché aux ressources de l'une de ses nombreuses femmes installée depuis belle lurette en Belgique. c'est aussi ça la particularité de ces gens-là...........sorti de nulle part et propulsé du simple fait qu'il était de la même ethnie "Ngbandi" que le Président MOBUTU..............c'est aussi cela le drame de la seconde république : des gens qui ont ruiné le pays, qui ont dilapidé le trésor public congolais sans songer à un investissement pérenne. une caste de jouisseurs, convaincus que le pouvoir de MOBUTU et l’influence des Ngbandis allaient perdurer des siècles et des siècles. Outre la terreur et un gout avéré pour la torture, BARAMATO n'a aucun bilan, aucun haut fait d'armes et pourtant, les fronts tout comme les occasions de s'illustrer n'ont pas manqué. Général d'opérette, BARAMATO n'a jamais su non plus s'adresser aux hommes de troupes dont il avait le commandement. 

"Votez Kpambia BARAMOTO" tel était la seule courte phrase de français que j'ai entendu, sortir de la bouche de ce personnage, dans le contexte d'une campagne électorale pour la députation (commissaire du peuple selon la terminologie de la seconde république).

Pourquoi un tel tintamarre, sur le retour d'un Monsieur qui ne représente aucune menace ?

Rfi, Radiookapi et la presse locale se sont comme passés le mot pour couvrir le retour d'un personnage qui ne représente rien à part ses propres turpitudes. Brouillé avec Honoré NGBANDA, avec qui, il aurait pu construire un axe des nostalgiques dignitaires Ngandis de la seconde République, BARAMATO a certainement négocié  les conditions de son retour avec les actuelles autorités de la RDC.

Plus craint que respecté, dans le chef des nombreux congolais, le nom de BARAMATO est étroitement lié aux tortures, disparitions et autres intimidations. Partagé entre une forme de curiosité doublée d'une forme d'incrédulité.....les congolais sont curieux de voir physiquement d'abord Monsieur la terreur, puis dans un second mouvement, ils sont avides de connaître les anecdoctes, les petites histoires que pourraient raconter ce proche parmi les proches de MOBUTU. Profitant de l'ouverture de la scène politique conglaise ainsi que l'indépendance d'une justice plus aux ordres, d'autres congolais, je l'espère, je le souhaite, s'empresseront de traduire en justice, Monsieur la terreur.

Adepte de la réconciliation et du dialogue inclusif, l'actuel Chef de l'Etat a fait une nouvelle fois fait preuve d'ouverture d'esprit et d'humanisme, en permettant à Monsieur BARAMOTO de fouler à nouveau la terre congolaise, pour venir pleurer et enterrer sa mère décédée.

Les familles dans la peine ainsi que les âmes des êtres humains morts sous les griffes de BARAMOTO, ne manqueront pas d'hanter ses nuits kinoises qu'il espérait sans doute plus paisibles...........

 

Je ne vous dis pas "soyez le bienvenu, Monsieur BARAMOTO, faussaire de la marche du ZAÏRE de l'époque vers la démocratie et le progrès social".