Copy of Charles Mwando NsimbaM. Charles Mwando Nsimba, l'Informateur désigné par le Chef de l’Etat pour des consultations avec la classe politique, a clôturé mardi les rencontres entamées le 13 mars courant avec la classe politique au Grand Hôtel Kinshasa, a-t-on appris de source sûre au cabinet de l’émissaire présidentiel.

L’Informateur qui a reçu le même jour les délégués des partis de l’opposition ayant un député à la Chambre basse du Parlement, s’est, en outre,  entretenu avec des indépendants, des partis de l’opposition et des partis non alignés tels que l’ABAKO /Matusila, Congo-Pax de Ne Muanda Nsemi et l’UFC de  Léon Kengo wa Dondo.

M. Léon Kengo wa Dondo, président national de l’Union des forces du changement (UFC), s’est prononcé pour la constitution d’une nouvelle majorité qui serait composée de membres de la majorité présidentielle et de la majorité émanant de l’opposition politique, à l’issue de l’entretien de son parti avec l’Informateur Charles Mwando Nsimba.

La nouvelle majorité, a déclaré M. Kengo wa Dondo, devra se retrouver dans le futur bureau définitif de l’Assemblée nationale, de même que dans le gouvernement à former pour matérialiser la volonté d’ouverture exprimée par le Président de la République dans son discours d’investiture, le 20 décembre 2011, et permettre au pays d’évoluer dans un climat apaisé.

« Il ne faut pas oublier que les dernières élections ont été fortement critiquées. C’est dans cet esprit que nous allons faire notre « aggiornamento » et permettre à tout le monde de se réconcilier avec tout le monde », a souligné le leader de l’UFC. M. Kengo wa Dondo ne donne pas le modus operandi de ce dialogue. « C’est une sphère d’action qui ne relève pas de ma compétence, si on ne tente pas, on ne sait pas ce que les gens peuvent »,  a-t-il déclaré.

M. Charles Mwando  s’est, en outre, entretenu avec le leader de Congo-Pax, Ne Muanda Nsemi. « Il y a une crise de légitimité », s’est écrié ce dernier à l’issue de la rencontre, avant de préconiser le dialogue pour la formation d’un gouvernement d’union nationale. Plusieurs partis et indépendants ont abondé dans le même sens, à l’instar de l’Union pour la nation de Clément Kanku qui attend de ces concertations un compromis politique pour relever les défis du peuple congolais. Quant à l’ADR (Alliance pour le développement et la République) de François Muamba, il se dit partie prenante à la nouvelle coalition majoritaire au Parlement. Il a insisté sur sa volonté de participer à la mise en œuvre de la vision du Chef de l’Etat.

Les préoccupations des anciens groupes armés Maï-Maï, signataires des accords de Goma du 23 mars 2009, étaient au menu des entretiens de l’Informateur avec M. Jules Zinzigabo et Isaac Akili ya Mungu. Les deux membres du comité de suivi de ces accords ont insisté sur l’intégration politique des cadres civils de ces ex-groupes armés dans toutes les institutions et l’intégration dans l’armée et la police, particulièrement la mécanisation et la reconnaissance en grade des ex-combattants pour la sécurisation de l’Est du pays