Depuis la publication du rapport partisan du Bureau des Nations-Unies chargé des Droits de l’Homme, la toile avec elle, une frange non-négligeable de l’opinion publique s’insurge contre les exactions supposées ou avérées que ce rapport impute aux forces de sécurité de la République Démocratique du Congo. Il convient de souligner d’entrée de jeu, le caractère ouvertement « partisan » de ce document. Le porte-parole du gouvernement, le Ministre MENDE a mis en exergue des éléments et autres données qui sont à interpréter avec la plus grande prudence. Il ne faut pas non-plus perdre de vue que le gouvernement congolais demande depuis un moment, le départ de cette mission dont certains représentants trempent dans des affaires que la morale réprouve.

 

La MONUSCO en sursis ?

 

Au départ MONUC (Mission des Nations-Unies au Congo) après évaluation, l’opération la plus coûteuse de l’organisation des Nations-Unies s’est transformée en MONUSCO depuis 2……. Après le déploiement de ses hommes et femmes sur toute l’étendue du territoire national, très vite, les affaires de mœurs, l’implication de ses hommes en armes dans les trafics en tous genres……viendront ternir l’apparente neutralité et le non-respect de certaines règles pourtant élémentaires de courtoisie. Aujourd’hui, c’est une mission en sursis, dont le budget ainsi que le maintien sur le territoire de la République Démocratique du Congo qui sont en jeu. En effet, les Nations-Unies sont en passe de permettre aux personnels de la MONUSCO de pouvoir faire venir femmes et enfants en RDC………ce qui nous permet de pouvoir faire quelques observations :

 

ü  Le fait que les Nations-Unies puissent permettre aux personnels en place de faire venir femmes et enfants en RDC, suppose que globalement, la situation sécuritaire s’est beaucoup améliorée en dépit de quelques poches d’insécurité répertorié.

 

ü  Cette autorisation accordée aux personnels de la MONUSCO de faire venir leurs familles, est un coup porté directement aux portefeuilles du personnel, c’est-à-dire, c’est la fin pour l’ensemble des expatriés, d’une grosse indemnité jusque-là versée pour compenser l’éloignement.

 

De ce qui précède, la tentation pour la MONUSCO de peindre un tableau, en forçant un peu le trait était trop grande et limite, légitime. Il s’agissait pour le personnel de la MONUSCO, de justifier leur maintien et les différents avantages rattachés, en noircissant davantage le tableau général de la situation post-électorale en RDC.

Loin de moi, la volonté et encore moins le projet de vouloir occulter les violences observées en fin de campagne et celles qui ont suivies la publication des résultats par la CENI. Cependant, il me paraît plus responsable en lieu et place, d’une manipulation des statistiques et autres témoignages « anonymes », de pointer les responsabilités effectives des uns et des autres, dans l’instrumentalisation et les opérations de manipulation ayant conduits aux débordements et parfois, aux drames, car il y en eu.

 

La responsabilité de l’UDPS

    

     Pour éviter une effusion de sang programmé, le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, André KIMBUTA avait prononcé un décret annulant la tenue de toute manifestation à caractère politique sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa.

De retour de sa tournée provinciale, le Président-candidat KABILA, s’était plié à cette mesure tandis que le candidat TSHISEKEDI, avait pris le parti de contourner le décret et de lancer ses troupes à l’assaut de l’aéroport de N’Djili alors que comme le Président-candidat KABILA, l’aéronef du candidat TSHISEKEDI avait été redirigé vers la piste de Ndolo.

 

Intention manifeste et délibérée du candidat TSHISEKEDI de violer la loi.

 

Comment et pourquoi le candidat TSHISEKEDI s’est retrouvé du côté de l’aéroport de N’djili alors que quelques minutes auparavant, son avion venait d’atterrir sur la piste de Ndolo ? Très peu de temps après son retour, Monsieur TSHISEKEDI avait décidé de prendre place à bord d’une voiture banalisée pour rallier l’aéroport de N’djili, qui faisait pourtant l’objet d’une mesure de fermeture administrative. C’est ainsi qu’il se retrouva bloqué pendant quelques heures, par un dispositif policier dépêché sur place dans le cadre d’une opération de maintien de l’ordre.

Il parait évident qu’il y a eu par moment et non de manière systématique comme semble pourtant l’indiquer le rapport du Bureau des Nations-Unies Chargé des Droits de l’Homme, des blessés et victimes d’un usage disproportionné de la force, c’est possible, c’est certain. Par contre, ce même rapport ne fait à aucun moment référence aux victimes du PALU, tuées et/ou blessées par les combattants de l’UDPS. D’autres insuffisances démontrent de manière plus criante encore, la partialité dudit rapport :

-   Aucune identité et encore moins, une adresse des victimes ne sont mentionnées.

 

-   Des imprécisions sur les présumés auteurs

 

 

-   Inexistence des preuves qui soient fondée sur des témoignages des victimes.

 

-   No-recoupement des faits pourtant si graves auprès des autorités incriminées.

 

-   L’occultation complète des exactions et autres actes de vandalisme perpétrés par les militants de certains partis politiques acquis à l’opposition contre les adeptes de l’Eglise Kimbanguiste à Kimbanseke.

 

 

-   Accusations gratuites et non-fondées qui pèsent sur les forces de l’ordre.

 

-   S’il y avait eu autant des morts que ces auxquels fait allusion ce rapport, nous aurions observés autant de deuils à travers la ville-province de Kinshasa.

 

Pour raison d’équité et de justice, on devrait reconstituer la genèse, afin de savoir comment en est-on arrivé à cette situation aujourd’hui décrié. Les forces de l’ordre ne seraient pas mises à tirer sans qu’il n’y ait eu auparavant des provocations avec jets de pierre ?  

Nous sommes en droit de nous interroger pourquoi ce rapport ici et de manière solennelle, pourquoi ce rapport passe par pertes et profits, les violences perpétrées par les militants UDPS contre ceux du PALU, dont le bilan a fait état de plusieurs morts et blessés. La violence est-elle plus acceptable lorsqu’elle provient de certains acteurs plutôt que d’autres ?

La réaction du gouvernement qui demande une enquête conjointe me paraît légitime, pour nuancer un rapport qui se présente aujourd’hui loin, de l’objectivité et de l’impartialité qu’est supposé respecter une mission d’une grande organisation comme les Nations-Unies.