L’indemnisation des victimes du dernier crash d’un avion de HBA à Kisangani  qui avait commencé depuis le 03 novembre 2011 se poursuit encore avec  une enveloppe de 87 500 dollars américains que reçoit la famille de chaque victime, a  assuré M Jean Marc Pajot, président du comité de gestion de FlyCongo à l’occasion du primer vol commercial de son entreprise  sur la ligne Kinshasa-Lubumbashi.

« Nous avons saisi les assureurs. Nous avons pu faire aboutir sept dossiers. La procédure administrative est une procédure longue. Parce que, très souvent, nous avons des dossiers qui s’ouvrent avec des conflits de famille. Pour obtenir l’indemnisation, il est important d’être liquidateur. Donc, la famille nomme un liquidateur unique. A ce moment là, ça se règle au travers des institutions de justice. Cela se fera indépendamment de nous (…) Il y a certaines indemnisations qui ont été déjà faites. Les deux dernières ont été faites jeudi 22 mars. Mais, il arrive que nous ayons plusieurs liquidateurs pour  un même dossier », a indiqué M Pajot.

Selon le patron de  FlyCongo , la nouvelle compagnie aérienne née des cendres de Hewa Bora airways (HBA), six avions d’ancienne génération, qu’utilisait HBA, «sont en cours de démantèlement et seront prochainement détruits et recyclés pour le métal». Elles ont reconnu avoir gardé un seul aéronef qui sera envoyé dans un musée. Pour l’instant, la flotte de la nouvelle compagnie est constituée de deux avions qui viennent d’être entretenus en Afrique du sud et aux Etats-Unis d’Amérique. Soixante-quinze personnes avaient péri dans Le Boeing de HBA qui s’était écrasé  Kisangani avec plus de cent passagers à bord, rappelle t on.

Le gouvernement congolais avait suspendu, mercredi 13 juillet, la licence d’exploitation de Hewa Bora «en attendant l’issue de l’enquête lancée sur le crash». cette décision avait été prise suite aux« accidents récurrents de cette compagnie».

Récupération de certains agents

Certains agents de Hewa Bora font partie de l’équipe actuelle de FlyCongo. D’autres ont démissionné ou sont allés à la retraite. Pour les autres employés qui ne se retrouvent pas dans ces cas, Jean Marc Pajot affirme qu’il existe « un plan social pour pouvoir permettre la continuité de l’entreprise et surtout de maintenir les emplois de toutes ces familles«.

Sur la sécurité, Jean Marc Pajot a déclaré: « La difficulté, c’est de savoir gérer la chaîne de sécurité dans toute sa totalité. Ça, c’est un élément important. Il s’agit de mettre tous les chaînons ensemble pour que cette chaîne de sécurité ne soit jamais rompue.

Le ciel aérien congolais est réputé pour son manque de sécurité à cause de nombreux crashes que le pays a connu ces dernières années, rappelle t on.