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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

16 novembre 2008

Rusthuru - reprise des combats sur les fronts de la Rwindi

carte_kIVUDes violents combats opposent depuis ce dimanche vers 4h locales, les FARDC aux éléments du CNDP de Laurent Nkunda sur deux fronts de la Rwindi, à Ndeko, localité située à une vingtaine de kilomètres de Kanyabayonga, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. La Monuc confirme ces affrontements et dit avoir dépêché sur le terrain une patrouille avec des blindés, rapporte radiookapi.net

Selon un responsable militaire de l’armée congolaise, le premier front de ces combats se situe au nord-est de la Rwindi. Là, d’après la source, c’est le CNDP qui a attaqué les positions des FARDC basée au croisement de la route principale Goma-Butembo. L’attaque des hommes de Laurent Nkunda a été repoussée jusqu’à un rayon de 7 kilomètres, ajoute ce responsable militaire de l’armée gouvernementale. Les combats se poursuivaient encore avant la fin de la matinée vers Mabenga, selon la même source. Le deuxième front se trouve au sud-est de la Rwindi. Là aussi, affirment les sources, la situation semblait sous le contrôle des FARDC qui gardent toutes leurs positions.

Des combats à l'arme lourde

La Monuc a confirmé ces combats et dit avoir dépêché sur le terrain une forte patrouille avec des blindés. Selon son porte-parole militaire, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich, les FARDC engagent des roquettes dans ces combats et le CNDP des mortiers. « Nous nous sommes adressé aux parties d’arrêter les combats immédiatement », a affirmé le porte-parole militaire de la Monuc, avant de préciser que les combats n’étaient pas la base des casques bleus à Rwindi. « Et dans ces cas, on dépêche des patrouilles pour vérifier sur terrain ce qui se passe et aussi, selon une règle générale, on parle avec toutes les forces impliquées pour qu’ils arrêtent », a-t-il laissé entendre.

Côté bilan, les parlent de 6 militaires FARDC blessés dans ces affrontements. Ceux-ci ont été évacués vers Goma par air par la Monuc. La population de la Rwindi, quant à elle, prise de panique, a trouvé refuge auprès du camp des casques bleus de la Mission des Nations Unies en RDC.

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FARDC : l'état-major général annonce l'arrestation des pillards de Kanyabayonga

JusticeLa plupart des éléments de l’armée congolaise qui avaient commis des exactions et des pillages le 10 novembre dernier contre les populations civiles dans la cité de Kanyabayonga, au Nord-Kivu, ont été arrêtés par la police militaire, selon le porte-parole de l’état-major général des FARDC, le colonel Léon Kasongo. Ces éléments vont passer devant la cour militaire pour qu’ils répondent de leurs actes

Pour l’état-major général des Force armées de la RDC, les agissements de ces militaires n’engagent pas l’armée congolaise comme telle. Il s’agit d’un comportement de quelques éléments isolés et indisciplinés pris individuellement. D’après la même source, les biens pillés ont également été récupérés et des contacts sont en cours avec le chef de la cité de Kanyabayongo pour la restitution du patrimoine à leurs propriétaires.

« Quant aux auteurs de ces pillages, ils seront bientôt présentés devant la cour militaire opérationnelle à Goma, afin qu’ils soient sévèrement sanctionnés conformément à la discipline militaire », a promis le porte-parole des FARDC, avant de demander à l’opinion congolaise de « continuer à appuyer son armée et de ne pas céder aux manipulations et à l’intoxication visant à mettre en péril ou à hypothéquer le vaste chantier de la reconstruction nationale en cours. »

Source :Okapi/Kinshasa

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RDC : ou comment nous alimentons le conflit

drapeauLa guerre la plus meurtrière depuis l’invasion de l’Europe par Adolf Hitler recommence – et il est pratiquement certain que vous portez dans votre poche, un débris ensanglanté de ce massacre. A la vue de l’holocauste au Congo avec ses 5,4 millions de morts, le même vieux cliché sur l’Afrique ressort : c’est un "conflit tribal" "au coeur des ténèbres". Il n’en est rien. Une enquête des Nations Unies a constaté que cette guerre était menée par des « armées de business » pour s’emparer des métaux qui permettent à notre société du 21ème siècle de faire bling bling. La guerre au Congo est une guerre qui vous concerne

Chaque jour, je pense aux gens que j’ai rencontrés dans les zones de guerre de l’est du Congo lorsque j’y faisais des reportages. Les services hospitaliers étaient remplis de femmes qui avaient subi des viols collectifs par les milices et qui avaient été blessées par balle au vagin. Les bataillons d’enfants soldats âgés de 13 ans, drogués, hagards, qu’on a obligés à tuer les membres de leurs propres familles pour les empêcher de s’enfuir et de retourner chez eux. Mais curieusement, alors que je regarde la guerre qui recommence sur CNN, je me prends à penser à une femme que j’ai rencontrée et qui, selon les critères congolais, n’avait pas trop souffert.

Un jour que, revenant d’une mine de diamants, je rentrais à Goma, ma voiture a crevé. Pendant que j’attendais qu’elle soit réparée, je me tenais au bord de la route et je regardais les longues colonnes de femmes qui titubent sur chaque route de l’est du Congo, transportant tous leurs biens sur leur dos, cet amas d’affaires les handicapant terriblement. J’arrêtai une femme de 27 ans qui s’appelait Marie-Jeanne Bisimwa et qui avait quatre petits enfants accrochés à elle. Elle me raconta qu’elle avait de la chance. Oui, son village avait été brûlé. Oui, elle avait perdu son mari quelque part dans le chaos. Oui, sa sœur avait été violée et était devenue folle. Mais elle-même et ses enfants étaient en vie.

Je l’ai emmenée dans ma voiture, et ce n’est qu’après quelques heures de discussion sur les routes défoncées que j’ai remarqué que quelque chose ne tournait pas rond avec les enfants de Marie-Jeanne. Ils étaient affaissés, le regard fixe. Ils ne regardaient pas autour d’eux, ne parlaient pas, ne souriaient pas. "Je n’ai même pas pu les nourrir," m’a-t-elle dit, "à cause de la guerre."

Leurs cerveaux ne s’étaient pas développés et ne se développeront jamais plus. "Est-ce qu’ils vont aller mieux ?", m’a-t-elle demandé. Je l’ai déposée dans un village à la périphérie de Goma et ses enfants l’ont suivie en trébuchant, inexpressifs.

Il y a deux histoires sur l’origine de cette guerre : l’histoire officielle et la véritable histoire. L’histoire officielle est qu’après le génocide au Rwanda, les Hutus, auteurs des massacres, traversèrent la frontière et fuirent au Congo. Le gouvernement rwandais les aurait poursuivis. Mais ceci est un mensonge. Comment le savons-nous ? Le gouvernement rwandais n’est pas allé à la poursuite des Hutus génocidaires, en tout cas, pas dans un premier temps. Il est allé là où se trouvent les ressources naturelles du Congo et a commencé à les piller. Ils ont même dit à leurs troupes de travailler avec les Hutus qu’elles rencontreraient. Le Congo est le pays le plus riche au monde en or, en diamants, en coltane [1], en cassitérite et autres minerais. Tout le monde en voulait une part, c’est pourquoi six autres pays ont envahi le Congo.

Ces ressources n’ont pas été volées pour être utilisées en Afrique. Elles ont été raflées afin de nous être vendues. Plus nous en achetons, plus l’envahisseur pille et massacre. L’augmentation du nombre des téléphones portables a créé une hausse des morts car le coltane qu’ils contiennent se trouve essentiellement au Congo. Les Nations Unies ont cité les sociétés internationales qui seraient, selon elles, impliquées dans ce pillage : Anglo-America, Standard Chartered Bank, De Beers et une centaine d’autres (toutes ces sociétés ont démenti ces accusations). Mais au lieu d’arrêter ces entreprises, nos gouvernements ont demandé aux Nations Unies d’arrêter de les critiquer.

Il y a eu des périodes où les combats ont faibli. En 2003, un accord de paix a finalement pu être négocié par les Nations Unies et les armées étrangères se sont retirées. Beaucoup ont continué à travailler à travers des milices amies mais le carnage a quelque peu diminué. Jusqu’à maintenant. Comme pour la première guerre, il y a l’histoire publique officielle et la vérité. Un chef de milice congolaise, nommé Laurent Nkunda, soutenu par le Rwanda, a déclaré qu’il devait protéger la population tutsi locale des mêmes génocidaires hutus qui étaient restés cachés dans les jungles de l’est du Congo depuis 1994. C’est pourquoi il s’empare aujourd’hui des bases militaires congolaises et il est en train de marcher sur Goma.

C’est un mensonge. François Grignon, directeur pour l’Afrique du groupe de réflexion International Crisis Group m’a dit la vérité : « Nkunda est financé par les entrepreneurs rwandais qui, ainsi, peuvent garder le contrôle des mines du Nord-Kivu. C’est le coeur absolu du conflit. En fait, ce à quoi nous assistons, c’est un combat des bénéficiaires de l’économie de guerre illégale pour conserver leur droit d’exploitation. »

En ce moment, les businessmen rwandais font une fortune avec les mines dont ils se sont emparés illégalement durant la guerre. Le prix mondial du coltane s’effondre, alors maintenant ils se concentrent avidement sur la cassitérite, qui est utilisée pour faire des boîtes de conserve et d’autres produits de consommation courante. Quand la guerre a commencé à faiblir, ils ont vu qu’ils perdaient leur contrôle face au gouvernement congolais élu, c’est pourquoi ils ont réamorcé la guerre de façon sanglante.

Mais le débat sur le Congo en Occident (quand il y en a un) se concentre sur notre incapacité à fournir un pansement, sans même évoquer le fait que nous sommes ceux qui avons provoqué la blessure. C’est vrai que les 17 000 Casques bleus présents dans le pays échouent, de manière catastrophique, à protéger la population civile, et ont un besoin urgent d’être renforcés. Mais il faut surtout cesser d’alimenter la guerre, tout d’abord en arrêtant d’acheter des ressources naturelles ensanglantées. Si Nkunda a assez d’armes à feu et de grenades pour combattre l’armée congolaise et les Nations Unies c’est uniquement parce que nous lui achetons son butin. Nous devons poursuivre en justice les entreprises qui achètent ces ressources, pour complicité de crimes contre l’humanité, et introduire une taxe mondiale sur le coltane pour financer une force de paix conséquente. Pour en arriver là, nous avons besoin de construire un système international qui accorde plus de valeur à la vie des Noirs qu’au profit.

Quelque part là-bas, perdus au milieu du grand pillage international des ressources du Congo, se trouvent Marie-Jeanne et ses enfants, qui errent à nouveau, claudiquant, le long de la route, portant tout ce qu’ils possèdent sur leurs dos. Ils n’utiliseront sans doute jamais de téléphone portable plein de coltane, ni de boîte de haricots en cassitérite fondue, ni ne porteront de colliers en or, mais il se pourrait qu’ils meurent pour un de ces produits que nous consommons.

Source : altermonde/sans frontières

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15 novembre 2008

des revendeurs de la ration alimentaire des FARDC devant la justice militaire

Militaires_FARDCDes lots de cartons de boîtes de conserve, des biscuits, du thé, du café et d’autres produits alimentaires et divers ont été retrouvés entre les mains des personnes incriminées. Toutes ont reconnu se livrer à la vente de ces produits destinés aux militaires. La justice militaire est déjà saisie et entend faire toute la lumière sur cette affaire. Cependant, certains accusés ont affirmé s’approvisionner auprès des casques bleus de la Monuc, le marché se concluant souvent nuitamment, et d’autres plutôt auprès des militaires FARDC en transit à l’aéroport international de Bangoka. Pour le général Kifwa, il serait facile de vérifier les faits pour ceux qui affirment qu’ils s'approvisionnent auprès des militaires FARDC en transit à l’aéroport international de Bangoka. Cependant le commandant de la 9e région militaire indique que sa juridiction ne dispose pas d’une base logistique à ration de campagne. Il reconnaît néanmoins la présence d’une base logistique de relais à Kisangani, mais qui, d’après lui, ne dépend pas de son administration.

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le poker menteur de Nkunda

Alors qu’on lui fait déjà beaucoup trop d’honneur en acceptant de négocier avec lui, le voilà qui précise qu’il veut des négociations directes en bipartites. Autrement dit : il ne se satisferait pas d’être l’un des participants d’une conférence générale, en même temps que les états de la région ou que les autres milices qui infestent les Kivu et la Province Orientale.A son avis, le refus de négocier de la manière qui lui agrée, de la part de Kinshasa, c’est « relancer la guerre » et il menace de pousser celle-ci jusqu’à renverser le gouvernement.

Jusqu’ici, à chaque fois que des négociations ont eu lieu, Nkunda et le Rwanda n’y ont jamais été présents simultanément. Le CNDP (1) était à Goma (2) et il a signé les accords créant le processus Amani. Le Rwanda n’y était pas. Le Rwanda était à Nairobi (3) , mais pas Nkunda. Cela rend plus facile la fiction du Rwanda « étranger aux affaires congolaises ». Et le Rwanda tient à maintenir cette fiction. Certes, l’ONU et les Etats-Unis mettent beaucoup de bonne volonté à ne pas voir ce qu’ils ont devant les yeux. La très officielle « Voice of America » a encore informé le monde aujourd’hui que les Américains considéraient qu’on ne leur avait donné « aucune preuve (4) de l’implication du Rwanda » dans les troubles de l’Est. VoA précisait que Peter Clottey, à Washington, tenait ces informations de leur correspondant à Kinshasa , Jack Kahora. (C’est fort bien d’utiliser des Africains comme correspondants en Afrique, mais pourquoi aller les chercher précisément, dans la Région des Grands Lacs ?) Il ne faudrait quand même pas demander à la Communauté Internationale d’aller trop loin dans l’invraisemblance. On peut ne pas voir une puce. Il est plus difficile de prétendre, sans rire, qu’on ne voit pas un éléphant (5).

Nkunda, lui aussi, joue un personnage dont il ne prétend pas s’écarter : il est le chef d’une petite force armée qui veut protéger les Tutsi contre les FDLR (6). Pourquoi, dès lors, se bat-il toujours contre les FARDC , jamais contre les FDLR ?… Mystére !
Sa milice proprement dite peut tout au plus compter 10.000 hommes. Ses succès militaires sont liés surtout à un terrain très difficile qui se prête magnifiquement à la défensive, aux embuscades et aux coups de mains. Mais cette « forteresse naturelle » est assez petite, même par rapport simplement aux deux Kivu.
En utilisant ces forces-là sur ce terrain-là, il lui serait parfaitement possible de proclamer l’indépendance du district de Rutshuru, où il vient d’installer solennellement son « administration ». D’autant plus qu’il continuerait sans doute d’y bénéficier d’un certain soutien de la bourgeoisie locale, parce que ce « territoire libéré » est en fait une plaque tournante de la contrebande des minerais pillés à destination de l’Ouganda et du Rwanda, et que ce trafic n’est pas perdu pour tout le monde.
Cette menace-là ne sonne pas comme un coup de canon et n’impressionnerait sans doute pas grand monde. Elle serait cependant vraiment à la portée du CNDP.

« Renverser le gouvernement de Kinshasa » voudrait dire rééditer l’aventure de l’AFDL de Laurent Kabila en 1997. C’est-à-dire : faire entrer au Congo un nombre important, donc visible, de soldats rwandais et ougandais. D’autant plus nombreux, probablement, que les FARDC (7) n’imiteraient sans doute pas tous les FAZ (8) qui a bien des endroits ont tout simplement refusé de combattre, et que, sorti des quelques parages où il peut compter sur la solidarité ethnique de populations qui lui sont apparentées, il ne pourrait plus trop compter recruter pour étoffer son armée, contrairement à la situation de 1997.

Il faudrait donc, pour que Nkunda mette sa menace à exécution, qu’il renonce à son personnage de « résistant congolais » et abatte ouvertement ses grosses cartes, c’est-à-dire l’armée rwandaise. Au poker, il faut savoir bluffer, mais il ne faut pas le faire trop fort.

Source : / altermonde-sans-frontières

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Le ministre des Affaires étrangères de la RD Congo attendu à Kigali

Alexis_tabwe_MwambaLe ministre congolais des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba, est attendu vendredi soir à Kigali pour discuter avec les officiels rwandais des tenants et aboutissants de la mise en application des accords de paix signés à Nairobi en novembre 2007 entre la RD Congo et le Rwanda, a-t-on appris de source diplomatique dans la capitale rwandaise.

Au cours de son séjour au Rwanda, le chef de la diplomatie congolaise aura des entretiens avec différentes hautes autorités du pays dont, notamment, son homologue rwandais, sur les voies et moyens de sortie de la crise actuelle dans l'est de la RD Congo, a confié à la PANA un haut responsable du ministère rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération régionale.

Cette visite d'un officiel congolais à Kigali intervient alors que des combats se poursuivent au Nord-Kivu, une province de l'est de la RD Congo où la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CDNP) gagne du terrain face l'armée gouvernementale, apprend-on de sources concordantes.

La RD Congo accuse le Rwanda de soutenir militairement la rébellion du CNDP dirigé par un officier dissident de l'armée congolaise, le général Laurent Nkunda, ce que Kigali a toujours démenti.

En novembre 2007, la RD Congo et le Rwanda avaient signé, sous la médiation de la Mission des Nations unies au Congo (MONUC), un accord visant à trouver une solution à la crise de l'est de ce pays-continent d'Afrique centrale.

Le Rwanda avait accepté de prendre toutes mesures nécessaires pour arrêter tout soutien à la rébellion du CNDP, tandis que la RD Congo devait élaborer un plan visant à désarmer et neutraliser le mouvement rebelle des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), opérant dans l'est de son territoire.

Depuis la signature de ces accords de paix fragiles, les diplomates des deux pays ont durci le ton, les uns accusant les autres de soutenir les rébellions contre leurs gouvernements respectifs.

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Accrochage dans l'est

Militaires_FARDCUn accrochage d'environ une heure a opposé ce matin l'armée régulière aux rebelles de Laurent Nkunda dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), près de la localité stratégique de Kanyabayonga, a-t-on appris de source militaire congolaise.

"C'est à présent terminé et les positions des deux camps sont inchangées", a précisé le général Mayala, ajoutant que les deux camps avaient eu recours à l'artillerie lourde.
Kabasha est une localité située à environ 15 km au sud de Kanyabayonga, verrou stratégique et porte d'accès vers la partie nord de la province du Nord-Kivu.
Aucun porte-parole de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) ou représentant de la rébellion n'était joignable pour commenter ces informations.

Posté par Kongolais à 14:59 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Avec qui Kinshasa négocierait-il une paix durable dans le Nord-Kivu?

drapeauBeaucoup de Congolais considèrent que Laurent Nkunda n'est pas l'homme avec qui il faut négocier la paix dans la province du Nord-Kivu. Ils estiment que l'enjeu de la guerre est économique et géostratégique impliquant les intérêts des occidentaux, qui sont les maîtres de la situation.

Pourtant Nkunda, le chef rebelle du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), paraît de plus en plus incontournable pour le retour du calme dans toute la partie orientale de la République démocratique du Congo (RDC), notamment en raison du dilemme de l'enjeu sécuritaire dans le Nord-Kivu.

A la veille de la formation du gouvernement en place à Kinshasa, à la fin du mois dernier, Tshikez Diemu, alors ministre de la Défense nationale, avait considéré l'appel aux négociations politiques, fait par Nkunda ainsi que le cessez-le-feu unilatéral décrété par lui, comme des "propos d'enfant". Ce ministre n'a pas été retenu au sein de la nouvelle équipe gouvernementale.

Le 7 novembre, le sommet, qui a réuni à Nairobi, au Kenya, sept chefs d'Etat de la région des Grands Lacs, des délégués de l'Union africaine et ceux des Nations Unies sur la situation prévalant au Nord-Kivu, n'a pas non plus condamné la rébellion. Comme pour légitimer le cessez-le-feu décrété par le chef rebelle, le communiqué conjoint, qui a sanctionné les travaux du sommet, s'est limité à en exiger le respect immédiat ainsi que "la mise en place d'un corridor humanitaire dans la zone pour permettre d'apporter une réponse à la crise et à la tragédie humanitaire".

La décision prise en marge du sommet par quelques chefs d'Etat et diplomates africains de désarmer le chef rebelle en renforçant des troupes de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC) et les Forces armées congolaises (FARDC), parait comme une maigre victoire politique pour le président congolais Joseph Kabila qui y a pris part, en se cramponnant sur l'application du principe de "non-agression et de sécurisation mutuelle entre membres". Un principe repris dans le "Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement de la région des Grands Lacs", adopté à Nairobi en décembre 2006 et auquel la RDC et le Rwanda sont parties.

Un député congolais membre de l'Alliance pour la majorité présidentielle (AMP), qui a requis l'anonymat, a estimé que "malgré son importance politique" pour avoir permis aux présidents Kabila et Paul Kagamé du Rwanda de se rencontrer et de se parler certes, "le véritable enjeu de la rencontre de Nairobi a été économique". Le chef rebelle n'aura "servi que de stratégie de chantage et de contrainte contre Kinshasa qui n'a pas su protéger les intérêts d'investisseurs occidentaux en RDC, notamment dans le domaine minier", affirme ce député.

En 2006, la RDC a bénéficié d'une importante aide technique, logistique et financier des pays occidentaux pour organiser les élections après la guerre civile (1998-2002) qui a fait plus de quatre millions de morts dans ce pays d'Afrique centrale.

Quelques mois après son élection, le gouvernement de Kabila a signé des séries de contrats miniers avec un groupe d'entreprises chinoises leur accordant un large éventail d'exploitation minière en RDC, y compris sur des sites non encore évalués, pour près de 10 milliards de dollars et pour une durée de 30 ans environ.

Plusieurs contrats miniers passés pendant la transition entre le gouvernement congolais et des investisseurs occidentaux ont, par contre, été jugés léonins et sont désormais soumis à la procédure de re-visitation et de renégociation, pour "rééquilibrer les intérêts", selon Victor Kasongo Shomari, vice-ministre des Mines.

Par ailleurs, pendant que la présence des combattants hutus recherchés par le régime de Kigali -- pour leur participation présumée au génocide de 1994 au Rwanda -- continue de donner à Kagamé des raisons d'intervenir militairement au Congo "pour la sécurité de ses frontières avec la RDC", la paix reste aussi tributaire de la sincérité politique, de la crédibilité des FARDC et d'un effort diplomatique plus affirmé pour le gouvernement de Kinshasa, estiment des analystes.

Pour leur part, les dirigeants du Cadre de concertation des notabilités des Kivu décèlent une complicité dans les attitudes de Kinshasa qui semble entretenir le flou sur tous les aspects sécuritaires et militaires, notamment dans le surarmement de la rébellion et dans son renforcement politique. En septembre dernier, deux députés nationaux membres de l'AMP se sont alliés à la rébellion, lui donnant ainsi une certaine légitimité politique.

En effet, les soupçons sont fondés sur le fait qu'un ancien haut cade du Rassemblement congolais pour la démocratie/Goma (RCD/Goma), Déo Rugwiza, gère toutes les frontières du Congo, et qui a été proche de Nkunda pendant la rébellion du RCD/Goma.

En revanche, à la suite de plusieurs autres députés nationaux dont Ernest Kyaviro qui considère Nkunda comme "un simple bandit", le Cadre de concertation des notabilités des Kivu estime que "les négociations entre Kinshasa et la rébellion sont inopportunes".

Sur le plan militaire, les FARDC, faiblement équipés et peu aguerris en techniques de combats, n'ont pas été bien payés depuis de longs mois et leurs familles vivent dans la plus grande précarité. Les effets majeurs de leur démotivation sont notamment la fuite devant l'ennemi et le pillage des biens des civils.

Selon des analystes, le doute que les troupes des FARDC reprennent de la force tourne également autour du leadership actuel de l'armée congolaise. Le chef de l'armée terrestre des FARDC, appelé communément le général Tango Fort, est un ancien haut officier militaire du RCD/Goma. Il avait longtemps combattu aux côtés de Nkunda pendant la rébellion contre le régime de Laurent Désiré Kabila et de Joseph Kabila jusqu'au dialogue inter-congolais qui a abouti à la formation du gouvernement de transition.

Tango Fort, qui détient une grande décision sur les armes et les troupes, est accusé d'être incapable de combattre son ancien compagnon d'armes Nkunda. En outre, les soldes des militaires sont détournés à l'insu des autorités.

Peut-être que ce chef n'est vraiment pas l'homme de la situation, estiment des analystes. Toujours est-il que mercredi, "les troupes du CNDP ont progressé de plus ou moins 20 kilomètres" de leur position occupée pendant le sommet de Nairobi" et se trouvent à Kanyabayonga, une ville stratégique donnant accès à une importante partie de la province du Nord-Kivu", selon Bertrand Bisimwa, porte-parole du CNDP de Nkunda

Posté par Kongolais à 14:54 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La RDC accord probable avec le Rwanda

drapeauEn République démocratique du Congo, des choses se mettent en place pour tenter de réduire la crise: rencontres au sommet, coopération entre le Rwanda et la République démocratique du Congo,...

A Kinshasa, l 'envoyé special de l'ONU, le président nigérian Olusejun Obasanjo a rencontré hier soir pendant une heure trente le président Kabila. Le médiateur de l'ONU doit poursuivre sa tournée en rencontrant les ambassadeurs des pays membres du conseil de sécurité. Le président nigérian devrait aussi aller rencontrer le chef rebelle Laurent Nkunda. 

Par ailleurs, la République démocratique du Congo accepte l'aide du Rwanda pour mettre la main sur les rebelles hutus rwandais qui sévissent dans l'est du Congo. Kigali devrait fournir des officiers de renseignements. C'est ce qu'a annoncé le ministre congolais des affaires étrangères: Alexis Tambwé est actuellement en visite au Rwanda. Si Kinshasa refuse de discuter directement avec le chef rebelle congolais, Laurent Nkunda, le gouvernement congolais semble vouloir jouer la carte de la collaboration rwandaise. Le Rwanda réclame depuis longtemps que l'on règle le problème des FDLR, ces rebelles hutus organisés en groupe armés, actifs dans l'est du Congo. Situés dans une région frontalière, ils menaceraient le régime tutsi de Kigali. Quand au chef rebelle Laurent Nkunda, il affirme que les tutsis de l'est du Congo sont eux aussi menacés par les rebelles hutus rwandais et que c'est pour les défendre qu'il aurait pris les armes. En collaborant avec le Rwanda pour arrêter les FDLR, Kinshasa entend montrer sa bonne volonté et surtout que Laurent Nkunda n'a dès lors plus de raison pour justifier sa rébellion.

Posté par Kongolais à 14:51 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Immarsat pour des projets de développement en faveur de la RDC

Le Premier ministre Adolphe Muzito s’est entretenu, vendredi à l’Hôtel du Gouvernement, avec une délégation de la société de télécommunication par satellite Immarsat conduite

par le Directeur Général,  Gordon Mc Millan, qui l’a informé de nombreux projets qui seront matérialisés en RDC dans les secteurs des télécommunications, de la santé et de l’énergie.

Pour M. Gordon Mc Millan, Immarsat qui jouit d’une longue expérience en matière de technologie, va aider la RDC dans le cadre de 5 chantiers du Chef de l’Etat à la lumière de ce qui a déjà été réalisé ailleurs en Europe, en Amérique et en Afrique par cette société.

Il a, à titre illustratif, indiqué que pour améliorer la productivité et la compétitivité, Immarsat possède une vaste expérience de la sécurisation des transmissions puisqu’elle a de nombreux clients dans la sphère militaire et gouvernementale.

Elle utilise du matériel qui répond à  ces impératifs de confidentialité.

Immarsat est le premier service de télécommunications mobiles capable d’acheminer simultanément de la voix et des données à haut débit au moyen d’un terminal unique réellement portable et ce dans le monde entier.

Par ailleurs, le Premier ministre avait conféré le même vendredi avec le gouverneur de la Province Orientale, Médard Autsai Asenga, avec qui il a fait le point de sa récente tournée au Nord-Est du pays dont sa province.

Le numéro un de la Province Orientale a, en réponse à une question, précisé qu’actuellement la situation est calme dans sa juridiction après que le gouvernement ait renforcé les effectifs militaires et policiers aux postes frontaliers. Cependant il a reconnu qu’à Dungu, les forces négatives font des incursions en profitant du fait que ce territoire est très vaste et peu habité.

Posté par Kongolais à 14:42 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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