05 janvier 2009
L. Nkunda recrute des politiciens
Incertitude à Nairobi pour la reprise des négociations entre le Gouvernement et la rébellion CNDP. Nkunda qui s’emploie à contourner l’initiative onusienne tient à donner réellement une envergure politique à son mouvement. Après Dakar, l’on signale désormais ses envoyés spéciaux dans plusieurs capitales occidentales afin qu’ils recrutent des politiciens qui doivent adhérer à son mouvement et conférer ainsi à ses revendications une dimension nationale. Il ne lésinerait pas sur les moyens.
C’est en principe mercredi 7 janvier 2009 que doivent reprendre les négociations à Nairobi entre la délégation du Gouvernement congolais et celle de la rébellion armée, CNDP de Laurent Nkunda. Ces pourparlers avaient été suspendus à la fin décembre 2008 sans que les deux parties ne parviennent à un accord sur la formalisation du cessez-le-feu.
En effet, si la délégation du Gouvernement congolais avait signé l’accord de cessez-le-feu, le CNDP avait refusé de le faire prétextant, en date du 29 décembre 2008, que les FARDC avaient violé les zones tampons. Notamment sur les axes Goma-Kibati et Nyanzale-Kanyabayonga. De ce fait, dans une lettre adressée à la facilitation internationale et à la MONUC, le CNDP exigeait qu’elles se rendent sur les lieux pour vérifier les faits. « Nous avons écrit à la MONUC. Nous lui avons demandé d’obtenir le retrait des FARDC de ces zones. Nous avons demandé à la médiation de venir constater cette proximité des troupes, observer également la violation du cessez-le-feu par les FARDC et d’exiger de Kinshasa le retrait de ses troupes. Et si cela n’est pas fait, nous ne voyons pas ce que nous irons faire à Nairobi. Donc, ce sera difficile pour nous d’aller pour tromper les Congolais. Nous sommes en train de faire la paix, alors que dans deux ou trois jours, il y aura la guerre », souligne la lettre du CNDP.
En réponse à cette lettre, la MONUC a répondu qu’elle n’a observé aucun redéploiement des unités FARDC. Fait confirmé par le général Mayala qui qualifie les déclarations du CNDP de fausses, et a appelé la facilitation internationale à vérifier elle-même les faits.
La MONUC, dans son communiqué du 2 janvier 2009, « invite le CNDP à reprendre le dialogue politique prévu pour le 7 janvier 2009 à Nairobi. Dans le cadre de ce forum qui a été créé à sa demande, le CNDP a la latitude de traiter directement avec le gouvernement de la RDC toutes les questions qu’il juge indispensables pour le retour de la paix ».
Campagne de séduction et de recrutement
A en croire de nombreux observateurs, Nkunda serait séduit par le « Plan américain de Herman Cohen ». Un plan qui, comme on le sait, fragilise la Rdc, prolonge la mainmise sur des richesses des deux provinces du Kivu par le Rwanda, vide la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et la Communauté économique des pays des Grands Lacs, CEPGL, de toute leur substance pour renforcer l’économie du Rwanda et la valeur marchande des pays anglophones de l’Est. A savoir, le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie. Un plan qui se satisfait du pillage actuel des richesses congolaises dans la partie contrôlée par le CNDP.
Mais pour gagner du temps, tirer les choses en longueur, le CNDP a commencé par revoir ses ambitions politiques à la hausse ; exiger la présence des présidents du Sénat, de l’Assemblée nationale, la majorité et l’opposition. Il menace de chasser le pouvoir de Kinshasa pour « libérer le peuple congolais ». D’où cette campagne de séduction dans quelques pays d’Afrique.
La délégation du CNDP, on le sait, a séjourné au Sénégal où elle a rencontré le président Wade. Quand on constate maintenant que le président sénégalais est attentif aux « coups d’Etat en Afrique », sa réaction sur la junte militaire à Conakry en dit long, certainement qu’ il aurait été également attentif au discours du CNDP.
En attendant que l’on sache davantage sur ce qui s’est dit à Dakar, Nkunda serait en train de recruter dans les capitales occidentales. Les rumeurs ont fait état, et le rapport des experts de l’Onu l’a souligné, de quelques bailleurs de fonds, notamment Katebe Katoto, alias Raphaël Soriano. Mais également d’Oscar Kashala, président de l’UREC et candidat malheureux aux dernières élections présidentielles de 2006. Bien sûr que ces derniers nient les faits. Oscar Kashala affirme n’avoir rencontré ni Nkunda ni le président rwandais Paul Kagame. Mais les rumeurs persistent et relèvent que c’est O. Kashala qui devrait s’auto-proclamer « président du CNDP » après la chute de Goma.
Toujours en Europe, l’on parle d’un certain Diatezwa qui serait le porte-parole du CNDP en Occident. De gros moyens financiers seraient mis en jeu pour recruter des personnalités politiques congolaises d’une autre origine que Nkunda afin de donner une dimension politique et nationale au CNDP qui, jusque-là, se proclamait « protéger la minorité tutsi ».
Entre-temps, la thèse de la reprise des combats n’est toujours pas écartée. Dans son plan, le CNDP à qui l’on a déjà reproché l’enlèvement des enfants à Kiwandja, vise à chasser la MONUC dans la zone qu’il contrôle en « la traitant de partialité ». Ensuite, tout faire pour prendre Goma et Kanyabayonga.
Et s’il réussit ces prouesses tant sur le plan politique que militaire, élargir sa zone d’influence jusqu’ au Maniema.
Contourner la facilitation internationale
Toute cette campagne de séduction et de recrutement, ne vise qu’une chose : contourner l’initiative diplomatique internationale et se placer en interlocuteur incontournable en partant des rapports de forces sur le terrain.
Il est vrai que le CNDP est de plus en plus conscient du fait qu’avec les discussions de Nairobi, même si le gouvernement de Kinshasa faisait des concessions, elles ne se limiteraient qu’au niveau provincial. Or, en exprimant déjà ses ambitions politiques qui visent à remettre en cause l’ordre constitutionnel actuel en place, il n’y a pas de doute que Nkunda voie « grand et loin».
Dans le cas contraire, il n’est pas du tout prêt à lâcher la zone qu’ il contrôle pour des « raisons économiques » et selon le plan élaboré par les vrais commanditaires de cette guerre tout autant économique. A moins que tous ceux qui tirent les ficelles, le Rwanda y compris, s’inscrivent également dans le schéma des « Négociations de Nairobi ».
Pour cela, il revient une fois de plus à Kinshasa d’être à la hauteur de ses responsabilités politiques et constitutionnelles pour une paix réellement durable. D’avoir une vision exacte de l’identité nationale, de prendre la mesure de tous les enjeux de cette guerre économique et de la balkanisation de la Rdc. En dehors de ces faits, agir autrement, sans réflexes d’anticipation, serait prêter le flanc aux ennemis de la République démocratique du Congo.
Source : le Potenttiel/Kinshasa
04 janvier 2009
La RDC commémore ses "martyrs de l'indépendance" de 1959
La République démocratique du Congo (RDC) a célébré dimanche la journée des martyrs de l'indépendance, les premières émeutes en faveur de l'indépendance qui s'étaient déroulées à Léopoldville (aujourd'hui Kinshasa) voici cinquante ans, du 4 au 7 janvier 1959.
Traditionnellement fériée en RDC, cette journée a donné lieu à quelques commémorations, samedi et dimanche dans toute la RDC, dont des dépôts de gerbes à Kisangani, le chef-lieu de la province Orientale (nord-est) et troisième ville du pays, selon la radio onusienne Okapi. A Bunia, le chef-lieu du district toujours troublé de l'Ituri, dans la même province, une rencontre sportive était prévue dimanche, a précisé Radio Okapi. Les émeutes de janvier 1959 avaient révélé les aspirations des Congolais à l'indépendance, un an et demi avant que la Belgique, puissance coloniale, ne l'octroie. Elles avaient été provoquées par l'interdiction tardive d'un meeting de l'Alliance des Bakongo (ABAKO)/Kalamu - le parti politique de Joseph Kasa Vubu, qui allait devenir le premier président du Congo indépendant - par l'administrateur provincial de Léopoldville
« la levée des immunités des 12 députés accusés de corruption suivra la procédure légale »
Le procureur de la République a demandé mercredi denier, à
l’Assemblée nationale, la levée de l’immunité de 12 députés nationaux.
Ces parlementaires sont soupçonnés de corruption dans l’affaire portant
sur la révision à la baisse des « recettes additionnelles » de la
direction générale des impôts, DGI, pour 2009. Pour le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, la demande de la justice devra suivre les dispositions afférentes en la matière.
Les 12 députés nationaux ont été accusés de corruption, après avoir
entendu, la veille, le directeur général de la DGI. Un 13e député, qui
a dénoncé l’affaire, sera entendu comme témoin à charge sans que son
immunité ne soit effleurée. Cette correspondance de la justice croise
celle de l’Assemblée nationale. Cette dernière, en plénière mardi
dernier, avait décidé de mettre à la disposition de la justice ces
députés pour des investigations.
Selon le président de l’Assemblée Nationale, Vital Kamerhe, la procédure est en cours, mais elle devra suivre les dispositions afférentes en la matière : « Il convient d’abord d’éclairer l’opinion sur le fait que c’est d’abord l’Assemblée nationale qui s’est réunie en séance plénière, et qui a décidé, à la suite de l’examen des rapports du comité des sages, de déférer 12 députés et non 13 selon le parquet général. C’est la levée de l’immunité d’un député national. Il s’agit là d’un élu du peuple. C’est pourquoi le règlement de l’Assemblée nationale estime qu’il s’agit d’une question très délicate, qui doit suivre une procédure au travers la mise en place d’une commission spéciale qui va entendre, et les députés incriminés, et le procureur général, avant de se prononcer sur la levée de l’immunité des députés incriminés. Mais la procédure va être enclenchée à la demande, bien sûr, de la plénière. C’est inévitable puisque le procureur nous a déjà écrit. Il appartiendra donc à la plénière souveraine de prendre la dernière décision. »
Source : Okapi/kinshasa
03 janvier 2009
Ebola en RDC : l'OMS apporte son soutien
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé vendredi qu'elle apportait son soutien aux autorités de la République dé mocratique du Congo (RDC) pour maîtriser une épidémie de fièvre hémorragique due au virus Ebola, apparue dans la province du Kasai-Occidental.
L'OMS a déployé cinq véhicules sur le terrain et envoyé des équipements et des fournitures médicales adaptés.
Participent également à cette opération le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) et le Programme alimentaire mondial (PAM).
Selon l'OMS, la fièvre hémorragique à Ebola se caractérise généralement par une brusque montée de température, avec une faiblesse intense, des myalgies, des céphalées et des maux de gorge. Cette fièvre est souvent suivie de vomissements, de diarrhées, d'é ruptions cutanées, d'insuffisance rénale et hé patique et d'hémorragies internes et externes.
Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou des liquides biologiques des sujets infectés.
Les rituels funéraires, au cours desquels les parents et amis sont en contact direct avec le corps du défunt, jouent un rôle important dans la transmission.
Comme l'ont confirmé des observations en Côte d'Ivoire, en République du Congo et au Gabon, le virus Ebola peut se transmettre à l'homme lors de la manipulation d'animaux porteurs du virus, vivants ou morts: chimpanzés, gorilles et antilopes des bois.
Il n'existe aucun traitement ni vaccin spécifiques pour la fièvre hémorragique à virus Ebola. Plusieurs vaccins candidats sont en cours d'essai.
02 janvier 2009
les 13 députés présumés corrompus en passe d'être traduis en justice
La plénière de l’Assemblée nationale, de mardi 30 décembre 2008,
s’était penchée sur l’examen du rapport du Comité des Sages relatif à
l’affaire « prévisions des recettes de la Direction Générale des Impôts
au budget 2009 ». L’Assemblée nationale a pris la grave décision de
déférer à la justice les 13 députés impliqués dans « l’affaire DGI », à
l’exception de l’honorable Bulambo Kilosho, blanchi par ses pairs.
Toutefois, la plénière n’a pas autorisé la levée des immunités de 13 parlementaires. Bref, il n’y aura pas d’exclusion des députés du Parlement, tant que la justice n’aura pas dit le droit. Déjà, les conclusions du rapport du Comité des Sages, présidé par l’honorable Tshilengi Mbuyi Shambuyi, avaient proposé à la haute Assemblée l’ouverture d’instruction à charge des 13 députés nationaux par le Parquet Général de la République, afin d’approfondir l’enquête et d’établir la vérité sur la perception de la somme d’argent proposée par la DGI à ces derniers, dans le but de minorer les recettes fiscales additionnelles de 46,6 milliards de FC à 11 milliards de FC, pour l’exercice 2009.
Par ailleurs, la plénière de l’Assemblée a recommandé au gouvernement de la République de prendre des mesures préventives de suspension de tous les membres du Comité de gestion de la DGI.
Source : l'étoile de la Nation /Kinshasa
« Après auditions et confrontation des parties concernées ou citées, il a été établi que l’argent a été distribué à des fins non encore élucidées au niveau de notre Comité des Sages », conclu le Rapport du Comité des Sages de l’Assemblée nationale. C’est conformément à l’article 107 de la Constitution et l’article 89 alinéa 2 du Règlement Intérieur, et compte tenu des contradictions relevées, lors des auditions et des confrontations des parties, que les honorables députés membres du Comité des Sages ont adopté la proposition d’ouverture d’instruction à charge des 13 de leurs collègues par le Parquet Général de la République, pour approfondir l’enquête et établir la vérité.
Tous les 13 députés sont à la fois membres de la majorité parlementaire et du « sous-groupe DGI » de l’Ecofin. Est également cité dans ce rapport, l’honorable Lisanga Bonganga de l’opposition, membre du “sous-groupe Dépenses communes” de l’Ecofin. Il en est de même de certains membres de l’administration de l’Assemblée nationale : M. Itolo Bokomo, conseiller au Bureau d’Etudes et M. Mikombe Kalambo, secrétaire des séances. Sont également impliqués dans cette affaire, les membres du comité de Gestion et les Directeurs de la DGI qui ont participé à la défense du Budget 2009 au Centre Kimbanguiste. Outre les députés et autres personnes cités ci-haut, le Comité des Sages avait entendu l’honorable Kutekala Kudura, président de l’Ecofin, l’honorable Pascaline Kudura, membre du « sous groupe DGI ».
Sur 37 membres qui composent le Comité des Sages, 25 ont pris part au vote. Le rapport a été adopté à l’unanimité.
L’historique des faits
Tout a commencé le lendemain de la présentation du Projet du budget 2009 à la Chambre basse par le Premier ministre Adolphe Muzito. Adoptée par la plénière de l’Assemblée nationale, ce projet de loi budgétaire a été envoyé à la Commission économique et financière, pour examen approfondi et éventuels aménagements. A l’issue de leurs travaux, les députés membres du « sous-groupe DGI » ont réalisé que la Direction générale des Impôts a la capacité d’atteindre les assignations à la hauteur 46 milliards de FC, au cours de l’exercice budgétaire 2009. A l’occasion d’une séance de travail du « sous-groupe DGI », des enveloppes auraient été remises aux 13 députés de ce sous-groupe, dans le but de minorer les recettes additionnelles de la DGI, de 46.6 milliards à milliards de Fc pour 2009. Cette minoration est de 35 milliards de Francs Congolais. Le résidu devrait être partagé entre la Direction générale des Impôts et les députés du sous-groupe DGI, indique une source indépendante.
Appelé à se justifier à l’ECOFIN, le président du sous-groupe DGI aurait prétendu qu’il y a eu une enveloppe de 25.000 USD de la DGI, a titre de collation et non pour modifier les recettes prévisionnelles arrêtées, rapporte l’honorable Kutekala, président de l’ECOFIN, dans le Rapport du Comité des Sages. Une seule absence, précise la source. Il s’agit de la députée Pascaline Kudura, membre du « sous groupe DGI ». C’est le lundi 22 décembre que cette dernière prit connaissance de la distribution des enveloppes à ses collègues, parce qu’elle s’était absentée, lors de deux dernières réunions.
Entre temps, la nouvelle était ébruitée au point que même le président de la République en fût informé. Ce, avant que l’honorable Bulambo ne puisse dénoncer les faits par sa fameuse lettre. Pour lui, les 4.500 USD qu’on lui proposait devraient l’amener à revoir les chiffres. La députée Pascaline Kudura se défend, du reste, d’avoir informé la haute hiérarchie de ce qui s’était passé au sein de son sous-groupe, comme l’affirment certaines sources. Ce qui est dit sur elle, à ce propos, ne serait que spéculation, soutient-elle.
De sources dignes de foi rapportent que les débats en plénière de l’Assemblée nationale sur ce rapport, ont été très passionnés, le mardi 30 décembre 2008. Certains députés n’ont pas voulu exposer leurs collègues. Toutefois, la plénière de l’Assemblée nationale a pris la grave décision de déférer à la justice les 13 députés impliqués dans « l’affaire DGI », à l’exception de l’honorable Bulambo Kilosho, blanchi par ses pairs. Toute fois, la plénière n’a pas autorisé la lavée des immunités de 13 parlementaires. Bref, il n’y aura pas d’exclusion des députés du Parlement, tant que la justice n’aura pas dit le droit.
Par ailleurs, la plénière de l’Assemblée a recommandé au gouvernement de la République de prendre des mesures préventives de suspension de tous les membres du Comité de gestion de la DGI.
Suspension du Directeur général des Impôts
Entre temps, le ministre des Finances Athanase Matenda Kyelu a signé l’arrêté n° 018/CAB/MINFINANCES/2008 du lundi 29 décembre 2008, portant suspension du Directeur général des Impôts. Cette suspension fait suite à la dénonciation des 13 députés, membres de la commission économique et financière et à l’ouverture d’une information judiciaire à charge du Directeur général des Impôts par le Parquet général de la République. L’arrêté ministériel souligne également qu’il est reproché au Directeur général des Impôts des faits de nature à porter atteinte à l’honneur et à la crédibilité du gouvernement. C’est pour une bonne administration de la justice que ces mesures préventives ont été prises par le ministre des Finances, en attendant l’issue de l’enquête.
La bonne gouvernance doit s’imposer
La bonne gouvernance et l’Etat de droit, son corollaire, doivent devenir une réalité dans notre pays, au lendemain des élections censées établir la démocratie. Ce scandale financier qui a éclaboussé la Chambre basse doit lui permettre de donner le bon exemple aux autres gestionnaires de la res publica. Notre souhait est de voir l’affaire « prévisions des recettes de la Direction Générale des Impôts au budget 2009 » jugée avec toute la rigueur qu’impose la loi. L’Assemblée nationale doit ouvrir l’œil, pour examiner à la loupe la situation financière dans d’autres régies financières et entreprises publiques, où pareille pratique pourrait être de mise.
Voici les suspect 13 Députés
- BARIHIMA Jean Bosco, FR
- MUGIRANEZA Jules, FR (1500$)
- PASIZAPAMBA Jean Pierre, GPI (1000$)
- MAMBU MBUMI, PPRD (1000$)
- MPUNGWE MUITSHIKA, GPP (1000$)
- KAMBALE KALIMUMBALO, CDF (1000 $)
- BUUNDABAROKI, PPRD (1000$)
- MODUA MOLENGOMO, PPRD (2500 $)
- NTUMBA Willy, FR (2000$)
- MUKEBATSHIKALA, PDD (1000 $)
- KASHIDIASSUMANI, PPRD (1000 $)
- BULAMBO KILOSHO, PDD (4000 $)
- LISANGA BONGANGA, ODR (2000 $).
Un faux général de brigade et deux de ses complices dans les filets de la Police Militaire/Kinshasa

Trois faux officiers des forces armées congolaises dont un général de brigade
qui rançonnaient des paisibles citoyens dans différents marchés et centres de
négoce de la capitale congolaise viennent de tomber dans les filets de la
prévôté militaire, a annoncé jeudi à MMC/Digitalcongo, le major Zelwa Katanga,
commandant du bataillon de cette unité d’élite pour la ville de
Kinshasa.
Le major Velwa, mieux connu sous le surnom de Djajija a noté que cette bande a été interpellée lors des patrouilles diurnes et nocturnes initiées par la haute hiérarchie militaire du pays dans le cadre de l’intensification des mesures de sécurité pour la protéger les populations et leurs biens pendant cette période de fin d’année.
Le commandant PM a indiqué,en outre ,que ces hors la loi qui sont soumis à un interrogatoire serré seront transférés dès vendredi à l’auditorat militaire où ils doivent répondre de leur forfait et subir y la rigueur de la loi.
Il s’agit de MM Apalembi Madongola (faux général de brigade), Mukanda Fataki (faux major), Ndokwelo Itumi (faux sous-lieutenant ).
La major Velwa Djajija qui n’a pas voulu donner d’autres détails sur
l’arrestation de ces faux militaires a souligné qu’il a reçu des instructions
fermes de ses supérieurs de tout mettre en œuvre pour redorer l’image ternie des
forces armées en renforçant l’ordre et la discipline au sein des unités de sa
juridiction qu’est Kinshasa, vitrine de la République Démocratique du
Congo.
Le second groupe arrêté dans le même cadre est composé de deux officiers subalternes des FARDC, le capitaine Ngoyi Kitenge et le sous-lieutenant Gauthier Kodye qui s’étaient illustrés dans l’escroquerie et le trafic d’influence.
Ils ont été appréhendé mardi par les éléments du bataillon PM, ville de Kinshasa au moment où ils venaient d’escroquer une somme de mille huit cents dollars américains à un paisible opérateur économique qui est venu se plaindre auprès des responsables de la « défense de la ville de Kinshasa » en donnant les indications précises sur ces officiers incriminés a-t-on appris.
Interrogés, le capitaine Ngoyi Kitenge et son complice, le sous-lieutenant Gauthier Kodye, tous deux membres du service de renseignement de la 11ème région militaire ont reconnu les faits leur reprochés.
Le major Velwa a, par ailleurs, soutenu que ces militaires avaient entrainé leur victime jusqu’au camp Kokolo prétextant la présenter auprès de leur hiérarchie pour ensuite l’abandonner au rond point Moulaert et disparaître dans la nature .
la rébellion dénonce les "mensonges" de l'ONU, pose une nouvelle exigence
La rébellion de Laurent Nkunda a dénoncé vendredi les "mensonges" de l'Onu en République démocratique du Congo (RDC) et exigé une vérification de la médiation sur les lignes de front dans l'est en préalable à la reprise des négociations avec le gouvernement congolais.
La reprise des négociations entre le gouvernement et le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), prévue le 7 janvier à Nairobi, "risque de poser problème", déclare un communiqué du porte-parole de la rébellion, Bertrand Bisimwa.
Le CNDP "exige que la lumière soit faite" sur une question qu'il juge "majeure": "la réoccupation par des unités de la coalition gouvernementale des zones" d'où la rébellion s'était désengagée depuis fin octobre le long des lignes de front dans la province du Nord-Kivu, explique ce communiqué.
"Contre toute évidence, la Monuc (Mission de l'Onu en RDC) continue à soutenir qu'aucune présence des troupes gouvernementales n'a été observée" sur les trois axes de Goma-Kibati, Kabasha-Kiwanja-Kanyabayonga, Nyanzale-Ishasha-Kiwanja, détaille le texte.
Mercredi, la Monuc avait démenti des "allégations" de Laurent Nkunda sur un renforcement des positions de l'armée le long de la principale ligne de front de Goma-Kibati, en périphérie nord de la capitale provinciale Goma.
Le CNDP dénonce ce qu'il estime être les "mensonges" et les "contre-vérités délibérées" de la Monuc qui "conforte ainsi la logique de guerre".
"La présence de la coalition gouvernementale" sur les axes concernés "est d'une ampleur telle qu'il suffirait d'une étincelle pour relancer la guerre", affirme la rébellion.
Après des défaites successives de l'armée, des négociations entre le gouvernement et la rébellion ont débuté en décembre à Nairobi sous la médiation du nigérian Olusegun Obasano, désigné par l'Onu.
La situation est depuis lors relativement calme sur le terrain, quoique tendue, et les pourparlers doivent reprendre le 7 janvier.
Les troupes rebelles campent toujours aux portes de Goma, l'un des principaux points de tension entre l'armée et les rebelles.
La seconde ligne de front est située à une centaine de km au nord de Goma, elle croise trois axes routiers d'où les rebelles s'étaient retirés le 18 novembre sur près de 40 km "signe de bonne volonté".
La rébellion "avait créé ces zones de séparation en vue d'éloigner toute possibilité de confrontation", assure le communiqué.
La Monuc "avait la charge de la protection desdites zones de séparation, et aujourd'hui elle refuse tout simplement d'avouer son incapacité à remplir cette tâche", accuse le texte.
Des groupes armés pro-gouvernementaux, miliciens Maï-Maï et rebelles hutus rwandais dont l'identité alimente souvent la confusion, ont depuis lors repris position dans ces zones très difficilement contrôlables, avait constaté l'AFP à la mi-décembre.
Le CNDP exige désormais "en préalable à la reprise des négociations de Nairobi la descente de la médiation sur le terrain", sur tous les axes contestés, selon son porte-parole.
"C'est essentiel pour écarter toute possibilité de reprise de la guerre", souligne le mouvement rebelle, qui avait déja demandé fin décembre "l'intervention" de l'Onu pour obtenir un retrait des troupes de l'armée congolaise des lignes de front de Kibati et du nord de la province.
Source : Afp
Dungu : le gouvernement vole au secours des victimes de la LRA
Ce don du gouvernement fait suite au message de détresse lancé par l'Evêque d'Isiro-Niangara, Mgr Julien Andavo, en faveur des victimes de la localité de Faradje. Pour Lambert Mende, le gouvernement n’attend que le soutient de la communauté internationale et la Monuc pour faire parvenir cette assistance aux victimes : « Le gouvernement a déjà pensé à cette assistance. Nous pensons que nous serons complètement à même de résoudre les problèmes des massacres de la LRA, si la communauté internationale y ajoutait du sien. Mais en ce qui concerne le gouvernement, il y a déjà des vivres, non-vivres et des médicaments qui sont déjà disponibles à Kisangani. Il y a déjà une solution de transferts de ce matériel de Kisangani à Dungu qui est la première escale. »
Lambert Mende précise que le gouvernement a quelques problèmes à résoudre en ce qui concerne Faradje, et que, sur ce point, la Monuc lui a promis son aide : « La Monuc a déjà montré sa bonne volonté en ce qui concerne le transfert des troupes qui était la première réponse. Pour l’instant, les discussions sont en cours pour obtenir l’aide de la mission onusienne pour le transfert des moyens matériels, afin d’apporter de l’aide aux victimes, aux survivants, et à l’ensemble de toute cette région qui est frustrée. Cette aide ne sera pas suffisante pour répondre totalement aux besoins qui sont créés. C’est ainsi que le gouvernement a lancé un appel à tous ses partenaires pour répondre à cette détresse grave >/em> ».
Faradje : 4 civils blessés, rescapés de la LRA, hospitalisés à Dungu
Une semaine après l’attaque de la cité de Faradje par ces rebelles ougandais, 4 blessés graves ont été acheminés à l’hôpital général de référence de Dungu par l’ONG internationale Médecins sans frontière/Suisse. Leur état critique nécessite des soins appropriés, ce que ne peut leur garantir cette formation médicale.
Dans la salle de chirurgie, certains rescapés ne bougent pas de leurs lits. L’un ronflant, semble vouloir rendre son dernier soupir. Un autre, essoufflé, assis sur son lit, n’arrive pas à prononcer un mot. Un troisième est affecté de multiples plaies, son oreille gauche quasiment arrachée par une machette, un pagne cachant une plaie béante derrière sa tête. Il explique ce qui lui est arrivé le jour de noël : « Les LRA sont brusquement sortis sur la route, alors que nous rentrions de l’Eglise. Après nous avoir rassemblé, ils nous ont demandé de nous asseoir, puis, ils nous ont enlevé pour partir avec eux. Soudain, ils m’ont assommé avec un bâton et ont commencé à me donner des coups de machette. »
Au regard de leur état de santé, le médecin directeur de l’hôpital général de référence de Dungu, le Dr Bienvenue Mokwe, affirme qu’il n y a pas de produits pharmaceutiques de spécialité, pour une prise en charge plus efficace : « Nous n’avons pas d’appareils pour la radiologie. Il y a un [malade] dont le diagnostic n’est pas bon. Mais nous espérons que nous allons le récupérer par la grâce de Dieu. Nous avons de sérieux problèmes par rapport à la disponibilité des certains produits de spécialité. »
Pour sa part, le directeur de la Caritas diocésaine plaide pour une action plus efficace envers les blessés de guerre. Selon lui, ils sont plus nombreux que les 400 morts dont on parle actuellement.
Notons que 30% des malades qui fréquentent l’hôpital général de cette juridiction sont des personnes vivant avec le VIH/Sida. C’est ce qu’affirme le médecin directeur de cet hôpital. Le Dr Bienvenue Mokwe explique cette situation par le passage de différents groupes de militaires dans cette contrée. Il sollicite par ailleurs l’appui de son hôpital, non seulement en médicaments, mais aussi en matériel et en argent, pour mieux faire face à la situation.
L’Unicef s’inquiète de la hausse d'enrôlement d'enfants dans les groupes armés
Dans un communiqué publié mercredi à New - York, l’Unicef se dit préoccupée par le nouvel enrôlement des enfants soldats démobilisés. Ils sont la cible des groupes armés notamment des rebelles de la LRA dans la Province Orientale. Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance s’inquiète de cette augmentation des violations des droits de l’enfant dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). L’Unicef et ses partenaires assistent actuellement 31 enfants qui ont fui les rangs du mouvement rebelle ougandais de la LRA, indique le communiqué.
Source : Okapi/Kinshasa
01 janvier 2009
le président Kabila veut "consolider la paix" dans l'est
Le président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila entend en 2009 "consolider la paix" dans l'est du pays et mettre "l'économie congolaise à l'abri" de la crise financière internationale.
"Nos objectifs pour l'année 2009 sont et demeurent ceux assignés au gouvernement au moment de sa constitution: d'abord la consolidation de la paix et de la sécurité, en particulier à l'est du pays", a déclaré M. Kabila, dans une "adresse à la nation" diffusée mercredi soir à la télévision nationale.
"Notre volonté est indéniable et toutes les voies seront exploitées à cet effet", a assuré le chef de l'Etat congolais, dont les interventions publiques sont rares, en particulier depuis la reprise des hostilités fin août au Nord-Kivu entre l'armée et les rebelles de Laurent Nkunda.
Après des défaites successives de l'armée, des négociations entre le gouvernement et la rébellion ont débuté en décembre à Nairobi. La situation est depuis lors relativement calme sur le terrain, quoique tendue, et les pourparlers doivent reprendre le 7 janvier.
"Pour notre pays, autant que pour le monde, l'année qui s'achève aura été difficile", a reconnu M. Kabila. "La démonstration a été faite que la paix n'est possible qu'avec le concours actif et sincère de tous et que, sans bonne foi, les meilleurs accords s'avèrent inopérationnels", a-t-il souligné.
"Nous pensions en avoir fini avec la comptabilité macabre du nombre de victimes innocentes (...), c'était sans compter avec les ennemis de la paix qui viennent une fois encore d'enlever lâchement la vie à des centaine de nos compatriotes" dans la province Orientale (nord-est).
Près de 400 civils ont été tués depuis Noël dans cette région isolée du pays dans des massacres attribués aux rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (LRA).
En seconde priorité, le jeune chef de l'Etat congolais s'est fixé "la reconstruction du pays par la consolidation du cadre macro-économique et la mise en oeuvre des cinq chantiers" (infrastructures, santé et éducation, eau et électricité, création d'emplois, et logement). Il reprend ainsi son principal slogan de campagne de la présidentielle de 2006 qui l'avait confirmé au pouvoir. Les résultats économiques et financiers "des 12 derniers mois ont été plutôt louables pour un pays post-conflit", a-t-il jugé.
Avec la crise, "l'horizon s'est brutalement assombri il y a quelques mois, il n'en est pas pour autant définitivement bouché", selon le président de la RDC, qui affiche comme "but ultime l'amélioration des conditions de vie" de ses compatriotes.
La crise a touché de plein fouet l'économie congolaise, avec l'effondrement des cours des matières premières et une importante dépréciation du Franc congolais (FC) face au dollar.
Plus de 75% de la population congolaise vit avec moins de un dollar par jour et la RDC, qui regorge pourtant d'immenses richesses naturelles, se classe au 167e rang sur 177 au classement des Indicateurs de développement humain (IDH) de l'Onu.
Pour Kabila, "le Congo est un pays post-conflit dont le développement ressemble à un voyage en mer par mauvais temps", où "il faut s'habituer au cabotage" et où "l'équipage doit rester souder autour du capitaine". "L'accent sera désormais mis sur l'augmentation de la production nationale dans tous les domaines, particulièrement le domaine agricole", a-t-il expliqué. Le système bancaire sera quant à lui "encouragé (par l'Etat) à poursuivre une politique du crédit à l'économie plus ambitieuse (...)".
"Réduire notre dépendance extérieure, développer le tissu industriel national et mettre l'économie congolaise à l'abri de la spéculation financière, telles sont nos option stratégiques pour le futur", a détaillé le chef de l'Etat. Appelant à "l'union autour de ces objectifs", M. Kabila a souhaité en conclusion que 2009 soit "un nouveau départ, une année pas comme les autres".
31 décembre 2008
Matadi : hausse des recettes à la régie provinciale d’encadrement
De janvier à juin 2008, les recettes
provinciales sont passées de 11 millions à 208 millions de Francs congolais. Ces
recettes proviennent essentiellement de la vente des vignettes, ainsi que deses
taxes sur le revenu locatif. La régie provinciale d’encadrement des recettes,
(Repere) justifie cette performance par un certain nombre des mesures, notamment
le payement des factures par les contribuables directement à la banque
Le Directeur général de cette régie, José Nkuna
Mayama, déclare que les projections pour 2009 sont de plus de 5 milliards de Fc.
Il met également en garde tous les comptables et contribuables : « Aucun
comptable ne peut percevoir de l’argent des contribuables dépassant 20 000 Fc.
Au-delà de cette somme, l’argent doit être versé à la banque. Nul ne peut
détenir au-delà de 48 heures l’argent destiné au trésor public. C’est la loi qui
le dit, je n’ai rien inventé. Si un contribuable accepte de donner son argent
aux comptables, ordonnanciers ou à qui que ce soit, il doit considérer qu’il n’a
rien fait. Pour 2009, nous envisageons 5 milliard 56 millions de Fc. »
Selon le responsable de la Repere, ces recettes ont permis à la province
du Bas Congo, notamment, de construire plus d’une dizaine de ponts et de
réhabiliter certaines routes de desserte agricole