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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

31 décembre 2008

Lubumbashi : inauguration du premier centre de dyalise

HopitalLa cérémonie a eu lieu le week-end dernier. Le coût total est de plus d’un million 800 000 dollars américains. Pour le docteur Pascal Nawej, ce centre permettra à ceux qui souffrent des maladies rénales, de se faire soigner sur place, au lieu de faire de grands déplacements, notamment en Afrique australe ou en Europe

D'après ce médecin, les nécessiteux souffrant d’insuffisances rénales, vont bénéficier du soutien du gouvernement de province, pour faire face au coût que cela entraîne : « Nous étions tous témoins de ces personnes qui mourraient et nous assistions impuissants à cette extension lente mais certaine, parce que les gens étaient en insuffisance rénale. Il n’y avait que quelques privilégiés qui avaient des moyens qui sortaient du pays pour se faire soigner à l’étranger. Le traitement de dyalise est un traitement coûteux et c’est une réalité mondiale. »

Le docteur Pascal Nawej fait savoir par ailleurs que sous d’autres cieux, ce traitement est souvent subventionné. Pour prendre en charge toutes les personnes qui souffrent d’insuffisance rénale, souligne-t-il, le gouvernement provincial a pris l’engagement d’organiser un processus de soutien pour les nécessiteux, en vue de leur faire bénéficier de ces soins.

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les 12 députés soupçonnés de corruption mis à la disposition de la justice

Assembl_e_nationaleL’affaire sur les allégations de corruption de 12 députés nationaux par la Direction générale des Impôts, DGI, en vue de réduire l’apport de la régie financière au projet de budget 2009, connaît un nouveau rebondissement. Au cours de la plénière de mardi, l’Assemblée nationale a résolu que 12 élus du peuple, tant de l’opposition que de l’Alliance pour la majorité présidentielle, seront mis à la disposition de la justice pour investigation. Par conséquent, leur immunité sera levée. Cette décision intervient après l’enquête menée par la commission des sages

Parmi ces députés figure Jean Bosco Barahima, président de la cellule. Il est accusé d’avoir voulu rabattre les recettes additionnelles de la DGI. On lui reproche aussi d’avoir remis 1 000 $US à certains députés du sous groupe. Des accusations que lui rejette. Les députés cités Jules Mugiraneza, Pasi za Pamba, Mambu Mbumi, Kalumi Mbalo, Buhunda Baroki et Kashidi Asumani ont reconnu avoir reçu cette somme, mais à titre de prime habituelle et non pour une quelconque corruption.
Par contre Mpungwe Mitshika, Modue Molengomo, Mukeba Tshikala et Willy Ntumba déclarent n’avoir pas perçu ce montant.
Dans ce rapport, le 12e député incriminé est Lisanga Bonganga. Son nom tombe comme un cheveu dans la soupe. Des investigations de la commission des sages, ce député ne fait pas partie de cette cellule de travail. Seulement, il est cité par Barahima. Seul Bulambo Kilisho qui a dénoncé l’affaire est exempté. Mais il demeure témoin.

Source : Okapi/Kinshasa

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La composition du gouvernement Belge

Belgique

Le Roi a reçu en audience cet après-midi au Château de Laeken Monsieur Herman Van Rompuy, et l'a nommé Premier Ministre. La liste des Ministres et Secrétaires d'Etat nommés par le Roi s'établit comme suit.

Le Roi a reçu en audience cet après-midi au Château de Laeken Monsieur Herman Van Rompuy, et l'a nommé Premier Ministre.

La liste des Ministres et Secrétaires d'Etat nommés par le Roi s'établit comme suit :

1. M. H. VAN ROMPUY : Premier Ministre.

2. M. D. REYNDERS : Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances et des Réformes institutionnelles.

3. Mme L. ONKELINX : Vice-Première Ministre et Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique.

4. M. K. DE GUCHT : Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères.

5. M. S. VANACKERE : Vice-Premier Ministre et Ministre de la Fonction publique, des Entreprises publiques et des Réformes institutionnelles.

6. Mme J. MILQUET : Vice-Première Ministre et Ministre de l'Emploi et de l'Egalité des chances.

7. M. S. DE CLERCK : Ministre de la Justice.

8. Mme S. LARUELLE : Ministre des PME, des Indépendants, de l'Agriculture et de la Politique scientifique;

9. Mme M. ARENA : Ministre de l'Intégration sociale, des Pensions et des Grandes villes.

10. M. P. DE CREM : Ministre de la Défense.

11. M. P. MAGNETTE : Ministre du Climat et de l'Energie.

12. M. Ch. MICHEL : Ministre de la Coopération au développement.

13. M. V. VAN QUICKENBORNE : Ministre pour l'Entreprise et la Simplification.

14. Mme A. TURTELBOOM : Ministre de la Politique de migration et d'asile.

15. M. G. DE PADT : Ministre de l'Intérieur.

16. M. E. SCHOUPPE : Secrétaire d'Etat à la Mobilité, adjoint au Premier Ministre.

17. M. C. DEVLIES : Secrétaire d'Etat à la Coordination de la lutte contre la fraude, adjoint au Premier Ministre, et Secrétaire d'Etat, adjoint au Ministre de la Justice.

18. M. B. CLERFAYT : Secrétaire d'Etat à la Modernisation du Service public fédéral Finances, à la Fiscalité environ¬nementale et à la Lutte contre la fraude fiscale, adjoint au Ministre des Finances.

19. M. O. CHASTEL : Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, chargé de la Préparation de la Présidence européenne, adjoint au Ministre des Affaires étrangères.

20. Mme J. FERNANDEZ-FERNANDEZ : Secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées, adjointe à la Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique.

21. M. M. WATHELET : Secrétaire d'Etat au Budget, adjoint au Premier Ministre, et Secrétaire d'Etat à la Politique des familles, adjoint à la Ministre de l'Emploi, et en ce qui concerne les aspects du droit des personnes et de la famille, adjoint au Ministre de la Justice.

22. M. J.-M. DELIZEE : Secrétaire d'Etat à la Lutte contre la pauvreté, adjoint à la Ministre de l'Intégration sociale, des Pensions et des Grandes villes.

La prestation de serment des Ministres et Secrétaires d'Etat aura lieu ce 30 décembre 2008 à 17 heures au Château de Laeken.

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a MONUC prête à intervenir dans la province Orientale

UNlogoLa Mission des Nations Unies  en République démocratique du Congo (MONUC) étudie la situation de la province Orientale où les rebelles ougandais de l'Armée de la  résistance du Seigneur (LRA) ont commis des atrocités pour voir comment intervenir.

     Le commandant en chef des forces de la MONUC, Babacar Gaye l'a déclaré mardi à Lubumbashi, où il séjourne depuis lundi pour  s'enquérir de la situation des Casques bleus de la MONUC basés dans cette province. 

     Il a précisé qu'ils sont en train d'examiner s'il faudra  utiliser les route ou les hélicoptères et à quels endroits. 

     "Dans cette partie de la RD Congo, les routes sont des pistes  en mauvais état et il y a des endroits à risque qu'il faudra au préalable identifier", a-t-il dit 

     Le Conseil de sécurité de l'ONU avait décidé la semaine  dernière de la prolongation jusqu'au 31 décembre 2009 du mandat de la MONUC tout en renforçant son rôle, notamment dans la protection des civils ainsi que dans les opérations contre les groupes armés. 

      La MONUC était accusé par le gouvernement de la RDC de  passivité dans sa mission dans les conflits armés dans son pays.   

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30 décembre 2008

Supposée occupation des positions rebelles par les FARDC : la Monuc répond à Nkunda

UNlogoLe CNDP a accusé les FARDC (Armée nationale de la RD Congo) de violer le cessez-le-feu et d’occuper les zones qu’il a évacuées autour de l’aéroport de Goma au Nord Kivu. Dans une lettre adressée au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, le 24 décembre dernier, Laurent Nkunda a demandé à la Monuc d’obtenir le retrait des troupes gouvernementales de cette zone. Pour Alan Doss, la Monuc n’a observé aucun mouvement de la sorte, depuis la proclamation unilatérale de cessez-le-feu par Laurent Nkunda, le 29 octobre dernier

Source : Okapi/kinshasa

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les entrepreneurs libérés n'ont pas quitté le pays

ArgentLa libération d'une dizaine d'hommes d'affaires étrangers, dont trois Belges, qui étaient incarcérés depuis plusieurs semaines à Kinshasa sous l'accusation de détournements de fonds, continue à provoquer des réactions en République démocratique du Congo (RDC), rapporte mardi la presse kinoise.

La Fédération des Entreprises du Congo (FEC) a assuré qu'"aucun opérateur économique libéré sous conditions n'a traversé les frontières de la RDC, particulièrement celle de la ville de Kinshasa", rapporte le journal Le Phare. La FEC démentait ainsi des informations publiées lundi par Le Palmarès, qui avait affirmé dans son édition de lundi qu'après leur libération sous caution, "certains entrepreneurs mis en cause ont sauté dans le premier avion en direction de l'Europe".

La FEC était intervenue auprès du président Joseph Kabila, en tant que "magistrat suprême" de la RDC, pour lui demander "d'instruire le ministre de la Justice (Mutombo Bakafwa Nsenda) pour leur accorder la liberté provisoire". Le quotidien Le Potentiel souligne pour sa part que la libération des neuf hommes d'affaires étrangers "serait consécutive à certaines pressions tant sur le plan interne qu'externe", dans une allusion aux interventions diplomatiques des pays européens à Kinshasa.

Parmi les hommes d'affaires arrêtés figuraient trois Belges, dont Alain Van Custem (de l'entreprise AVC Construct), Marcel Desama (de la société Sogedie) et Yves Brackenier (de Sefoco), ainsi que des ressortissants français, italiens et libanais. Ils avaient été accusés par les autorités congolaises d'avoir détourné l'argent qui leur a été confié par le gouvernement sur un financement de la Banque mondiale (BM). Cet argent était destiné, selon une source proche du dossier à Kinshasa, destiné à la réhabilitation et à la construction d'écoles, de routes et de logements sociaux.

Ce marché avait été obtenu après un appel d'offre lancé par le bureau central de coordination de la BM à Kinshasa. Ces entrepreneurs risquent une condamnation allant de cinq à dix ans de prison. Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, s'était réjoui dimanche de la décision du parquet de Kinshasa de remettre en liberté les trois Belges qui étaient incarcérés depuis le 9 décembre au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK, l'ex-prison Makala).

Selon le journal L'Avenir, "le dénouement du procès de ces expatriés est attendu par la population qui veut palper du doigt un changement dans le mode de gestion des affaires de l'Etat dans ce pays", où la corruption est omniprésente. L'avocate de l'un des entrepreneurs, Me Nicole Odia, s'est toutefois étonnée mardi de l'enquête menée contre son client par la justice congolaise, assurant qu'il n'existait "aucune preuve de détournement". "Les travaux ont été réalisés et réceptionnés par les autorités congolaises"

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Le Premier ministre Muzito tient à sa parole & réalise la promesse faites aux étudiants de la province orientale

MuzitoLe Premier ministre Adolphe Muzito vient d’envoyer à Kisangani des fonds destinés au paiement des arriérés de la bourse des finalistes de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) dans la province Orientale, réalisant ainsi sa promesse faite en novembre dernier aux étudiants de cette province, a-t-on appris lundi au gouvernorat de cette entité provinciale.
Le vice-gouverneur de province, Joseph Bangakya Angaze, a annoncé cette nouvelle aux représentants des bénéficiaires réunis récemment au gouvernorat en présence des autorités académiques et scientifiques des institutions de l’ESU de Kisangani. M. Bangakya a souligné, a cet effet, la synergie du combat mené par l’autorité provinciale et les chefs d’établissements de l’ESU pour l’aboutissement heureux de ce dossier dont le résultat, a-t-il dit, est le fruit des efforts déployés par le gouvernement du Premier ministre Muzito.

Le ministre de la Justice invite le peuple congolais à soutenir la lutte contre la corruption
Le ministre de la Justice et garde des sceaux, Emmanuel Luzolo Bambi Lessa, a invité lundi le peuple congolais à soutenir, à adhérer et à s’approprier l’opération « Lutte contre la corruption et l’impunité » initiée par le gouvernement. Il a lancé cet appel au cours d’un point de presse tenu en son cabinet de travail dans le cadre de la poursuite de cette opération. M. Luzolo, ahuri de constater que beaucoup d’argent n’entre pas dans la caisse de l’Etat, a estimé qu’avec cette réalité, les attentes du peuple ainsi que ses conditions de vie ne pourront jamais, dans ces conditions, s’améliorer.

« Comme la justice se rend sur le territoire national au nom du peuple congolais, il va de soi que ce dernier a tout intérêt à s’inscrire dans ce combat », a indiqué M. Luzolo, demandant à la presse de relayer toutes les actions menées dans cette matière au niveau de la justice.

A propos du dossier sur des arrestations de quelques expatriés

Le dossier sur des arrestations de quelques expatriés en République Démocratique du Congo évolue normalement, a dit M. Luzolo, soulignant que les quelques expatriés arrêtés dans le domaine de génie civil (constructions, routes, etc.), le sont parce qu’ils sont avant tout des justiciables. Il a cependant reconnu que trois d’entre eux étaient provisoirement libérés pour des raisons humanitaires, avant d’affirmer que les enquêtes sont en cours et les services compétents au niveau des frontières devraient se justifier à propos de la fuite des sujets congolais présumés coupables.

Le ministre de la Justice a, par ailleurs, loué le contrôle effectué paisiblement, en ce qui concerne les soldes des militaires et des policiers, indiquant que ce contrôle a dégagé des reliquats importants et abouti aux arrestations des détourneurs de fonds dans ce cadre. Il a toutefois mis l’accent sur le fait que son combat ne s’attaque pas aux entreprises, prévenant que les portes des prisons seront ouvertes à tous les récalcitrants, quel que soit leur rang social.

Lancement à partir de janvier 2009 des grands travaux en RDC

Le gouvernement lancera, à partir de janvier 2009, des grands travaux pour la reconstruction de la ville de Kinshasa et des provinces, a assuré le coordonnateur de la cellule « Communication sur les actions de cette institution », Dédé Mulosa, dans un message qu’il a fait lors d’un culte d’action de grâce en l’Eglise « Le Rocher des anges », dans la commune de Kasa-Vubu à Kinshasa.

M.Mulosa, qui expliquait la vision du gouvernement à des confessions religieuses, a souligné que les formalités administratives à ce sujet sont déjà terminées et que le matériel est déjà sur place dans le cadre de la coopération sino-congolaise.

Le coordonnateur de la cellule a, d’autre part, rappelé que le projet de budget de l’Etat
pour l’exercice « 2009 » estimé à 5.000.000.000 (cinq milliards) de dollars américains a, ceci, de nouveauté, que les ressources importantes proviennent des recettes internes, alors que, de tout temps, l’exécution des budgets posait des problèmes parce que l’essentiel de financement émanait de l’extérieur.

Il a fait savoir que toutefois, avec ce budget, pratiquement le double de celui de l’année 2008, chiffré à 2,3 milliards de dollars américains, le gouvernement peut être en mesure de mener des actions d’éclat à impact visible et immédiat. Il a exhorté les fidèles des églises, en particulier, et les Congolais, en général, à travailler d’arrache-pied pour maximiser les recettes de l’Etat.

Le coordonnateur a également évoqué la situation sécuritaire dans l’Est du pays, pour laquelle il a sensibilisé les compatriotes congolais à une prise de conscience aiguë, à la lumière de cas de tueries perpétrées par des éléments du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), mouvement rebelle de Laurent Nkundabatware. Il a souhaité, que les communautés vivent en symbiose en s’inspirant des ex-Premiers ministres Patrice Lumumba et Antoine Gizenga qui, a-t-il dit, ont consacré leur vie pour l’intérêt supérieur de la nation à l’image de la lutte qu’ils ont menée pour empêcher la balkanisation de la RDC.

M. Mulosa a, par ailleurs, invité les femmes congolaises à se donner à la culture maraîchère pour contribuer à pousser la RDC au développement intégral, faire face à la crise alimentaire mondiale.

Dans leur réaction, la responsable de l’église « Le Rocher des ages », la prophétesse Deborah, a salué le message du jour apporté par M. Didier Mutosa qui est, selon elle, une « première » dans l’histoire de cette église. Pour elle, « l’église n’est plus désormais seulement un lieu de prière, mais aussi un poumon de développement.


Source : Agence Congolaise de Presse

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Affaire le Procureur c/ Jean-Pierre Bemba Gombo

Bemba_CPILe 29 décembre 2008, la Chambre préliminaire III a décidé que l'audience de confirmation des charges dans l'affaire le Procureur c/ Jean-Pierre Bemba Gombo aura lieu du 12 au 15 janvier 2009.

L'audience de confirmation des charges est une audience publique à laquelle participent le Procureur, le suspect ainsi que son conseil, et les représentants légaux des victimes. Elle constitue une étape dans la procédure devant la Cour visant à s'assurer que les affaires renvoyées en jugement présentent des éléments de preuve suffisants pour établir l'existence de motifs substantiels de croire que la personne a commis les crimes qui lui sont imputés.

Suite à cette audience, la Chambre préliminaire III décidera de confirmer ou non les charges retenues par le Procureur à l'encontre de M. Jean-Pierre Bemba Gombo et de le renvoyer, le cas échéant, en procès.

Jean-Pierre Bemba Gombo, supposé être ressortissant de la République démocratique du Congo (RDC), âgé d'environ 45 ans, a été arrêté le 24 mai dernier par les autorités du Royaume de Belgique, suite à un mandat d'arrêt délivré sous scellés par la Cour pénale internationale le 23 mai 2008. Il a été remis à la Cour pénale internationale le 3 juillet 2008.

M. Bemba, président et commandant en chef du Mouvement de libération du Congo (MLC), serait pénalement responsable de cinq chefs de crimes de guerre et de trois chefs de crimes contre l'humanité commis sur le territoire de la République centrafricaine pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003.

Ainsi, Jean-Pierre Bemba Gombo serait pénalement responsable, conjointement avec une autre personne ou par l'intermédiaire d'autres personnes, au sens de l'article 25-3-a du Statut de Rome :

- de 3 chefs de crime contre l'humanité : viols (article 7-1-g), tortures (article 7-1-f), meurtres (article 7-1-a) ;

- de 5 chefs de crime de guerre : viols (article 8-2-e-vi), tortures (article 8-2-c-i) atteintes à la dignité de la personne, notamment des traitements humiliants et dégradants (article 8-2-c-ii), pillages d'une ville ou d'une localité (article 8-2-e-v), meurtres (article 8-2-c-i).

Que va décider la Cour ? C'est la grande question que beaucoup de Congolais se pose. Ceci après la dernière rencontre organisée à Bangui par les acteurs politiques centrafricains. Au cours de celle-ci, les participants ont décidé de mettre sur pieds un gouvernement d'union national qui prendra en compte la représentation des parties au dialogue. Une façon pour eux de tirer un trait sur les soubresauts qu'a connus la République Centrafricaine ces dernières années.

Si aujourd'hui, la formation du gouvernement d'union nationale en Centrafrique achoppe sur le choix du Premier ministre qui doit être issu d'un consensus, selon des parties prenantes à la rencontre, ce que récuse le porte-parole du gouvernement centrafricain, cela, ne nous empêche pas de nous interroger sur le sort de Jean-Pierre Bemba. Pourquoi la CPI devra-t-elle continuer à le garder alors que les Centrafricains auraient lavé leur linge sale en famille ? Et surtout que le principal acteur, en l'occurrence l'ex président Patassé, qui avait fait appel aux troupes du MLC n'aurait pas été entendu. Ceci est d'autant plus vrai que Ange Patasse était président de la République en fonction au moment des faits. Comme on le voit, l'audience de ce 15 janvier est particulièrement attendue.

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Nord-Kivu : les troupes rwandaises en RDC

Militaire_FARDCLes nouvelles du front ne sont pas du tout rassurantes. L’option militaire risque de prendre le dessus sur celle politique et diplomatique. Le refus du CNDP de signer formellement le cessez-le-feu et les accusations portées contre les FARDC d’occuper les zones tampons découlent d’un stratagème pour une offensive généralisée en direction d’autres provinces. Avec le soutien des troupes rwandaises qui sont déjà signalées en RDC, selon des sources concordantes.

La reprise des négociations entre le Gouvernement et le CNDP, pour le compte du IIIème round risque de ne pas avoir lieu. D’ailleurs, le CNDP n’est plus pressé pour retourner à Nairobi après avoir demandé à l’ONU de venir sur place au Nord-Kivu vérifier les positions des FARDC. Dans le cas contraire, le CNDP a déclaré « qu’il ne trouverait plus nécessaire de revenir à Nairobi poursuivre les négociations » dont la reprise est fixée au 7 janvier 2009. Aussi, nombreux sont les observateurs qui ne se font plus d’illusion et craignent que ce prétexte s’inscrive dans une stratégie bien arrêtée pour la reprise des combats. Le recrutement ou les enlèvements de jeunes garçons à Kiwanja constituent déjà un premier indice sérieux de la reprise des combats. Le CNDP a, chaque fois, procédé de la même façon avant de relancer les hostilités, font remarquer les mêmes observateurs.

Par ailleurs, selon des sources concordantes, le Rwanda a déployé ses troupes en RDC pour soutenir l’action militaire de Nkunda. Les premières informations ont fait état de 8.500 soldats rwandais renvoyés en Rdc pour combattre aux côtés des éléments du CNDP. Fort de cet appui militaire, Nkunda ne se sent plus concerné par les négociations de Nairobi et les accusations portées contre les FARDC ne sont que des subterfuges. Ils ne visent qu’à détourner l’attention des gens sur ces préparatifs militaires.

Sud-Kivu et Maniema visés

Il se précise que devant sa position inconfortable sur le plan politique et diplomatique, Nkunda entend jouer la carte militaire, certain qu’avec l’appui militaire du Rwanda, il obligerait les Nations unies et Kinshasa à discuter avec lui en position de force.

La stratégie consiste à chasser d’abord les contingents de la Monuc dans toute la zone contrôlée par le CNDP. Ensuite, s’emparer de Goma et de Kanyabayonga, avant de viser Bukavu pour se diriger vers Kindu. S’il ne réussit pas à forcer la main de l’Onu et de l’Union africaine, il tentera de progresser jusque Beni, Butembo et Kisangani. La carte est facile à lire. Il s’agit là de l’itinéraire autrefois emprunté par l’ex-AFDL.

L’objectif, comme on peut le deviner, est de renverser les rapports des forces pour négocier en position de force. Et le tout en cherchant par tous les moyens à tirer les choses en longueur. Raison pour laquelle, une fois de plus, le CNDP a refusé de signer le dernier accord de Nairobi III sur le cessez-le-feu. La bonne foi de Kigali à l’épreuve

Il est un fait que ces informations concordantes soulèvent la question de la bonne foi de Kigali. Elle est mise à l’épreuve. L’on se souviendra qu’avec la publication du rapport des experts de l’Onu, soulignant le soutien financier et militaire du Rwanda au CNDP, Kigali a opposé un démenti catégorique. Allant jusqu’à qualifier ces « déclarations d’inexactes et de mensonges ».

Mais des pays comme la Norvège, la Suède et la Hollande, convaincus des faits, ont suspendu leur aide en faveur du Rwanda. Justement à cause de ce soutien.

D’autre part, la bonne foi du Rwanda est à vérifier également avec les entretiens qui ont lieu à Kigali, à Kinshasa et à Goma entre les ministres des Affaites étrangères congolais et rwandais. Pas plus tard qu’hier lundi, le ministre de la Défense de la RDC et le chef d’Etat-major général des FARDC se sont rendus à Goma pour finaliser les dispositions de sécurité entre les deux pays et appliquer l’accord conclu avec le Rwanda le 5 décembre 2008 pour neutraliser les FDLR.

Or, ces informations concordantes soulignent que les entretiens n’auraient pas été empreints de franchise et de sincérité. Toujours ce double jeu ou langage qui consiste à donner l’impression de discuter mais à avoir en permanence le doigt sur la gâchette pour continuer à exercer la pression militaire. Dans les jours à venir, l’on saura exactement si le Rwanda a été de bonne foi.

L’ONU et l’UE interpellées

En attendant, il revient aux autorités congolaises de prendre toutes les dispositions qui s’imposent pour éviter tout effet de surprise. Le refus du CNDP de signer l’accord de cessez-le-feu n’est pas le fait du hasard dès lors qu’il avait revu à la hausse ses ambitions. Ce refus consistait justement à s’ouvrir une brèche pour continuer dans l’option militaire, conscient de l’adoption de la résolution 1856 par le Conseil de sécurité des Nations unies. Il faut alors précipiter les choses et prendre l’ONU de court pour ne pas permettre à la MONUC de disposer des moyens logistiques à faire face à son mandat élargi.

Il va de soi que l’Union européenne aura sa part de responsabilité morale et politique si jamais les choses gâtaient. Et ce pour avoir réservé une réponse négative à la démarche du secrétaire général de l’ONU, Ba Ki Moon sur l’envoi d’une force européenne d’interposition.

Les jours à venir s’annoncent importants et décisifs pour la paix en République démocratique du Congo. Car, une fois de plus, la trêve est sérieusement menacée au Nord Kivu.

Source : le Potentiel/Kinshasa

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29 décembre 2008

Mweka : Ebola, 2 décès supplémentaires

EbolaDeux nouveaux décès dus au virus Ebola ont été enregistrés entre jeudi et dimanche à Mweka, au Kasaï-Occidental. C’est ce qu’a annoncé le même dimanche l’ONG internationale Médecins sans frontières (MSF). Selon cette source, ces nouveaux cas portent le bilan à 11 personnes déjà tuées par ce virus depuis fin novembre dernier dans cette partie de la RDC

Source : Okapi/Kinshasa

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