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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

29 décembre 2008

Kinshasa : grève des infirmiers, le statu quo

Mama_YemoLes revendications des professionnels de la santé du secteur public n’ont toujours pas trouvé de solution. Et ce, malgré l’audience accordé le week-end dernier par le ministre de la Santé au Syndicat des cadres, employés et agents des services (Syncass). Et dans les hôpitaux, à une exception près, il y a à peine un service minimum

Dimanche, à la Clinique Ngaliema. Quelques infirmiers assistent à un culte organisé par l’aumônerie kimbanguiste. D’autres assurent un service minimum. A 200 pas de là, se trouve une autre grande formation médicale de la capitale : les Cliniques kinoises. Ici aussi, les infirmiers se font rares. Selon un médecin exerçant sur place, un service minimum existe du moins en chirurgie. Les patients se plaignent du manque d’assistance médicale. « Il n’y a pas d’infirmiers. Il faut des connaissances ici », se plaint une malade. A l’Hôpital général de référence de Kintambo, même scénario. « Pour moi, le gouvernement ferait mieux de prendre en charge les infirmiers. Un médecin peut-il faire un pansement sur quelqu’un ? », suggère un patient.

En revanche, à l’Hôpital général de référence de Kinshasa, ex-Mama Yemo, les infirmiers disent avoir repris le service, il y a plus d’un mois. Selon le président des infirmiers du Congo, certains infirmiers ont repris le chemin des hôpitaux à la faveur des dissensions au sein de leurs organisations syndicales, et d’autres, à cause des intimidations. « Tout ce qu’il y a eu comme revendications, rien n’a produit des effets escomptés. Jusqu’aujourd’hui», déclare, déçu, Joseph Kibangila.

A la rencontre du week-end, M. Mutamba Mutampoy, secrétaire général du Syncass, affirme qu’ils ont fait avec le ministre de la Santé l’état des lieux des revendications du personnel de santé. Selon lui, la situation de cette catégorie d’employés de l’Etat reste précaire.

Source : Okapi/Kinshasa

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Le gouvernement oblige à la DGRAD à réaliser 170 milliards FC

drapeauL’Etat congolais entend à assigner à la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD), au cours de l’exercice 2009, 170 milliards de Francs congolais à réaliser en recettes propres hors pétroliers contre 153, 4 milliards exigés à cette régie en 2008. Il s’agira d’une augmentation significative, dans un environnement de baisse d’activités qui est projetée à 5,8% en 2009 contre 8% l’année passée.

 

Cette révélation a été faite par Jean Elongo Ongona, directeur général de la DGRAD, samedi 27 décembre 2008, au cours de la cérémonie marquant le 13ème anniversaire de la DGRAD. Cet anniversaire a coïncidé avec la cérémonie d’échange de vœux entre la Haute direction et le personnel de la DGRAD. Ainsi, les cadres et agents da la DGRAD doivent redoubler d’efforts et faire preuve de beaucoup d’imaginations pour apporter à l’Etat les moyens de sa politique.

Devant une telle exigence venue de la part du gouvernement, le comité de direction de la DGRAD a mis en place des mécanismes tendant à satisfaire à la volonté du gouvernement qui veut voir cette régie renflouer les comptes du Trésor public.

« Nous proposons de communiquer en début d’année la part de l’effort à déployer par chaque direction provinciale ou urbaine et par le siège de Kinshasa. Cette communication va concerner aussi les services d’assiette. De cette façon, chaque entité saura la contribution attendue d’elle dans l’année et pour chaque mois de l’exercice 2009», a souligné Jean Elongo Ongona devant les cadres et agents qui célébraient avec faste, au siège de la régie, le 13ème anniversaire de la DGRAD.

Pour le directeur général de la DGRAD, les actions à entreprendre vont se reposer sur trois axes majeurs, à savoir la constatation et la liquidation de la recette, l’ordonnancement et le recouvrement. Ces actions seront développées ensemble, impliquant cadres et agents, à court terme, avec l’implication nécessaire des services et ministères de l’Etat, en qui revient la charge des actes de la nomenclature des recettes encadrées par la DGRAD.

Ainsi, les responsables de cette régie espèrent, cette fois-ci, à une bonne prise en charge en amont des phases de constatation et de liquidation de la recette avant celles d’ordonnancement et de recouvrement.

 

Ordonnancement de qualité

A propos de l’ordonnancement et du recouvrement, le n°1 de la DGRAD a révélé que la régie qu’il dirige de main de maître va mettre l’accent sur le programme informatique qui vient d’être mis en place au sein de la division de comptabilité et ce, pour une meilleure traçabilité des opérations.

« Nous exigerons, dans ce cadre, des ordonnancements de qualité, suivi des recouvrements sans faille, dans un cadre de renforcement de la délivrance des preuves de paiement ainsi que des imprimés de valeur », a insisté le n°1 de la DGRAD.

Sans ambages, «Jean» a révélé aux cadres et agents que la haute direction de la régie va exploiter, en ce qui concerne les imprimés de valeur et même administratifs, les résultats des travaux en cours pour «déterminer les commandes à passer, en espérant un accompagnement approprié des autres instances de décision dans ce domaine. Ces stratégies à court terme, orientées vers l’obtention des résultats au regard des assignations spécifiques en recettes pour l’exercice 2009, ne vont pas éluder notre détermination à poser des actes dans les rubriques des réformes fixées dans le plan triennal », a-t-il précisé.

Il s’agira, entre autre, des cas ou règlements appelés à tenir compte du partage des recettes entre le budget national et celui des provinces. C’est ainsi que la DGRAD est déjà en pourparlers avec la province de Kinshasa et la Province Orientale, en vue de définir des protocoles de collaboration intermédiaires, qui entreront en application au 1er trimestre de 2009.

Peu avant cette intervention, le directeur administratif et des services généraux et le président de la Délégation syndicale de la DGRAD ont planché tour à tour sur la situation sociale des cadres et agents de la DGRAD.

«Créée dans un contexte politique et social exceptionnel, la DGRAD a connu un parcours parsemé de beaucoup d’embûches qui, par deux fois, a failli coûter sa disparition… Cette équipe tant attendue par l’ensemble du personnel de la DGRAD, composée essentiellement des fils maison, n’a pas droit à l’échec. C’est une interpellation. En dépit des actions positives menées par l’équipe dirigeante actuelle, il n’en demeure pas moins vrai que l’ensemble du personnel est encore loin d’être totalement satisfait pour la simple raison que certaines revendications légitimes discutées au centre catholique Nganda n’ont, jusqu’à ce jour pu trouvé solutions », a souligné le président de la Délégation syndicale de la DGRAD.

Parmi ces revendications, il a épinglé la régularisation de la situation administrative des agents ayant obtenu les titres académiques en cours de carrière, la prise en charge des enfants des agents féminins, l’admission sous statut de nouvelles unités qui constituent presque la moitié de l’ensemble du personnel ; la régularisation de la situation administrative des agents diplômés de l’ENF, toutes promotions confondues, l’augmentation du nombre de bus servant de transport du personnel, l’amélioration des conditions de travail des agents oeuvrant à l’intérieur du pays, etc.

« Nous ne pouvons, à ce sujet, taire les conditions administratives et financières des directeurs de la DGRAD qui appellent une sécurisation et une amélioration… L’indiscipline, la complaisance, l’injustice, le chômage déguisé doivent être combattus par chacun et pour tous. Il est important que nous fassions preuve d’unité, de conscience professionnelle pour une mobilisation plus accrue des recettes, le seul moyen pour nous d’être plus exigeant à l’égard de l’employeur », a plaidé le président de la Délégation syndicale de la DGRAD.

 

Gestes modestes et de bonne volonté

A toutes ces préoccupations, Jean Elongo Ongona a d’abord souligné qu’en ce qui concerne les directeurs de la DGRAD, après avoir reçu leurs préoccupations, la Haute direction a posé quelques gestes de bonne volonté, bien que modestes. Pour les avancements en grades des agents, une commission instituée à cet effet prévoit de lancer ses travaux en janvier 2009, avec le concours du Secrétariat général aux Finances.

Pour les agents Nouvelles unités, le Dg de la DGRAD a précisé que le dossier sera retransmis au ministère de la Fonction publique, sur base des déclarations révisées des agents pour l’échéance ultime du 31 décembre 2008.

En ce qui concerne l’affectation des agents admis sous statut depuis 2000, la direction de l’administration et des services généraux a été chargée de recenser tous ces cas et de proposer à la haute direction leurs affectations, conformément aux dispositions portant règlement d’administration relatif à la carrière du personnel des services publics de l’Etat.

Concernant les cinq premiers dossiers importants évoqués ci-avant, la direction en appelle à la conscience et à la sagesse des agents, pour éviter tout état d’âme et de mesurer correctement l’effort de leur résolution qui requiert l’implication des autres instances dirigeantes du pays et, sous certains aspects, la disponibilité des moyens.

Quant à la haute direction, elle promet de ne ménager aucun effort en vue de leur aboutissement heureux et à brève échéance, pour l’apaisement plus que nécessaire à la poursuite des efforts de mobilisation des recettes au sein de la DGRAD.

Jean Elongo Ongona, a enfin, insisté sur le fait que la DGRAD constitue un patrimoine de la nation confié à tous les cadres et agents de cette régie. Elle a de nombreux défis à relever. Certains le sont déjà…

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La Monuc au centre d'un énième scandale

UNlogoDes Casques bleus de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (Monuc) sont de nouveau au centre d'un énième scandale, à en croire La Libre Belgique. Il s'agit de l'exploitation et des abus sexuels au Nord-Kivu.

Le quotidien belge rapporte que "depuis quelques jours, la Monuc a reçu des informations concernant des allégations de mauvaise conduite dont l'exploitation et les abus sexuels par les Casques bleus au Nord Kivu. Les informations reçues à ce jour sont incomplètes et non corroborées à ce stade", a indiqué la mission onusienne dans un communiqué reçu à Bruxelles.

Des Casques bleus de la Monuc se seraient rendus coupables de mauvaise conduite dont l'exploitation et les abus sexuels dans la province du Nord-Kivu, théâtre de violents combats entre les forces gouvernementales et les rebelles de Laurent Nkundabatware. Pour cela, la Monuc a demandé au Bureau des services de contrôle interne (BSCI) de l'Onu d'ouvrir des "enquêtes rapides et approfondies" sur ces nouvelles allégations de mauvaise conduite dont l'exploitation et les abus sexuels par ses Casques bleus au Nord Kivu (est de la RDC).

La Monuc, dont le mandat a été prolongé lundi 22 décembre jusqu'en décembre 2009, reste la plus importante opération de maintien de la paix des Nations Unies dans le monde, avec plus de 17 000 Casques bleus - des effectifs qui doivent être renforcés de 3000 éléments dans les prochains mois. Le communiqué, qui conclut que tous les membres du personnel de la Monuc doivent collaborer avec les enquêteurs du (BSCI) afin de faciliter leur travail, reste muet sur les auteurs de ces allégations.

Les Casques bleus de la Monuc ont déjà été plusieurs fois mis en cause pour plusieurs autres scandales, dont des trafics présumés avec des miliciens ou pour "exploitation et abus sexuels" impliquant certains d'entr'eux. Des Casques bleus du contingent indien de la Monuc - ils sont plus de 3 000 au Nord-Kivu - auraient, pendant des mois entre mi-2007 et début 2008, eu des rapports sexuels avec des Congolaises mineures contre des sommes dérisoires, selon des sources onusiennes.

Ces faits se seraient essentiellement déroulés dans un local situé non loin du camp de la Monuc à Masisi (à environ 50 km au nord-ouest de Goma, le chef-lieu de la province), où plusieurs jeunes filles se rendaient à la demande des soldats de la paix.

Plus récemment, une autre enquête a été ouverte à Goma sur des allégations de tentative de viol par un Casque bleu de l'épouse d'un ex-combattant, qui se serait déroulée fin avril dans un camp accueillant les miliciens étrangers démobilisés. En février 2005, l'Onu avait décidé pourtant d'interdire aux Casques bleus d'avoir des relations sexuelles avec des Congolaises, affirmant avec force le principe de la "tolérance zéro" pour toute entorse à son code de conduite.

Début mai 2008, l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HWR) avait accusé l'Onu d'avoir étouffé des allégations des malversations visant des Casques bleus pakistanais et indiens, qui auraient été impliqués en 2005 dans des trafics d'armes et/ou d'or avec des miliciens congolais et étrangers. L'Onu a fermement démenti avoir couvert des trafics.

Ne disposant pas d'armée en tant que telle et dont les opérations sont menées avec les forces fournies par les pays membres, l'Onu bénéficie de la contribution des pays membres. L'Inde et le Pakistan sont deux des plus gros contributeurs des troupes aux opérations de maintien de la paix de l'Onu. Le mois dernier, le gouvernement congolais avait exprimé par écrit son refus de voir des troupes indiennes contribuer au renforcement de la Monuc, en leur reprochant notamment d'avoir commis des "exactions".

Des Casques bleus de l'Onu sont également impliqués dans des scandales sexuels, non seulement en RDC, mais également dans d'autres pays africains et du monde où ils sont déployés. Comme qui dirait, la guerre rime amoureusement avec des scandales sexuels dont se rendent coupables les soldats qui sont censés protéger les populations civiles. Dommage !

L'Onu a eu à enquêter sur les nombreux scandales dans lesquels des Casques bleus de la Monuc sont régulièrement impliqués. Malheureusement, ces enquêtes restent lettre morte, poussant des soldats de maintien de la paix à rééditer leurs exploits tristement célèbres. Dommage !

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Herman Cohen piège Obama et la RDC

USALa Suède et la Norvège ont suspendu leur aide au Rwanda pour son soutien à la rébellion armée de Laurent Nkunda. Les Etats-Unis ne se sont pas encore prononcés clairement sur le rapport des experts de l’Onu quant au soutien que le Rwanda apporte au CNDP. Mais par contre, un « Plan américain de fin de guerre au Kivu » est fin prêt. Il est sur la table de Barack Obama, le président élu des Etats-Unis qui prendra officiellement ses fonctions dans 22 jours. Herman Cohen, ancien sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines (1989-1993) en est le grand inspirateur.

La guerre au Kivu n’est pas politique, mais bel et bien économique. Chaque jour qui passe confirme cette thèse comme le démontre clairement le dernier rapport des experts de l’Onu. C’est ainsi que dans ses analyses sans complaisance, Le Potentiel soulignait que le «  contrôle des mines par le pouvoir central mettrait fin à cette guerre économique ».

Presque dans les mêmes circonstances de temps, Louis Michel, Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire, en mission de bons offices dans la région des Grands Lacs, s’est attardé sur la « dimension économique » de cette guerre. Il invitait toutes les parties qui se sont impliquées dans la recherche d’une solution durable à la guerre qui sévit en RDC, à s’appesantir sérieusement sur cette « dimension économique ».

Herman Cohen, ancien sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines revient sur cet aspect du problème avec un   « plan » à la main. « Le principal responsable de la violence est l’insurrection des Tutsis congolais, dont le chef est Laurent Nkunda, un ex-général de l’armée congolaise qui affirme se battre pour protéger sa communauté. Mais ses opérations militaires visent principalement à empêcher l’armée de Kinshasa de rétablir son autorité sur les provinces de l’Est. Ses troupes sont armées et financées par le gouvernement du Rwanda. Celui-ci ne renonce pas à des ressources qui représentent une bonne partie de son produit national brut, mais que le gouvernement congolais est en droit de revendiquer pour en faire profiter son peuple. Cette dimension économique du conflit doit être prise en compte », souligne Herman Cohen dans un article signé de sa main et publié dans le journal américain, The New York Times.

Cette personnalité politique américaine va plus loin et demande à Barack Obama, une fois investi, «qu’il  devrait nommer un négociateur spécial chargé de proposer un projet de marché commun incluant la RDC, le Rwanda, le Burundi, le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. Cet accord autoriserait la libre circulation des personnes et des biens et garantirait aux entreprises rwandaises l’accès aux ressources minières et aux forêts congolaises. Les produits fabriqués continueraient d’être exportés via le Rwanda. Le grand changement serait le paiement des droits et des taxes au gouvernement congolais. Pour les entreprises rwandaises, ces prélèvements seraient compensés par des revenus accrus ». Selon Herman Cohen, ce marché commun permettra à la RDC d’utiliser « les ports de l’océan Indien qui sont le débouché naturel des produits du Congo oriental, plutôt que ceux de l’océan Atlantique, à plus de 1600 km de là ».

Piège

Avant de revenir sur ce « plan », force est de s’attarder sur les propos de John Carré, ce célèbre romancier de renommée internationale. Il évoquait déjà dans son roman « Le chant de la mission », le vingtième publié en France en septembre 2007, la dimension économique de cette guerre du Kivu. Il s’attarde, en ces termes, sur toutes ces réunions internationales sur la RDC : « Rien que des théoriciens avant-gardistes, des néo-conservateurs en vue, des sommités de la géopolitique. Le genre de types qui se réunissent dans des stations de ski pour décider du destin des nations. Ce n’est pas la première fois qu’ils se penchent sur le Congo oriental, et qu’est-ce qu’ils y voient ? L’anarchie comme résultat probable des prochaines élections, les Chinois qui grattent à la porte pour rafler toutes les matières premières. Alors que faire ? Les Congolais n’aiment pas les Américains, et c’est réciproque. De leur côté, les Rwandais méprisent les Congolais, ils sont disciplinés et surtout efficaces. Alors le plan des Américains, c’est de consolider la présence économique et commerciale du Rwanda au Congo oriental jusqu’à le rendre incontournable. Ce qu’ils veulent, concrètement, c’est une annexion en douceur, et ils comptent sur un coup de main de la CIA ». Propos prophétiques. La guerre du Kivu illustre tous ces propos et Herman Cohen reconnaît que depuis 1996 les «provinces du Kivu sont économiquement intégrées au Rwanda ».

Effectivement, ce « plan » de Herman Cohen fait la part belle du Rwanda et vise à le rendre incontournable et son économie forte. Pire, il aura pour conséquence l’affaiblissement de l’économie congolaise en réduisant fortement les exportations vers l’ouest, c’est-à-dire le port de Matadi et bientôt de Banana pour renforcer la valeur marchande des pays anglophones de l’Est, notamment le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie et bien sûr le Rwanda qui se verra ainsi désenclavé.

Ce « plan » vise également à réduire l’influence géostratégique de la RDC au niveau de l’Afrique centrale, un coup dur pour la CEEAC. Mais combat par le fait même l’existence de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, CIRGL. En effet, si jamais ce « marché commun verrait le jour », il enlèverait toute la substance à cette conférence internationale qui a été créée pour que la RDC joue le rôle de la plaque tournante tant en Afrique centrale, des Grands Lacs qu’en Afrique australe.

C’est justement cette influence que l’on est en train de casser subtilement et malicieusement. Partant de cela, la CEPGL aura du mal à repartir du bon pied. Tel est l’objet poursuivi par ces opérations militaires visant à déstabiliser la RDC, à l’affaiblir davantage économiquement. Un complot international pour balkaniser la RDC se confirme chaque jour davantage.

Le « cabinet Clinton »

Ce « plan » risque d’être géré par les anciens collaborateurs de Bill Clinton mais qui font désormais partie de l’équipe de Barack Obama. Le président élu qui a promis de concentrer ses efforts au plan interne en vue de l’amélioration des conditions de vie de ses concitoyens, pourrait accorder une oreille distraite à la politique africaine, et particulièrement à ce qui se passe en République démocratique du Congo.

Aussi, le lobby américain, facilement indentifiable et qui a ses intérêts dans cette partie de la RDC et de l’Afrique, pèsera de tout son poids pour obtenir « l’annexion en douceur » du Congo oriental au Rwanda. Et pourtant, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs qui a intégré la relance de la CPEGL a pris en compte la « dimension économique » des conflits armés dans la région des Grands Lacs.

Ce « plan américain » doit interpeller la classe dirigeante et l’élite congolaise. Comme pour dire que la menace de la balkanisation de la République démocratique du Congo est toujours à l’ordre du jour.

Source : le POtentiel/kinshasa

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27 décembre 2008

La RDC entre guerre et paix

La rébellion de Nkunda a pris la RDC et son peuple en otage. La décision de reprendre les négociations directes entre le CNDP et le gouvernement, le 17 janvier à Nairobi, laisse libre cours à l’aventure militariste dans le Nord-Kivu. Le pourrissement de la situation serait-il une stratégie diabolique du rebelle pour assouvir de bas instincts ? Ses défenseurs d’hier doivent répondre à l’interpellation.

«Nous sommes au courant des infiltrations des hommes de Laurent Nkunda vers Kibati (15 km de Goma) à travers la brousse. Et nous sommes prêts à nous défendre, s’ils essayent de nous provoquer». Propos du commandant de la 18ème brigade intégrée des Forces armées de la République démocratique du Congo, John Kibangu, à Kimanioka, localité située sur la ligne de front de Kibati, près de Goma.

Pour sa part, la société civile du Nord-Kivu, par la voix de son président, affirme que les habitants de Goma vivent «dans un climat de peur car la rébellion est en train de renforcer ses positions à Kibati et à Kimoka (30 km au Sud-Ouest de Goma)».

Ainsi commence la guerre des dénégations. Les Forces armées de la République (FARDC) et la rébellion s’entraccusent depuis le samedi 20 décembre, d’opérer des mouvements de troupes près du camp de déplacés de Kibati, à 15 km au Nord de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.

La ligne de front de Kibati – considérée comme l’un des points chauds à l’époque des affrontements – est quelque peu figée. Et ce, depuis le cessez-le-feu unilatéral décrété, fin octobre 2008, par le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Nkunda.

Les risques de nouveaux affrontements sont pourtant perceptibles pendant la suspension des négociations de Nairobi entre le gouvernement et la rébellion. Quelque 500 000 habitants de Goma redoutent cette éventualité. Déjà, ils payent le prix le plus fort pour s’approvisionner en produits de première nécessité en provenance du territoire de Rutshuru, grenier agricole sous contrôle de Nkunda. Il est établi, en effet, que la rébellion s’est lancée dans la levée des taxes sur tous les produits agricoles (maïs, manioc, haricot) rentrant dans Goma ! Conséquence : l’explosion des prix de denrées alimentaires au chef-lieu de la province. La population civile est aux abois.

Savoir traiter avec un félin

Il y a pire. Le rebelle a également institué une taxe d’accès à «son territoire» aux organisations humanitaires présentes dans la région. Donc, désormais, toutes les ONG’s internationales et humanitaires qui veulent exercer leurs activités dans le périmètre contrôlé par Nkunda, au Nord-Kivu, sont soumises au payement des taxes et impôts.

Selon la décision qu’il a annoncée aux délégués des agences humanitaires, à l’issue d’une réunion, le 22 décembre 2008 à Rutshuru, il s’agit d’une obligation légale. Donc, de stricte application. En pratique, ces agences doivent payer la taxe sur le revenu professionnel ainsi que la contribution sur le revenu locatif. On apprend qu’elles n’ont pas encore réagi jusqu’à l’heure où Le Potentiel va sous presses.

Nkunda a, c’est clair, franchi le rubicond. En levant impôts et taxes, il se considère à la tête d’un «Etat souverain» et estime que Rutshuru constitue l’embryon d’une «république» dont il rêve depuis toujours. C’est sûr qu’il entend capturer Goma, élargir l’aire d’influence de sa «république» et continuer son juteux trafic des minerais. Voilà qui risque de placer durablement la RDC dans la situation de ni paix ni guerre.

Après tout, en dehors de l’obsession affichée de balkaniser le pays, pour des intérêts maffieux égoïstes, qu’est-ce que Nkunda et sa bande sont capables de proposer aux Congolais à la reprise des négociations, le 17 janvier 2009, à Nairobi ?

Il appartient au gouvernement de la République et à la communauté internationale, qui a offert la facilitation dans le conflit, de savoir comment traiter avec un félin. C’est cette précaution qui pourrait aider à préserver les intérêts vitaux de la RDC et de son peuple.

Source : le Potentiel/Kinshasa

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Au moins 15 personnes tués lors d'une attaque LRA

Fuyant les opérations menées par l'armée ougandaise contre leurs bases du nord-est de la RDC, les rebelles de la LRA ont attaqué le village congolais de Faradje, près de la frontière soudanaise, les 24 et 25 décembre, a annoncé la Mission des Nations unies au Congo (Monuc).

"Selon nos sources, au moins quinze personnes ont été tuées dans la ville de Faradje, où ont été menés des pillages et des destructions de maisons", indique un communiqué de la Monuc.

Un porte-parole de l'armée ougandaise avait auparavant indiqué à Reuters que les rebelles avaient tué 35 civils au cours de cinq attaques distinctes menées durant ces deux jours, mais ce rapport n'a pu être confirmé de façon indépendante.

L'Ouganda, la RDC et le Sud-Soudan ont lancé une opération conjointe contre les bases congolaises de la LRA le 14 décembre, après un nouveau refus du chef de la rébellion, Joseph Kony, de signer un accord de paix mettant fin au conflit entre son mouvement et le gouvernement ougandais.

Le ministre congolais des Affaires étrangères, Alexis Thambe Mwamba, affirmait cette semaine à Paris qu'il prévoyait de voir la région "complètement débarrassée" des rebelles dans les jours à venir.

RENFORTS DEPÊCHÉS À FARADJE

Toutefois, malgré la revendication de succès initiaux, l'opération multinationale n'a pour l'instant pas permis de localiser Kony ou d'écraser la rébellion.

"Ils évitent tout contact et refusent de nous affronter. Ils nous échappent toujours", a constaté le capitaine Chris Magezi, porte-parole ougandais de l'opération.

Les autorités ougandaises n'ont pas publié de bilan des tués qui permette de mesurer l'ampleur de l'offensive.

La Monuc a indiqué avoir transporté vendredi une centaine de soldats congolais à Faradje dans le but d'y renforcer la sécurité et de protéger les populations civiles. L'Ouganda envoie également des troupes sur place.

Lundi, un porte-parole de la LRA avait indiqué que Kony et ses principaux commandants avaient survécu à une série de bombardements sur leurs bases. Il ajoutait que Kony demandait une relance des pourparlers de paix avec un nouveau médiateur.

Vendredi, les rebelles ont affirmé avoir abattu un hélicoptère militaire ougandais, ce que l'Ouganda et l'Onu ont démenti.

Selon Magezi, l'armée ougandaise pense que Kony se dirige désormais vers la République centrafricaine, pays limitrophe de la RDC et du Soudan et où la LRA a déjà mené des raids.

"Cette opération est un succès. Nous occupons ses bases et contrôlons ses réserves de nourriture. Nous le pourchasserons même s'il se rend en République centrafricaine. Nous sommes en contact avec le gouvernement là-bas, et ils sont prêts à coopérer", a déclaré Magezi.

Un porte-parole du président centrafricain François Bozizé n'a toutefois pas souhaité confirmer que son pays avait accepté d'aider l'opération contre la LRA.

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Matadi : 6 officiers des FARDC aux arrêts pour détournement

prisonCes officiers des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont été cueillis depuis le début de cette semaine dans la base militaire de Kitona, à plus de 210 kilomètres de Matadi. D’après des sources de l’auditorat général de Kinshasa, ils sont accusés d’être impliqués dans le détournement de la solde destinée aux militaires du Bas Congo. Ces officiers seraient chargés de la gestion du personnel militaire dans la province

Il s’agit d’un officier militaire du territoire de Banzangungu, de deux officiers de Matadi dont un officier supérieur, ainsi que de trois officiers de la base militaire de Kitona, informe une source militaire à radiookapi.net. Ces officiers sont détenus à la base militaire de Kitona en attendant leur transfert à Kinshasa, a indiqué une source qui a requis l’anomymat. D’après cette source, il y aurait des preuves irréfutables attestant des cas de détournement de la solde destinée aux militaires des contrées citées ci haut. Aucune précision n’a été donnée sur la somme qui aurait disparu et sur la période qui concerne ce détournement. Selon la même source, ce détournement n’a pas porté préjudice sur la paie des militaires de Bas Congo pour ce mois de décembre. Les enquêtes se poursuivent encore, précise la même source.

Source : Okapi/Kinshasa

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26 décembre 2008

Mweka : Ebola refait surface à Kampongo, 9 morts et 21 malades recensés

Il s'agit bel et bien de l'épidémie d'Ebola qui sévit dans l'aire de santé de Kampongo, localité située à plus de 60 kilomètres de Mweka, au Kasai Occidental. C’est le ministre de la santé qui l’a annoncé ce jeudi. Selon Auguste Mopipi, une maladie d'origine inconnue a éclaté dans cette contrée depuis novembre dernier, faisant jusque-là 9 morts et 21 malades recensés. L'analyse des échantillons prélevés sur place à Kalwamba, confirme l'existence de la fièvre hémorragique d'Ebola, affirme le ministre

D’après le ministre de la santé, un phénomène inexpliqué a semé depuis novembre dernier la désolation dans la zone de santé de Mweka. Les autorités nationales et provinciales se sont mobilisées pour porter secours à la population de cette zone de santé, notamment dans la localité de Kalwamba et ses environs.
Après analyse des échantillons prélevés à Kalwamba, il s’avère que l’on fasse de nouveau face à une épidémie de fièvre hémorragique virale à virus Ebola, a indiqué le ministre. Comme l’année dernière, dans la même contrée, le virus Ebola frappe de nouveau la RDC. Heureusement que cette fois-ci, l’action du ministère de la santé a été plus rapide. a poursuivi le ministre.

Par le passé, le pays a eu à faire face à des situations semblables. Mais c’est la première fois que cette épidémie touche deux fois la même contrée, a-t-il reconnu. Enfin, le ministre a exhorté les habitants de Mweka à suivre les recommandations des équipes déployées sur le terrain et à leur prêter main forte

Source: Okapi/Kinshasa

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Accusés de corruptuion à la DGI, 6 députés nationaux risquent de perdre leur immunité

Six députés nationaux de l’opposition et de l’Alliance pour la majorité présidentielle, seraient en voie de perdre leur immunité parlementaire et d’être poursuivis en justice. Ils sont accusés de corruption à la Direction général des Impôts (DGI) pour diminuer l’apport de ce service financier au projet de budget 2009. Une enquête est en cours à l’Assemblée nationale à ce sujet.

Six députés nationaux de la sous-commission en charge des régies financières sont sujets de questionnement sur des allégations de corruption. Parmi les députés incriminés figurent Lisanga Bonganga, président de cette sous – commission. Mais ce député issu de l’opposition rejette ces allégations. Selon des sources proches de la DGI, le directeur général des impôts a été interpellé par la justice à ce sujet. Il y a une semaine, il a parlé dans les médias des soupçons de corruption à la chambre basse du parlement. Pour l’instant, la commission des sages de cetteinstitution mène des enquêtes.

Les résultas de ces investigations permettront au bureau de l’Assemblée nationale d’autoriser ou non la poursuite judiciaire de ces élus du peuple. Et selon la constitution, en cas de condamnation, les députés perdront leurs mandats. Il faut toutefois souligner qu’à ce jour, il ne s'agit que des suspicions. Les députés jouissent de la présomption d’innocence.

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Opération « mains propres » : aller jusqu’au bout

Le secrétaire général près le ministère du Budget est aux arrêts pour, dit-on, « malversations financières ». D’autres personnes, poursuivies pour détournement des deniers publics, figurent sur l’avis de recherche lancé par le Parquet général.

Mais, on craint que l’opération « mains propres » bute sur « des coups de fil qui pleuvent partout pour paralyser l’action publique ». Le président de la République s’en est inquiété devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès, le 13 décembre 2008 au Palais du peuple. Alors, pas question d’une « œuvre inachevée ». Il faut aller jusqu’au bout.

Faut-il croire que la récente arrestation du secrétaire général près le ministère du Budget va donner le « go » à la grande opération « mains propres » promise par le nouveau ministre de la Justice ? On ne saurait l’affirmer. Quoique des sources judiciaires aient indiqué à la presse que « le secrétaire général au Budget serait poursuivi pour malversations financières ».

« Sur l’avis de recherche lancé par le Parquet général, on indique que la liste des Congolais poursuivis pourrait s’allonger dans les jours à venir au vu des indices de la gravité à leur charge. Au sujet des entrepreneurs étrangers accusés de détournement des fonds perçus pour la réhabilitation des infrastructures, d’aucuns estiment que cette affaire pourrait avoir des ramifications politiques, du fait qu’il n’y a que ces entrepreneurs étrangers qui sont arrêtés alors que des Congolais, passés maîtres dans le détournement des fonds, restent impunis », selon Digitalcongo.net.

Détournement à outrance

Le gouvernement congolais éprouve d’énormes difficultés pour faire face aux multiples problèmes qui se posent au pays, les recettes prévues à chaque budget étant détournées dans des opérations de fraude fiscale et de corruption sur l’ensemble du territoire national.

« Plus de 38 millions de francs congolais de reliquat de la paie des militaires de Kananga et de Tshikapa, dans la province du Kasaï Occidental, ont été détournés », a révélé il y a quelques jours l’Etat-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), cité par la radio onusienne.

« Quelques conseillers du gouverneur, comptables et agents chargés de la paie dans certains territoires, spécifiquement celui de Luiza s’évertuent à annihiler les efforts du gouvernement », a accusé le député national Cyrille Mbuembue (élu de Luiza) dans une motion à l’Assemblée nationale dénonçant « un réseau maffieux réputé en détournement des salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat ».

« C’est depuis mars 2008 que les agents et fonctionnaires de l’Etat de cette partie du Kasaï Occidental ne sont pas régulièrement payés. Pire encore, ces travailleurs ne reçoivent pas la totalité de leur salaire », a-t-il précisé, signalant que les détourneurs recourent, notamment, à la falsification des listes de paie et au retrait d’un forfait sur chaque agent.

« Et cela, se fait service par service. C’est le cas, par exemple, du service de santé où l’on a défalqué un montant de 7.650 FC sur chaque salaire pour les mois d’octobre et novembre derniers. Pour d’autres services, 4.000 FC ont été défalqués, a-t-il encore indiqué.

Au Katanga, certains fonctionnaires des territoires de Kabongo et de Kanyama n’ont pas encore touché leurs salaires des mois d’octobre et novembre de l’année en cours, à cause d’un déficit de plus de 13 millions de francs congolais, soustraits des enveloppes salariales globales.

Il ressort d’une enquête diligentée par l’avocat général des FARDC, le colonel Eddy Nzabi, lors du contrôle biométrique effectué il y a quelques mois à la 4ème région militaire, que des listes de paie avaient été gonflées sciemment par certains officiers pour le besoin de la cause.

On signale au Kasaï Occidental la disparition de plus de 33 millions de francs congolais à la garnison militaire de Kananga et de plus de 4 millions à celle de Tshikapa, au Kasaï Occidental tandis qu’une partie de la solde des militaires en province Orientale a été détournée par des officiers.

Mettre fin à l’impunité

Personne n’étant au-dessus de la loi, tous ceux qui sont impliqués dans le détournement des deniers publics doivent être traduits devant les Cours et Tribunaux, afin d’être sévèrement punis une fois établie leur culpabilité.

Devant le Congrès, le président de la République, Joseph Kabila Kabange, a fustigé les « trafics d’influence » qui interfèrent dans le fonctionnement du pouvoir judiciaire, constitutionnellement « indépendant ». « Il est important que cessent les trafics d’influence qui, faut-il le rappeler, constituent une infraction. Très souvent, alors que les magistrats posent des actes conformément à leur devoir, et avant même qu’ils aient clôturé l’instruction préparatoire, des coups de fil pleuvent de partout pour paralyser l’action publique », a-t-il stigmatisé le 13 décembre 2008 au Palais du peuple.

« Cela est inadmissible, au risque d’accréditer l’idée d’une République d’intouchables », s’est-il indigné, promettant que « quiconque viole la loi sera poursuivi ». Actuellement, une dizaine d’entrepreneurs étrangers sont aux arrêts. Ils sont accusés de malversations financières après avoir reçu l’ argent de l’Etat auprès de l BCECO pour des travaux d’utilité publique à exécuter. Il nous revient que dans ce dossier, les « commanditaires » ne sont pas encore inquiétés. En arrêtant le secrétaire général du Budget, l’on s’attend à ce que soit ouverte la boîte de Pandore.

Qu’en est-il des Régies financières avec ce détournement de plus d’ 1 milliard de dollars ? Ou encore du dossier SNEL et Mag Energy ? Nous ne doutons pas que le Justice instruise en ces instants ces cas. Alors que l’on ne s’arrête pas seulement au niveau des « menus frétins » pour protéger les « gros poissons ». Il faut que la pêche soit abondante dans de nettoyer les écuries d’Augias en vue de décourager des futurs émules, au nom de la bonne gouvernance et de la lutte contre l’impunité.

Or, il s’avère qu’ils sont nombreux ceux qui « violent la loi » mais qui ne sont « pas poursuivis » en justice. Dès lors, il est plus que temps que le pouvoir judiciaire exerce pleinement ses attributions constitutionnelles, en allant jusqu’au bout dans l’actuelle opération « mains propres ». Etant entendu que les criminels économiques à col blanc constituent actuellement une caste d’ « intouchables » en République démocratique du Congo.

Source : le Potentiel/Kinshasa

Posté par Kongolais à 11:18 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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