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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

24 décembre 2008

Les généraux ex-Faz n’ont-ils jamais gagné une guerre ?

Troupes_FARDCJe commence par informer le lecteur que cet article n’engage que ma personne, quoique traitant de la situation d’environ trente cinq Généraux restés au pays, combattus et exclus de toutes les procédures qu’a connues notre pays depuis que les libérateurs en ont pris la direction.

Il y a peu, les élus ont demandé au gouvernement actuel de faire appel aux généraux ex-Faz pour qu’ils apportent leur contribution afin de sortir la RDC de la honte que Nkunda est en train de lui infliger à travers sa promenade de santé à 1’Est. La raison est que, sauf preuve du contraire, ces généraux ont été formés pour cela et qu’ils ont fait preuve de leur savoir.

La demande des élus a été, pour moi, légitime, car je crois que leur mandat leur donne le droit et 1’obligation de veiller à 1’intégrité du territoire, au bien-être de la population et à la bonne marche des institutions.

Quelle n’a pas été ma surprise d’apprendre de la bouche de certains soi-disant dirigeants et de quelques officiers, anciens collaborateurs Faz, que les élus accordent aux Généraux ex-Faz beaucoup d’importance pour rien. Justification : «Nous n’avons jamais gagné une guerre et c’était les Marocains qui le faisaient pour nous».

Plus grave encore, un professeur, député par surcroît, a osé suggérer que les Généraux ex-Faz «doivent se présenter au camp Kokolo pour un nouveau recrutement» ! Nous ne sommes pas des caporaux, ni des chercheurs d’emploi. Nous sommes des Officiers formés dans de grandes Ecoles de ce monde et n’avons pas seulement la connaissance, nous avons aussi l’expérience acquise durant notre longue carrière. Ne dit-on pas que c’est le malade qui cherche le médecin et non l’inverse ?

Vous êtes, Monsieur le professeur député, l’un des proches collaborateurs du Chef de 1’Etat. Pourriez-vous dire à l’opinion pourquoi, sans connaître le motif, vous avez refusé de recevoir notre délégation qui avait sollicité une audience en vue de vous remettre un document pour le Président ? Mériteriez-vous le qualificatif de collaborateur du Chef de 1’Etat en agissant ainsi?

Quelques succès des ex-Faz

Ce que vous ignorez est que nous détenons des copies de documents que nous avons adressés à l’époque aux Dirigeants du pays, après avoir mené des études fouillées analysant les différentes situations de notre Armée. Nous avons, dans ce travail d’état major, proposé des solutions possibles.

Pour votre information, un bon Officier d’état major ne présente jamais à son chef un travail avec une seule proposition. Nous n’avons donc pas attendu vos injonctions pour nous mettre à la disposition de notre pays. Je vous conseille de vous occuper de l’organisation du parti que vous avez hérité. Intervenez un peu plus aux débats pendant les plénières, au lieu de vous rendre ridicule en faisant des déclarations intempestives à la presse sur les sujets que vous ne maîtrisez pas.

A ceux qui disent que nous n’avons jamais gagné une guerre et que les Marocains la gagnaient pour nous, merci. Au moins, ces guerres étaient gagnées. Mais vous, qui aviez les Zimbabwéens, Angolais, Tchadiens, Sud-africains et la Monuc, qu’avez-vous fait jusqu’à ce jour ? Nkunda vous nargue et va où bon lui semble.

Pour l’histoire, je suis obligé de citer quelques succès dans lesquels les ex-Faz se sont distinguées. Les mercenaires de Bob Denard ont été chassés de Bukavu par nos troupes commandées par notre premier Breveté d’état major, je cite le Général Babia, alors Major.

Le Roi du Burundi a été réinstallé sur son trône par l’un de nos bataillons, car il était renversé lors d’une visite d’Etat chez-nous, acte que le Maréchal avait qualifié d’inamical.

Un de nos bataillons a chassé ceux qui vous font trembler aujourd’hui lorsqu’ils ont essayé de renverser le pouvoir établi au Rwanda. Il a fallu que les superpuissances affaiblissent notre pays par des embargos pour que le pouvoir rwandais actuel, que vous craignez à mort, s’installe.

La conquête du Bas-Congo a eu lieu suite à notre plan opérationnel. Le défunt Président Kabila a fait appel à nous et nous a demandé de mettre notre connaissance à la disposition du pays agressé. Nous lui avons présenté un plan pour une opération tenaille avec deux Forces : l’une partant de Moanda pour conquérir Kitona, base arrière de l’ennemi, puis progresser vers Boma et Matadi. La deuxième Force devait partir de Kinshasa pour faire jonction avec la première à Matadi.

Parlons le langage militaire

J’ai été personnellement scandalisé lorsque le Président nous a félicités pour notre travail et nous a dit qu’il n’avait pas d’hommes pour exécuter l’opération. Nous lui avons alors proposé de recourir à la diplomatie de bon voisinage. Ce qu’il a fait, car l’Angola qui laissait les Rwandais survoler son espace aérien le leur a interdit, mais a plutôt mis ses Forces à la disposition de la RDC. Ces Forces sont parties de Moanda pour Matadi et les Zimbabwéens sont partis de Kinshasa pour le même lieu. Résultat, les Rwandais coincés, se sont mis à menacer de faire sauter Inga, si on ne leur laissait pas une sortie.

Une fois de plus, il y a eu intervention extérieure pour qu’on les laissât sortir par Matadi. Le Sénateur Yerodia est notre témoin, parce qu’il était avec nous et était le Directeur de cabinet du Président. Compte tenu de notre travail, le Président avait décidé de nous confier les commandements de toutes les zones opérationnelles. Il avait nommé trois d’entre nous pour la zone de Katanga et deux pour celle de Kindu.

Par peur de ne pas devenir ce que vous êtes aujourd’hui, vous, nos détracteurs et anciens collaborateurs, aviez organisé l’assassinat de nos collègues. Ceux du Katanga ont été exécutés et ceux de Kindu ont failli connaître le même sort. Celui qui a été envoyé à Gbado a aussi été menacé, ce qui a poussé le Président à ne plus nous remettre les commandements de zones opérationnelles. Le président a même demandé à l’un des vôtres qui s’était autoproclamé Ministre de la guerre, pourquoi depuis qu’il était là, il n’a pas récupéré un seul centimètre carré du territoire conquis par l’ennemi.

Non, Messieurs, vous semblez ignorer quelque chose. Les Marocains n’ont jamais combattu à notre place, comme vous cherchez à voir la Monuc le faire à votre place. Il est vrai que les Marocains étaient à nos côtés, mais pas pour combattre. C’était plutôt pour appuyer nos Forces combattantes avec les armes d’appui que nous n’avions pas, car notre pays n’avait pas assez des moyens pour nous en fournir. Il y a, dans l’Art militaire, une grande différence entre appuyer et combattre. J’espère que nous parlons le langage militaire avec vous. Sans cela, il y aura confusion.

Des instructeurs de valeur

Un dernier exemple. Il y avait un grand Nkunda dans ce pays ; il avait le soutien international des pays qui se disaient progressistes. Il avait occupé une partie de notre pays dans le Tanganyika. Il était bien équipé et bien armé, avec une base arrière dans un pays limitrophe connu de tout le monde et non imaginaire. Nous l’avons empêché de faire sa promenade de santé comme l’actuel Nkunda. Nous 1’avons confiné sur les hauteurs de Tanganyika, l’avons harcelé jusqu à le chasser du territoire avec des pertes considérables. Ceci, sans intervention extérieure.

Prouvez de quoi vous êtes capables au lieu de perdre votre temps dans des critiques inutiles. Vous devez assurer la paix à la population pour qu’elle puisse travailler et s’épanouir. Que puis-je conseiller à nos Dirigeants ? Qu’ils suivent les conseils des Parlementaires : qu’ils fassent tout pour que le cas Nkunda serve de leçon et ne se répète plus jamais. Qu’ils bâtissent une Armée moderne, adaptée à notre pays et à son environnement. Qu’ils comptent moins sur l’aide extérieure, à moins qu’il s’agisse de l’équipement.

La RDC a des instructeurs de valeur, formés dans de grandes écoles des pays qui ont fait preuve de leur savoir pendant des grandes guerres. La RDC peut former ses Officiers, Sous-officiers, Gradés et soldats avec le concours des instructeurs maison. Les sites de formation existent. Le pays ne manque que de moyens matériels et financiers. Il peut faire appel aux pays amis tout en leur laissant la gestion de leurs fonds. Car, nous sommes de très mauvais gestionnaires.

Que dis-je aux hommes politiques ? Faites attention avec vos déclarations publiques, surtout lorsque vous parlez de 1’Armée. Vous avez acquis de très mauvaises habitudes en ressuscitant le régionalisme et le tribalisme, fléaux éradiqués pendant la Deuxième République.

Profil d’un officier

Parlons du profil d’un officier. Un officier ne devient officier qu’après avoir terminé avec succès 1’académie militaire. Il est alors sous-lieutenant. Il a reçu une formation plus scientifique que militaire, car il sort avec une licence en quelque chose (droit, criminologie, polytechnique, social, etc.). Sur le plan militaire, il est chef de peloton. De ce grade jusqu à celui de capitaine, il n’a besoin d’aucune formation, car il doit acquérir le savoir sur le terrain. Il commandera le peloton pendant au moins trois ans, pour devenir lieutenant, s’il a été bien coté par ses chefs.

Il passe ensuite commandant en second de compagnie et se prépare à prendre la tête d’une compagnie pour devenir capitaine. Lorsqu’il se distingue comme commandant de compagnie, il va apprendre la technique d’état major. Chez-nous, c’était au Centre supérieur militaire. Lorsqu’il en sort, il est bon pour 1’état major de grandes unités (Bataillon, Brigade, Régiment etc.). Il est nommé Major.

Après de loyaux services cotés par ses chefs, il va à l’école d’état major ou des Administrateurs militaires d’où il sort Breveté d’état major (BEM) ou Administrateur militaire (BAM). Il est alors bon pour exercer des hautes fonctions dans 1’Armée. Voila le cheminement normal d’un officier. Agir autrement, c’est rendre un mauvais service à 1’officier, parce qu’il aura des lacunes dans son savoir. L’Armée aura accueilli un mauvais cadre. La nation souffrira d’une mauvaise Armée. Un officier ne commande pas la paperasse, mais plutôt des hommes, souvent sous le feu ennemi. Il a la vie des hommes et non des animaux ou des maisons.

Pourriez-vous accepter qu’un creuseur d’or ou de diamant opère un membre de votre famille ? Sûrement pas. Pourquoi alors confier 1’Armée et le pays aux individus non qualifiés ? N’est-il pas prouvé qu’il n’y a pas de mauvaises troupes, mais qu’il n’y a que de mauvais chefs ? La troupe peut être mauvaise, mais lorsqu’on lui donne un bon cadre, elle devient bonne. Où sont passées les 18 Brigades que le ministre belge A.F. avait formées avec les techniciens belges ? Et celle formées par les Indiens, aujourd’hui rejetées ?

S’interdire de distraire le Chef

En conclusion, que chacun de nous fasse bien ce qu’il doit faire. Pour ceux qui sont dans les allées du pouvoir, qu’ils s’interdisent de distraire le Chef de 1’Etat par des flatteries, des mensonges débitées à l’encontre de ceux qui veulent réellement servir le pays.

Quant à nous, Généraux ex Faz non utilisés, restés au pays, exclus de tous les processus de réconciliation et brimés par nos propres frères, nous réaffirmons que nous ne sommes pas des chercheurs d’emploi, mais que nous pouvons aider par nos conseils, car la RDC appartient à tous ses enfants. Nous ne sommes pas des parvenus au grade de Général. Tout officier général doit avoir une histoire qui écrit sa carrière. La formation d’un Général est laborieuse et très chère. A ce que je sache, le Maréchal Mobutu n a jamais payé les frais de formation d’un officier, mais il avait le souci d’avoir une bonne Armée au service du pays.

Ce souci l’avait incité à négocier et à obtenir pour ses cadres 1’accès aux meilleures écoles militaires du monde, par exemple le Command and General Staff College des USA. Nombre de ses homologues Chefs d’Etat lui demandaient ce qu’il avait fait pour obtenir, chaque année, deux places pour ses officiers au CGSC, alors que les USA leur refusaient une seule bourse. Notre pays était arrivé à avoir une Armée forte et respectée à travers le monde.

Cet édifice a commencé à fondre à partir de 1975, lorsque certains de ses collaborateurs ont entrepris de déverser dans les Faz leurs enfants dont ils avaient raté la formation et 1’éducation. Les différents embargos ont achevé l’une des meilleures armées d’Afrique sub-saharienne. Pourquoi ne pas faire comme le Maréchal qui a commencé avec une armée de mutins, parce que sans cadre, pour bâtir une bonne armée qui a fait parler d’elle ? Est-il mauvais d’imiter un bon exemple ? Je ne crois pas : il n’y a que des sottes gens qui n’osent rien.

Monzili Zabili

Général

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la MONUC inquiète du renforcement des rebelles le long d'axes clés

UNlogoNEW YORK (Nations Unies), 23 décembre (Xinhua) -- La Mission de l'ONU en République dé mocratique du Congo (MONUC) a déclaré mardi qu'elle était de plus en plus préoccupée par des preuves évidentes du renforcement des troupes rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) le long des axes clés de la province du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

     Selon un communiqué de la MONUC, cité par le service d'information de l'ONU, la mission onusienne mène des patrouilles supplé mentaires le long des axes de Rwindi-Kanyabayonga-Nyanzale, et Rumangabo-Kilimanyoka-Kibati, et les bases de la MONUC dans le  territoire de Masisi restent en état d'alerte maximale.

     Elle est également préoccupée par les affrontements qui  auraient eu lieu entre le CNDP et les forces Mai Mai à Mai Moto.

     La proximité du CNDP et des forces Mai Mai, particulièrement  celles proches de Ngwenda d'une part, et à Kibati entre les  troupes des forces armées de RDC (FARDC)et le CNDP, d'autre part, demeure également une source potentielle de tension dans la province.

     La MONUC a demandé à tous les groupes armés, particulièrement  le CNDP et les forces du PARECO/Mai Mai, à cesser tout renforcement ou mouvement des troupes qui pourraient provoquer un regain des hostilités et d'autres déplacements des populations.

     La Mission a salué le respect de la cessation des hostilités  continu et prolongé de la part du gouvernement de la RDC conformément à sa déclaration unilatérale signée à Nairobi le 20 décembre.

      La MONUC a enfin demandé à toutes les parties de s'abstenir  d'utiliser la force et de ne ménager aucun effort pour éviter tout regain des hostilités.

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Union Africaine : conseil de paix & securité

AFRICAN UNION UNION AFRICAINE
UNIÃO AFRICANA
Boîte postale: 3243, Addis Abéba, ETHIOPIE Tél.: (251-11) 5513 822 Fax: (251-11) 5519 321
Email: situationroom@africa-union.org, situationroom@ausituationroom-psd.org
CONSEIL DE PAIX ET SECURITE
163EME REUNION
22 DECEMBRE 2008
ADDIS ABÉBA, ETHIOPIE
PSC/MIN/Comm.2(CLXIII)
COMMUNIQUE
PSC/MIN/Comm.2(CLXIII)
Page 1
COMMUNIQUE DE LA 163EME REUNION
DU CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE
Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 163ème réunion
tenue au niveau ministériel, le 22 décembre 2008, a adopté la décision qui suit sur la
situation à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) :
Le Conseil,
1. Prend note du rapport du Président de la Commission sur la situation à l’Est de la
République démocratique du Congo [PSC/MIN/Comm.2(CLXIII)], ainsi que des
communications de l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la
RDC, M. Olusegun Obasanjo, ancien Président du Nigeria, des représentants de la RDC,
du Kenya, en sa qualité de pays assurant la présidence en exercice de la Conférence
internationale sur la Région des Grands Lacs, ainsi que du Secrétariat exécutif de cette
organisation ;
2. Fait siennes les conclusions des Sommets extraordinaires de la Communauté
pour le développement de l’Afrique australe (SADC) sur la RDC, tenus respectivement à
Ezulwini, au Royaume du Swaziland, le 20 octobre 2008, et à Sandton, en Afrique du
Sud, le 9 novembre 2008, de la déclaration du Sommet des pays de la région des Grands
Lacs, tenu à Nairobi le 7 novembre 2008, ainsi que des décisions de la réunion des
Ministres des pays de la région tenue à Nairobi, le 20 décembre 2008;
3. Rappelle le communiqué adopté lors de sa 155ème réunion, tenue le 31 octobre
2008, ainsi que le communiqué de presse du Président de la Commission du 28 octobre
2008 ;
4. Rappelle que la présence continue des ex-FAR/Interahamwé à l’Est de la RDC
constitue une menace pour la stabilité de la région et compromet les relations entre la
RDC et le Rwanda ;
5. Rappelle également le communiqué de Nairobi du 9 novembre 2007 entre les
Gouvernements de la RDC et du Rwanda, ainsi que les Actes d’engagement adoptés par
la Conférence sur la paix, la sécurité et le développement des Kivus, tenue à Goma, au
Nord Kivu, du 6 au 23 janvier 2008 ;
6. Réitère sa profonde préoccupation face à la situation sécuritaire et humanitaire
qui prévaut à l’Est de la RDC, notamment au Nord Kivu, depuis la reprise, le 28 août
2008, des combats qui opposent les Forces armées de la RDC (FARDC) au Congrès
national pour la défense du peuple (CNDP) du Général dissident Laurent Nkunda;
7. Réaffirme son soutien ferme aux institutions issues des élections générales de
2006, ainsi que son attachement au respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale
de la RDC et de l’autorité du Gouvernement congolais sur l’ensemble du territoire
national;
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8. Condamne fermement la déclaration du CNDP du 1er octobre 2008, appelant au
renversement du Gouvernement congolais et rejetant le Programme AMANI qui constitue
le cadre de concertation pour la mise en oeuvre des Actes d’engagement de Goma;
9. Se félicite de la mobilisation de la communauté internationale pour soutenir le
processus de paix en RDC et contribuer à atténuer la crise humanitaire actuelle,
notamment dans les localités affectées par les combats. Le Conseil note les défis que
posent aux pays voisins l’afflux croissant de réfugiés et en appelle à la communauté
internationale pour qu’elle apporte son assistance aux efforts visant à les réinstaller dans
les pays d’accueil ;
10. Condamne les nombreuses atrocités commises contre les populations civiles, en
particulier les femmes et les enfants, et déplore la persistance de l’impunité à l’Est de la
RDC. A cet égard, le Conseil appelle la communauté internationale à prendre les
mesures requises pour traduire en justice les auteurs présumés des nombreuses
violations des droits de l’homme et des exactions contre les populations civiles, ainsi que
tous ceux qui sont impliqués dans l’exploitation illégale des ressources naturelles du
Congo ;
11. Se félicite de la nomination de M. Olusegun Obasanjo en qualité d’Envoyé spécial
du Secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs et de la
désignation de M. Benjamin Mkapa, ancien Président de la République unie de Tanzanie,
en qualité de co-Facilitateur pour le Mécanisme de suivi mis en place par le Sommet de
Nairobi du 7 novembre 2008, et se réjouit du travail remarquable qu’ils accomplissent sur
le terrain pour aider à trouver une solution durable à la crise ;
12. Se félicite également du lancement, sous les auspices de l’Envoyé spécial du
Secrétaire général des Nations unies et du Mécanisme de suivi, de pourparlers entre le
Gouvernement et le CNDP, à Nairobi, le 8 décembre 2008, et exhorte les deux parties à
conduire un dialogue franc et constructif pour restaurer la paix, la sécurité et la stabilité au
Nord Kivu, dans le strict respect de l’intégrité et de la souveraineté de la RDC, ainsi que
du processus de Goma ;
13. Se félicite, enfin, de l’opération conjointe entreprise par la RDC, l’Ouganda et le
Soudan dans le Parc de Garamba contre l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), dont
la présence au Nord-Est de la RDC constitue une grave menace pour la paix, la sécurité
et la stabilité de l’ensemble de la Région. Le Conseil estime que cette initiative conjointe
devrait inspirer d’autres actions contre les forces négatives dans la région;
14. Exprime sa satisfaction face aux progrès notables réalisés dans le processus de
normalisation en cours des relations entre la RDC et le Rwanda et salue, à cet égard,
l’Accord conclu à Goma entre les Ministres des Affaires étrangères des deux pays, le 5
décembre 2008, et appelle à la mise en oeuvre intégrale du communiqué de Nairobi du 9
novembre 2007, y compris le plan détaillé pour le désarmement des ex-FAR/Interahamwé
et l’élimination de la menace qu’ils constituent pour les deux pays, l’intensification du
dialogue entre les autorités frontalières des deux pays et la relance des activités de la
Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL);
PSC/MIN/Comm.2(CLXIII)
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15. Souligne la nécessité urgente de conforter et d’approfondir les progrès réalisés
dans la mise en oeuvre des processus de Nairobi et de Goma, et exhorte à nouveau les
parties à ces processus, les pays de la région et l’ensemble de la communauté
internationale à continuer à les soutenir pour permettre la restauration d’une paix, d’une
sécurité et d’une stabilité durables en RDC, et d’accélérer le processus d’intégration et de
développement des pays de la région des Grands Lacs ;
16. Réitère son appui à la Mission des Nations unies en RDC (MONUC) pour ses
efforts en vue de la création des conditions du respect du cessez-le-feu unilatéral
proclamé par le CNDP le 29 octobre 2008, et se réjouit de l’adoption par le Conseil de
sécurité des Nations unies de la résolution 1843 (2008) du 20 novembre 2008 par
laquelle le Conseil a, entre autres, autorisé l’accroissement des effectifs de la MONUC. Le
Conseil encourage le Conseil de sécurité à saisir l’occasion du renouvellement du
mandat de la MONUC, vers la fin de ce mois, afin de renforcer ledit mandat pour
permettre à la Mission de faire face aux exigences de la situation sur le terrain, en
particulier le contrôle des frontières pour combattre le trafic illicite des armes et autres
produits;
17. Se félicite des efforts des pays de la région dans le cadre de la Conférence
internationale sur la région des Grands Lacs et salue l’entrée en vigueur du Pacte sur la
sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs, le 21 juin 2008.
Le Conseil engage le Président de la Commission à continuer à soutenir le processus de
la Conférence internationale, notamment en apportant un appui au Secrétariat exécutif
pour lui permettre de jouer pleinement son rôle dans la mise en oeuvre du Pacte ;
18. Se félicite des initiatives prises par le Président de la Commission, y compris à
travers le Commissaire à la Paix et à la Sécurité, l’Ambassadeur Ramtane Lamamra, et
son Emissaire spécial, M. Ibrahima Fall, ancien Représentant spécial des Nations unies
pour la région des Grands Lacs, et lui demande de poursuivre ses efforts en vue de
soutenir les différents processus en cours dans la région ;
19. Demande, en outre, au Président de la Commission de prendre les mesures
requises pour renforcer significativement la contribution de l’UA au processus de
reconstruction post-conflit en RDC, y compris en dépêchant rapidement une mission
pluridisciplinaire pour évaluer la situation et formuler des recommandations sur les
domaines dans lesquels la Commission et les Etats membres de l’UA pourraient apporter
un appui accru au processus de reconstruction et de consolidation de la paix en RDC ;
20. Décide de rester saisi de la question.

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Des entreprises brésiliennes prêtes à investir dans les logements sociaux

MaisonLe déficit des logements sociaux à Kinshasa, et en République démocratique du Congo en général, attire de plus en plus des investisseurs dans le secteur de l’habitat. Après des Sud-africains, notamment, des Brésiliens sont également intéressés. La ministre de l’Urbanisme et Habitat, Mme Générose Lushiku Muya, a reçu leur délégué, le directeur Afrique de la Chambre de commerce et d’industrie Brésil-Congo.

Deux entreprises brésiliennes, OAS et Mello Junior, comptent investir en République démocratique du Congo dans les logements sociaux. Le directeur Afrique de la Chambre de commerce et d’industrie Brésil-Congo (CCIBC), Jean-Pierre Monsengwo, l’a fait savoir à la presse hier mardi 23 décembre à l’issue de l’audience que lui a accordée la ministre de l’Urbanisme et Habitat, Générose Lushiku Muya.Il a fait remarquer que l’accent a été mis surtout sur les possibilités qu’offrent ces deux entreprises installées actuellement en Angola. Leurs expérience et savoir-faire, a-t-il ajouté, contribueront, à coup sûr, à la matérialisation de cinq chantiers de la République. Cela, dans son volet «Habitat», avec les réalisations à impact visible que sont les logements sociaux, a-t-il fait valoir. Avant de relever le fait que les moyens tant matériels que financiers sont disponibles.

Cependant, le directeur Afrique de la CCIBC a fait observer que des préalables doivent être remplies avant la concrétisation du projet. Il est question, notamment, d’un travail en commission mixte congolo-brésilienne pour une meilleure formulation des termes de référence de ce projet inscrit dans le programme gouvernemental de cinq chantiers. «Cela en vue de disposer d’un cadre juridique», a-t-il souligné.

A signaler que ces entreprises brésiliennes ont également fait preuve de leur expertise en Afrique, notamment en Afrique du Sud, en Algérie, au Cameroun, au Ghana et à Sao Tomé et Principe.

Et qu’elles excellent, entre autres, dans la construction de grands complexes résidentiels dont les résidences familiales de divers types. Sans oublier les grands complexes commerciaux, les hôtels et shopping centers ainsi que les complexes scolaires de toutes les dimensions, les hôpitaux et l’urbanisation des rues et avenues.

Source : le Potentiel/Kinshasa

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23 décembre 2008

Bandundu : opération de ratissage, plus de 30 personnes arrêtées

Lancement, depuis cinq jours, d’une vaste opération de ratissage et démantèlement des réseaux des fumeurs de chanvre à Bandundu ville. Plus de trente personnes sont déjà tombées dans le filet de l’auditorat militaire de garnison, qui exécute cette opération. Pour certains habitants, il n’est pas normal que l’auditorat militaire arrête même les civils. Selon l’auditorat cette action vise à décourager tous les fauteurs des troubles pendant les festivités de fin d'année

Capitaine Franck Kazadi, auditeur militaire de garnison : “Nous venons de lancer une opération de démantèlement des “nganda diamba”. C’est pour garantir la sécurité pendant les festivités qui s’approchent. Vous savez que la plupart de preneurs de ce chanvre sont les militaires et les policiers. C’est ainsi que nous avons décidé, surtout, de décourager les vendeurs de ces chanvres à fumer. Malheureusement, il y a de gens qui nous découragent. Non, l’auditorat militaire est en train de décourager les civils. Vous remarquerez que dans ces “nganda”, il y a des militaires et des policiers qui vont s’alimenter là-bas. C’est ainsi que, et le vendeur et les preneurs, nous les arrêtons tous, quitte à voir selon nos attributions, qui traduire devant le tribunal, qui envoyer devant la juridiction compétente. Nos militaires continuent à sillonner la ville de Bandundu à la recherche de “nganda” qui sont même dans les petits coins.

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La Suède suspend son aie au régime dictatorial de Paul Kagame

Le président rwandais,Paul Kagame. (Sipa)

Le président rwandais,Paul Kagame. (Sipa)

La Suède a décidé de suspendre son aide au budget du Rwanda au motif que ce pays soutient le groupe rebelle du tutsi Laurent Nkunda dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) voisine, a-t-on appris mardi 23 décembre auprès du ministère des Affaires étrangères.
"L'aide au budget du gouvernement rwandais a été retirée. La décision a été prise à la mi-décembre par le gouvernement suédois", a déclaré à l'AFP Anders Jorle, précisant que le pays scandinave accordait une aide directe à ce gouvernement depuis 2000.
La dernière aide budgétaire s'élevait à 80 millions de couronnes suédoises (7,3 millions d'euros), a-t-il ajouté.
Cette aide "est suspendue en raison d'informations préoccupantes selon lesquelles le gouvernement rwandais participe, en recrutant des soldats et en fournissant des équipements militaires au mouvement rebelle CNDP (Congrès national pour la défense du peuple, ndlr) ", a-t-il expliqué.
Anders Jorle a en revanche souligné que la Suède, dont le soutien total au Rwanda s'élevait à 140 millions de couronnes, poursuivrait son aide humanitaire et en faveur des droits de l'homme.
Le Rwanda apporte une aide multiforme au CNDP, avait révélé le 12 décembre un rapport d'experts de l'ONU.

"Grandes inquiétudes"


Mandaté par le Conseil de sécurité, le groupe d'experts avait affirmé avoir "trouvé des preuves que les autorités rwandaises se sont rendues complices du recrutement de soldats, y compris des enfants, et ont facilité la fourniture d'équipement militaire" au CNDP.
La décision du gouvernement suédois suit celle du gouvernement néerlandais qui a annoncé le 11 décembre l'interruption du versement d'une aide au budget du Rwanda, de trois millions d'euros, prévue pour 2008.
Le rapport d'experts de l'ONU "provoque de grandes inquiétudes", avait expliqué le ministre néerlandais du Développement Bert Koenders.
"Je vais faire tout mon possible dans mes contacts avec les deux gouvernements (rwandais et congolais) pour qu'ils mettent fin à l'aide qu'ils apportent aux mouvements rebelles" dans l'est de la RDC, avait-il ajouté Bert Koenders s'était rendu au Rwanda et dans l'est de RDC fin novembre et envisage d'y retourner "bientôt", selon ses services.

Source : Afp/Paris

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"risques d'affrontements"

Troupes_FARDCLe commandant des opérations des Forces armées de République démocratique du Congo (FARDC) dans le Nord-Kivu (est) a estimé aujourd'hui que le rapprochement de l'armée avec les troupes de la rébellion de l'ex-général Laurent Nkunda augmentait les "risques d'affrontements imminents".

Le colonel Delphin Kahimbi, réagissant aux allégations de la rébellion accusant l'armée congolaise "d'accroître" les risques d'affrontements sur des axes dans l'est du pays dont elle s'est retirée à la mi-novembre, a reconnu le danger du rapprochement des troupes.

"Les FARDC n'ont pas besoin d'avancer. C'est pour arriver où ? Notre intérêt, c'est de recupérer tout le territoire national. De 120 mètres où elles se trouvaient, les troupes du CNDP ont avancé de 45 mètres et sont maintenant à 75 mètres des nôtres. Il y a un risque d'affrontement imminent", a-t-il déclaré à l'AFP, joint au téléphone depuis Kinshasa.

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Bukavu : 700 tracteurs pour relancer l'agriculture

Tracteur_agricoleLe ministre de l'agriculture a annoncé l'arrivée à l'Est de la RDC de 700 tracteurs et autre matériel agricole pour la relance de l'agriculture dans le pays. Norbert Basengezi Katintima l'a dit au cours d'une conférence débat tenue lundi en la salle Concordia de l'archidiocèse de Bukavu en présence des plusieurs invités du vice gouverneur de province, du président de l'assemblée provinciale et autres personnalités de la société civile et ONG de développement

Le ministre a invité la population et l'autorité provinciale dans la gestion de ce matériel aratoire et roulant fait aussi de vélos destinés aux entités du milieu rural du Sud Kivu.
Ce matériel est attendu à Bukavu et à Goma en janvier 2009 a précisé Norbert Basengezi Katintima : « Nous avons parlé aux humanitaires. On voudrait que cela passe de l'humanitaire aux projets durables. Et nous avons dit que pour la distribution des semences il faut une certification de notre service des semences parce qu’il y a beaucoup qui distribuent les semences mais la production devient zéro sur terrain. Nous avons également parlé des tracteurs. 700 tracteurs ! On ne les a pas vus depuis 1960. J'ai demandé à la population de bien les gérer à travers nos brigades agricoles parce que si c'est mal géré nous n'irons pas loin ».

Source : Okapi/Kinshasa

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Des preuves accablantes de contrebande

carte_kIVULe rapport rendu public la semaine dernière adressé au Président du Conseil de sécurité par le Président du Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1533 (2004) concernant la République démocratique du Congo, est venu confirmer ce que de l’opinion publique savait déjà.

Ce qui est plus grave encore, c’est que ce rapport a projeté une lumière particulière sur la fraude et la contrebande qui sévissent dans cette région de notre pays, et qui, depuis des années, sont entretenues par des rébellions pour des raisons évidentes de financement de la guerre contre la RDC.

Des informations en notre possession ainsi que des éléments recueillis dans le rapport ci-dessus démontrent l’existence d’un centre principal de déstabilisation de notre pays auquel participent des étrangers et même des congolais. Il est temps d’attirer l’attention du public et des autorités congolaises sur ce grand scandale dans l’espoir d’y mettre un terme.

Dans le rapport des experts de l’ONU, apparaît le nom de TRIBERT RUJUGIRO AYABATWA, de nationalité rwandaise et responsable de CTC installée à Goma qui est la filiale congolaise du groupe Mastermind qui lui appartient. Rujugiro est soupçonné d’avoir bâti un réseau qui opère à travers plusieurs pays africains, particulièrement en RDC, et obère les revenus de l’Etat congolais qu’il utilise à d’autres fins. Ainsi, les experts de l’Onu le soupçonnent d’être l’un des bailleurs de fonds du CNDP. Bien connu en Afrique du Sud, il a vu son entreprise fermée et tous ses biens saisis par les douanes sud-africaines pour motif de fraude fiscale. Actuellement, il est sous mandat d’arrêt en Grande-Bretagne et risque l’extradition vers l’Afrique du Sud.

Fraude

Par ailleurs, à en croire des documents en notre possession, pour l’ensemble de la RDC, le volume de vente de l’industrie tabacicole est estimé à 6 milliards de cigarettes par an approximativement. Cependant, la fraude et la contrebande qui représente le tiers du marché de ce secteur causent des pertes énormes. L’on évalue à 6 milliards de cigarettes vendues et qui ne représentent que théoriquement le volume annuel de vente de trois principaux producteurs, qui sont : BAT Congo et Congo Tobacco Company (CTC), qui possèdent des usines de production à Kinshasa et à Goma, ainsi que la société Shenimed. La valeur correspondante en droit d’accises seulement du volume de vente des cigarettes en RDC (+/- 6 milliards) est estimée à +/- 48 millions de dollars US par an et la perte à +/- 25 millions de dollars US.

N’ayant aucune information sur ce que doivent ces usines au point de vue impôts divers et ce qu’ils en payent réellement, il convient de signaler que l’industrie tabacicole est soumise à de nombreux droits et taxes et au paiement des droits d’accises aligné sur un mode de calcul spécifique (régime spécifique). L’arrêté ministériel n° 084/cab/min/finances/2003 du 22 octobre 2003, a instauré la taxation spécifique et les «vignettes fiscales» sur les tabacs fabriqués en RDC.

Au fil des années, la fraude qui ronge l’Est de la RDC, particulièrement dans le secteur tabacicole, a pris des proportions inquiétantes qui nécessitent aujourd’hui une intervention rapide de l’Etat congolais. En effet, si aucune action n’est entreprise, l’état actuel de choses continuera à entraîner des pertes financières colossales et un manque à gagner certain pour le Trésor public au profit de la rébellion qui se développe grâce à cette fraude, mais aussi et de manière certaine, un désintéressement définitif des opérateurs traditionnels qui se conforment encore à la loi.

En vue de mettre en exergue les dommages et préjudices qu’entraîne cette situation sur l’économie nationale en terme non seulement de pertes pour les caisses de l’Etat, mais aussi pour le caractère menaçant et détruisant de cette fraude continue et grandissante sur la viabilité de l’industrie locale.

Contrefaçon des vignettes fiscales

Les «vignettes fiscales» introduites par le gouvernement congolais dans le but de renforcer le système Ad Valorem ainsi que la minoration des factures à l’importation font aujourd’hui et malheureusement, l’objet de contrefaçon à grande échelle. Les analyses faites par des laboratoires internationaux confirment qu’en grande partie, les vignettes utilisées dans l’industrie tabacicole en RDC sont contrefaites et ne respectent pas les lignes de sécurité recommandées par l’Hôtel des monnaies de la Banque Centrale (fournisseur agréé par l’Etat congolais en matière de vignettes d’accises). En outre, une mission de la Présidence de la République qui a été dépêchée dans l’Est du pays en vue d’entreprendre des investigations sur la contrefaçon et la fraude qui sévissent dans cette partie du pays, a dû constater que malgré les résultats alarmants et catastrophiques de cette investigation, aucune mesure n’a été prise jusqu’à ce jour contre l’opérateur incriminé pour endiguer le mal.’

La mission diligentée par Le Parquet Général de la République, n’est toujours pas parvenue à faire respecter la décision prise suivant RI n° 2434/DO23/10497/PGR/GOM/2006 & 992/R.I 1842/PG/DB/KGA/SEC/2006) et ce malgré la condamnation de lourdes pénibles.

Manque à gagner important

Les conséquences de toutes ces fraudes sur l’industrie congolaise sont désastreuses. Le manque à gagner de l’Etat congolais représente d’importantes sommes d’argent, dont la perte annuelle correspondante en droit d’accises représente à elle seule environ 25 millions USD. Cette situation accablante permet cependant à certains opérateurs inconscients de proposer sur le marché des produits à des prix hors concurrence, perturbant ainsi délibérément le libre jeu de la concurrence sans pour autant être interpellés par qui que ce soit sur la contrefaçon des «vignettes fiscales» utilisées.

En plus de ce qui précède, quelques sociétés tabacicoles entretiendraient une fraude fiscale à travers la RDC en demandant à tous leurs gérants de dépôts de tenir une double comptabilité afin de dissimuler cette fraude. Des témoignages écrits des propres agents de ces sociétés confirment le caractère généralisé de cette fraude.

Il faut se rappeler de l’intervention d’un député national à l’Assemblée nationale sur ces fraudes et qu’aucune suite n’aurait été réservée jusqu’à présent malgré la gravité du dossier.

L’Implication de l’OFIDA

Il nous revient que selon des témoignages contenus dans le rapport des services de renseignements, les dirigeants de l’OFIDA seraient parfaitement au courant des réseaux de fraudes et de contrebande et à qui toutes ces pratiques illégales profitent. D’où la question de savoir pourquoi ce silence pendant que se développe la contrefaçon dans toute la région de l’Est, au mépris de la loi et au préjudice de l’Etat congolais et surtout de l’institution qu’il dirige ?

L’Assemblée nationale est invitée à réexaminer, dans les plus brefs délais, le dossier qui lui a été transmis et s’y prononcer à travers les décisions et sanctions qui s’imposent. Il est temps que les élus du peuple se ressaisissent en s’occupant de vrais dossiers de notre pays qui a besoin, aujourd’hui plus que jamais, de toutes ses filles et ses fils pour le défendre et le protéger.

Source : le Potentiel/Kinshasa

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22 décembre 2008

Moïse Katumbi ramène à Lubumbashi des engins lourds en délocalisation pour la Zambie

Les effets de la crise financière mondiale se font remarquer chaque jour qui passe au Katanga, surtout dans le secteur minier. Depuis quelques semaines, plusieurs inves­tisseurs étrangers s’en vont, em­portant avec eux leurs engins. Cette situation attire l’attention aussi bien de la population que des dirigeants en province.

Ces départs sont observés au poste frontalier de Kasumbalesa. Les habitants de cette cité qui ont vu arriver ces mêmes engins pour l’exploitation minière au Katanga les voient repartir. « Il y a envi­ron trois semaines que des engins des entreprises minières, de couleur jaune sortent du pays », témoigne un habitant de la place. Même les officiels sont préoccu­pés par ce rapatriement de matériel, synonyme du départ des in­vestisseurs. Le gouverneur de pro­vince, Moïse Katumbi, en mission d’inspection sur la route de Kasumbalesa, a intercepté cer­tains camionneurs transportant  des engins lourds.

En présence du directeur provincial  de l’office des douanes et accises (Ofida) : il a ordonné le retour sur Lubumbashi de la file d’engins qui tentaient de sortir frauduleusement de la province.

Dans l’opinion, les Lushois res­tent divisés sur l’attitude à adop­ter par rapport au départ massif des investisseurs étrangers. Certains pensent que l’Etat doit ren­trer dans ses droits, « Qu’ils puissent quand  même remplir certaines condition vis-à-vis de l’Etats, propose un Lushois ». Ils ne peuvent pas travailler dans des conditions où ils ne peuvent tirer profit », rétorque un autre. Même divergence à l’Ofida Ka­tanga, entre ceux qui pensent que ces rapatriements doivent être taxés et ceux qui pensent le contraire.

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