21 octobre 2008
«Libulu Manzengele» de retour sur l’avenue de l’Université
Décidément, la voirie urbaine de la capitale congolaise est laissée à son triste sort. Celui de délabrement, obligeant automobilistes à traverser la «lacune Manzengele», non sans difficulté. En effet, si les gros véhicules, les Jeeps 4 X 4 et autres engins roulants arrivent à passer, les voitures ne le peuvent pas. Au risque de s’embourber et d’être englouties par les eaux de «Manzengele».
En dépit de la sonnette d’alarme lancée par la presse aux autorités compétentes, durant la saison sèche et à plusieurs reprises, ces dernières ont fait la sourde oreille. Cela non seulement en ce qui concerne «Libulu Manzengele», le vrai, mais aussi concernant toute la voirie de la ville, avec des routes défoncées à plusieurs endroits et jonchées de nids-de-poule.
Pour Manzengele, l’Hôtel de ville de Kinshasa a décidé de voler à son secours des usagers de cette artère en attendant que le gouvernement central, s’y mette. Aussi s’est-il contenté d’une solution palliative en remplissant le trou béant par du moellon et de la caillasse.
Lesquels se sont révélés peu efficaces pour contenir le poids des véhicules et les eaux de pluies.
Dame la pluie qui est tombée hier lundi 20 octobre sur la capitale, de 4h00’ à 11h00’, a aggravé la situation du «fameux» Libulu Manzengele et a rendu impraticables plusieurs artères de la capitale. Même si on n’a pas enregistré des dégâts matériels et humains, cette averse a, comme d’habitude, entraîné la rareté de moyens de transport en commun. Taxis et taxis-bus se comptaient sur les bouts de doigts. Ce qui a occasionné des retards aux lieux de service et perturbé l’emploi du temps de certaines personnes.
La rareté des véhicules sur les artères de la ville s’est expliquée, selon M. Mavila, conducteur de bus, par la présence des flaques d’eaux sur les artères. «C’est hasardeux de rouler sur une chaussée parsemée de trous et autres nids-de-poule remplis d’eau. Un ou les deux pneus avant peuvent très vite se retrouver dans un trou. Ou encore, il est difficile d’éviter un obstacle qui peut être source d’une crevaison», a-t-il fait remarquer.
Et un autre automobiliste d’ajouter : «Quand on sait combien coûte un pneu, il y a de quoi attendre la fin de la pluie. En outre, si vous travaillez pendant qu’il pleut, vous risquez de ne pas totaliser le montant du versement journalier. Vous serez dès lors obligé de prendre la différence à votre compte. Pour le cas d’une pluie matinale, autant dire au propriétaire du véhicule qu’on ne va travailler que pour une demi-journée. Car les gens doivent d’abord s’abriter jusqu’à ce qu’il cesse de pleuvoir».
Kinshasa : découverte d'une 2è cahe d'armes
Trois sacs, contenant des armes et quelques tenues militaires,
ont été découverts, lundi matin, par la garde républicaine qui avait
opéré un bouclage dans la ferme avicole Kimwenza, située dans la
commune de Montgafula. La ferme est actuellement occupée par les
épouses des militaires de la deuxième brigade intégrée qui se trouve
présentement à Goma. Le commandant du site, le lieutenant Augustin Mola, confirme
l’information. Il ajoute, en outre, qu'une enquête est ouverte pour
déterminer la provenance de ces armes. Selon la même source, 12
militaires sont en détention.
Pour rappel, une autre cache d'armes a
été repérée dans la commune de Kintambo, le mardi de la semaine
dernière. C'était sur l'avenue Lusambo n°35. D'après le journal Le
Phare qui rapporte l'information à la Une, quelques personnes ont été
appréhendés pour raison d'enquête et acheminés à la Demiap, Détection
militaire des activités anti-parti.
Source : Radio okapi/Kinshasa
20 octobre 2008
Le prix du carburant ne cesse de baisser
Les prix du carburant viennent de connaître une nouvelle baisse en République démocratique du Congo. Le litre d’essence à la pompe passe de 760 Fc à « 710 Fc » à Kinshasa. Dans cette même zone Ouest, le litre de gasoil revient à « 700 Fc » alors qu’il coûtait 730 Fc, tandis que la même quantité de pétrole passe de 730 Fc à « 680 Fc ». Le communiqué du ministère de l’Economie nationale et Commerce publié hier justifie ce tassement à « (…) la baisse du cours mondial du baril de pétrole ». Il y a à peine un mois, soit le 24 septembre, suite à cette même cause, le ministre sortant de l’Economie nationale et Commerce, André Philippe Futa avait signé un arrêté en ce sens. Les prix de l’essence et du gasoil notamment, qui étaient respectivement de 795 Fc et 790 Fc enregistraient une baisse comprise entre 4% et 7%. De septembre à aujourd’hui, les prix de ces deux carburants qui ont une influence notable dans les transports ont ainsi connu plus de 11% de baisse. Pendant ce temps, la courbe des prix du transport des biens et des personnes est restée rigide. Ces prix stagnent, contrairement à l’attitude que manifestent habituellement les transporteurs chaque fois que la tendance est à la hausse des prix du carburant. Une simple rumeur suffit pour les voir anticiper en menaçant de majorer leurs tarifs s’ils n’exécutent carrément cette menace.
Maintenant que la baisse des prix du carburant se consolide, les transporteurs ne pensent même pas à la révision de leurs tarifs à la baisse, mais s’accrochent plutôt à la stabilité. Pire, la tendance est à la hausse des prix sur le marché des autres biens et services à Kinshasa. En ce qui concerne les transporteurs, la responsabilité serait partagée entre l’Acco et le gouvernement provincial. Au lieu d’accabler les seuls transporteurs, l’Hôtel de ville est pour beaucoup dans cette stagnation des prix dans des bus, taxi-bus et taxis. La Division urbaine des Transports de Kinshasa devrait convoquer, sans plus attendre, l’Association des chauffeurs du Congo (Acco) pour statuer sur un nouveau tarif du transport également revu à la baisse dans la capitale. Ci-dessous, les prix des carburants révisés.
P.M.L
• A l’Ouest du pays
1 litre d’essence : 710 FC
1 litre de gasoil : 700 FC
1litre de pétrole : 680 FC
* A l’Est du pays
1 litre d’essence : 840 FC
1 litre de gasoil : 830 FC
1 litre de pétrole : 820 FC
Au Sud du pays
1 litre d’essence : 910 FC 1 litre de gasoil : 900 FC 1 litre de pétrole : 880 FC
Pour les carburants d’aviation (Jet A1)
• A l’Ouest du pays
1 litre de Jet A1 : 756,35 FC
• A l’Est du pays
1 litre de Jet A1 : 851,42 FC
• Au Sud du pays
1 litre de Jet A1 : 949,67 FC
16 octobre 2008
Binza : travaux de réhabilitation de la route de Matadi au ralenti
Une enquête menée par l’ACP a montré que l’absence de bitume
ferait défaut pour asphalter la partie de cette route comprise entre «
Grammalic et le centre supérieur militaire de Binza ozone ».
Les travaux de réhabilitation de la route de Matadi à Binza
Ozone, exécutés par L’entreprise “ Mike ”, au niveau du camp militaire
colonel Tshatshi à Binza Météo, déjà visités tour à tour par le
conseiller du Président de la République chargé des infrastructures et
des députés provinciaux ce la circonscription électorale de Ngaliema de
Kinshasa, avancent à pas de tortue et risquent, si l’on n’y prend
garde, d’être bloques, a-t-on constaté mardi.
Une enquête menée à ce sujet par l’ACP a montré que l’absence de bitume ferait défaut pour asphalter la partie de cette route comprise entre “ Grammalic et le Centre supérieur militaire de Binza ozone ”.
La même enquête, dont des ingénieurs se sont refusés à faire la moindre déclaration, renseigne cependant que les chauffeurs de véhicules se retrouvant entre cet axe routier où le trafic est intense seraient mécontents de voir l’entreprise “ Mike ” ne pas tenir le rythme pour faire avancer des travaux.
Actuellement, les travaux sont à l’arrêt au niveau de “ l’arrêt Barré ” où l’entreprise désignée, au lieu de réhabiliter les dalles de passage enlevées au niveau des caniveaux, se contente du plâtrage du tronçon dont les trous risquent de refaire surface après quelques mois.
Kitambo : découverte d'une cache d'armes
Mardi en début d’après-midi, les écoliers se rendaient pour les
uns, à leurs établissements scolaires, les autres regagnaient leurs
domiciles, après les cours du matin, les travailleurs s’octroyaient une
pause à midi dans des restaurants de fortune : une grande frayeur s’est
soudainement emparée des habitants de la commune de Kintambo.
En effet, sur avenue Lusambo, quartier Wenze, à quelques encablures du bâtiment administratif de la mairie, une équipe des éléments du commissariat de Kintambo faisait une découverte surprenante. Dans la parcelle n°35, un appartement livrait ses secrets que seuls détenaient ses occupants. On y a trouvé un lot d’armes de guerre dont des revolvers et des fusils d’assaut. Quelques badauds présents sur le lieu, affirment avoir vu même des lance-roquettes. On ignore cependant quelle quantité et le type des divers calibres des munitions saisis par les policiers dans le cadre de cette mission de perquisition domiciliaire sur l’avenue Lusambo.
Aux dernières nouvelles, nous apprenons que les suspects occupant l’appartement perquisitionné, ainsi que les armes et munitions de différents calibres ont été transférés auprès des services spécialisés pour approfondissement de l’enquête à ce sujet. Cette information a été confirmée par plusieurs sources officielles qui se sont réservées de donner plus de détails, en attendant l’issue des investigations. La nouvelle de cette découverte qui s’est répandue à travers toute la ville, comme une traînée de poudre, a mis en alerte l’opinion nationale, alimentant dans la soirée, toutes sortes de rumeurs.
Au-delà de ce coup de filet, des questions demeurent encore sur toutes les lèvres pour connaître l’identité réelle des propriétaires de cet arsenal militaire, comment s’approvisionnaient-ils et auprès de qui ? De quels magasins d’armement et de quelles unités de l’armée ou de la police, sont sous-traitées ces différentes armes ?
Et pour connaître leur sinistre plan, identifier leurs mobiles, ainsi que leur objectif dans cette ville qui aspire toujours à la paix. A la lumière des investigations menées avec célérité par les services spéciaux, on espère que des explications seront certainement livrées dans les jours qui viennent à l’opinion nationale.
Source : Le Phare/Kinshasa
10 octobre 2008
La ministre provinciale de l’Emploi découvre les réalités de l’UPAK
Le mercredi 8 octobre dernier, Mme la ministre provinciale de la Fonction publique urbaine et Emploi a rendu une visite éclair à l’Usine de panification de Kinshasa, UPAK, à Ngiri-Ngiri. Là, elle a découvert des réalités de la panification industrielle qui l’ont émerveillée.
« Les mots me manquent pour exprimer ma satisfaction. La visite effectuée ce jour à l’UPAK m’a permis de constater la volonté manifestée et manifeste des entrepreneurs désireux de placer nos compatriotes dans de bonnes conditions de travail », a consigné la ministre dans le livre d’or de l’entreprise en présence du PDG de l’UPAK, M. Gérard Dounis qu’entourait tout son staff technique.
En effet, c’est vers 12h45 qu’a débarqué la ministre provinciale, Mme Suzanne Salumu wa Kyota Mawuha, avec son équipe. Accueillis par le bourgmestre adjoint de Ngiri-Ngiri, M. Benjamin Bonyoma Iselonge et le
PDG de l’UPAK, les hôtes de l’usine ont visité les installations de la plus grande et vieille usine des pains de Kinshasa. Dans une visite guidée, les hôtes ont successivement découvert les vastes entrepôts des sacs de farine de froment, des chambres froides pour la conservation de la levure et du beurre, les salles hautes de malaxation et pétrissage avec leur vingtaine de cuves, les fours électriques et le magasin central qui sert de distribution des pains de toutes les formes produites par la maison aux vendeurs et consommateurs. Un travail en chaîne et mécanisé.
La visite a pris fin dans le bureau du PDG Gérard Dounis où un cocktail a été offert aux hôtes de l’UPAK. Cocktail durant lequel des échanges sur les conditions de travail ont été évoquées.
Pour mémoire, le directeur des ressources humaines a précisé que l’Upak a été créée en 1977 avec une équipe très réduite d’ouvriers. A ce jour, elle compte près de 700 employés dont la plupart sont des Congolais. Ces effectifs comprennent les travailleurs de Ngiri –Ngiri et de Masina où l’ex- BKTF est entré dans le giron de l’UPAK. L’équipe dirigeante est composée d’une dizaine de membres dont l’ancienneté dépasse 20 ans. Preuve d’un bon encadrement et d’une confraternité agissante.
09 octobre 2008
Lancement d'une régie immobilière (RIMMOKIN en sigle)
La Régie immobilière de Kinshasa (RIMMOKIN) sera opérationnelle bientôt grâce à un financement bancaire sud-africain chiffré à 50 millions de dollars américains permettant de construire, à brève échéance, des logis à standing intermédiaire, élevé ou moyen, selon les cas, a indiqué le directeur général de cette entreprise, Roger Bimwala, lors de la cérémonie de lancement des activités mercredi, à l’hôtel Memling, en présence de plusieurs personnalités parmi lesquelles le Président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo.
M. Bimwala a annoncé le démarrage de la construction de vingt maisons –témoins par la pose, samedi prochain, de la première pierre sur le site du pont Cabu, en face du stade des Martyrs, avant l’érection de quatre mille autres dans l’Est de la capitale.La construction des maisons sur le site Pont Cabu le sera dans une période de trois mois au maximum, a-t-on précisé.
Auparavant, le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta, initiateur dudit projet mis en chantier depuis 2007, a expliqué la nécessité de construire la nouvelle ville dans la capitale, avec son extension à l’est, sa modernisation au centre ainsi que dans ses périphéries. Il a déploré le fait que le patrimoine immobilier privé de Kinshasa ait été longtemps considéré comme un bien sans maître où, a-t-il, noté, une quarantaine seulement d’immeubles sont répertoriés sur les 720 appartenant à la ville de Kinshasa. D’où la requête faite à l’autorité judicaire en vue de redresser la situation.
Conçue comme faisant partie des cinq chantiers de la République, dans le programme d’aménagement de la capitale, la RIMMO se veut une entreprise de construction, de logement, d’identification et de gestion immobilière privée de Kinshasa, a dit le gouverneur de Kinshasa.
Il a explicité les raison à la base d’une telle initiative fondée dans l’important déficit en logements, la spéculation prononcée en matière immobilière, l’accroissement des bidonvilles, l’absence d’une politique d’habitat et la multiplication désordonnée des logis conjuguée à la poussée démographique de la ville, avoisinant près de 10 millions d’âmes.
Source : ACP/Kinshasa
Kalamu : délocalisation du marché Pont Kasa-Vubu
Le marché Pont Cabu situé dans la commune de Kalamu est délocalisé. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres provincial de Kinshasa. Cette décision intervient après l’inondation de ce marché à la suite des pluies qui se sont abattues la semaine dernière sur la capitale.
Les pluies qui se sont abattues la semaine dernière sur la ville de Kinshasa ont provoqué une forte inondation de la rivière Kalamu à la place Pont Kasa-Vubu (ex- Pont Cabu), dans la commune Kalamu. Le débordement des eaux avait empêché les boutiquiers d’accéder à leurs maisons de commerce. Après le retrait progressif des eaux, il a été constaté que les caniveaux que traversent le boulevard Sendwe étaient totalement bouchés par les immondices.
Les travaux de curage ont été entrepris depuis le dimanche 5 octobre 2008 en vue de faciliter le passage des eaux à travers ces caniveaux. Pour éviter une prochaine inondation qui pourrait avoir des conséquences dramatiques, les ministres du gouvernement provincial ont, au cours de leur conseil tenu le week-end dernier, décidé la délocalisation de ce petit marché. C’est qu’indique le journal en ligne de la radio Okapi parrainée par l’Organisation des Nations unies.
Ce lieu de négoce, dont l’existence remonte à plusieurs années, est fréquenté par beaucoup de gens, dont certains viennent d’autres communes. Ceci, à cause des prix abordables des épices qui y sont vendues (oignons, tomates, feuilles de lauriers, etc.).
Maintenant que la saison des pluies est au rendez-vous, il est de bonne politique que des dispositions utiles soient prises pour éviter des surprises désagréables qui pourraient s’avérer irréparables.
LES VENDEURS REAGISSENT
La décision de délocalisation de ce marché s’avère être un coup dur porté à l’endroit des vendeurs qui y exerçaient leurs activités.
Interrogés par Le Potentiel, beaucoup affirment que trouver actuellement un endroit disponible dans un des marchés de la capitale relève d’un parcours de combattant. « Le montant officiel à verser pour disposer d’ un espace au marché n’est pas connu. Il varie selon l’ humeur des agents. A cela s’ajoutent d’autres frais connexes. Nous risquons d’être réduits au chômage », se plaint Mme Jeanne, toute inquiète.
Les places disponibles dans les marchés de Kinshasa sont pratiquement inexistants. C’est pour cette raison que les vendeuses et vendeurs sont tentés d’exposer le long des avenues qui entourent les marchés. Ils s’exposent ainsi à la merci des éléments de la police nationale congolaise (PNC) chargés de déguerpir les vendeurs qui exercent leurs activités à des endroits interdits.
« Nous souhaitons que le gouvernement provincial de Kinshasa qui a décidé la délocalisation du marché Pont Kasa-Vubu nous trouve un autre endroit où nous pourrons exercer nos activités commerciales », souligne une vendeuse d’oignons.
Deux millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide en distribution pour les ménages de Kinshasa
L’esplanade de la maison communale de la N’sele a servi de cadre le mardi 07 octobre 2008 au lancement de la campagne de distribution gratuite des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée. Au total, deux millions de moustiquaires, financées par la Banque mondiale, sont mises en distribution à raison de deux par ménage pour toute la ville de Kinshasa. Il s’agit d’une activité du Projet d’urgence de réhabilitation urbaine et sociale (PURUS) dont la cinquième composante consiste en la lutte contre le paludisme à Kinshasa. Ce projet est exécuté par l’Unité de coordination de projets (UCoP).
La distribution qui va durer environ deux mois, est assurée par l’Association de santé familiale (ASF) et elle se fait dans des sites bien déterminés moyennant des jetons remis au préalable aux ménages par les relais communautaires.
A cet effet, le coordonnateur de l’UCoP, M. Tobie Kyalondawa a donné les principales dates qui ont jalonné la commande des MIILD ainsi que les principaux acteurs de l’activité. Concernant ces acteurs, il a souligné que L’UCoP qui est supervisé par le ministère du Plan, collabore avec le ministère provincial de la santé, le Programme national de lutte contre le paludisme, l’Inspection provinciale de la santé, tandis que la distribution est confiée à l’ASF/PSI. Il a également affirmé que la MIILD est un moyen efficace de lutter contre le paludisme. Et, à travers cette distribution, l’on estime réduire de 30.000 cas les décès des enfants de moins de cinq ans.
Pour sa part, le ministre de la santé, Victor Makwenge Kaput, a fait savoir que PURUS est un des projets du gouvernement financé par la Banque mondiale. Il bénéficie d’une allocation totale de 180 millions de dollars américains dont 13 millions sont consacrés au « volet lutte contre la malaria ». Les deux millions de moustiquaires ont été commandées depuis janvier 2008. C’est le 19 mai 2008 que 56 contenairs sont arrivés à Matadi.
Le ministre de la Santé a, en outre, indiqué que la campagne de distribution incite à multiplier les efforts afin que chaque congolais jouisse d’une bonne santé afin de contribuer à la reconstruction. Il en a aussi appelé à la conscience des Kinois sur la gratuité des moustiquaires en distribution
« Tout cas de monnayage constitue une infraction qui devra être dénoncée auprès de l’autorité la plus proche pour être sanctionné avec sévérité et de façon exemplaire. Le gouvernement ne supportera pas que la santé de la population soit mise en danger pour des raisons mercantiles et pécuniaires », a-t-il souligné, en comptant sur le sens de responsabilité et sur le civisme de ceux à qui est confiée la charge de l’opération.
Le lancement de la campagne a été fait par le ministre provincial du Plan, M. Jean-Claude Muissa, qui est revenu sur le message du ministre de la Santé en lingala pour une bonne compréhension de l’assistance. Il a insisté aussi sur l’assainissement du milieu. Car, il ne suffit pas seulement de se prévenir, mais il faut aussi lutter contre le moustique qui donne la maladie.
La cérémonie s’est clôturée par une remise symbolique à dix ménages sélectionnés au hasard.
08 octobre 2008
Kinshasa : opération fourrière
" Les taxis, disait Cocteau, sont comme les femmes. Ils se font rares quand le temps est mauvais ". Avant-hier à Kinshasa, le temps était " mauvais " pour les automobilistes. Non en règle de paiement de la prime d'assurance et de la vignette dans la majorité de cas, ils ont choisi de garer leurs véhicules pour échapper à la mise en fourrière.
Sur le boulevard Triomphal ou du 30 Juin, les embouteillages habituels de début de semaine ont fait place à une circulation fluide. De longues files de pétions étaient visibles le long de grandes artères de la capitale. Conséquence immédiate de cette opération.
Pour de nombreux observateurs, au regard des déclarations faites sur radio Okapi par le directeur adjoint de la DGRK (Direction générale des recettes de Kinshasa) Constant Raoul Kakwata, la ville de Kinshasa, par le truchement de son gouverneur André Kimbuta, vient d'engager les grandes manœuvres contre les automobilistes inciviques, prompts à vilipender les gouvernants pour le mauvais état des routes sur lesquels ils circulent et qui renâclent à payer, avec promptitude, leurs impôts, oubliant que la ville a besoin d'argent pour mener à bien sa politique d'assainissement.
Que dire de cette première journée ? En tout cas sans crainte d'être contredit, elle a été une totale réussite. Les automobilistes qui étaient convaincus, au vu de l'expérience passée - couleurs de voiture taxi - que la ville allait reculer, ont déchanté. La ville n'a pas cédé au chantage des propriétaires de véhicules. Combien de temps ces derniers vont-ils tenir ? Telle est la grande question.
Mais une chose est vraie, si la ville et la Sonas maintiennent la pression, tous ces inciviques seront bien obligés de sortir de leur retraite pour s'acquitter de leurs obligations. Car nous le savons, ils ne pourront tenir une semaine durant.
Pour d'autres, cette opération est salutaire. Elle démontre à suffisance que beaucoup de véhicules qui encombrent nos routes ne sont pas en règle. Raison de plus pour encourager les automobilistes en règle qui roulent maintenant sur des voies dégagées.
Du côté des automobilistes, pour justifier ou expliquer leur incivisme fiscal, ils invoquent l'obligation faite de payer en une tranche alors qu'un paiement échelonné, vu la rude conjoncture, aurait été souhaitable. Souhait qui peut-être étudié et analysé par les services financiers de la ville de Kinshasa.
En attendant tous ceux qui invoquent le financement des Chinois avec des propos du genre " bongo mbongo ya ba Chinois, batie yango wapi) (Et l'argent des Chinois où l'ont-ils mis ?), doivent savoir qu'il sont à côté de la plaque. Tout le monde doit payer son impôt, raison de plus pour motiver la population.
Pour l'exemple, les députés, les ministres et autres sénateurs devront s'acquitter de leurs impôts. Si la Chine nous aide aujourd'hui, c'est parce qu'elle a pu moraliser son milliard d'habitants, prompt à s'acquitter de son impôt, à respecter le bien commun et surtout à se sacrifier pour son pays. Ainsi, si hier la Chine comptait pour du beurre dans le concert des nations, aujourd'hui, par le travail acharné, le sérieux des dirigeants, elle est devenue une puissance qui compte.
Devant le gâchis que l'observe dans notre pays, ou les dirigeants sont prêts à s'endetter auprès du premier venu, force est de reconnaître que nos problèmes même dans ce domaine précis sont surtout liés à notre capacité de nous organiser.
Car dans notre ville de Kinshasa, il existe des niches où le pouvoir provincial aurait pu, avec ordre, rigueur et organisation, mobiliser des sommes colossales à même d'aider au développement de la ville capitale.
Peut-on imaginer ce que l'impôt foncier rapporterait à la ville de Kinshasa où il y a pas moins d'un million de parcelles. Si chaque propriétaire payait, dans les communes périphériques, la modique somme d'un (1) dollars chaque mois soit 12 dollars par an, montant qui pourrait être haussé pour les communes comme la Gombe, Limete, Kalamu, Ngaliema etc…Qu'est-ce que la ville n'engrangerait pas comme argent ? Si l'Etat s'affirmait,il pourrait aussi obliger tout locataire à payer son loyer en déduisant la taxe revenant à l'Etat.
Dans les pays qui se respectent, un contribuable défaillant voit sa maison vendue pour permettre à l'Etat de rentrer dans ses droits. Ceux de nos compatriotes qui vivent dans ces pays en savent quelque chose. Surtout ceux qui ont vu leurs propriétés vendues en France, en Afrique du Sud pour permettre au fisc de ces différents pays de rentrer dans leurs droits.
D'où la question de savoir, sommes-nous à cours d'idées et d'inspiration pour mettre sur pieds, dans ce vaste pays, un service de fisc digne de ce nom. Si non, pourquoi nous n'arrivons pas à montrer nos capacités organisationnelles ? En tout cas, telle est la grande question à laquelle nos dirigeants devront répondre dans l'extrême urgence. Il y va de l'avenir de ce vaste beau pays.





