Rechercher sur AfrikBlog

VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

26 novembre 2008

Bukavu : 2 000 squelettes humains découverts dans une parcelle

Kivu_en_guerreDécouverte macabre dimanche dernier à Bukavu au Sud-Kivu. Plus de 2 000 squelettes d’êtres humains ont été découverts dans une résidence du quartier Pajeco dans la commune d’Ibanda, selon la RTNC, la télévision nationale, qui a livré cette information, images à l’appui, dans son édition de lundi soir. Cette résidence a été occupée pendant longtemps par un ancien conseiller politique de Me Azarias Ruberwa au moment où le RCD occupait la ville de Bukavu, ajoute la même source

Cette parcelle a été morcelée, selon la télévision nationale. Et c’est en creusant le puit perdu que l’on a fait la macabre découverte : plus de 2 000 ossements d’êtres humains enfouis dans le sol. Et les faits datent de la guerre plus précisément pendant la période d’ occupation de Bukavu par les éléments du Rassemblement Congolais pour la démocratie, RCD, indique la même source. La télévision nationale souligne également qu’à cette époque, la résidence appartenait à Mme Marion, un sujet tutsi, naturalisée belge et épouse de M. Marion. Elle sera occupé plus tard par un ancien conseiller politique de Maitre Azarias Ruberwa , M. Kinganda, ajoute–elle. Enfin, d’après la télévision nationale, cet endroit servait de lieu d’exécution des gens pendant cette période d’ occupation de la ville de Bukavu en attendant les résultats de l’enquête qui sera menée par rapport à cette dramatique affaire.

A première vue, il s’agit précisément des fémurs, tibia et péronés, entassés pendant longtemps dans une fosse de près de 3 mètres de longueur et 2 mètres de profondeur.
Mais difficile pour l’instant de dire s’il s’agit d’ossements humains comme le précise Melimeli, procureur général de Bukavu : « A ce stade, nous ne pouvons pas encore conclure s’il s’agit des ossements humains ou des ossements des animaux. Mais c’est à l’issue de cette étude de la médecine légale, anthropologique et archéologique que nous pouvons dire s’il s’agit des ossements humains ou pas et à quelle date remonte ces ossements. Mais cela demande des travaux importants de fouille sur le site ».
Il faudra donc attendre plusieurs semaines voire plusieurs mois pour l’étude des échantillons. Le travail a commencé sur place avec le médecin légiste, mais il doit s’étendre au niveau des archéologues et d’autres spécialistes dans des laboratoires beaucoup plus outillés à l’extérieur du pays.

En réaction à cette thèse, le secrétaire général du Rassemblement congolais pour la démocratie, Hubert Efole, parle d’une manipulation. « Je crains que ce ne soit une manipulation, 2 000 squelettes, c’est assez énorme que ça soit passé dans une ville comme Bukavu où il ne manque pas des extrémistes anti- RCD et qu’on soit resté pendant toute la période de la transition sans que cela ait transparu », a-t-il expliqué, estimant que cela est bizarre. Le secrétaire général du RCD dit ne pas douter que des squelettes aient été découverts. D’après lui, une explication ou une autre peut être trouvée. « D’ailleurs, on dit que le lieu en question n’est pas une habitation, mais une concession qui a été morcelée et vendue à plusieurs personnes. Rien n’indique que ce n’est pas une concession qui a été lotie sur un ancien cimetière. On a déjà vu des choses pareilles, et ça m’étonnerait qu’on ait fait cette découverte aujourd’hui et qu’on puisse dater ces ossements là d’une manière précise à l’époque où le RCD occupait encore Bukavu », a rétorqué Hubert face aux allégations impliquant son parti par rapport avec cette découverte

Source : Okapi/Kinshasa

Posté par Kongolais à 03:46 - Echos de nos provinces - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 novembre 2008

La SGI signe sa première réalisation sociale dans le Bas-Congo

La population de Kasangulu, chef-lieu du territoire de Kasangulu, situé dans la province du Bas-Congo, était en liesse samedi 15 novembre 2008. Une liesse qui s’est exprimée à l’occasion de la pose de la première pierre pour la réhabilitation de l’école primaire Kimpakasa (ex Athénée de Kasangulu), de la réhabilitation du complexe scolaire kimbanguiste de Kasangulu abritant l’école primaire Lukaya et l’institut Tusiama, ainsi que de l’installation d’une usine d’adduction d’eau en faveur de la population de Kasangulu. Réalisations signées la Société générale industrielle (SGI), en collaboration avec l’Ong «Initiative Plus Olive Lembe Kabange» (IPLK).

Enfants, jeunes et vieux de Kasangulu avaient pris d’assaut le terrain du complexe scolaire kimbanguiste de Kasangulu, mouchoirs en mains, pour communier avec les officiels du gouvernorat du Bas-Congo, les autorités administratives du territoire de Kasangulu et les différentes personnalités de marque invitées à la cérémonie. Tous scandaient des chansons en l’honneur de la SGI qui vient de réaliser l’une de plus grandes actions de son agenda : permettre aux élèves kasangulois d’étudier dans de bonnes conditions et offrir à la population une eau potable.

Pour financer ces travaux de réhabilitation d’écoles et d’installation d’une usine, la SGI n’a pas hésité de mettre la main à la poche. Elle a mobilisé 107.529 dollars américains pour la réhabilitation des infrastructures scolaires et plus de 80.000 dollars pour l’installation, au village Kintandi, à 4 km de la nationale n°1, de l’usine d’adduction d’eau potable au profit de la population de Kasangulu. La durée de tous ces travaux est de 45 jours. Cette usine va produire 30 m3 d’eau par heure et tirera sa ressource dans la rivière Lukaya.

La réhabilitation des ces deux écoles par la SGI intervient 40 ans après que l’école primaire Kimpakasa (ex Athénée de Kasangulu), et le complexe scolaire kimbanguiste avaient reçu leur dernier coup de truelle. L’image que présentaient ces deux institutions scolaires était de vieille époque. Conséquence : les élèves étudiaient dans des conditions qui révoltaient plus d’une conscience tranquille.

Ferme volonté de participer au développement du pays

Le 26 septembre déjà, la SGI avait donné des assurances au gouverneur de la province du Bas-Congo, Simon Mbatshi Basthia, sur sa ferme volonté d’apporter un grand changement dans la vie de la population de Kasangulu. C’était à l’occasion du démarrage des activités de la SGI. Cette promesse s’est donc concrétisée samedi 15 octobre avec cette double cérémonie.

«Point n’est besoin de vous rappeler que la manifestation de ce jour, qui est le fruit des efforts de la SGI, en collaboration avec Initiative Plus Olive Lembe Kabange, entre dans le cadre de la promesse faite à la population de Kasangulu de réhabiliter certaines écoles et de procéder à l’installation d’une usine d’adduction d’eau. A ce jour, nous nous estimons donc heureux d’avoir tenu promesse. Car ce sont des actions à impact visible. La SGI reste convaincue que ses actions ne s’arrêteront pas seulement à cette intervention, d’autant plus que nous avons votre soutien», a souligné Freddy Bompanze Bomponge, directeur général adjoint de la SGI.

Pour le DGA de la SGI, la reconstruction du pays en général et le développement de la province du Bas-Congo en particulier, appelle de la part des opérateurs économique et social, un engagement ferme. A travers l’implantation d’une usine d’adduction d’eau potable ainsi que la réhabilitation de deux écoles, a insisté Freddy Bompanze, la SGI vient de prouver son engagement à mobiliser, à œuvrer et à participer à la reconstruction de la RDC en général et au développement de la province du Bas-Congo en particulier, sur base des projets bénéfiques et réduire, tant soit peu, les souffrances des populations bénéficiaires de Kasangulu.

Comme quoi, l’entreprise est venue redonner le sourire aux populations autochtones, en finançant les actions dans le secteur de l’éducation, de l’environnement et celui de l’emploi.

Représentant le gouverneur de province empêché, le ministre provincial de l’Agriculture, Développement rural, Environnement et Industrie, Gaston Ngeyewaku Lubamba a rassuré la SGI du soutien que la province lui apportera.

Gaston Ngeyewaku Lubamba a dit transmettre fidèlement les recommandations de gouverneur Simon Mbatshi Batshia : «Nous félicitons d’abord la SGI pour le grand travail qu’il est en train de réaliser. Merci beaucoup à la SGI et à l’IPLK car ce qu’ils ont fait, les autres ne l’ont jamais réalisé. A peine installée, la SGI qui entretient encore ses chantiers, n’hésite pas à réaliser de grands travaux en faveur de la population. Le gouverneur de province m’a chargé de demander à l’administrateur du territoire de Kasangulu d’assurer la sécurité tous azimuts de la SGI et de s’occuper des problèmes administratifs de cette société. Elle a l’appui du gouvernorat de la province du Bas Congo. Mais en tant que ministre provincial de l’Industrie, elle a aussi le mien».

De son côté, le directeur de cabinet de l’IPLK a fait savoir que l’éducation fait partie de cinq chantiers du gouvernement. Pour lui, la première Dame de la RDC, Olive Lembe Kabange considère l’éducation comme un facteur de la relance du développement de la RDC. A travers cette réhabilitation, a-t-il poursuivi, la SGI et IPLK cherchent de réduire le taux d’analphabétisation dans le Bas-Congo.

Par ailleurs, Daniel Ndongala, représentant de l’Eglise Kimbanguiste a révélé que la première réhabilitation du complexe scolaire kimbanguiste de Kasangulu remonte à plus de 45 ans. C’est pourquoi, il a remercié la SGI pour avoir ciblé cette institution scolaire.

Quant au directeur de l’école primaire Kimpakasa, la construction de nouveaux bâtiments de cette école va désenclaver les quartiers environnant dans la mesure où la plupart des parents envoyaient leurs enfants dans des écoles éloignées.

Chaîne complète

Installée à Kasangulu, à 60 Km de Kinshasa, SGI est une nouvelle carrière d’exploitation des grés (moellons et caillasses) qui a créé 250 emplois à Kasangulu, porte d’entrée de la province à partir de Kinshasa. La SGI est la deuxième usine de concassage de grès en Afrique centrale en termes de production.

Avec ses 24 millions d’investissements, SGI va produire plus au moins 000 tonnes de grés. Dotée de deux broyeurs d’une capacité de 320 tonnes/heure chacun, elle possède deux usines dont l’une est destinée pour la produc­tion d’asphalte et l’autre pour la production du béton. Cette chaîne com­plète le broyage de caillasses de toutes les dimensions.

Outre ces deux usines, la société aligne plusieurs autres engins dont des rock drills ou foreuses des roches, des camions Caterpillar, des excavatrices pour l’extraction des moellons, des camions bennes carrière pour le transport des moellons de la carrière à la chaîne de broyage, des camions bulldozers pour assurer la découverture des roches souterraines et enfin une quarantaine de véhicules de 25 tonnes pour le transport des concassés de Kasangulu vers les points d’utilisation à Kinshasa.

Le geste posé par la SGI intervient à un moment où les Congolais assistent avec satisfaction à l’engagement des investisseurs libanais qui n’hésitent pas à mettre des capitaux frais au profit des Congolais.

Contrairement il y a de cela 10 ans où des Libanais ne présentaient pas une bonne image au sein de l’opinion congolaise, il faut reconnaître aujourd’hui que la donne a changé. On voit des investisseurs libanais, qui ont du reste choisi la RDC comme leur seconde patrie, participer activement à la reconstruction du pays et au développement de son économie. A l’instar de la SGI, Socimex, Congo Futur et tant d’autres investisseurs libanais ont foi en la RDC.

Ces commerçants qui ont produit des miracles chez eux, viennent aujourd’hui construire chez nous. Toutes ces réalisations ne seront pas amenées chez eux, au Liban Bien au contraire, ces immeubles qui font la fierté sur le boulevard du 30 juin, ces routes qu’ils aménagent, les usines qu’ils construisent vont dans l’intérêt communautaire des Congolais. De là, à dire : «voilà des gens dont la RDC a besoin », il n’y a qu’un pas.

Le gouverneur Simon Mbatshi Batshia a donc amené un investisseur sérieux dans le Bas-Congo. Qu’on se le dise !

Posté par Kongolais à 03:31 - Echos de nos provinces - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 novembre 2008

Seke-banza : route abimée

Route_ab_m_eLa société civile du territoire de Seke Banza situé à environ 75 kilomètres de Matadi demande aux autorités provinciales du Bas Congo d’activer dans l’urgence la réhabilitation de la route Seke Banza à Kinzavueté. Des camions et motos sont bloqués sur ce tronçon de 22 Km à cause de son état de dégradation. Du coup les produits vivriers ont baissés des prix dans cette localité. Les clients ne viennent plus

Selon Aimé Muaka président de la société civile locale un sac de manioc qui se vendait à 3500 FC à ce jour. Il est vendu à 2000 FC, un verre d’arachide qui se vendait à 250 FC se vend à 150 FC, un tas de tarot est passé de 100 à 50 FC. Raison évoquée les acheteurs ne viennent plus car la route est bloquée. Les pluies successives qui s’abattent sur accentuent la détérioration de ce tronçon.
Aimé Muaka affirme que des travaux de réhabilitation manuelle avaient débuté sur une distance de 5 kilomètre sur cette route. Ces travaux se sont arrêtés car l’état de délabrement de cette route nécessite des engins comme des tracteurs et non des travaux manuels. Si les travaux de réhabilitation ne commencent pas avant la fin de ce mois dit –il cette route sera coupée.
L’administrateur du territoire Ferdinand Etshindo a déclaré ce dimanche qu’une entreprise sud-africaine a visité le dit tronçon la semaine dernière. La réhabilitation de cette route est annoncée dans un avenir proche.

Posté par Kongolais à 11:48 - Echos de nos provinces - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les habitants de Bandundu au nord-est de Kinshasa utilisent un mélange à base d'argile pour peindre maisons, bâtiments administr

Les habitants de Bandundu au nord-est de Kinshasa utilisent un mélange à base d'argile pour peindre maisons, bâtiments administratifs et tracer des bandes blanches sur les routes. Une initiative locale qui donne, à peu de frais, de la couleur à la ville, face à la rareté de la peinture industrielle très coûteuse.

Quand le voyageur débarque au petit aéroport du chef-lieu de la province de Bandundu, à 400 km au nord-est de Kinshasa et qu'il emprunte l’avenue qui mène au centre de cette ville calme, son attention est attirée par les bandes blanches qui bordent la route. Qu’on ne s’y trompe pas. Cette couleur éclatante ne vient pas d’une peinture industrielle. Mais d’un mélange assez ingénieux de l’argile extraite au bord des rivières qui environnent la ville. Elle est ensuite mélangée à d’autres produits tels que l’huile de palme, le pétrole ou le mazout, le sel et le savon. "Après avoir fait mijoter au feu pendant quelques minutes l’argile avec ces produits, nous obtenons une peinture collante qui résiste au vent et à la pluie", explique Alwa Prodenche, un peintre local.
Au cœur même de la ville, sur les avenues Wamba, Fatundu et sur le boulevard du 21 novembre, c’est le même décor. Partout, la signalisation au sol est faite avec la même peinture. Sur Fatundu où se déroulent les défilés lors de grands événements festifs, la tribune officielle est aussi peinte en argile. Tout comme de nombreuses maisons et échoppes qui longent ces artères principales, et quelques bâtiments publics tels que le bureau de la sous-division urbaine de l’éducation et l’Institut de recherches scientifiques.

Solution locale et pas chère

L’utilisation de ce mélange d’argile comme peinture date d’assez longtemps, mais a pris véritablement son envol à partir de mai 2008, quand la ville a accueilli le tout premier conseil des ministres du gouvernement central. L’ancienne maire de Bandundu, Martine Bokenge, avait alors incité la population de cette agglomération de 250 000 habitants, principalement les riverains des grandes avenues à peindre leurs habitations, boutiques, kiosques et échoppes. "La ville doit avoir un éclat particulier avant, pendant et après l’arrivée de nos hôtes", avait-elle lancé à l’occasion.
Faute de peinture industrielle sur le marché local, la plupart de bureaux administratifs avaient été repeints avec de la chaux ou de la peinture à base de latex. Mais pour les habitants, peindre sa maison ou sa boutique avec ces produits coûte cher. "L’idée est bonne, mais où trouver de la chaux, du latex ou de la peinture ? Nous ne sommes pas en mesure de nous en procurer. Notre pouvoir d’achat ne nous le permet pas", fait observer Christophe Mwamba, un fonctionnaire. Difficiles à trouver sur le marché local, ces produits sont par ailleurs très chers. Un litre de chaux revient par exemple à 2 $.
Intéressés par cette initiative de leur ancienne maire, des quartiers entiers de Bandundu se sont organisés pour donner de l’éclat à leur ville, mais en recourant à la peinture à base d’argile. "C’est moins coûteux et facile à utiliser ", explique Anicet Biwata, membre de la Société civile.

Besoin de micro-crédits

Extraite des rivières ou des ruisseaux, l'argile se vend, en effet, à 2 500 Fc (5 $) les 25 kg. Une quantité suffisante pour peindre un mur de 12 m sur 7. Pour répondre à la demande croissante des habitants, de nombreux jeunes se sont lancés dans cette nouvelle activité. "Je peux en extraire jusqu’à 500 kg par jour selon les commandes", affirme Meya Mufufu, qui indique pouvoir gagner ainsi 50 à 100 $.
Des associations de jeunes s’attèlent, de leur côté, à embellir la ville. Membre du Groupe de réflexion pour le développement de Bandundu qui recrute des jeunes pour tracer les bandes sur les routes, Mafaya Dego est content de participer à ces travaux d’intérêt public. "Nous contribuons à limiter les accidents de circulation", dit-il.
Mais, ces associations travaillent souvent sur le principe du volontariat, et leur seul enthousiasme ne suffit pas. Elles ont besoin de soutien, notamment de micro-crédits pour monter de petites unités de production. "Si nous étions soutenus, nous serions capables d’étendre nos activités à travers toute la ville", déclare Kojac Kolor, un peintre qui dirige les opérations d’une cinquantaine de jeunes, garçons et filles, qui mettent de la couleur le long de l’avenue de l’aéroport.

Posté par Kongolais à 02:19 - Echos de nos provinces - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 novembre 2008

Lubumbashi : SOTRAFER

C’est depuis septembre 2008 que les mitrailles en fer sont traitées sur place à Lubumbashi. L'entreprise Sotrafer les transforme en fer à béton et produit entre 50 et 100 ferrons par jour. Les épaves et autres carcasses de véhicules qui encombraient les places publiques et avenues ne sont plus visibles. Ce qui met fin à l'importation des fers à béton à Lubumbashi

Sotrafer était, depuis juillet 2005, dans sa phase de montage et installation des machines. La production du fer à béton, toutes dimensions, est intervenue en septembre 2008. L’un des fournisseurs de Sotrafer, Jacques Akilimali, explique le mode d’achat de produit par cette entreprise : « Je fournis à Sotrafer toutes sortes de mitrailles que je ramasse par ci par là ; des morceaux de fer que je trouve dans des voitures et des engins. Même des mitrailles abandonnées dans des usines déjà déclassées. Sotrafer nous achète les mitrailles à 75 USD la tonne. »

Dieudonné Kisimba Selemani, chef du personnel de l’entreprise, explique le procédé de production du fer à béton : « La 1ère opération consiste à fondre la mitraille pour obtenir le lingot de fer. La 2e consiste à chauffer les lingots de fer dans le four à huile pour obtenir la mise en forme. Et la 3e passe par le laminage. Là, on transforme le lingot de fer en fer à béton. »

Avec un investissement de 15 millions de USD et une production journalière variant entre 50 et 100 tonnes de ferrons par jour, Sotrafer vend la tonne de fer à béton à 1 400 USD. Elle emploie un personnel de plus de 300 travailleurs.

Posté par Kongolais à 01:21 - Echos de nos provinces - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 novembre 2008

Le CNDP pille une radio communautaire

carte_kIVU

La radio Ushirika Racou n’émet plus depuis l’attaque du CNDP à Rutshuru (Nord Kivu). Le gros de son matériel a été pillé par le CNDP de Laurent Nkunda, selon un communiqué l’organisation internationale Benevolencia. La même source indique que les journalistes de cette radio sont tous en fuite

Selon le même communiqué, Jean Baptiste Kambale, directeur de la radio, qui avait été joint au téléphone, indique qu’une partie du matériel a pu être sauvée, mais l'essentiel a été pillé par le CNDP lors de l'attaque de Rutshuru et Kiwanja.
Une autre radio, Dorika FM, "la radio des gorilles" située à Nyamilima, aux portes du parc de la Virunga, a préféré fermer son antenne en raison de l'insécurité qui règne dans cette zone, affirme Benevolencia. Cette organisation prévient que la situation des journalistes dans les zones contrôlées par le CNDP devient extrêmement périlleuse et d'autres radios associatives et communautaires du Nord Kivu pourraient connaître le même sort.

Panique générale à Kiwanja ce mercredi

Une situation de panique règne ce mercredi dans la cité de Kiwanja, 4 km de Rutchuru centre au Nord de Goma après des affrontements d’hier mardi entre le CNDP et les Maï-Maï Pareco.
La population de cette cité rapporte que le CNDP a entamé très tôt ce matin des opérations de recherche des Maï-Maï dans les quartiers et habitations, celles-ci, accompagnées de tirs nourris.
La même source indique que les Maï-Maï se sont retirés de Kiwanja mais cette opération crée une grande panique au sein de la population et surtout les jeunes commencent à fuir et d’autres se cachent de peur d’être confondus aux Maï-Maï par le CNDP.
Ces habitants ajoutent que le centre d’accueil GREFAMU de Kiwanja est détruit par le CNDP. Le porte parole Du CNDP confirme cette opération de démantèlement des Maï-Maï. Il indique aussi que la cité de kiwanja est sous contrôle de leurs troupes

Source : Okapi/Kinshasa

Posté par Kongolais à 03:43 - Echos de nos provinces - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 novembre 2008

Une station d'échographie et de radiologie pour l'hôpital général de Sekebanza

Hopital

Une bouée de sauvetage pour l’hôpital général de référence de Sekebanza à 75 km de Matadi. Elle vient de recevoir un appareil d’échographie et un autre de radiologie, don de Joseph Kabila, Chef de l’Etat. C’est le Simon Mbatshi, le Gouverneur qui est allé les remettre.

La Cité de Sekebanza à 75 km de Matadi dispose d’un hôpital général de référence d’une grande importance. Mais cette formation hospitalière est confrontée à plusieurs problèmes notamment le manque de produits pharmaceutiques, le manque de moyens d’entretien de l’ambulance, la vétusté de matériels, le manque d’appareils d’échographie et de radiologie etc.

Informé, Simon Mbatshi, le Gouverneur du Bas-Congo, province au sud-ouest de la RD Congo a fait le plaidoyer auprès de la Présidence de la République pour une intervention conséquente en matériels de première nécessité. C’est dans cette logique qu’il faut situer la présence des appareils de radiologie et d’échographie que le Chef de l’Exécutif Provincial est allé déposer à l’intention de cette formation hospitalière, l’une du District de Tshela.

Heureux, le médecin Directeur de cette institution hospitalière a déclaré : ‘’Ce don vient donner un plus au corps médical dans les soins à dispenser aux malades.’’. Ces outils sont d’une importance telle qu’il faut en disposer pour l’examen de certaines maladies. Et de renchérir : ‘’Avec ces matériels, les malades seront épargnés d’aller dans de lointaines infrastructures médicales de la Province.’’.

A la même occasion, il a été remis à ce même hôpital un lot de matelas-mousses, des vivres et des pièces wax destinées aux infirmières en pleine grève. Ce don présidentiel a donc été accompagné de ce don du gouvernement provincial. La Présidence de la République et le Gouvernement Provincial regardent dans la même direction en ce qui concerne la bonne santé des populations à travers les meilleures conditions de travail dans les centres de santé tant ruraux qu’urbains.

Posté par Kongolais à 06:36 - Echos de nos provinces - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 octobre 2008

Bas-congo : 1600 000 $ pour l électrification de Tshela

Transfo_SNEL

De retour du village Khata-Kangu où il avait passé 24 heures en vue de remonter le moral de sa population traumatisée par les incursions des éléments de FLEC, Simon Mbatshi Batshia a fait escale à Tshela. Il a été accueilli par une immense foule rimmense dans la grande salle Mbanga. Cette rencontre a permis au Gouverneur du Bas-Congo de communier avec les habitants de cette partie de la province confrontée à beaucoup de difficultés dont le manque d’énergie électrique. En effet, Tshela, Chef-lieu du District de Bas-Fleuve n’a le courant qu’entre 18 heures et 22 heures. C’est l’énergie produite par un groupe électrogène de 200 KVA qui fonctionne grâce à l’appui financier du Gouvernement provincial. Mbatshi qui connaît les besoins de la population n’a pas attendu longtemps pour déballer ce qu’il avait prévu pour elle. Il a annoncé publiquement sa décision de financer le projet de raccordement du courant électrique de Lukula jusqu’à Tshela en passant par Nsioni. C’est donc une opération d’envergure d’une valeur de 1.600.000 $ qui vient en appui à la SNEL dans le cadre de l’électrification du milieu rural. Outre l’énergie électrique, il a prati apporté des solutions à beaucoup d’autres secteurs dont la lutte anti-érosive. Pour les érosions qui menacent la cité de Tshela, le Gouverneur a remis un chèque de 8.625.000 FC pour commencer les travaux . La jeunesse n’a pas été oubliée. Le gouverneur a mis à la disposition de cette jeunesse : une Antenne parabolique et frais d’installation, un groupe électrique de 5 kva en faveur de la Radio Muinda, 10 ballons pour les différentes compétitions , un écran géant pour le public. L’Eglise catholique a aussi trouvé son compte à la sollicitude du gouverneur. La paroisse Catholique Mbata-Tombo a reçu des équipements destinés à la sonorisation et des vivres pour les élèves et les choristes.

La paroisse Catholique Mbanga, elle, a reçu 2.548.000 FC pour les travaux de réhabilitation de l’église. Dans justice distributive, le gouverneur du Bas-Congo a remis 50 sacs de ciment dont 25 sacs à CEAC/Mbanga cité et 25 sacs à CEAC/Kimeso centre. C’était pour l’Eglise protestante. Aucune Eglise n’a été oubliée. L’Eglise kimbanguiste a reçu 50 sacs de ciment. Le gouverneur du Bas-Congo a également mis à la disposition des centres de santé des équipements divers. Le Centre de santé Mimvanza a reçu 20 matelas et un lot des médicaments, le Centre de santé Solferino a été doté de 10 matelas, le Centre de santé District, 10 matelas. Le secteur de l’éducation a bénéficié de 20 ordinateurs en faveur des institutions supérieures ISEA, CIDEP, ITECOM et ISTM et 100 tôles pour l’E.P. Ntombo Yanga. Enfin, les associations des mamans ont reçu 100 houes et 100 machettes. Tout cela est une contribution réelle aux Cinq chantiers.

Posté par Kongolais à 02:46 - Echos de nos provinces - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 octobre 2008

Lubumbashi : Mr Kibawa aux arrêts

JusticeM. Bebe Kibawa, cousin du président de la République, Joseph Kabila, a été arrêté dans la nuit de lundi à mardi dans la ferme familiale, à Kalebuka, à une dizaine de kilomètres du centre ville de Lubumbashi, au Katanga. Ce mardi matin, il a été conduit, d’abord à l’auditorat militaire,et ensuite à la prison centrale de la Kasapa

Bebe Kibawa est accusé, notamment des coups et blessures, d'enlèvement, de menace de mort et de viol. Il y a plus d’un mois, rappelle-t-on, ce cousin du chef de l’Etat était accusée d’avoir brûlé sa propre épouse à l'aide d'un chauffe-eau branché après l'avoir copieusement tabassée. Selon les mêmes sources, dans les mêmes circonstances de temps et de lieu, Bebe Kibawa aurait aussi enlevé une jeune fille de 16ans, petite sœur de l’épouse en question. Pas plus tard que la semaine dernière, c’était le tour du beau père du bourreau d’être enlevé puis torturé. Deux militaires commis à la garde de la belle famille auraient également subi le même sort.

A l’annonce de cette arrestation, l’Asadho Katanga a exprimé sa satisfaction, estimant qu’il s’agit "d’un pas de géant dans la lutte contre l’impunité" : « Maintenant, nous pensons, à l’Asadho, qu’on ne va se contenter de cette arrestation parce que nous avons connu beaucoup d’épisodes de ce genre avec des arrestations des personnes, et que par après, des poursuites judiciaires n’ont pas été organisées convenablement ou effectivement, et que deux ou trois semaines après, ces mêmes personnes étaient relâchées », a expliqué Thimoté Mbuya, vice-président de cette ONG de droits de l’Homme. « Nous allons organiser la défense des victimes jusqu’à ce que la justice soit effectivement rendue », a-t-il conclu.


Posté par Kongolais à 17:10 - Echos de nos provinces - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Lukala : grave accident de la route

Accident_carC’est le bilan provisoire de l’accident de circulation qui a eu lieu ce lundi 20 octobre, à moins de vingt kilomètres de la cité de Lukala sur la nationale numéro 1, dans la province du Bas-Congo. Deux gros véhicules transportant des marchandises et des personnes sont entrées en collision. Les causes de l’accident ne sont pas encore connues. Les corps sans vie et les blessés ont été acheminés à l’hôpital de Kimpese. Mais selon certains témoins de l’événement, d’autres corps et des personnes blessées pourraient encore se trouver dans la forêt. La police spéciale de roulage de Lukala est arrivée sur place et une enquête a été ouverte

Posté par Kongolais à 12:16 - Echos de nos provinces - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Page précédente  1  2  3  4  5  6   Page suivante »