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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

21 août 2008

BAS-CONGO : LE MANQUE DE SUIVIE DE CERTAINS TRAVAUX QUI SE REALISENT UN DANGER

Route_ab_m_ePlusieurs gens reconnaissent au gouvernement provincial la bonne volonté de développer le Bas-Congo. Cela se justifie par plusieurs travaux qui se réalisent dans les dix territoires la province au sud-ouest de la RD Congo.

Cependant, beaucoup aussi se plaignent du manque de suivie de certains travaux. Le tronçon routier Mbanza-Ngungu –Nkamba long de 65 km et celui de Kisantu-Kimvula long de 235 km pour lesquels le gouvernement provincial a disponibilisé énormément d’argent sont aujourd’hui dans un état délabré. Beaucoup d’argent doit encore être décaissé pour ce dernier surtout que pour atteindre Ngeba à 22 km de Kisantu où Joseph Kabila,Président de la République vient de construire l’école primaire Ngeba, la voie obligée est : le tronçon Kisantu-Kimvula. L’inauguration probable de cette école par Joseph Kabila est annoncée pour ce début septembre. Pourtant, la presse avait dénoncé le mauvais travail de l’office des routes dont le Directeur provincial a été suspendu beaucoup de jours après.

Pour les travaux de la morgue de l’Institut médical évangélique de Kimpese à 232 km de Matadi cela aurait coûté plus que prévu. Quant aux travaux de construction de la morgue de Kasangulu à 320 km de Matadi, ils sont font très mal. ‘’ Vous ne devez pas faire ces travaux comme cela vous passe dans la tête.’’, avait dit enragé Kimbembe Mazunga, Conseiller du Chef de l’Etat en charge des infrastructures au conducteur des travaux. Celui-ci sans un plan dirige les travaux de la construction de cette morgue.

Dans plusieurs domaines où se réalisent des travaux dans la province, il est signalé la mauvaise gestion. L’Office des voiries et drainage est cité nommément. Beaucoup de territoriaux sont accusés de confondre l’argent de l’Etat à leur poche. ‘’ Nous devons veiller à ce que les gens ne s’enrichissent pas sous le dos de la province.’’, a déclaré, un conseiller du gouverneur.

‘’La commission de lutte contre la corruption qui vient d’être créée par le gouvernement provincial doit vite se mettre au travail.’’, un membre du gouvernement provincial. Cependant beaucoup pensent que les Députés ne font pas correctement leur travail. ’’ C’est l’organe de contrôle mais je ne vois pas ce que les élus du peuple font.’’, regrette Martin Tamba, un jeune de Boma à 125 km de Matadi.

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20 août 2008

KISANTU : KIMBEMBE MAZUNGA CONSEILLER DU CHEF DE L’ETAT SORT DE L’HOPITA

HopitalBras enfouit dans sa jaquette et mobilisé par un bandage,Kimbembe Mazunga,Conseiller principal du Chef de l’Etat en charge des infrastructures sort souriant d’une des chambres de l’hôpital de Kisantu à 222 km de Matadi. Embrassade avec quelques autorités qui l’attendaient. Il est prêt à reprendre son bâton de pèlerin pour se rendre à Ngeba à 22 km de Kisantu.

Hier à 15 h en partance pour ce village où une école primaire portant le même nom a été construite par le Chef de l’Etat,il s’était renversé d’une moto à 4 pneus à la porte d’entrée du jardin botanique de Kisantu. Cette moto qu’il conduisait pour la première fois appartient à Antoine Ghonda,Ambassadeur itinérant du Président de la République. Les policiers se trouvant dans le cortège ont accourus pour sécuriser Kimbembe Mazunga ,tenue pleine de poussière. Ces derniers lui ont ôté le casque fortement endommagé.

Le voyage pour Ngeba s’était arrêté net. Deo Nkusu,Gouverneur intérimaire du Bas-Congo,Emmanuel Kimpolongo,Administrateur de la Radio télévision nationale congolaise et Antoine Ghonda sont tous allés à son chevet à l’hôpital de Kisantu. Sa clavicule déplacée a été soignée.

Ce matin,il a quand même été à l'école primaire de Ngeba qui a servit de test électorale. Il n'a pas manqué de vanter l'oeuvre de Joseph Kabila en faveur de sa province.

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19 août 2008

Un premier cas de poliovirus sauvage signalé dans le Sud-Kivu

HopitalUn premier cas de poliovirus sauvage chez une fillette a été constaté dans la province du Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo et "une campagne de vaccination de riposte" va être lancée, a annoncé lundi à l'AFP à Bukavu un responsable de santé.

"Un cas de poliovirus sauvage a été constaté le 20 juin dernier chez une fillette de 8 ans dans la zone de santé de Kalehe, dans la localité de Nyabibwe", à 100 km au nord de Bukavu, capitale provinciale du Sud-Kivu, a précisé le responsable des vaccinations à l'inspection provinciale de la Santé, le Docteur Liévain Bikali;

"D'autres cas ont été signalés auparavant dans la Provine orientale (nord-est) et la province du Bandundu (ouest), mais c'est le premier dans le Sud-Kivu", a-t-il ajouté.

Selon lui, "il semble que la fillette s'est beaucoup déplacée en raison de la guerre et elle n'a jamais été vaccinée".

Ce premier cas dans le Sud-Kivu "constitue déjà une épidémie" car d'autres enfants ont dû être contaminés par la fillette, depuis tenue à l'isolement sanitaire.

Les autorités provinciales vont donc lancer "une campagne de vaccination de riposte chez les tous les enfants agés de 0 à 5 ans qui vivent dans les zones proches du lieu d'habitat de l'enfant, soit les zones de Kalehe, Minova, Katana et Mitimurhesa, des régions très peuplées.

Tous les enfants seront concernés quel que soit leur état vaccinal antérieur par cette campagne qui doit démarrer le 20 août et se "faire de porte à porte" afin de tenter de contenir cette maladie, qui provoque la paralysie.

La maladie très contagieuse se transmet par voie orale et on estime qu'un enfant malade peut en "contaminer 200 autres".

Eradiquée en 2000, la poliomyélite a ressurgi en 2006 en RDC, où 56 cas ont été enregistrés depuis, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

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13 août 2008

BAS-CONGO : 5 HOPITAUX GENERAUX DE REFERENCE DOTES DES AMBULANCES

AmbulancesLes hôpitaux généraux de référence de Sona-Bata dans le District de la Lukaya,de l'Institut médical évangélique de Kimpese dans les Cataractes,de Kiamvu à Matadi,de Boma et de Kangu viennent d'être dotés des ambulances. La dernière institution médicale en a bénéficiée ce mardi des mains de Simon Mbatshi,Gouverneur. Joie de la part de la population. Les éléments de la croix rouge ont même théatralisé les déboires qu'ils subissaient par manque d'une ambulance.

''La dotation d'une ambulance ne doit pas être événementiel. C'en est un maintenant car,depuis que nous avons chassé les Belges,nous avons tout détruits et rien remplacés.'',s'est plaint Simon Mbatshi.Ce dernier,a aussi remis un générateur et des matelas à cet hôpital. Les infirmières ont bénéficié des pagnes.'' Nous sommes heureuses de recevoir ses pagnes.Car,souvent les gens ne reconnaissent pas le travail que nous abattons.

Hier,c'est l'hôpital général de référence de Kiamvu à Matadi qui a bénéficié d'une ambulance et des matelas. Les infirmières ont aussi reçu des pagnes.

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12 août 2008

Luozi : Mongoluala enclavé, le chef du village lance un SOS

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Situé à 235 kilomètres de Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo, le village de Mongoluala est dépourvu de voies d’évacuation des produits agricoles. M. Bazebi Mbamba, le chef de ce village rappelle que sa juridiction constitue, selon lui, le poumon économique du territoire de Luozi, et plaide ainsi pour la réhabilitation des routes de desserte agricole

       

Le chef du village explique : « Ce qui nous rend la vie difficile, c’est que Mongoluala ne possède qu’une seule route carrossable. Mais cette route ne dessert pas le plus grand nombre de villages. ». D’après la source, plusieurs rapports ont déjà été transmis aux autorités pour que des fonds soient mobilisés au profit de la réhabilitation de la plus grande de voie de la contrée, la route Nkundi. Celle-ci relie plusieurs villages du coin, dont Tendisa, la mission catholique et Yangapambu. « Il y a le groupement Mukaka qui, depuis longtemps, n’a pas de routes carrossables. C’est le groupement le plus agricole », indique le chef Bazebi. « Si on arrive à créer ces routes, nous aurons désenclavé tout le secteur. Mongoluala est le poumon économique du territoire de Luozi. Nous avons le siège de la vallée de Nkundi et un service PNR (Programme national de riziculture), a-t-il laissé entendre.

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07 août 2008

BAS-CONGO: DES OUTILS ET MATERIELS POUR LA REHABILITATION DES ROUTES DE DESSERTE AGRICOLE

Route_ab_m_eDans le cadre de la réhabilitation des routes de desserte agricole à travers la Province du Bas-Congo,le gouvernement provincial vient d’acheter des outils aratoires pour rendre carrossables les routes de desserte agricole, et qui plus est, sortir tous les territoires de l’isolement et de l’enclavement.

Ces outillages faits de houes, machettes, pelles, arrosoirs, marteaux, râteaux , brouettes, pioches etc… auxquels il faut ajouter des motos et vélos permettront à répondre aux exigences relatives aux travaux à exécuter dans le cadre de la remise à l’état des routes de desserte agricole.

Le Gouverneur Simon Mbatshi a procédé lundi à la remise desdits matériels au Ministère Provincial de l’Agriculture, Développement Rural, Pêche et Elevage que dirige Gaston Nginayevuvu. Lesquels seront mis à la disposition de la Coordination Provinciale des Routes de Desserte Agricole pour les dispatcher dans tous les territoires du Bas-Congo. La répartition est faite selon les axes prioritaires retenus sur base de l’importance des voies de communicationA travers ces matériels de travaux routiers, l’ouverture des chantiers vient de se concrétiser par l’embauche des cantonniers. Ils seront affectés dans le cantonnage manuel par la méthode dite Himo. Cette technique de haute intensité de la main d’œuvre est une expérience ayant déjà fait ses preuves à une certaine période.

''Quitte aux cantonniers riverains aux routes qu’ils sont appelés à réhabiliter, à entretenir et à maintenir régulièrement de considérer ces voies de communications comme leurs biens propres.'',souhaite Gaston Nginayevuvu.

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25 juillet 2008

42 morts et 115 disparus dans un naufrage près du Congo

masuwaAu moins 42 personnes sont mortes lors du naufrage d'une embarcation dans la dans la nuit de mardi à mercredi sur la rivière Ubangi, à la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République centrafricaine

Au moins 115 personnes sont également portées disparues, alors que 25 des 182 passagers ont survécu, a ajouté Radio Okapi, parrainée par l'ONU.

Le naufrage de l'embarcation, appelée baleinière en RDC, a eu lieu à la frontière entre la RDC et la Centrafrique, au niveau du groupement Gbongi à 98 kilomètres en aval de Mobayi-Mbongo, le chef-lieu du district du Nord-Ubangi dans la province de l'Equateur.

La baleinière, qui appartenait à un armateur centrafricain, transportait 182 passagers et des marchandises. Elle a heurté une pierre sous l'eau, s'est disloquée et a coulé. Selon les premières informations fournies par la mission d'enquête conjointe du district du Nord-Ubangi (RDC) et de la préfecture centrafricaine de la Basse-Koto dépêchée sur les lieux de l'accident.

Quarante-deux corps ont été repêchés. Vingt-cinq autres passagers identifiés par la mission d'enquête conjointe ont eu la vie sauve. Au moins 115 autres sont portés disparus, mais certains auraient pu quitter le lieu de l'accident par leurs propres moyens, a souligné la radio onusienne. Les passagers étaient à la fois des Congolais et des Centrafricains.

Selon le commissaire de district du Nord-Ubangi Mathieu Bela, aucune assistance humanitaire n'a été fournie aux rescapés ni côté congolais ni côté centrafricain.

Les naufrages sont fréquents sur les lacs et rivières de la RDC, notamment du fait de la surcharge des embarcations - dont le nombre réel de passagers ne correspond généralement pas aux données des registres de navigation - et d'un mauvais balisage des voies navigables. La plupart des embarcations ne remplissent pas les conditions de sécurité de navigation (gilets, bouées de sauvetages, signalisations lumineuses, etc.)

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18 juillet 2008

MATADI : CERTAINS INDO-PAKISTANAIS APPLIQUENT LE SALAIRE MINIMUN INTERPROFESSIONNEL GARANTIE

franc_congolais_billetPromulgué par Joseph Kabila, Président de la RD Congo, l’ordonnance N°08/40 du 30 avril portant fixation du salaire minimum interprofessionnel garantie (Smig) commence à être appliquée. Dans plusieurs magasins des Indo-Pakistanais en ville basse à Matadi, les travailleurs jubilent. ‘’ Nous pouvons aujourd’hui gagner entre 180$ à 200$.’’, s’est réjouit Sylvain Omombo, un travailleur au magasin NAAS. Selon cette ordonnance,le premier pallier du Smig chiffré à 1.120fc(2$) doit être payé à partir du 1èr juillet jusqu’au 31 décembre. Début janvier 2009, il sera question du deuxième pallier. Celui-ci sera payé à 1.680fc. Auparavant, plusieurs de ses travailleurs ne gagnaient qu’au plus 100$.

Fin juin, la confédération démocratique des travailleurs (Cdt) a placé des banderoles à maints endroits de la ville invitant les employés à respecter l’ordonnance portant fixation du Smig. Elle a aussi pris langue avec plusieurs employeurs. ‘’ Nous sommes content de constater que beaucoup d’entrepreneurs exécutent cette disposition.’’, a déclaré Gérard Pambu, Secrétaire confédéral à la Cdt.

Cependant, il y a beaucoup qui mettent la clé sous le paillasson car pour eux, ils ne seront pas capables de payer ce Smig. Certains procèdent à la diminution des effectifs ou des avantages sociaux. Selon Gérard Pambu, ‘’ Cette loi est de stricte application et les travailleurs ne peuvent pas subir une quelconque injustice.’’.

Du côté des fonctionnaires de l’Etat, l’application du Smig crée des réactions. ‘’ Le gouvernement devait d’abord se battre pour que nous fonctionnaires bénéficions du Smig au lieu de l’imposer à ceux qui sont sous contrat.’’, a dit courroucé, Marie Muila, une fonctionnaire de l’Etat.

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16 juillet 2008

BAS-CONGO: 5 AMBULANCES POUR 5 FORMATIONS MEDICALES

AmbulancesHopitalLes trois Districts du Bas-Congo ainsi que ses deux villes ont désormais des ambulances. Pimpant neuf de marque Toyota Hilux et Mitsubishi, ces 5 véhicules ont été remis ce mardi par Simon Mbatshi Gouverneur de province au chef de division des Travaux publics et infrastructures. Il prendra soins de les déposer à 5 formations médicales.

Les bénéficières de ces véhicules qui transporteront des blessés et des malades sont les hôpitaux de Sona-Bata dans la Lukaya, de l’Institut médical évangélique de Kimpese dans les cataractes, de Nkangu dans le Bas-fleuve, de Kinkanda à Matadi et celui de Boma.

Ces ambulances, il les avait promis le 29 janvier au cours de l’inauguration de la morgue de l’institut médical évangélique de Kimpese. ‘’Dites aux bénéficières d’en faire bon usage.’’, a recommandé Simon Mbatshi

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08 juillet 2008

Mbandaka : opération ville sans sachets

poubelleFini le spectacle des petits sachets blanchâtres qui jonchaient les rues et tourbillonnaient au passage d’un véhicule ou au moindre coup de vent. Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Equateur au nord de la République démocratique du Congo, a en effet presque réussi le pari de se débarrasser de ces encombrants emballages qui salissent la plupart des villes du pays. Communément appelés "08" et utilisés dans les marchés, les boutiques et par les petits vendeurs de rue d’eau froide, leur commercialisation a été strictement interdite par le gouverneur de province, en avril. Depuis lors, la ville offre un tout nouveau visage : les tas d’immondices contenant ces sacs en plastique autrefois déversés dans les caniveaux ou ça et là ont disparu, les avenues et rues sont dégagées, plus propres et bien tenues…
Maire de Mbandaka, Alexis Isandjola Ifefe est fier du résultat de cette lutte acharnée contre l’insalubrité. "Le sachet 08 a été pour la ville un véritable casse-tête", avoue-t-il. Au vu de l’image actuelle que présente sa ville, il affirme qu’elle est la plus propre du pays. "De nombreux visiteurs que nous recevons à la mairie nous le confirment", avance-t-il.
Ce combat contre l’insalubrité à Mbandaka a débuté en 2007. Les vendeurs installés le long des rues ont été déguerpis et leurs kiosques démolis. L’autorité a, en même temps, réinstauré les travaux collectifs de salubrité (salongo) et lancé les travaux de réhabilitation de la voirie urbaine.

Petit commerce polluant
Mais tout cela ne valait pas la peine, si le commerce de l’eau en sachet, considéré comme la principale source de la malpropreté de la ville, se poursuivait. "Avec nous, il ne se pose pas tellement de problème, déclare Emilie Bomolo, une vendeuse d’huile de palme au petit marché d’Ekunde. Car nos clients amènent leurs colis à la maison. Mais ceux qui achètent l’eau froide en sachet la boivent et jettent immédiatement l’emballage n’importe où et n’importe comment !".
De nombreuses mesures ont souvent été prises contre cette activité informelle, mais elles se sont toutes avérées inefficaces. L’insalubrité allait grandissante à Mbandaka, et les dégâts causés à l’environnement par ces sachets en plastique, tels l’appauvrissement du sol ou l’obturation des caniveaux, rendaient difficiles les travaux de drainage. Ainsi pour le maire, "seule l’interdiction de la vente du 08 pouvait arrêter la prolifération de ce commerce très polluant."
Aujourd’hui, cette mesure réjouit la population, qui se félicite de voir sa ville devenue plus propre qu’avant. Certains, comme ce vendeur de magasin au centre-ville, avoue "n’avoir plus grand-chose à faire" lors des travaux de salubrité communautaires exécutés chaque samedi. Les maraîchers de la ville se frottent, eux aussi, les mains. Désormais, ils recueillent sans trop de peine, le compost déjà débarrassé de ces composants indésirables (sachets).

La police veille au grain
Pour faire face à cette mesure, les vendeurs d’eau qui n’ont que cette activité comme source de revenu, utilisent à présent des bouteilles d’eau minérale de récupération vendues sur le marché local, ou récupérées auprès du personnel de la Monuc (Mission des Nations unies au Congo). Dans les marchés et boutiques, c’est le retour du papier emballage, ou du "nkongo", une sorte de feuille sauvage très utilisée dans la cuisson des aliments à l’étuvée. Les acheteurs regrettent toutefois que ces emballages, difficiles à trouver, ne soient pas aussi pratiques que le 08. "Avec le sachet en plastique, on pouvait tout emballer, céréales comme oléagineux, même du vin de palme…", se désole José Bamwinda, un habitant de Mbandaka II.
Qu’à cela ne tienne, Alexis Isandjola reste ferme. "Les policiers continueront à traquer les récalcitrants et à confisquer tout sachet vide ou contenant de l’eau trouvé entre les mains des vendeurs…", martèle-t-il. Il a instruit les chefs des marchés et des pavillons de dénoncer la moindre présence de sachets chez les vendeurs. Quant à la Direction générale de migration, elle est chargée de veiller à ce que le 08 ne puisse entrer dans la ville.
Pour faciliter la collecte des ordures, une Ong locale a offert une vingtaine de poubelles à la mairie. Mais le maire regrette que les 18 % du budget réservés aux provinces et devant revenir aux villes ne soient pas encore accordés. "Sinon, nous aurions davantage assaini Mbandaka qui est le siège des institutions provinciales…", dit-il, un peu amerpoubelle

source : agence Syfia

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