28 février 2008
Kolwezi : la police récupère des minerais de la Gécamines volés
Une quarantaine de sacs de minerais bruts de la Gécamines volés ont été récupérés mardi dernier par la police, rapporte radiookapi.net
Selon la police, c’est au cours d’une course poursuite avec deux minibus contenant la cargaison qu’elle a réalisé le coup. Elle précise qu’il y a eu échange des tirs entre les éléments et des hommes armés qui occupaient ces minibus. Trois de ces hommes ont finalement été arrêtés, tandis que les autres ont réussi à s’échapper. Le véhicule de la police a été endommagé. Le maire de Kolwezi a affirmé pour sa part que les minerais récupérés ont été retournés à la Gécamines. La police a ouvert une enquête.
Goma : une soixantaine d’officiers FARDC bloqués à l’aéroport
Parmi eux, figurent des médecins et des infirmiers qui avaient pour mission d'intervenir en faveur des victimes des affrontements entre les FARDC et le CNDP de Laurent Nkunda fin de l'année dernière. D'après ces officiers du corps médical de l’armée, leur mission ne s'est pas limitée simplement au Nord-Kivu. Elle s’est étendue jusqu’à Bukavu, au Sud-Kivu, où ils sont allés assister les blessés du séisme. A l'aéroport international de Goma, cette soixantaine d'officiers passent la nuit sous une tente, érigée non loin de la route principale. Ils estiment que les conditions deviennent insupportables à cet endroit. L’un des officiers explique : “Notre mission était de 30 jours. Nous venons d’accomplir 2 mois et demi. On nous disait que Umir était une unité médicale d’intervention rapide. Si c’était réellement une unité d’intervention rapide, nous serions déjà rentrés à Kinshasa. On nous loge dans des tentes, mais les tentes, on ne peut pas y vivre pendant plus d’un mois. Nous sommes exposés au froid et à la chaleur. Nous pensons que nous sommes abandonnés par nos autorités à Kinshasa. Pour la nourriture, le commandant région nous fournit de quoi manger. Il nous a déjà donné la feuille de route. S’ils ont décidé de nous muter, il fallait qu’ils nous le disent. Nous n’avons pas besoin de l’argent qu’ils nous promettent. Nous n’avons qu’un seul souci : rentrer. »
De son côté, le général Mayala Nkyama, commandant de la 8e région militaire promet qu’une solution sera trouvée incessamment.
Bientôt un arrêt ministériel sur le prix de vente du ciment
Le ministère de l’Economie nationale et du Commerce extérieur fixera, dans un bref délai, le prix officiel du ciment par voie d’arrêté. Le ministre de l’Economie, André-Philippe Futa, cité par l’Agence congolaise de presse (ACP), a, au cours de sa récente tournée dans la province du Bas-Congo, rencontré les producteurs de ciment (Cimenterie de Lukaya, Cilu), et (Cimenterie nationale, Cinat) et les opérateurs économiques qui lui ont fait part de leurs difficultés liées aussi bien à la baisse de production et de distribution du ciment. A ce jour, le sac de ciment revient à 8.5 dollars américains à la sortie de l’usine, note l’Agence congolaise de presse. Reste à voir si le prix qui sera fixé, sera d’application sur le marché. Car, on le sait, depuis l’année dernière, que le produit avait disparu des dépôts de la ville et se vendait en cachette, à un prix surfait. Dans certaines maisons de vente, il fallait passer par des intermédiaires pour se procurer du ciment. La population espère que les opérateurs économiques ravitailleront régulièrement les dépôts en ciment et que le prix de vente fixé par le ministère de l’Economie sera respecté.
Un accident de la circulation fait deux morts à Kimbanseke
Deux personnes ont trouvé la mort dans un accident de la circulation, qui a fait plusieurs blessés, le week-end, au croisement des avenues Congo et Mokali, dans la commune de Kimbanseke, rapporte l’APA. Selon la source, un bus assurant le trafic entre le marché central et le quartier Mokali, est entré en collision avec une voiture qui se rendait en sens inverse sur la route principale de cette municipalité. Les deux victimes, dont l’identité n’a pas été précisée, sont mortes sur-le-champ, tandis que les blessés ont été acheminés d’urgence à l’hôpital « Roi Baudouin.» situé dans la commune de Masina, pour des soins appropriés. L’accident a été provoqué par un excès de vitesse, a indiqué la source. En effet, pressé pendant les heures de pointe, le chauffeur du bus voulant éviter un trou au milieu de la chaussée, n’a pu redresser le volant et s’est retrouvé face-à-face avec la voiture. On déplore également des dégâts matériels importants. Toujours le week-end à NDjili, plus précisément à l’arrêt de bus situé entre les quartiers 2 et 7, un taxi-bus roulant à vive allure et dont les freins ont cédé, a cogné un taxi en position d’embarquement. Voulant prendre fuite, le conducteur du taxi-bus sera attrapé par un jeune du quartier. Les passagers à bord du taxi-bus ont même confirmé qu’il était en état d’ivresse.
Négociations avec le Fmi : le gouvernement recalé
Le dernier point de presse de la délégation de FMI relatif à sa dernière mission d’évaluation ne laisse planer aucun doute : il n’y aura pas de signature de programme triennal entre le gouvernement et le FMI au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance. Par voie de conséquence, pas d’atteinte au point d’achèvement à l’initiative d’annulation de la dette en faveur des pays pauvres très endettés, PPTE. En tous les cas, pas avant fin 2008. Tout simplement parce que le gouvernement a été recalé pour le mois de mars 2008, contrairement à ses dernières espérances.
Arrivée à Kinshasa le 17 février 2008 pour la dernière évaluation aux négociations devant amener à la conclusion, entre la RDC et le Fonds monétaire international, d’un nouveau programme triennal, la délégation du département Afrique du FMI a bouclé sa mission d’une semaine. Ce, par un point de presse animé mardi 26 février, en sa représentation, cinquième niveau de l’immeuble abritant l’Hôtel des monnaies.
Ce que l’on craignait depuis quelques temps s’est produit. Il n’y aura pas de « Dossier RDC » au prochain Conseil d’administration du Fmi, prévu en mars prochain. Donc, pas de programme triennal avec le Fmi au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance. Ce qui renvoie automatiquement à plus tard – en tout cas pas avant fin 2008 – la possibilité pour la RDC d’atteindre le point d’achèvement à l’initiative d’annulation de la dette en faveur des pays pauvres très endettés, PPTE. Ce sont environ 10 milliards Usd d’économie de dette, du fait de non remboursement, qui échappent à la Rdc .
L’on se souviendra que le gouvernement s’était fixé comme l’une de ses priorités, cette année, la conclusion d’un nouveau programme triennal avec le Fmi au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance. Par conséquent, s’aménager une large marge de manœuvre pour atteindre, avant fin 2008, le point d’achèvement à l’initiative d’annulation de dette en faveur des pays pauvres très endettés (Ppte).
En séjour à Kinshasa, la délégation des experts du département Afrique du Fmi, conduite par Brian W. Ames, vient de renvoyer aux calendes grecques le voeu, pourtant accrochant exprimé par le gouvernement, et réitéré à maintes reprises par certains de ses membres regroupés au sein de la Commission de suivi des programmes conclus avec les institutions financières internationales (Cispi). Le gouvernement vient donc d’être recalé de la « session » de mars 2008
LE SUSPENSE EST LEVE
L’on a assez entretenu le suspense autour des chances de la RDC d’arracher, enfin, un accord formel avec le FMI autour d’un programme triennal. Et ce, après la fin brutale du Programme économique du gouvernement – exécuté entre avril 2002 et mars 2006.
Contrairement à son optimisme, le gouvernement déchante aujourd’hui : la RDC ne sera pas à l’ordre du jour du prochain Conseil d’administration du Fmi, prévu en mars 2008. L’Exécutif doit encore faire preuve de sa capacité à supporter poids et contraintes des réformes en cours d’exécution. Les dérapages constatés en novembre et décembre 2007, et qui se sont répercutés dans des proportions inquiétantes en début janvier 2008, ont eu raison de la volonté du gouvernement de conclure le plus rapidement possible un nouveau programme avec le FMI.
La Cispi en avait fait sa priorité. Mais, ni de la Banque centrale du Congo, après maints ajustements de sa politique monétaire, ni le gouvernement en réajustant ses finances publiques, n’ont pu renverser les mauvaises tendances de la situation économique, monétaire et financière du pays. Avec un déficit cumulé en début janvier 2008 de près de 50 milliards de francs congolais, l’on devait inévitablement s’attendre au pire. Le scénario que l’on redoutait s’est donc produit.
PROCHAIN ROUND : AVRIL 2008
La confirmation a été donnée mardi dernier à Kinshasa par Brian Ames lors d’un point de presse animé à la représentation du FMI en RDC. « Concernant la conclusion d’un nouveau programme triennal, les négociations devront continuer en avril prochain lors des prochaines assemblées annuelles du Fmi et de la Banque mondiale à Washington », a dit l’expert du Fmi. Plus explicite, le gouverneur de la Banque centrale du Congo, présent à ce rendez-vous avec la presse, n’a pas caché l’échec des concertations menées jusqu’ici avec le FMI, laissant toutefois une marge de manoeuvre au gouvernement de pouvoir se racheter dans trois mois. Soit d’ici juin 2008, tout en relevant cependant des préalables : une parfaite coordination entre les impératifs de la politique monétaire et budgétaire.
De son côté – pour ce qui se rapporte à la politique monétaire – le gouvernement s’est racheté. Il a rappelé toutes les mesures prises depuis quelques temps en vue de ramener l’accalmie sur le marché de change et maîtriser, jusque-là, l’inflation.
Au demeurant, c’est vers le gouvernement que l’on se tourne. C’est de là que naissent les faisceaux de déséquilibre qui se propagent à grande vitesse sur l’ensemble du cadre macro-économique.
Autant dire que, c’est en manipulant avec doigté et dextérité ses finances publiques que le gouvernement se prévaudra des chances d’entamer en toute quiétude les prochaines négociations avec le FMI. Car, à entendre Brian Ames, rien n’est encore perdu.
L’OMBRE CHINOISE
Toutefois, sans le dire ouvertement, Brian Ames a laissé entendre dans ses explications le scepticisme encore intact du Fmi sur les accords liant la RDC à la Chine. Quelles en seront les implications sur le cadre macro-économique ? Quel est le processus de désendettement enclenché par le fait de la participation de la RDC à l’initiative PPTE ? Autant de questions autour desquelles le FMI est resté sans réponse. Ce qui sans doute motiverait encore ses réserves à s’engager formellement avec la RDC dans un nouveau programme triennal.
Même s’il a avoué avoir été saisi par le gouvernement congolais pour des conseils au sujet de probables implications des prêts chinois sur l’équilibre du cadre macro-économique, le FMI, par son envoyé spécial en RDC, est resté évasif sur la question. « Le débat a porté sur les grandes lignes, les détails manquent encore à ce sujet », a-t-il répondu à la question de la presse pour connaître le point de vue de son institution sur les accords liant la RDC à la Chine.
Comme pour dire que le gouvernement n’a pas convaincu. Il a, pour ce faire, un sursis d’un mois pour réunir les éléments matériels de sa défense. Tout se passe comme si la conclusion d’un nouveau programme reste suspendu à la « question chinoise ». Car, pour le FMI, il est tout à fait paradoxal que la RDC prétende à l’effacement de sa dette extérieure au travers de l’initiative Ppte, et de récréer en même temps un nouveau cycle d’endettement en multipliant les accords de prêt avec la Chine.
C’est autour de ces questions et bien d’autres d’ailleurs que graviteront les discussions avec le FMI en avril prochain lors de ses assemblées de Washington. Toujours est-il que supposée hypothétique en début de cette année, l’atteinte du point d’achèvement à l’initiative Ppte paraît dès lors impossible pour l’année 2008. Tout se joue désormais sur la conclusion d’un nouveau programme triennal, seule soupape de sécurité pour rouvrir le chemin à l’effacement d’environ 10 milliards Usd de dette bi et multilatérale de la RDC envers ses divers partenaires.
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Source : le Potentiel
27 février 2008
Rapatriement de vingt-huit étrangers à Uíge
(Angola), 27/02 - Vingt-huit étrangers illégaux ont été rapatriés, mardi, à partir du poste frontalier de Quimbata, municipalité de Maquela do Zombo, dans la province septentrionale de Uige, par les Services de Migration et Étrangers (SME) .
Ces étrangers en provenance de la RD Congo, du Congo-Brazzaville et de la Guinée-Conakry vivaient illégalement dans cette région.
Au total, 91 étrangers illégaux ont été rapatriés dans cette région depuis janvier, indiquent les données des SME.
Verbatim point de presse -27 fevrier 2008
Kemal Saiki, Directeur du Bureau du Porte-parole et des Relations avec les Médias.
Bonjour à toutes et à tous et merci pour votre fidélité à ce rendez-vous hebdomadaire de l’information avec la MONUC. Bonjour également aux auditeurs de Radio Okapi. Lors de cette conférence de presse nous traiterons des points suivants :
• TABLE RONDE SUR LA RÉFORME DU SECTEUR DE LA SÉCURITÉ EN RDC
• PARTICIPATION SRSG AU 103ème ANNIVERSAIRE DU ROTARY INTERNATIONAL
• SITUATION MILITAIRE
• SIXIÈME ANNIVERSAIRE DE RADIO OKAPI
• ACTIVITÉS DIVISION DE L’INFORMATION PUBLIQUE
• ACTIVITÉS SECTION AFFAIRES CIVILES DE LA MONUC
TABLE RONDE SUR LA RÉFORME DU SECTEUR DE LA SÉCURITÉ EN RDC
Hier, mardi 26 février 2008, M. Alan Doss, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC) et chef de la MONUC a participé à la cérémonie de clôture de la table ronde organisée par le gouvernement de la RDC sur la réforme du secteur de la sécurité.
Intervenant à cette clôture, M. Doss a indiqué que l’intérêt manifesté par le gouvernement d’une part et la communauté internationale d’autre part à l’endroit de ces assises démontrait que cette réforme était prioritaire pour maintenir et consolider la paix et la sécurité dans le pays.
Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en République démocratique du Congo a, par ailleurs réaffirmé l’engagement de la MONUC comme partenaire de la République démocratique du Congo pour la soutenir et l’assister dans le cadre d’une réforme rapide du secteur de la sécurité.
PARTICIPATION SRSG AU 103ème ANNIVERSAIRE DU ROTARY INTERNATIONAL
Le mercredi 20 février 2008, au Grand Hôtel de Kinshasa, M. Alan Doss, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC) et chef de la MONUC, a été invité comme orateur principal à l’occasion de la journée marquant le 103ème anniversaire du Rotary International et dédiée à « La paix et l’entente mondiale ».
Lors de son allocution, M. Doss a évoqué les efforts consacrés à la recherche de la paix, lors de la Conférence de Goma, avant de rappeler que la responsabilité première en matière de sécurité incombait à la RDC. Il a toutefois précisé que la MONUC était aux cotés de la République démocratique du Congo, pour apporter son appui aux efforts nationaux. Se référant encore à la conférence de Goma, dont il a dit qu’elle était complémentaire de mesures antérieures, telles que le Communiqué conjoint de Nairobi, M. Doss a souligné l’importance à travailler ensemble pour la mise en application des engagements et des accords signés. « Ce n’est pas l’accord qui compte, mais c’est ce qui suit » a-t-il déclaré.
Déclarant que la paix, la sécurité et le développement étaient interdépendants et constituaient les principaux défis de la RDC, M. Doss a décrit les mesures qu’il était nécessaire de prendre à cet égard : « l’établissement d’un État de droit, la lutte contre l’impunité, la protection des femmes et des hommes, la participation de tous dans les richesses du pays pour réduire la pauvreté et la lutte contre la corruption ».
SITUATION MILITAIRE
La situation militaire est restée relativement calme sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo. Toutefois, au Nord et au Sud-Kivu, des affrontements sporadiques entre les différents groupes armés se sont poursuivis.
Depuis le début de cette semaine, en Ituri, les combats entre les Forces armés de la République démocratique du Congo (RDC) et les éléments du Front de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) ont repris. Au Nord-Kivu, plusieurs affrontements ont été également signalés.
En revanche, en Ituri, Freddy Kappa, un ancien proche collaborateur de Peter Karim et dissident du Front nationaliste intégrationniste (FNI) s’est rendu le 24 février 2008 avec trois combattants et leurs armes à la Force de la MONUC. Le lendemain, les anciens responsables du Parti de résistance islamique au Congo et du Parti de résistance chrétienne, deux groupes armés dissidents du FNI, ont déclaré la fin de leur lutte armée. Dans ce contexte favorable, les FARDC et la MONUC poursuivent les actions communes, militaires et de sensibilisation, envers les éléments des différentes fractions du Front de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI).
Toujours en Ituri, le 25 février 2008, les positions des FARDC ont été prises sous le feu par des éléments du FRPI à Hero, village situé à 5 kilomètres au sud-ouest de Mandibe. Avant de se retirer, les insurgés ont pillé les localités de Mandibe 1 et 2 et Makayanga. D'après les informations des FARDC à Bunia, deux officiers dans leurs rangs et plusieurs insurgés ont été tués.
Au Nord-Kivu, des incidents et des accrochages entre différents groupes armés ont été enregistrés la semaine passée, en particulier entre les éléments Mayi-Mayi, Patriotes résistants congolais (PARECO) et les insurgés du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP).
Des échanges de coups de feu ont été signalés le 18 février 2008 parmi les groupes des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) à Kisheguru, entre eux. Le même jour, des combats ont opposés les combattants Mayi-Mayi PARECO à ceux du CNDP dans les environs de Nyamitaba. Le 21 février 2008, des éléments Mayi-Mayi PARECO se sont affrontés entre eux à Chamarambo. Des échanges des tirs entre les éléments du CNDP et les Mayi-Mayi PARECO ont été signalés le soir du 25 février et le 26 février à Mweto, Kanzenze et Kahanga, au nord de Masisi.
Le 26 février 2008, d’autres échanges de tirs entre les éléments du CNDP et les Mayi-Mayi de la brigade Cobra ont été enregistrés dans les localités de Ngingwa, Busheke et Kiluku, autour de Shasha, à environ 40 kilomètres au sud-ouest de Goma, sur le territoire de Masisi. Aucun bilan précis des pertes ne peut être établi pour l’instant, mais la Force de la MONUC a engagé le processus de vérification de ces incidents et des allégations correspondantes. En attendant l’installation de la Commission technique, le dispositif opérationnel de la MONUC pour la surveillance du cessez-le-feu dans le Nord et le Sud-Kivu a été mis sur pied.
La situation est redevenue calme après les affrontements entre FARDC et ex-combattants dans le centre de brassage de Kamina le 17 février 2008. Le 20 février 2008 tous les ex-combattants impliqués semblaient avoir été désarmés. Le 26 février 2008, les opérations d’identification et d’enregistrement des ex-combattants ont repris dans ce centre de brassage.
Enfin, pour terminer, je voudrais formuler quelques propos au sujet de deux projets en faveur de la population locale. En Ituri, le pont entre Lalo et Libi a été reconstruit grâce à la contribution locale et le soutien de la Force de la MONUC. La compagnie du génie du bataillon népalais est parvenue à convaincre les villageois des joindre leurs efforts aux siens pour réparer ce pont de grande importance, afin de désenclaver leur zone. Le pont achevé a été inauguré récemment par les autorités du territoire de Djugu et le commandant des FARDC dans cette région.
Au Sud-Kivu, la route Bukavu-Uvira constitue un axe important d’approvisionnement. Le pont de Runingu, situé à 98 km au sud de Bukavu, a été endommagé au cours du mois de décembre 2007 par des pluies torrentielles. Une brèche de 8 mètres a été créée, rendant le pont impraticable pour les véhicules et provoquant un gêne très importante, tant pour la population locale que pour les agences humanitaires. La compagnie du génie du contingent chinois a récemment aménagé le pont. Les travaux ont commencé le 16 janvier 2008 et ont consisté au drainage de la rivière, à la construction de la fondation du pont et à la pose d’une protection contre le glissement. Le 14 février 2008 le pont était achevé et la route rouverte au trafic.
Le nouveau pont est capable de supporter un poids de 20 tonnes. Pour ce projet, la compagnie du génie du contingent chinois a utilisé divers types de matériel, 128 m3 de pierre, 59 m3 de sable, 210 sacs de ciment et 10 barres d’acier. Les troupes d’un bataillon pakistanais ont assuré la sécurité, ont fourni l’escorte à la compagnie du génie et l’ont appuyé durant les travaux.
SIXIÈME ANNIVERSAIRE DE RADIO OKAPI
Lundi 25 février, Radio Okapi, la radio des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC), née d’un partenariat entre la Fondation Hirondelle, ONG suisse spécialisée dans l’information en zone de crise et la MONUC, la Mission des Nations unies en RDC, a célébré son 6ème anniversaire. Au cours de ses six années d’existence, Radio Okapi est parvenue à devenir une référence en République démocratique du Congo, informant plusieurs fois par jour le peuple congolais dans les cinq langues nationales du pays. Chaque événement important est couvert par ses journalistes, en poste à travers tout le pays, et ses émissions phares comme Dialogue entre Congolais et Okapi Action jouent un rôle déterminant sur le plan social, économique et politique dans le pays. Perçue comme une valeur sûre et reconnue par ses 30 millions d’auditeurs, qu’elle accompagne à tous les moments de leur vie, Radio Okapi est devenue une radio nationale, généraliste, où toutes les catégories de la société congolaise, sans distinction ni exclusive, ont la parole jeunes, femmes, gouvernants, opposition, société civile.
Radio Okapi produit et diffuse un contenu riche et varié, aux couleurs de la RDC, une information régionale, nationale et internationale indépendante, rigoureuse, factuelle et crédible. Elle accompagne l’instauration de la démocratie et le développement de la vie démocratique, économique, sociale et culturelle en République démocratique du Congo et contribue à la formation d’une opinion publique responsable, citoyenne, ouverte au dialogue. Elle joue également un rôle très important dans le domaine de la restauration de l’état de droit car elle offre un forum de discussions à toutes les couches de la société qui participent à cette restauration.
Radio Okapi contribue au processus de paix dans son ensemble, pouvant informer, grâce à son signal FM et ses ondes courtes, les groupes armés, notamment ceux qui sont encore actifs à l’Est du pays. Ses émissions à caractère humanitaire lui permettent d’expliquer aux populations déplacées les mesures urgentes dont elles peuvent bénéficier et aux Agences des Nations Unies, ainsi qu’aux autorités du pays, d’informer les plus vulnérables. Radio Okapi reste au service de la reconstruction du pays. Ses émissions continueront à jouir de l’indépendance et de la neutralité qui permettent à tous ses auditeurs de compter sur une information précise, équilibrée, et digne de ce nom.
ACTIVITÉS DIVISION DE L’INFORMATION PUBLIQUE
Chaque année, la célébration de la Journée Internationale de la femme le 8 mars offre l’occasion aux Nations Unies de mobiliser les peuples du monde à faire un pas de plus chaque année vers l’égalité du genre. «Investir pour les femmes et les filles», tel est le thème choisit cette année pour la célébration dans le monde entier de la journée internationale de la femme.
La MONUC axera la célébration de cette année sur les efforts que doit fournir la communauté congolaise pour investir dans la promotion de l’égalité homme-femme. Le résultat visé est qu’à terme, partout à travers le pays, responsables publics et leaders sociaux engagés dans la promotion de la femme se rencontrent et échangent sur les voies et moyens à utiliser pour renforcer la promotion et la protection des droits des femmes et filles congolaises.
Une conférence atelier sera organisé à Kinshasa, vendredi 7 mars 2008, qui réunira responsables politiques et leaders sociaux pour échanger et jeter les bases d’une réflexion pour apprécier/évaluer le degré d’investissement pour la mise en œuvre de la parité, l’autonomisation des femmes et l’application des lois nationales. Le résultat attendu de l’atelier est la production d’un document en vue d’un plaidoyer à mener auprès des décideurs. La Division de l’Information publique et le Bureau Genre de la MONUC vous invite à prendre part et à couvrir ces travaux qui se tiendront de 8h30 à 18h00 à la base logistique de la MONUC, au croisement des avenues OUA et Massamba, en face de l’Hôtel Diplomate.
ACTIVITÉS SECTION AFFAIRES CIVILES DE LA MONUC
Au Nord Kivu, la MONUC a facilité cette semaine une mission à Kitchanga, dans le Territoire de Masisi, pour le HCR et ses partenaires du « Cluster Protection ». Après la question de l’accès au site de déplacés dit « Collectivité », où 10 000 personnes se sont spontanément regroupées depuis le mois de décembre dernier, les humanitaires ont obtenu l'assurance qu’il ne serait procédé à aucune relocalisation forcée hors de cette zone. La MONUC, qui assure déjà la sécurisation des deux sites de déplacés de Kitchanga, intégrera à ses opérations les recommandations du Cluster, en vue d’une protection renforcée des populations civiles.
Pour ce qui est de l’appui aux institutions et à la société civile, la Section des Affaires Civiles facilitera la semaine prochaine à Lisala, la province de l’Equateur, un atelier sur le rôle de la société civile et l’importance de la planification dans la création de comités locaux de développement. Après Gbadolite (Province de l’Equateur) et Lubutu (Maniema), ce sera le troisième séminaire de ce type organisé en l’espace d’un mois avec le soutien de la MONUC. Notons enfin que l’atelier consultatif de Bunia sur les priorités du plan local de développement et de relèvement communautaire du District de l’Ituri, en partenariat financier avec le PNUD, initialement prévu pour aujourd’hui, a été repoussé au 10 mars prochain.
Kinshasa : 45 millions de USD, don de la Banque mondiale pour l’éducation
Ce montant est destiné à prendre en charge les frais de fonctionnement des écoles publiques. Le ministre congolais de L’EPSP a réuni lundi dernier des représentants des écoles publiques de toute la RDC. Objectif : la gestion de ce montant, rapporte radiookapi.net
Pour Laurent Kibondo, chef de division EPSP Katanga 3/ Kalemie,il s'agit au final de supprimer la contribution des parents d'élèves aux frais de motivation. « Ça va contribuer à l’avancement du système éducatif. Le point d’achèvement, c’est la suppression totale des frais payés par les parents. Le ministère a édicté des gardes fous. C’est ce qui justifie notre présence. Il y a des textes qui accompagnent la gestion de ces fonds. Nous sommes venus aujourd’hui pour être sensibilisés à l’utilisation rationnelle de ces frais. »
Les syndicalistes se disent également satisfaits de ce don. L’Union nationale des enseignants du Congo (Uneco) en appelle à la solidarité nationale. Pour Ngoma Baku, membre de l’Uneco, ce don répond à une des revendications des syndicalistes. « En principe, nous avions demandé qu’on puisse octroyer des frais de fonctionnement aux écoles, puisque les frais sont pourvus par les contributions des parents. Nous pensons que, pour soulager les parents, il fallait qu’il y ait autre chose. Nous souhaitons qu’on ne s’arrête pas là, parce qu’en fait, le financement du secteur éducatif passe par plusieurs domaines. Et ça, c’est simplement le domaine des frais de fonctionnement. Il y a plusieurs autres sous-secteurs qu’il faudra essayer de financer. C’est pourquoi nous aurions voulu qu’on puisse élargir le fruit de la solidarité. Que ce ne soit pas seulement une solidarité internationale par les organismes de développement, mais une solidarité d’abord nationale, pouvant garantir, par exemple, une suppression de la prise en charge des parents par les enseignants.. »
Ngoma Baku a indiqué enfin que ce montant ne suffirait pas à répondre à tous les besoins des écoles.
Kinshasa : dévaluation du Franc Congolais, le FMI s'inquiète, Masangu explique
Le Fonds monétaire international s'inquiète de la dépréciation du Franc Congolais et de l'inflation. La Banque Centrale prévoit d'imprimer plus de 500 millions de billets de banque en 2008. Pour le gouverneur de la banque, Jean-claude Masangu, ces impressions ne peuvent pas se faire dans un contexte d’instabilité de la monnaie, rapporte radiookapi.net
Le responsable Afrique du Fonds Monétaire International a constaté que l'inflation a presque doublé par rapport à la fin de l’année 2007. Brian Ames l’a affirmé mardi, au terme d'une mission à Kinshasa. Selon lui, l’inflation a atteint 16 % au mois de Janvier, et 15 % en ce mois de Février. Ces phénomènes se manifestent par une hausse des prix sur le marché.
Selon le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Jean-claude Masangu, il est difficile de lancer les nouveaux billets dans ces conditions. La sortie des billets de 1000 FC était prévu au premier trimestre 2008 : « La banque centrale ne lancera pas de nouvelles coupures dans un contexte d’instabilité. Pour que ces coupures soient acceptées et pour qu’elles aient un succès, pour qu’elles soient accueillies par la population, il faut d’abord stabiliser les prix, stabiliser la monnaie, annoncer des coupures à valeur faciale élevée. Nous deux [le gouvernement et la banque centrale], nous sommes responsables du dérapage. Sur le plan budgétaire, il y a eu des dépenses imprévues, des dépenses sécuritaires qui n’étaient pas dans le budget, auxquelles le gouvernement a été obligé de faire face. Il y a également eu pas mal de catastrophes auxquelles le gouvernement a du faire face pour assister la population. Et du côté de la Banque Centrale, elle a du injecter de l’argent dans l’économie. Et elle en a injecté trop. »
Jean Claude Masangu justifie aussi l'augmentation des prix par le blocage de plusieurs conteneurs à Matadi et Kasumbalesa.
Le gouverneur de la BCC était l'invité du jour de Radio Okapi ce mercredi à 7h30.
25 février 2008
Rushuru : 3 congolais tués à la frontière ougandaise
Un homme, une femme et son bébé de 2 ans ont été tués par une patrouille militaire Ougandaise dans la nuit du 21 au 22 février alors qu'ils traversaient clandestinement la frontière congolo-ougandaise de Munyaga, à 7 km de la localité de Nyamilima. La police de Rushuru affirme avoir engagé des discussions avec les autorités ougandaises pour obtenir un dédommagement des familles des victimes, rapporte radiookapi.net
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