22 mars 2008
Le budget de la Ceeac arrêté à 8,6 milliards de F CFA à Kinshasa
Le conseil des ministres des Finances, Budget et de l’Intégration régionale des pays membres de la Ceeac (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale) dont les assises se sont déroulées dernièrement à Kinshasa, a arrêté le budget de cette organisation sous-régionale à 8,6 milliards de F CFA pour l’exercice 2008. Selon le compte-rendu fait à l’issue de cette réunion, le ministre des Finances de la Rdc, Athanase Matenda Kyelu, a indiqué que ce budget va donner au président en exercice de la Ceeac, Joseph Kabila, de bien mener sa politique en vue de contribuer à la paix, la stabilité et la sécurité dans la sous-région.Il a souligné que Joseph Kabila, en prenant ses fonctions en octobre 2007 à Brazzaville, a placé son mandat sous le signe de la continuité et de la redynamisation de la communauté en vue de conduire les Etats membres vers l’intégration économique régionale, à travers la réalisation de grands projets, regroupés en trois axes prioritaires à atteindre d’ici 2015. Il s’agit de : paix, stabilité et sécurité ; construction de grandes infrastructures et énergie ; eau et environnement. Le ministre Matenda a reconnu que le conseil a relevé une faiblesse dans la mobilisation des recettes attendues due en grande partie au non paiement des contributions par certains Etats membres.
Ils ont mis en œuvre un nouveau mécanisme de financement décidé à la dernière conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement des Etats membres de la CEEAC d’une part et la nouvelle clé de répartition des contributions annuelles de chaque Etat membre. L’objectif est de permettre à la Ceeac de parvenir à se doter des moyens nécessaires pour l’exécution de ses différents programmes et projets d’investissements.
La Rdc va s’acquitter de ses cotisations
« La République démocratique du Congo va s’acquitter de ses cotisations vis-à-vis de la Ceeac », a déclaré le ministre des Finances de la Rdc. « La Rdc qui est un pays post-conflit, va négocier un moratoire de 12 mois pour lui permettre d’apurer ses arriérés en vue de réconforter la position du président de la République et président en exercice de la Ceeac durant son mandat que ses pairs lui ont confié lors de la tenue de la XIII ème session de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres organisée à Brazzaville, le 30 octobre 2007 », a-t-il déclaré.
Affrontements à Kinshasa : une année après, les victimes témoignent
Plusieurs personnes gardent encore de mauvais souvenirs de ces événements. C’est le cas de Madame Geneviève, qui a perdu deux enfants pendant ces combats. Sa fille, grièvement blessée, suit encore des soins aux cliniques universitaires. Elle est prise en charge par le gouvernement, rapporte radiookapi.net
Madame Geneviève se dit incapable d’oublier ces événements. « Moi, j’ai de mauvais souvenirs. J’ai perdu mes deux enfants. Il y en a une qui avait eu un coup de balle et qui est encore internée jusqu’ à présent aux cliniques universitaires. Donc, c’est dur. Je ne parviens pas à oublier. Surtout qu’on s’approche de la date en question, je ressens encore de la douleur. Le deuil, c’est nous-même qui l’avons pris en charge. Même l’achat du cercueil et tout. Le gouvernement n’a rien remis. Ma fille, qui est hospitalisée avait eu des balles au niveau des jambes. Une jambe, ça va déjà, mais l’autre pas encore. Elle est internée aux cliniques universitaires. C’est le gouvernement qui paie les soins, les actes des médecins et l’hospitalisation. Au début, la famille s’en chargeait. Par après, on a quand même frappé des portes par ci, par là. Le gouvernement a quand même fini par la prendre en charge. »
Kinshasa : une année après les affrontements, le PPRD, le RCD et le MLC réagissent
Pour Me Jean Mbuyu, député national PPRD, la ville de Kinshasa connaît un climat de paix et de quiétude depuis les affrontements de mars 2007. Le sénateur Lola Kisanga du RCD ne partage pas ce point de vue. Quant au député Patrick Mayombo du MLC, il déclare qu’aucun changement n’a été observé sur tous les aspects, rapporte radiookapi.net
Selon Me Jean Mbuyu, les portes sont grandement ouvertes pour le retour du sénateur Jean-Pierre Bemba. « Depuis ces affrontements, on a vécu dans un climat de sérénité, un climat sans armes. Je ne veux pas dire qu’il n’y a pas de misère, mais en terme de sécurité, entendu au sens d’une crainte permanente d’attaque armée, je pense qu’aujourd’hui on peut dire, sans peur d’être contredit, que ce pari a été gagné par le président Joseph Kabila à Kinshasa. Les chances du sénateur Bemba sont toujours intactes. Il n’y a pour l’instant aucune interdiction légale contre lui, l’interdisant de revenir au pays. Mais, il dit que comme il y a un mandat et qu’il pourrait être recherché par la justice, il ne revient pas. C’est donc sur sa décision personnelle qu’il ne revient pas. Il ne s’agit pas d’une décision du gouvernement, du Sénat ou de l’Assemblée nationale. Non. Il s’agit de sa propre décision de ne pas revenir. Pourtant, les portes sont grandement ouvertes. »
Du côté du RCD, on ne partage pas le point de vue du PPRD quand au climat de sérénité évoqué par le député Mbuyu. Pour le sénateur Lola Kisanga du Rassemblement des Congolais pour la Démocratie, il n’y a pas eu de grands changements. « Par contre, il faut noter qu’il y a eu une sorte d’exacerbation des fractures politiques, une annihilation des vertus politiques. Et avec le risque, tel que vous l’aurez constaté, d’un retour en force des méthodes policières pour le règlement de nos différents dans le gestion. Le bureau du Sénat a été successivement saisi à trois reprises par le sénateur Jean-Pierre Bemba en vue de faire parvenir au bureau la justification de son absence aux travaux parlementaires, d’abord pour des raisons de soins médicaux, ensuite pour des raisons éminemment sécuritaires liées à son retour. Le bureau du Sénat y a réservé chaque fois une suite favorable. Maintenant, le sénateur n’est toujours pas de retour. La balle, à notre avis, est dans le camp du bureau du Sénat et entre les mains du gouvernement à qui revient la tâche de sécuriser la République et chaque citoyen. Le bureau a saisi le premier ministre, qui est le chef du gouvernement, pour lui transmettre les préoccupations de notre collègue et du Sénat, en ce qui concerne ces questions sécuritaires. Et nous attendons. »
Le MLC de Jean Pierre Bemba est strict. Aucun changement n’a été observé sous tous les aspects. Patrick Mayombe, député national MLC, estime en outre que l’absence de Jean-Pierre Bemba ne pose aucun problème, quant à la prochaine élection du porte-parole de l’opposition. « Moi, en tant que membre du MLC je ne vois pas ce qui a changé, naturellement. Il n’existe aucun texte qui stipule que pour qu’on organise les élections, il faut que le candidat soit présent. Même les élections législatives, les gens ont postulé et nombreux ne se sont pas rendus dans leurs fiefs électoraux. Il n’existe nulle part une loi qui précise cela. Donc on peut faire des élections avec ou sans Jean-Pierre
Source : Okapi/Kinshasa
Matadi : la population prône le dialogue entre le gouvernement et le BDK
Quelques avis de la population : « Bon, la solution au dossier BDK, il faut les entendre. C'est-à-dire qu’il faut se mettre autour d’une table et avoir un dialogue. C’est seulement ça. Parce que, quand un peuple, pas se révolte, mais a des desiderata à faire comprendre, il faut les écouter, les appeler et s’asseoir autour d’une table. Ecouter les uns les autres, qu’est ce qu’il faut faire, ainsi de suite. Mais, par la violence, on ne va pas résoudre ce dossier là. »
« Selon moi, ce qu’on sait, c’est que les BDK veulent que le pouvoir soit aux mains des Kongo. Même le pouvoir qui est en place actuellement, ils s’y opposent. Alors, pour terminer tout ce problème, il faut mettre ensemble les BDK et le gouvernement en place, afin qu’ils s’entendent. Qu’il y ait une conférence entre le gouvernement et le BDK, pour résoudre ce problème. Les BDK veulent que le pouvoir rentre entre les mains des Ne Kongo. »
« La solution serait de ne pas continuer avec les violences. Que ce soit du côté des BDK ou du côté du gouvernement, il faut cesser avec les violences. Que le gouvernement puisse plutôt accepter le dossier de revendication des BDK, analyser le problème et commencer déjà à répondre à chaque revendication, si cela est possible. Si les revendications sont fondées pour le développement de la communauté du Bas-Congo, eh bien, qu’on puisse l’appliquer. Il n’y a que ça comme solution. Mais si la solution est de passer par la violence, que ce soit par les membres du BDK, ou du côté du gouvernement, pour prétendre restaurer l’autorité de l’Etat, il faut aller faire n’importe quoi, eh bien, la solution ne va pas venir parce que la violence va toujours produire de la violence. »
« Pour moi, la solution, c’est comme dans tout foyer où il y a des problèmes. Il faut chercher la cause de ce problème et se réunir pour trouver la solution. C’est pour dire que c’est le dialogue qui va nous aider à atteindre la solution pour cette province. »
21 mars 2008
Encore une turbine à l’arrêt à Inga
Les Kinois ne sont pas encore à l’abri des désagréments quant à la fourniture de l’électricité. La turbine G 25 de la Centrale d’Inga s’est arrêtée lundi 17 mars vers 11 h, provoquant ainsi des perturbations que l’on enregistre ces derniers jours à Kinshasa. Si aucune disposition n’est prise dans l’immédiat, une grande partie de la ville de Kinshasa sera dans le noir. Avec toutes les conséquences économiques, sanitaires et sécuritaires que cela implique.
Le risque de perturbation dans la fourniture du courant électrique dans la ville de Kinshasa est bien réel. Et ce contrairement aux dernières affirmations du Comité de gestion de la Société nationale d’électricité.
Après l’explosion d’un disjoncteur au centre de dispersion d’Inga, une autre panne est survenue sur le site Inga II. La turbine G25 s’est arrêtée le lundi 17 janvier à 11 heures alors que les techniciens tentaient de procéder au remplacement des pièces défectueuses.
Le non respect du protocole pour l’arrêt de la turbine serait à la base de cette panne. Ce qui explique les coupures répétées du courant électrique, observées depuis le début de cette semaine à Kinshasa, notamment au centre des affaires de la Gombe.
Cette situation était prévisible et maintes fois rappelée par l’administrateur-délégué général de cette société d’Etat. Au cours d’une visite effectuée sur le site de Zongo en compagnie du ministre de l’énergie, Yengo Masampu avait déclaré haut et fort que les turbines d’Inga I et II avaient un besoin urgent d’être réhabilitées. Faute de faire diligence, il y avait risque de se réveiller un matin sans un groupe en état de fonctionnement.
MANQUE D’ENTRETIEN
L’Adg de la Snel ne s’était pas arrêté en si bon chemin, invitant par la même occasion les autorités à ne pas dormir sur leurs lauriers. «Si on continue à être distrait à Kinshasa, un jour nous allons nous réveiller sans un seul groupe en état de fonctionner à Inga», avait-il prévenu. Cette situation n’a guère évolué.
Lors d’une visite effectuée sur le site d’Inga par quelques membres de la commission économique et financière du gouvernement, conduits par le ministre au Plan, le directeur du département de production à Inga avait lancé un cri de détresse afin que le gouvernement prenne à bras le corps le dossier de la réhabilitation d’Inga.
Il en voulait pour preuve, l’absence de révision de ces machines. En effet, il nous revient que toutes les 70.000 heures, les turbines d’un barrage de la trempe d’Inga doivent subir des travaux de réhabilitation. Il se fait malheureusement que, depuis leur inauguration en 1972, pour les machines d’Inga I, et 1982 pour celles d’Inga II, aucune révision n’a été faite.
TOUJOURS A LA RECHERCHE DU FINANCEMENT
L’embargo, qui frappait la RDC depuis les années 90, n’a pas permis d’effectuer ces révisions faute de moyens financiers importants. A cela, s’ajoute la mauvaise gestion qui a souvent caractérisé cette entreprise publique devenue la vache à lait de tous les tenants du pouvoir des régimes en place.
Pour cette opération, la Snel doit mobiliser un peu plus de 500 millions de dollars américains. La Banque mondiale avait promis d’intervenir à hauteur de 296,7 millions USD. Ce financement concernait les six turbines d’Inga I où, pour le moment, quatre seulement sont en activité pour une puissance de près de 230 MW au lieu de 350 installés et produits en période normale de fonctionnement. Pendant ce temps, à Inga II, trois machines sont actuellement en activité sur les huit installées. D’évidence, le déficit est bien réel.
La Banque mondiale avait également retenu de réhabiliter quatre turbines d’Inga IIA. Toutes ces promesses pourtant fermes, sont demeurées jusqu’à ce jour lettre morte. Les questions de procédure freinent jusque-là la mise à disposition de ces fonds par la Banque mondiale.
Compter sur cet apport de la Banque mondiale serait suicidaire non seulement pour la Snel mais aussi pour tout le pays. La Banque mondiale ne vise-t-elle pas à obtenir la privatisation de cet outil important de production du courant électrique ? La question reste posée.
Comme si cela ne suffisait pas, d’autres annonces sont faites quant au financement de la réhabilitation de quatre groupes d’Inga IIB. Un opérateur privé effectue déjà des travaux de fiabilisation d’une turbine d’Inga II, à savoir la G23. Les travaux évoluent tant bien que mal, même si des pesanteurs sont régulièrement déplorées dans la bonne exécution des travaux.
Présentement, la Snel recherche des financements pour deux groupes d’Inga II suivant des avis d’appel au financement publiés par la presse locale. La grande question serait de fustiger le discours contradictoire des responsables de la Snel au gré des circonstances et des intérêts. Tous sont d’accord qu’il y a urgence à procéder aux travaux de réhabilitation, au risque de connaître un black out total. Au même moment, tous traînent les pas lorsqu’il s’agit de proposer des solutions radicales pour remédier à la situation.
LES OBSERVATIONS DE KENGO ET KAMERHE
L’étendue de l’hécatombe vers laquelle court la RDC dans ce secteur exige des décisions courageuses, réalistes, et évitant le bradage de ce patrimoine national. Le comité de gestion de la Snel qui connaît ses partenaires, devra guider le gouvernement vers la voie de la raison par ses conseils. La Snel doit cesser d’apparaître comme un champ de prédilection des prédateurs de tout genre. Une entreprise où des interférences politiques s’emploient à saigner les finances de cette société. La population ou les travailleurs de cette société ne savent ce qu’il est advenu de la créance du Congo-Brazzaville de l’ordre de 32 millions de dollars USD. Ou encore, un terrain où des chasseurs de commissions de tous bords s’affrontent sans tenir compte du caractère hautement social de cette entreprise.
D’ailleurs, les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, Kengo wa Dondo et Vital Kamerhe, sont revenus sur cette situation dans leurs discours de rentrée parlementaire. Car l’électricité demeure un secteur vital tant pour la redynamisation de l’économie nationale qu’en ce qui concerne la santé et le bien-être des populations. Laisser la SNEL végéter dans cette situation, c’est accélérer un suicide collectif.
Certes, les efforts déployés pour la réhabilitation du réseau de Kinshasa par l’acquisition des transformateurs et les travaux effectués sur le centre de la Funa sont à saluer. Mais ils ne produiront des effets escomptés que si la production à Inga est de qualité et régulière.
En plus, La RDC pourra même tirer des bénéfices substantiels en exportant cette forme d’énergie très réclamée en Afrique australe notamment. Des études menées par les financiers de la Snel renseignent qu’à échéance, avec la réhabilitation complète de huit turbines d’Inga II, cette société pourra engranger des recettes annuelles de l’ordre de 5 milliards de dollars américains. Juste ce qu’il faut pour soulager le budget national avec des ressources propres au lieu de continuer à recourir à des appuis budgétaires extérieurs
La panne survenue à Inga démontre à suffisance la précarité de la situation qui prévaut sur ce site.
Source : Le Potentiel
Augmentation des salaires à l’Esu : les grévistes divisés
Le gouvernement vient d’ajouter une certaine somme sur l’enveloppe salariale des professeurs, des chefs de travaux et assistants ainsi que les administratifs. Objectif visé : la reprise des enseignements dans les universités et instituts d’enseignement supérieur. Mais cette augmentation divise les grévistes.
Une grève paralyse depuis quelques jours les établissements universitaires et supérieurs du secteur public de la République démocratique du Congo. Les grévistes ont justifié ce mouvement par le fait que le gouvernement n’ait pas pris en compte leurs revendications dans le budget pour l’exercice 2008. Et ce, malgré ses engagements. Les grévistes ont juré ne reprendre les enseignements qu’à la condition que le gouvernement-employeur respecte ses engagements.
Au début, le gouvernement n’a montré aucune disposition à dialoguer avec eux pour tenter de trouver une solution à cette situation. La grève a littéralement paralysé les activités dans les universités et instituts d’enseignement supérieur du pays. Les étudiants n’ont pu que constater les faits. Parmi eux, les finalistes qui ne savent à quel saint se vouer, redoutant l’interruption de l’année académique en cours. Avec les conséquences qu’elle comporte. Notamment le non achèvement des cours prévus au programme. Ce qui, logiquement, va contraindre le gouvernement à choisir entre deux options : annuler cette année académique ou décider sa prolongation pour tenter de récupérer les jours de grève. Mais cela n’est pas sans courir le danger de voir perturber l’année académique et de retomber dans le passé où les années académiques tiraient en longueur. C’est-à-dire allaient au-delà du délai prévu par la loi.
Les étudiants disent ne rien comprendre du comportement de leurs professeurs. Selon eux, ces derniers s’étaient engagés à ne pas déclencher un mouvement de grève au cas où ils s’acquitteraient de leurs frais académiques, comme c’est le cas aujourd’hui.
Entre-temps, la situation dans les universitaires et instituts supérieurs continuait à inquiéter plus d’un. Avec risque d’une année blanche.
LA VOIX DE LA RAISON
Le gouvernement, ayant entendu la voix de la raison, a décidé de retrouver autour d’une table avec les délégués syndicaux de différents universités et instituts d’enseignement supérieur pour débattre de la question. Cadre choisi pour cette rencontre : l’Université de Kinshasa (Unikin). Le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaires, Léonard Masuga Rugamika, qui présidait cette rencontre, a souligné que le gouvernement se préoccupe de la bonne marche des universités et instituts d’enseignement supérieur du secteur public en République démocratique du Congo. Avant de demander aux professeurs, chefs de travaux et autres administratifs de travailler en toute conscience pour voir rayonner nos universités et instituts d’enseignement supérieur. « En revanche, le gouvernement garantit de s’occuper des conditions de travail et salariales », a promis le ministre de l’ESU, annonçant que le gouvernement s’engage à ajouter 500 dollars américains sur l’enveloppe salariale des professeurs, 100 dollars Us pour les chefs de travaux et assistant et 50 dollars Us pour les administratifs.
Par cette occasion, Léonard Masuga a tendu la main aux grévistes pour qu’ils mettent fin à leur mouvement et qu’ils reprennent les enseignements. Mais, le geste du gouvernement divise le corps professoral. Certains professeurs ont décidé de reprendre le travail tandis que d’autres, plus exigeants, ont tout simplement jugé continuer le mouvement de grève jusqu’à ce que le gouvernement-employeur réponde totalement à leurs doléances.
Source : le Pontentiel/Kinshasa
Interpellation de Gizenga : ce n’est qu’une partie remise
Rien n’est encore décidé. Officiellement s’entend sur l’interpellation du Premier ministre, Antoine Gizenga Fundji, à la suite d’une motion initiée par le député Sessanga Impungu du MLC, parti de l’Opposition. Pour non conformité de la procédure, l’exposé du contenu et les motifs de cette interpellation n’ont pu être faits lors de la plénière d’hier jeudi 20 mars. Il a été convenu que l’auteur de cette interpellation se conforme au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Ce n’est qu’une partie remise.
Un débat juridique portant sur l’interpellation du Premier ministre a marqué la plénière d’hier jeudi à l’Assemblée nationale. En effet, la séance d’hier à l’Assemblée nationale a été consacrée à l’examen et adoption du projet de calendrier de la session ordinaire du mois de mars. Ce projet de calendrier qui comporte neuf points importants a finalement été adopté après amendements.
Parmi les points inscrits désormais à l’ordre du jour, il est utile de relever ceux relatifs au Projet de loi portant amnistie pour faits de guerre, la question orale au ministre de l’Intérieur sur la situation qui prévaut au Bas-Congo, le moratoire de la Loi sur la Nationalité, le contenu de la coopération avec la Chine, et l’interpellation du Premier ministre, Antoine Gizenga.
Le débat a tourné donc autour des articles 61, 171,172, 173 et 174 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Au moment où le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a demandé au député Sessanga Impungu, auteur de l’interpellation, de la lire, le député Emery Okundji, par motion, a suggéré au président de l’Assemblée nationale de suspendre la séance en attendant que les textes soient distribués à tous les députés pour qu’ils en prennent connaissance et réagissent en connaissance de cause. Et ce en conformité avec l’article 61 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Son collègue Bofassa Djema a répliqué en s’appuyant sur les articles 172 et 173 du même Règlement intérieur qui n’imposent pas que le texte soit distribué au préalable. Il en est de même du député Lomeya qui a estimé par sa part, dès lors que le bureau de l’Assemblée nationale est saisi, cette interpellation est d’office initiée. Non, ont rétorqué les députés Munday et Tshibangu qui ont évoqué l’article 171, lequel souligne que l’interpellation peut intervenir à tout moment, mais pendant « la session ordinaire ». Or, le député Sessanga a déposé l’interpellation le 11 mars au bureau de l’Assemblée nationale alors que la session ordinaire s’est ouverte seulement le 15 mars. Le fait s’étant produit hors délai, cette interpellation n’engage par la session. Et qu’en plus, l’interpellation est initiée par le député, son auteur, et non le bureau ou l’Assemblée nationale, ont-ils soutenu.
La voie de sortie pour les départager a été proposée par le député Jean-Claude Vuemba. Etant donné que le gouvernement s’est excusé pour des raisons d’Etat, avec la réunion du Conseil des ministres ce vendredi à Matadi, au Bas-Congo, il a invité son homologue Sessanga, au regard de la pertinence des observations soulevées, particulièrement l’article 171, de reprendre la procédure. Proposition acceptée par le député Sessanga qui a décidé de se référer à sa famille politique afin de se conformer au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. « En droit, la forme prime sur le fond », a-t-il reconnu. C’est sur ce ton plein de sagesse que le président de l’Assemblée nationale a clos le débat sur ce point.
PARTIE REMISE
Ceci dit, cette interpellation n’a pas été rejetée. Une fois la procédure respectée, elle sera certainement déclarée recevable pour permettre à l’Assemblée nationale de jouer son rôle de contrôle de l’Exécutif.
A en croire les premiers éléments d’information, l’interpellation de Sessanga porterait sur le « non respect des promesses énoncées » par le Premier ministre. Devant la détérioration de la situation sociale, le dérapage monétaire, l’insécurité toujours grandissante, l’auteur de l’interpellation estime que le Premier ministre devrait des explications à la Nation, à travers les représentants du peuple.
Néanmoins, ce débat juridique confirme bel et bien les rumeurs qui circulent autour de cette interpellation. D’un côté, cette opposition qui a paru « surprise » de n’avoir pas été tenue informer de la démarche du député Sessanga, a refusé d’avaliser sa démarche dès la première séance plénière. Et le fait que l’intéressé ait accepté de contacter « sa famille politique » accrédite la thèse selon laquelle cette démarche n’a pas reçu l’approbation de tous les ténors de l’Opposition. Bien plus, les observateurs se demandent comment Sessanga, l’un des brillants députés que compte l’Assemblée nationale, par surcroît président de la Commission politique, juridique et administrative ( PAJ ) de cette institution ait confondu « la session ordinaire » au statut « permanent » du bureau de l’Assemblée nationale. Ou encore de vouloir se dérober en faisant endosser « l’initiative » d’une interpellation au Bureau de l’Assemblée nationale alors qu’elle est une démarche individuelle d’un parlementaire, député ou sénateur. De « petites erreurs » qui suscitent diverses interprétations.
Du côté de l’AMP, on ne manifeste pas de résistance à ce que le Premier ministre soit entendu. Une façon de démontrer que les députés de cette plate-forme ne s’opposent pas à l’interpellation du Premier ministre et souhaiteraient qu’il vienne s’exprimer afin de rassurer tout le monde. Et ce, au regard de la gravité de la situation, comme il se dit avec insistance dans les coulisses de la majorité présidentielle.
Source : Le Potentiel/Kinshasa
Bukavu : Louis Léonce Muderhwa, nouveau gouverneur du Sud Kivu
Le candidat de l’Alliance pour la majorité (AMP) a obtenu 33 voix sur 36, soit 90% des voix exprimées. Pour les autres candidats, on a noté une seule voix pour René Kahukula, et 0 pour Me Joseph Kuhanika. La CEI a aussi enregistré un bulletin nul, pour cause de surcharge, ainsi qu’un bulletin vierge, rapporte radiookapi.net
accord de partenariat entre Lac et Air Zimbabwe
L’annonce a été faite ce vendredi, au cours d’un point de presse, animé par l’Administrateur directeur technique (Adt) des Lignes aériennes congolaises (Lac), chérubin Okende et le Directeur financier de Air Zimbabwe Gift Shava. Dans ce partenariat Lac contribue avec ses droits de trafic sur les lignes Kinshasa -Bruxelles et Kinshasa -Dubai. De son conté Air Zimbabwe apporte des aéronefs et son expertise technique, rapporte radiookapi.net
Air Zimbabwe prêtera aussi aux Lac un aéronef pour le trafic intérieur. Dès le 4 mai, le premier vol Lac- Air Zimbabwe va lier Kinshasa à Bruxelles. Pour l’ADT de Lac, ce partenariat est une des solutions pour sortir Lac du marasme économico -social. Cherubin Okende : « Aujourd’hui, tous les congolais savent que sur le plan financier notre entreprise se porte mal. Dans ce partenariat mutuellement profitable, nos amis d’Air Zimbabwe se sont portés garants pour l’action. C’est déjà un avantage pour les Lac qui veulent rentrer dans la profession ».
l’ADT de Lac ajoute que les deux parties tiendront compte de la clé de répartition : « Nous vous disons que les pourparlers sont ouverts et nous allons tenir compte de tout ce qui entre et tout ce qui sort de ce partenariat, pour qu’il soit réellement profitable pour toutes les parties. Air Zimbabwe ne vient pas chez nous par philanthropie, mais c’est aussi pour eux une occasion de capitaliser son outil de travail et de capitalisation. Le moment venu, nous vous donnerons des chiffres ».
De 1997 à 1998, un autre contrat de partenariat a été signé en les Lac et Air Zimbabwe, mais il n'a pas pu être concrétisé suite aux événements politiques qu’ont connu la RDC en cette période
MATADI ABRITE LE CONSEIL DES MINISTRES DU GOUVERNEMENT CENTRAL
Matadi à 365 km de Kinshasa connaît un mouvement particulier depuis hier. Les autorités de Kinshasa ont fait mouvement au Bas-Congo. Il se tient dans quelques minutes le conseil des Ministres du gouvernement central dans la salle de banquet de la résidence officielle du Gouverneur. La réunion sera présidée par le Président de la République, Joseph Kabila arrivée hier dans la Matinée. Elle parlera essentiellement de la situation du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo (Bdk).
Selon des sources bien informées, c’est pour décrisper le climat après les journées noires vécues dans le Bas-Congo où venus rétablir l’autorité de l’Etat, des policiers ont tiré sur les adeptes de Bdk qui auraient manifesté de la résistance.
Cette rencontre du gouvernement se tient au moment où une femme vient d’être tuée à Songololo à 80 km de Matadi. Dans une province où l’on fait la chasse aux adeptes de Bundu dia kongo, cette femme aurait signalé la présence de certains d’entre-eux. Selon l’Administrateur du territoire, Gérard Mapori cette femme serait tuée par les ‘’Makesa’’ (terme pour désigner les adeptes de Bdk).







