Bonobo

Sur les calicots déployés par les manifestants, on pouvait lire : « Nous voulons un Parc national des Virunga sans armes, non à l’abattage des éléphants, non au commerce des ivoires et des bébés gorilles, non à la pêche illicite dans le lac Edouard… ». Slogans scandées aussi par les manifestants. La marche est partie du rond-point de la BDEGL, sous l’encadrement de la police, avec comme point de chute, la base de 8e région militaire à Goma.

Bantu Lukangu, cooronnateur de la plate-forme Initiative pour la protection et le développement de l’environnement, IDPE explique l’objectif de cette marche : « Nous vouons que l’autorité militaire démilitarise le parc national de Virunga. Ce sont les militaires qui menacent le parc nationale de Virunga. Nous avons des preuves, des photos de nos militaires en train de se partager de la viande d’éléphants. »

Déjà, mercredi, au moins 6 militaires FARDC, dont des officiers, ont été arrêtés à l’Auditorat militaire de Goma avec la collaboration de la 8è Région militaire. Ils sont accusés par l’Institut congolais pour la conservation de la nature, ICCN, d’être impliqués dans le braconnage de 17 éléphants, quelques hippopotames et plusieurs centaines d’antilopes, au mois d’avril dernier. Mais des combattants d’autres groupes armés de la région sont également impliqués. L’ICCN affirme n’être pas encore parvenu à mettre la main sur eux.