drapeauLe maire de la ville de Lubumbashi, M. Floribert Kaseba Makunko, est suspendu de ses fonctions à titre préventif afin d’être traduit en justice pour violation de la Constitution, a appris l'agence de presse APA des sources bien informées.

Cette décision est prise par le général Major Denis Kalume Numbi, ministre d’Etat de l’Intérieur du gouvernement central de la RDC qui vient par ailleurs d’annuler les arrêtés urbains 16 et 17 du maire de Lubumbashi portant réglementation des mouvements de la population nationale et étrangère en ce qui concerne l’entrée et le séjour dans cette deuxième métropole de la RDC.

L’arrêté du ministre d’Etat de l’Intérieur qui fait suite aux recommandations de l’Assemblée nationale, indique que les mouvements de la population nationale relèvent de la compétence de son ministère et celui des étrangers est régi par une ordonnance-loi sur la police des étrangers.

Par ces arrêtés, le maire de la ville de Lubumbashi a violé la Constitution de la RDC qui stipule que « tout Congolais a le droit de s’installer dans les villes, cités, villages, localités de son choix sur l’ensemble du territoire national ». En ce qui concerne le mouvement de la population étrangère, sa décision ne relève pas de sa compétence, précise-t-on de bonne source.

Au mois de mai dernier, le maire de Lubumbashi avait signé deux arrêtés urbains aux termes desquels toute personne qui arrive dans la ville de Lubumbashi devait se présenter trois jours après au bureau d’état civil de la commune de résidence temporaire pour y retirer une attestation de séjour pour les nationaux et une carte de séjour pour les étrangers.

Le renouvellement de ces documents valables pour une durée d’un mois, était soumis à d’autres conditions notamment justifier le motif du séjour, présenter les moyens de subsistance par la famille d’accueil.

Ces mesures, indique-t-on, à l’Hôtel de ville, visent à contrôler le mouvement de la population nationale et étrangère dans la ville de Lubumbashi, à la suite d’un afflux de la population attirée par le boom économique consécutif à l’exploitation minière. Cette situation est à la base de la présence nombreuse des enfants de rue et de l’insécurité dans ville.