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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

21 août 2008

Procès Botethi : Les Sims de Kimbuta et Nsingi sous examen

telephone

L’affaire de l’assassinat de l’honorable Daniel Botethi vient de connaître un nouveau rebondissement. La piste des commanditaires intéresse particulièrement la partie civile et l’organe de la loi. Laissée en jachère à la suite du pardon de Mwewa au gouverneur de la ville, cette piste sera bientôt débroussaillée, sarclée et engraissée. Les avocats de la famille Botethi croyent qu’elle garde bien des choses qui pourraient édifier le tribunal dans la recherche de la vérité sur la mort de l’ancien vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, APK.

En effet, à l’audience d’hier, à la faveur des observations demandées aux parties par le tribunal militaire de garnison de Ngaliema sur la marche du procès Botethi, les avocats de la partie civile Botethi ont sollicité que soit davantage explorée la piste Mwewa. C’est cette piste qui a focalisé tous les regards vers le commanditaire désigné par lui, à savoir le gouverneur de la ville de Kinshasa. Pour Me Nyango, plusieurs éléments justifient leur intérêt soudain pour cette piste. Il y a d’abord, les aveux de Mwewa sur la composition de sa bande, et de ses activités criminelles. Ensuite, les revirements et les reniements des prévenus n’ont pas ébranlé l’intime conviction des juges, ni celle des autres parties au procès. Enfin, il a déploré le fait qu’on n’ait pas creusé davantage cette piste à cause des dénégations de Kadi Munung. Voilà pourquoi il a exhorté le tribunal à recueillir les relevés d’appels du gouverneur André Kimbuta et du président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Roger Nsingi. Ce dernier avait parlé, lors de sa comparution à une des audiences, des tumultes enregistrés au sein de cet organe législatif de la capitale. Me Nyango a relevé à ce sujet, la tension vive qui a prévalu à l’Assemblée provinciale avant la mort de Botethi. Des relevés d’appels téléphoniques de Kimbuta et Nsingi exigés En faisant dernièrement des recoupements des appels téléphoniques des prévenus, à la demande du tribunal militaire, le résumé récapitulatif montre deux numéros non identifiés qui appelaient souvent la bande. Et les avocats de Botethi de se demander si ces appels ne provenaient pas des intermédiaires ou de Fidèle, Mujos et Maseba? A l’époque, bien que la partie civile l’avait réclamé, les Sims du gouverneur et de Roger Nsingi n’avaient pas été revisitées. Négligence ou simple oubli, cette fouille n’avait pas été exercée dans les numéros d’appel de ces deux autorités urbaines. Aujourd’hui, le débat est relancé. Il faut donc fouiner dans ces Sims et en extraire toute connexion avec les membres de la bande ou avec les fameux intermédiaires. Dans sa foi d’avocat, Me Nyango continue à considérer que le gouverneur est suspect, parce que cité par Patrick Mwewa qui avait soutenu avoir perçu 1.300 dollars pour commettre l’odieux assassinat. A sa demande, le président du tribunal militaire a retenu que les investigations devaient couvrir la période allant du 1er juin au 10 juillet 2008. A la question du ministère public de savoir si ces numéros suspects étaient encore opérationnels, l’avocat-conseil de la famille Botethi a indiqué qu’ils sont fermés, et d’ajouter que c’est peut être à dessein. Voilà pourquoi les recherches sont nécessaires pour découvrir les raisons de leur fermeture et quels autres numéros d’appels étaient en connexion au cours de la période sous examen. Pour en avoir le cœur net, le capitaine Patty Sangwa a exigé la comparution du chargé des réquisitions de la société Zain. Enfin, trahi par sa copine, le fugitif Fidèle arrêté par la police A l’audience d’hier, l’une des pièces rares tant recherchées était exhibée devant les juges. Il s’agit du prévenu Fidèle, un des membres de la bande à Patrick Mwewa et Kady. Disciple de Kadi, le fameux Fidèle ne connaît rien. Il s’est présenté comme nettoyeur des véhicules. Mais le ministère public se référant à la plainte de Mme Sarah Siliki, objet des menaces de mort de la part de la bande à Kadi, croit que c’est lui Fidèle. Il a sollicité la comparution de la dame pour faire des révélations accablantes sur ce prévenu qui ne répondait qu’avec des expressions militaires. Il prétend être fils de militaire et avait vécu au quartier O.U.A. bloc 62. Patrick Mwewa a pour sa part, reconnu qu’il habitait le camp Tshatshi au bloc 77. A l’aide de quelques questions posées à Ilunga Mbayo que l’on présente comme Fidèle, le président du tribunal militaire a réalisé que ce prévenu cachait beaucoup de choses et qu’il en connaissait beaucoup sur ses compères. Pour plus de lumière sur la vraie identité de Fidèle, face à ses dénégations, toutes les parties ont convenu de faire venir Mme Sarah Siliki à la prochaine audience qui interviendra vendredi. Des biens saisis sur le corps de Daniel Botethi L’opinion a été scandalisée de constater que lors de la vérification et de l’examen des objets saisis et soumis au tribunal, figuraient le costume, la chemise, les chaussures, les chaussettes et la cravate de Daniel Botethi. Effets vestimentaires trouvés sur son corps et tous maculés de son sang. Il en est de même de ses deux portables cellulaires de marque Nokia, la carte rose de sa Mercedes Elegance, les clefs de contact de cette berline, ses 17.000 Fc et quelques bonbons. Le p.v. de saisie des habits renseignait que la saisie a été opérée le 6 juillet 2008 à 5 heures du matin et entre les mains de son garde du corps, Kankonde wa Kankonde, au camp Lufungula. Interrogé, ce dernier a reconnu qu’on lui a fait signer ce procès-verbal sans voir les effets. Cette réponse a révolté le ministère public qui a aussitôt demandé le niveau d’études du brigadier et s’il savait lire et écrire. Il dira qu’il avait terminé la 5 ème des humanités et savait lire et écrire. Pourtant, pour le commandant du district de la Lukunga, le corps de Botethi était encore sur le lieu du crime jusque vers 7 H. Et les avocats de la défense de faire observer que selon cette logique, Botethi était déshabillé et transféré en tenue d’Adam à la morgue. Ce p.v. a dévoilé son caractère illégal et irrégulier. La défense a demandé en conséquence que cette pièce, ainsi que les autres non conformes à la procédure soient écartées du débat. Les avocats de la partie civile ont alors sollicité la restitution à la famille de certains biens appartenant au député provincial Daniel Botethi. Car, aujourd’hui la Mercedes est dépourvu de sa batterie, des clignotants et d’autres accessoires pendant qu’elle est encore sous la disposition de la police.

source : le Phare/Kinshasa

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Contestant les charges mises à leur charge, le prévenu Vungu et consorts rejettent non seulement la responsabilité du meurtre du

Justice

Contestant les charges mises à leur charge, le prévenu Vungu et consorts rejettent non seulement la responsabilité du meurtre du journaliste Bapuwa Mwamba mais aussi dénoncent le fait que toutes les dépositions avant le procès ont été faites sous la torture. Pour sa part, dans une déposition faite à la cour, le neveu de feu le journaliste a reconnu que c’est cette même équipe qui avait commis un vol dans leur domicile de Matete quelques mois avant l’assassinat de son oncle.

La cour militaire de Kinshasa, Matete, siégeant au degré d’appel, en matière répressive, a poursuivi le mardi 19 août 2008 l’instruction du dossier sous le RPA 053/08. Celui-ci oppose le ministère public et la partie civile Bapuwa Mwamba au prévenu Vungu Manace et consorts. En effet, il est reproché aux prévenus de s’être constitués en association de malfaiteurs, de vol à main armée ainsi que d’avoir assassiné, dans la nuit du 6 au 7 juillet 2006, le journaliste Bapuwa Mwamba.

Interrogés après visualisation de la bande vidéo tournée lors de leur audition au niveau des services spéciaux, dans laquelle ils avouent avoir commis le crime, les prévenus ont soutenu que c’est sous la torture qu’ils ont été contraints à reconnaître les faits. Les OPJ leurs avaient dicté tout ce qu’ils devaient dire.

Sur cette bande magnétique, un des coprévenus avoue que c’est Vungu Manace qui avait tiré sur le journaliste. Cela n’était pas fait intentionnellement. C’est par erreur qu’il avait appuyé sur la gâchette au moment où il se disputait l’arme avec le journaliste.

Selon les prévenus, ils ont été contraints par les OPJ à avouer les faits non commis afin de leur permettre de bénéficier du bonus de cinq mille dollars américains mis en jeu par l’autorité. « C’est une surprise pour nous de voir qu’il y avait une caméra cachée dans la salle où nous étions interrogés », ont déclaré les prévenus.

CE SONT LES MEMES INDIVIDUS

Invité sur demande du Aconseil de la partie civile pour confirmer si il reconnaissait les prévenus, le neveu du feu Bapuwa Mwamba, Bapuwa Tshimanga, a déclaré devant la cour qu’il avait vu ces prévenus dans la nuit du 8 mars 2006. Ces derniers avaient fait irruption dans leur domicile, avec des armes mais en tenue civile. Ils avaient emporté une somme de huit cent cinquante dollars américains, des téléphones portables ainsi qu’un poste de radio.

Et de poursuivre : « suite à une incompréhension entre Vungu Manassé et sa bande, il a eu la vie sauve ». Car Manassé, qui l’avait fait ligoter voulait à tout prix l’abattre. Pour lui, laisser Tshimanga en vie serrait une imprudence étant donné qu’ils les avaient déjà identifiés.

A la question de savoir comment a-t-il reconnu les prévenus qui étaient arrêtés après l’assassinat de son oncle, Bapuwa Tshimanga a confirmé qu’en juillet 2006, il n’était pas chez son oncle. Mais, lorsqu’il a été invité pour une interrogation au niveau des services spéciaux, il a vite reconnu l’équipe de Vungu parmi tant d’autres détenus… Ce sont les mêmes individus qui ont opéré en mars 2006. Cependant, a-t-il soutenu, parmi ceux qui avaient commis le vol à main armée chez son oncle en mars, un d’entre eux n’était pas au rendez-vous.

Après cette déposition du renseignant Bapuwa Tshimanga, la cour militaire a procédé au renvoi de la cause à la quinzaine pour réquisition, plaidoirie ainsi que les conclusions de toutes les parties.

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Station de kinsuka bientôt en travaux

chantier

Au bord du fleuve Congo, à Kinsuka, le Programme d’appui à la réhabilitation, PAR II, financé par le Fonds européen de développement de la Commission européenne, réaménage la station de prise d’eau afin d’augmenter la capacité de production de l’usine de traitement d’eau de Lukunga. Les travaux sont exécutés par l’entreprise Safricas, dans le cadre du partenariat PARII-Regideso.

Cette intervention se justifie dans la mesure où, en période d’étiage, la station de captage ne disposait pas de quantités nécessaires d’eau et était ensablée pendant de longs mois. Ce dysfonctionnement était accentué par le manque d’entretien. D’où la nécessité de rendre opérationnelle, en tout temps, la station de captage et garantir ainsi un débit suffisant à l’usine de traitement de Lukunga.

Pour ce faire, le captage a été renforcé par la construction d’une chambre de prise d’eau de 55 m² de surface et de 5 m de hauteur, ancrée sur le fonds rocheux du fleuve, protégée par une digue. La chambre de prise d’eau de Kinsuka est aménagée de manière à permettre à la station de prise d’eau de fonctionner normalement, même quand le niveau d’eau du fleuve Congo baisse considérablement. Elle a été calculée et profilée de façon à ne pas se renverser à la suite des effets du courant. Elle permet aussi de protéger les crépines, ces dispositifs métalliques pleins de trous, situés au bout des tuyaux d’aspiration d’eau. Avant la construction de la chambre, les crépines étaient à la merci des cailloux, sables et autres jacinthes d’eau, qu’elles aspiraient directement sur le fleuve au point de boucher les tuyaux et de surcharger, sinon endommager, les groupes motopompes. Avec le nouveau système, le fond de la chambre est à un niveau tellement bas que, dans tous les cas d’espèces, une lame d’eau sera disponible et les pompes ne pourront pas fonctionner à vide, même en saison sèche.

L’autre innovation pour ce captage d’eau, c’est la construction du lanterneau, sorte de cheminée, qui permet d’accéder à la chambre de prise. Avec ses 11 m de hauteur, il est construit largement au-dessus du niveau des plus hautes eaux. Relié à la berge par une passerelle en cours de construction, il constitue un dispositif d’inspection de la chambre de prise et de manœuvre des vannes. L’accès à la chambre rendue facile, son nettoyage se fera de manière plus régulière grâce à un agitateur, avec une pompe appropriée.

A la fin des travaux, l’eau brute aspirée au niveau de la chambre de prise, grâce à quatre groupes motopompes fonctionnant de manière alternée, selon les besoins, sera refoulée vers l’usine de Lukunga. Après traitement, l’eau coulera de manière plus régulière et avec augmentation de pression, aux robinets des abonnés de la Regideso habitant les quartiers Binza/Ozone, Djelo/Binza, Binza/Météo, Cité Verte…

L’usine de traitement d’eau de Lukunga est reliée à la station de captage de Kinsuka par une conduite de 0,65 m de diamètre. Avec les quatre groupes motopompes d’un débit de 500 m³/heure, chacune, cette usine, alimentée également par la rivière Lukunga, pourra faire face à la demande en eau des abonnés de la Regideso qui dépendent d’elle, surtout en saison sèche, quand le débit de la rivière est son niveau le plus bas.

La réhabilitation du centre de captage d’eau de Kinsuka se situe dans un appui global apporté à la Regideso pour la réhabilitation des usines de traitement d’eau. Le PAR II, dans son volet eau potable et assainissement, modernise Lukunga, la première usine de traitement d’eau en RDC, fondée en 1930. Avec l’appui du captage de Kinsuka, le nombre de ménages qui auront accès à l’eau potable, de manière plus permanente, va s’accroître.

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Bukavu : lancement d'une campagne de vaccination contre la poliomyélite sauvage

Hopital

Cette campagne est destinée au district sanitaire Nord. Plus de 500 enfants dont l’âge varie de 0 à 59 mois vont recevoir le vaccin pour se protéger contre ce fléau. La campagne, qui va du 20 au 22 août, est organisée par l’inspection provinciale de la santé, avec ses partenaires habituels, notamment l’ OMS , rapporte radiookapi.net

La poliomyélite, en voie d’éradication en RDC, réapparaît néanmoins à Kalehe au nord de Bukavu, dans le district Nord. Rick Shamavu, médecin épidémiologiste à l'inspection provinciale de la santé au Sud-Kivu, donne des précisions sur cette campagne spéciale de vaccination : « La poliomyélite était en voie d’éradication, mais, malheureusement, au mois de juin, nous avons notifié un cas de poliomyélite sauvage dans la zone de santé de Kalehe. L’enfant de 8 ans, Momini, dont les résultats se sont révélés positif, est atteint de poliomyélite sauvage. L’enfant est paralysé des deux membres inférieurs. Par rapport à ça, nous devons faire vacciner les enfants de 0 à 5 ans rapidement dans le district du Nord. Pour notre province du Sud Kivu, deux phases ont été faîtes. Si nous renforçons au niveau de Kalehe, c’est pour arrêter la circulation de ce virus dans le milieu. »

Source : radio Okapi/kinshasa

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BAS-CONGO : LE MANQUE DE SUIVIE DE CERTAINS TRAVAUX QUI SE REALISENT UN DANGER

Route_ab_m_ePlusieurs gens reconnaissent au gouvernement provincial la bonne volonté de développer le Bas-Congo. Cela se justifie par plusieurs travaux qui se réalisent dans les dix territoires la province au sud-ouest de la RD Congo.

Cependant, beaucoup aussi se plaignent du manque de suivie de certains travaux. Le tronçon routier Mbanza-Ngungu –Nkamba long de 65 km et celui de Kisantu-Kimvula long de 235 km pour lesquels le gouvernement provincial a disponibilisé énormément d’argent sont aujourd’hui dans un état délabré. Beaucoup d’argent doit encore être décaissé pour ce dernier surtout que pour atteindre Ngeba à 22 km de Kisantu où Joseph Kabila,Président de la République vient de construire l’école primaire Ngeba, la voie obligée est : le tronçon Kisantu-Kimvula. L’inauguration probable de cette école par Joseph Kabila est annoncée pour ce début septembre. Pourtant, la presse avait dénoncé le mauvais travail de l’office des routes dont le Directeur provincial a été suspendu beaucoup de jours après.

Pour les travaux de la morgue de l’Institut médical évangélique de Kimpese à 232 km de Matadi cela aurait coûté plus que prévu. Quant aux travaux de construction de la morgue de Kasangulu à 320 km de Matadi, ils sont font très mal. ‘’ Vous ne devez pas faire ces travaux comme cela vous passe dans la tête.’’, avait dit enragé Kimbembe Mazunga, Conseiller du Chef de l’Etat en charge des infrastructures au conducteur des travaux. Celui-ci sans un plan dirige les travaux de la construction de cette morgue.

Dans plusieurs domaines où se réalisent des travaux dans la province, il est signalé la mauvaise gestion. L’Office des voiries et drainage est cité nommément. Beaucoup de territoriaux sont accusés de confondre l’argent de l’Etat à leur poche. ‘’ Nous devons veiller à ce que les gens ne s’enrichissent pas sous le dos de la province.’’, a déclaré, un conseiller du gouverneur.

‘’La commission de lutte contre la corruption qui vient d’être créée par le gouvernement provincial doit vite se mettre au travail.’’, un membre du gouvernement provincial. Cependant beaucoup pensent que les Députés ne font pas correctement leur travail. ’’ C’est l’organe de contrôle mais je ne vois pas ce que les élus du peuple font.’’, regrette Martin Tamba, un jeune de Boma à 125 km de Matadi.

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20 août 2008

Grève des médecins : le gouvernement accepte de payer 6 mois d'arriérés

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Le mouvement de grève des médecins est à son troisième jour ce mercredi. En réaction à ce mouvement de grève, le ministre de la santé affirme que des avancées considérables ont été obtenues dans la mécanisation des nouvelles unités et la révision du statut des médecins. Quant à la prime, sa concrétisation connaît un retard puisque elle dépend d'une décision extra budgétaire.

Et du coté du ministère du Budget, on annonce que le gouvernement accepte, dans les limites de ses contraintes budgétaires, de prendre en compte toutes les revendications sociales des médecins du secteur public. Selon un communiqué de presse du ministère du Budget, ces revendications concernent l'application d'un nouveau barème, la paie de tous les arriérés pour les 6 premiers mois de cette année et la majoration des primes. Jusque mardi tard dans la soirée, les deux parties étaient en pourparlers au ministère du Budget afin de s’accorder sur un protocole d’accord. Cependant, au sortir de ce pourparlers, le Synamed a fait savoir que les deux parties sont loin de trouver un compromis.
La signature du protocole d'accord entre les deux parties a été reportée en attendant d'être débattu en conseil des ministres ce mercredi.

A Kinshasa le mouvement se durcit. Plusieurs services dans les hôpitaux sont fermés. Les médecins encore sur place n’assurent que l’observation des malades internés. Nos reporters ont fait la ronde des hôpitaux de Kinshasa pour se rendre compte de la situation.

A l’hôpital Roi Baudouin de Masina, tous les services sont fermés, la gynécologie, la chirurgie, l’urgence, le laboratoire. Il y a juste une cellule médicale de crise qui est mise sur place. Cette cellule a pour rôle d’assurer le suivi des malades internés avant le mot de grève. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas des nouvelles admissions, ni consultations. Docteur Vincent Kobo, médecin chef de service de gynécologie nous confirme la situation : « Nous sommes à l’hôpital juste pour suivre les malades qui étaient déjà hospitalisés avant de commencer cette grève. Ceux dont l’hospitalisation n’est plus indispensable, nous leur demandons de sortir simplement. Je pense qu’il n'y aura plus de malades à l’hôpital. »

Source : radio okapi/kinshasa

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KISANTU : KIMBEMBE MAZUNGA CONSEILLER DU CHEF DE L’ETAT SORT DE L’HOPITA

HopitalBras enfouit dans sa jaquette et mobilisé par un bandage,Kimbembe Mazunga,Conseiller principal du Chef de l’Etat en charge des infrastructures sort souriant d’une des chambres de l’hôpital de Kisantu à 222 km de Matadi. Embrassade avec quelques autorités qui l’attendaient. Il est prêt à reprendre son bâton de pèlerin pour se rendre à Ngeba à 22 km de Kisantu.

Hier à 15 h en partance pour ce village où une école primaire portant le même nom a été construite par le Chef de l’Etat,il s’était renversé d’une moto à 4 pneus à la porte d’entrée du jardin botanique de Kisantu. Cette moto qu’il conduisait pour la première fois appartient à Antoine Ghonda,Ambassadeur itinérant du Président de la République. Les policiers se trouvant dans le cortège ont accourus pour sécuriser Kimbembe Mazunga ,tenue pleine de poussière. Ces derniers lui ont ôté le casque fortement endommagé.

Le voyage pour Ngeba s’était arrêté net. Deo Nkusu,Gouverneur intérimaire du Bas-Congo,Emmanuel Kimpolongo,Administrateur de la Radio télévision nationale congolaise et Antoine Ghonda sont tous allés à son chevet à l’hôpital de Kisantu. Sa clavicule déplacée a été soignée.

Ce matin,il a quand même été à l'école primaire de Ngeba qui a servit de test électorale. Il n'a pas manqué de vanter l'oeuvre de Joseph Kabila en faveur de sa province.

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Procès Botethi : le tribunal exige les relevés des appels du gouverneur de la ville de Kinshasa

telephone

Le feuilleton sur le meurtre du député Daniel Botethi Loleke continue. Sur demande de la partie civile, le tribunal militaire vient d’exiger les relevés d’appels téléphoniques du gouverneur André Kimbuta et du président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Deux autres numéros téléphoniques suspects figurent au menu. Toujours hier mardi 19 août, le prévenu Fidèle a été présenté au tribunal. Mais ce dernier affirme s’appeler Ilunga Mbayo.

Mardi 19 août 2008. L’audience du procès qui oppose le ministère public et les parties civiles aux assassins présumés du député Daniel Botethi Loleke a été consacrée aux observations des parties, ainsi qu’à certaines demandes. A la même occasion, le ministère public a surpris l’assistance en présentant un prétendu Fidèle. Selon l’organe de la loi, c’était là le prévenu dont parlait toujours Patrick Mwewa.

Il aurait donc, dans la nuit du 5 au 6 juillet 2008, fait partie de la bande qui avait attenté à la vie du vice-président de l’Assemblée provinciale. Et c’est une demoiselle du nom de Sarah Seliki qui l’a dénoncé. En plus, cette fille connaît toute la bande à Patrick et Kady. Au cours de la même audience, on a aussi examiné les objets saisis. Dossier qui a provoqué des débats houleux. Car d’un côté, la défense contestait les procès-verbaux, mais de l’autre, le ministère public et la partie civile trouvaient que les avocats des prévenus voulaient traîner les choses en longueur sans raison plausible.

Dans sa requête, la partie civile a réclamé la visualisation d’une certaine cassette qui a été présentée par le ministère public. Elle a aussi souhaité la présence de Mlle Sarah Seliki, et de l’opérateur radio de l’Ipkin. Car pour Me Papy Niango, le fameux message radio avait pour point de départ l’Ipkin. « Mais curieusement, le major Jean-Jacques se trouve en congé. Pourtant, il doit en savoir quelque chose », a insisté cet avocat. A propos de cet appel sur les tirs de Saint Luc, Me Niango a fait voir au tribunal que toutes les autorités passées à l’audience ont affirmé qu’il n’y a jamais eu des tirs à St Luc. Cet opérateur doit donc dire où il se trouvait cette nuit-là. Car c’est son appel qui a obligé le défunt député à changer d’itinéraire.

La partie civile Botethi a aussi sollicité du tribunal les relevés des appels téléphoniques du gouverneur André Kimbuta et du président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, M. Nsingi. Par la même occasion, Me Niango a révélé au tribunal qu’à l’Assemblée provinciale, il y a des membres qui utilisent des radios Motorola privées. Et ils avaient tous appris que ça tiraillait du côté de l’église St Luc. Mais par contre, ils n’avaient rien entendu sur les crépitements de balles de l’avenue Haute Tension. Là où justement, avait été tué leur vice-président. Me Niango a demandé au tribunal de vérifier s’il n’y avait pas connexion entre ces membres à propos de ce meurtre. A cet effet, il a évoqué le tumulte provoqué par le rapport de Botethi. « La partie civile voudrait vérifier si un malin n’en a pas profité pour l’abattre », a lâché Me Papy Niango.

Mais pourquoi vérifier les deux nouveaux numéros inconnus ? Ici, Me Niango a déclaré que malgré les négations de Kady, ces deux personnes ont eu à appeler tous les membres de la bande. « Botethi ne serait-il pas mort à cause de ses activités politiques ? », a demandé Me Niango. Et selon lui, ces numéros appartiendraient peut-être à deux intermédiaires du gouverneur dont avait parlé Patrick Mwewa. L’avocat de la partie civile l’a précisé en ces termes : « Je continue à faire foi aux propos de Mwewa. Propos selon lesquels ils ont reçu l’argent pour abattre une personne. Je continue à considérer que le gouverneur est suspect. Il faut donc obtenir son numéro téléphonique. Ceci, pour voir s’il n’y a pas eu connexion entre lui et les prévenus ».

A la question du premier substitut de l’auditeur de garnison, le capitaine Limbaya, de savoir si la partie civile avait eu soin d’appeler ces numéros, Me Niango a répondu ainsi : « Ce sont des numéros très suspects. Ils ne passent pas. Ne seraient-ce pas Mudjos, Manseba ou le gouverneur. Il faut donc nous rassurer. Pour qu’après le jugement, nous ne disions pas que c’est Dieu qui les a protégés ».

Source : le Potentiel/kinshasa

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Bientôt le recensement des policiers de la garnison de Kinshasa

police

Les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) seront recensés sous peu. Cette opération vise à identifier les agents de l’ordre à travers la capitale en vue de mettre hors d’état de nuire les inciviques qui sèment les troubles parmi la population. Le commandant de la Police pour la ville de Kinshasa promet des mesures contre tout contrevenant.

Les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) de la ville de Kinshasa seront recensés bientôt. Ainsi en a décidé l’inspecteur provincial de la police nationale congolaise, garnison de Kinshasa (Ipkin), le général Jean de Dieu Oleko. Il en a fait l’annonce lors d’une causerie morale tenue à l’intention des agents de l’ordre.

L’objectif de cette opération vise, a-t-il dit, à identifier les policiers, tant dans leurs camps qu’à travers la cité. « A l’issue de ce recensement, nous pourrons connaître le nombre réel d’éléments de la PNC. Nous prendrons dès lors des mesures qui s’imposent pour traquer les pseudo-policiers », a-t-il prévenu. Avant de révéler qu’en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, l’inspection générale de la Police nationale congolaise vient de prendre une série de mesures, dans le cadre de la sécurisation de la population de Kinshasa. Parmi celles-ci, le renforcement des effectifs des policiers dans les différents sous-commissariats. Cette mesure fait suite au constat selon lequel les éléments commis à la garde dans des sous-commissariats sont souvent insuffisants. Ce qui ne facilite pas la tâche en cas de patrouille.

Quelques conseils pratiques ont été prodigués aux policiers présents à cette cérémonie. Aux agents de la brigade de garde, l’inspecteur provincial leur a rappelé quelques principes fondamentaux auxquels ils sont tenus de se conformer, notamment, ne pas tirer inutilement des coups de feu en l’air à partir de son poste de travail au risque d’être accusé de dissipation des munitions de guerre. « Gare à certains policiers véreux, qui s’hasardent à tirer inutilement des coups de feu en l’air, même s’ils ne sont pas en danger. Celui qui sera surpris, agissant de la sorte, subira la rigueur de la loi », a-t-il prévenu.

Parlant de la criminalité dans la capitale, l’inspecteur provincial de la PNC a fait savoir qu’actuellement, le taux a sensiblement baissé. Cependant, il a également fustigé le fait que les militaires et policiers soient impliqués chaque fois que l’on parle de meurtre à travers la République. « On est policier du peuple au service du peuple. Nous ne pouvons atteindre nos objectifs qu’en cohabitant avec ce peuple dont nous avons la charge d’assurer la sécurité », a-t-il insisté.

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La route Mbudi-Ngudiabaka rouverte au trafic

chantier

La société Crec de la République populaire de Chine vient d’ouvrir la route Mbudi-Ngudiabaka reliant la commue de Mont-Ngafula à Kinshasa en vue de l’exploitation de la carrière des gris pour les cinq chantier de la République. L’ouverture de la route, indique-t-on au ministère des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR), constituait un préalable pour cette entreprise, afin de permettre à cette entreprise d’accéder à cette carrière. La société chinoise a bénéficié de 5 carrés de superficie représentant 42, 95 hectares du cadre minier. En retour, rapporte l’Agence congolaise de presse, la société Crec va construire des infrastructures de base pour le village Ngudiabaka notamment les écoles, les routes ainsi que le raccordement de l’eau et d’électricité pour la population autochtone.

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