Militaire

La quiétude est loin de gagner la province du Nord-Kivu, où de nouveaux combats opposent l'armée nationale congolaise aux éléments du Congrès national pour la défense du peuple (Cndp) dans le territoire de Tongo situé à une cinquantaine de kilomètres au Nord de Goma, dans la zone de Rutshuru.

Selon l'agence catholique Misna, le porte-parole militaire de la Monuc Jean-Paul Dietrich a indiqué que les combats actuellement en cours dans la localité de Kabiza ont éclaté hier mardi 11 novembre matin.

" Nous n'avons pas de détails sur les affrontements, ni un bilan des victimes, mais on combat à l'arme lourde et sans interruption depuis plusieurs heures ", à précisé le porte-parole militaire de la mission onusienne en RDC.

Dans la foulée, il a affirmé que les nouvelles diffusées par la presse locale et internationale font état de saccage à grande échelle dont seraient auteurs des éléments armés.

Jean-Paul Dietrich ajoute que ces combattants incontrôlés sont responsables d'actes d'intimidation et de violences à l'endroit de la population civile depuis lundi soir dernier dans plusieurs localités du Nord-Kivu.

La zone dans laquelle ces actes sont commis est celle de Rutshuru, plus précisément à Kanyabayonga, Kaïna et Kirumba. Face à ces traitements inhumains, les habitants n'avaient d'autres solutions que de fuir pour aller se réfugier dans les forêts environnantes.

A en croire notre source, les hélicoptères de la Monuc sont à pied d'œuvre et s'emploient à rétablir le contrôle de la situation dans les trois localités ciblées par ces bandits armés, où sont présents les opérateurs humanitaires de quelques organisations non gouvernementales œuvrant au Kivu et que la Monuc essaie d'évaluer.

Par rapport aux nouvelles faisant état de pillages que les forces loyalistes se seraient adonnés à Kanyabayonga, le ministre de Communication et médias Lambert Mende a fait savoir que les instructions ont été données au commandant de la 8ème région militaire, le général vainqueur Mayala pour vérifier ces allégations.

" A l'heure qu'il est, a noté Lambert Mende, aucun fait ne le prouve. L'homme congolais est étonné du tapage fait autour de ces rumeurs de la part de quelques inciviques, alors que de massacres et tueries de milliers de Congolais sans défense perpétrés par les hommes de Nkundabatware à Rutshuru et à ailleurs ont à peine été évoqués ".

Le ministre de Communication et médias est formel, tout élément des FARDC qui sera pris en flagrant délit de pillage sera déféré devant la Cour militaire qui devra statuer sur son sort.