"Vigilancerdc" s'associe à l'ensemble de la rédaction du "Potentiel" et présente par la même occasion ses sincères condoléances à la famille de ce chevalier de la plume.

Ce dimanche 21 décembre 2008, au n° 4 de la rue Maniema, dans la commune de Kintambo, tout est triste. Une chapelle ardente est érigée dans le salon du maître de la Maison. Nombreuse est la foule, tous les visages affichent l’air grave. Hommes, femmes et enfants, tout le monde est venu rendre hommage à Hilaire Kayembe Ntumba. En effet, c’est le dernier fait divers pour Hilaire Kayembe, chroniqueur judiciaire au quotidien ‘’Le Potentiel’’. Hilaire, le journaliste à la canne, repose là, dans une bière. Lassée par l’absurdité de la gent humaine, son âme s’en est allée dans l’autre monde. Parmi l’assistance, se trouvent ses collègues de ‘’Le Potentiel’’, conduits par Fredy Mulumba Kabuayi wa Bondo, administrateur-directeur général de ce groupe de presse congolais.

Avant l’ultime voyage pour le cimetière de Kinkole, Fredy Monsa, directeur de publication, fait un témoignage poignant. Avec une voix pleine d’amertume, il rappelle qu’engagé depuis 2003, Hilaire remplissait bien sa tâche. Avec sa disparition inattendue, il vient de laisser un grand vide. En effet, pour le DP Monsa, le décès, d’Hilaire est une cruelle surprise. Car, en nous quittant pour la dernière fois, il avait dit, avec un petit sourire, avoir un malaise à la gorge. Dans ce monde des blagueurs, il lui a été recommandé de sucer quelques bonbons mentholés. On n’aurait jamais cru que cette sensation bénigne aurait pu conduire à la mort.

Grande perte, voilà le mot. Car, cet homme né en 1952, licencié en français et linguistique et linguistique africaine, cumulait trois charges : journaliste, fonctionnaire à la Fonction publique et président d’une Ong des commerçants.

Adieu Hilaire, ou plutôt au revoir confrère. N’est-il pas vrai que c’est là la voie à nous tous ? Seulement, tu es parti plus tôt. A qui Véron Kongo, le rédacteur en chef de ton desk, laissera-t-il maintenant son intérim ? Monsieur l’encadreur, les stagiaires académiques avaient encore besoin de toi. Et ton épouse, et tes cinq enfants, qui prendra soin d’eux ? Lorsque, au coup de 14h12’’, ton cercueil descendait dans le caniveau, l’assistance était apitoyée par les pleurs de ta fille aînée. En tout cas, c’est méchant de disparaître à quelques jours des festivités de fin d’année.

source : le Potentiel/kinshasa