telephoneLe gouvernement refuse de voir l’Office congolais des postes, téléphones et télécommunications (OCPT) disparaître. Cette entreprise publique, en quête de modernité depuis près de deux décennies et devenue un des canards boiteux du portefeuille de l’Etat, vient de renaître de ses cendres avec l’acquisition de nouveaux équipements modernes. Lesquels devront lui permettre d’être à la page, une marche inexorable vers la réduction de la fracture numérique.

Le gouvernement, par le biais du vice-Premier ministre chargé de la Reconstruction, Emile Bongeli, a procédé le samedi 20 décembre 2008 à la remise officielle des équipements modernes à l’Office congolais des postes, téléphones et télécommunications (OCPT).

Ce matériel a coûté 32 millions de dollars américains. La cérémonie a eu lieu dans le hall de l’Hôtel des postes à Gombe.

Pour la ministre des Postes, téléphones et télécommunications (PTT), Louise Munga Mesozi, «grâce à ces équipements, fruits de la coopération Chine-RDC, dans un partenariat gagnant-gagnant, la RDC, au travers de son exploitant public qu’est l’OCPT, sera doté d’un réseau métropolitain de future génération constituée d’une boucle à câbles en fibres optiques à travers les communes de la Gombe, de Ngaliema, de Lingwala, de Kinshasa et de centre-ville, dans un premier temps, avant d’être étendu au reste de la ville.

Il est également question d’un réseau sans fil dont le mode d’accès est imperturbable aux interférences; d’une plate-forme composée d’un central téléphonique (Switch) pour les communications locales, nationales et internationales.

Sans oublier un système d’exploitation du trafic national et international ainsi qu’un système de gestion des interconnexions aux réseaux fixe et mobile

A noter aussi que l’OCPT sera doté d’une passerelle internationale, appelée aussi Gateway, de grande capacité pour l’écoulement du trafic national et international vers plusieurs pays étrangers.

La ministre des PTT a fait valoir que cette entreprise publique aura toutes les possibilités d’écouler efficacement le trafic national des autres opérateurs du secteur, fournira les accès Internet ainsi que les applications de nouvelles technologies de l’information et la communication. Et de faire remarquer que «la renaissance de l’OCPT sera incertaine si des efforts, allant dans le sens d’une gestion saine et responsable de ce patrimoine, ne sont pas réelles et manifestes de la part de ceux qui ont la charge quotidienne de donner un nouvel élan à la vie de cette entreprise.» Aussi en appelle-t-elle à la bonne gestion de l’outil mis à la disposition pour sa participation à la renaissance de la RDC.

Pour sa part, le vice-Premier ministre en charge de la Reconstruction a abondé dans le même sens en invitant les cadres et agents de cette entreprise à utiliser à bon escient les équipements.

Il n’a pas manqué de rappeler que l’OCPT fut la deuxième plus grande entreprise du Congo pour sa contribution au budget de l’Etat, après la Gecamines. Ce, dans les années 60 et 70.

Quant à l’administrateur-délégué général de l’OCPT, il a fait observer que cette entreprise publique n’a pas renouvelé ses équipements depuis 1989.

Mais grâce à la coopération sino-congolaise l’OCPT renaît de ses cendres en amorçant un nouveau départ.

Source : le Potentiel/kinshasa