31 décembre 2008
Matadi : hausse des recettes à la régie provinciale d’encadrement
De janvier à juin 2008, les recettes
provinciales sont passées de 11 millions à 208 millions de Francs congolais. Ces
recettes proviennent essentiellement de la vente des vignettes, ainsi que deses
taxes sur le revenu locatif. La régie provinciale d’encadrement des recettes,
(Repere) justifie cette performance par un certain nombre des mesures, notamment
le payement des factures par les contribuables directement à la banque
Le Directeur général de cette régie, José Nkuna
Mayama, déclare que les projections pour 2009 sont de plus de 5 milliards de Fc.
Il met également en garde tous les comptables et contribuables : « Aucun
comptable ne peut percevoir de l’argent des contribuables dépassant 20 000 Fc.
Au-delà de cette somme, l’argent doit être versé à la banque. Nul ne peut
détenir au-delà de 48 heures l’argent destiné au trésor public. C’est la loi qui
le dit, je n’ai rien inventé. Si un contribuable accepte de donner son argent
aux comptables, ordonnanciers ou à qui que ce soit, il doit considérer qu’il n’a
rien fait. Pour 2009, nous envisageons 5 milliard 56 millions de Fc. »
Selon le responsable de la Repere, ces recettes ont permis à la province
du Bas Congo, notamment, de construire plus d’une dizaine de ponts et de
réhabiliter certaines routes de desserte agricole
Lubumbashi : inauguration du premier centre de dyalise
La cérémonie a eu lieu le week-end
dernier. Le coût total est de plus d’un million 800 000 dollars américains. Pour
le docteur Pascal Nawej, ce centre permettra à ceux qui souffrent des maladies
rénales, de se faire soigner sur place, au lieu de faire de grands déplacements,
notamment en Afrique australe ou en Europe
D'après ce médecin, les nécessiteux souffrant
d’insuffisances rénales, vont bénéficier du soutien du gouvernement de province,
pour faire face au coût que cela entraîne : « Nous étions tous témoins de
ces personnes qui mourraient et nous assistions impuissants à cette extension
lente mais certaine, parce que les gens étaient en insuffisance rénale. Il n’y
avait que quelques privilégiés qui avaient des moyens qui sortaient du pays pour
se faire soigner à l’étranger. Le traitement de dyalise est un traitement
coûteux et c’est une réalité mondiale. »
Le docteur Pascal Nawej
fait savoir par ailleurs que sous d’autres cieux, ce traitement est souvent
subventionné. Pour prendre en charge toutes les personnes qui souffrent
d’insuffisance rénale, souligne-t-il, le gouvernement provincial a pris
l’engagement d’organiser un processus de soutien pour les nécessiteux, en vue de
leur faire bénéficier de ces soins.
les 12 députés soupçonnés de corruption mis à la disposition de la justice
L’affaire sur les allégations de corruption de 12 députés
nationaux par la Direction générale des Impôts, DGI, en vue de réduire
l’apport de la régie financière au projet de budget 2009, connaît un
nouveau rebondissement. Au cours de la plénière de mardi, l’Assemblée
nationale a résolu que 12 élus du peuple, tant de l’opposition que de
l’Alliance pour la majorité présidentielle, seront mis à la disposition
de la justice pour investigation. Par conséquent, leur immunité sera
levée. Cette décision intervient après l’enquête menée par la
commission des sages
Parmi ces députés figure Jean Bosco Barahima, président de la cellule.
Il est accusé d’avoir voulu rabattre les recettes additionnelles de la
DGI. On lui reproche aussi d’avoir remis 1 000 $US à certains députés
du sous groupe. Des accusations que lui rejette. Les députés cités
Jules Mugiraneza, Pasi za Pamba, Mambu Mbumi, Kalumi Mbalo, Buhunda
Baroki et Kashidi Asumani ont reconnu avoir reçu cette somme, mais à
titre de prime habituelle et non pour une quelconque corruption.
Par contre Mpungwe Mitshika, Modue Molengomo, Mukeba Tshikala et Willy Ntumba déclarent n’avoir pas perçu ce montant.
Dans
ce rapport, le 12e député incriminé est Lisanga Bonganga. Son nom tombe
comme un cheveu dans la soupe. Des investigations de la commission des
sages, ce député ne fait pas partie de cette cellule de travail.
Seulement, il est cité par Barahima. Seul Bulambo Kilisho qui a dénoncé
l’affaire est exempté. Mais il demeure témoin.
Source : Okapi/Kinshasa
La composition du gouvernement Belge
Le Roi a reçu en audience cet après-midi au Château de Laeken Monsieur Herman Van Rompuy, et l'a nommé Premier Ministre. La liste des Ministres et Secrétaires d'Etat nommés par le Roi s'établit comme suit.
Le Roi a reçu en audience cet après-midi au Château de Laeken Monsieur Herman Van Rompuy, et l'a nommé Premier Ministre.
La liste des Ministres et Secrétaires d'Etat nommés par le Roi s'établit comme suit :
1. M. H. VAN ROMPUY : Premier Ministre.
2. M. D. REYNDERS : Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances et des Réformes institutionnelles.
3. Mme L. ONKELINX : Vice-Première Ministre et Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique.
4. M. K. DE GUCHT : Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères.
5. M. S. VANACKERE : Vice-Premier Ministre et Ministre de la Fonction publique, des Entreprises publiques et des Réformes institutionnelles.
6. Mme J. MILQUET : Vice-Première Ministre et Ministre de l'Emploi et de l'Egalité des chances.
7. M. S. DE CLERCK : Ministre de la Justice.
8. Mme S. LARUELLE : Ministre des PME, des Indépendants, de l'Agriculture et de la Politique scientifique;
9. Mme M. ARENA : Ministre de l'Intégration sociale, des Pensions et des Grandes villes.
10. M. P. DE CREM : Ministre de la Défense.
11. M. P. MAGNETTE : Ministre du Climat et de l'Energie.
12. M. Ch. MICHEL : Ministre de la Coopération au développement.
13. M. V. VAN QUICKENBORNE : Ministre pour l'Entreprise et la Simplification.
14. Mme A. TURTELBOOM : Ministre de la Politique de migration et d'asile.
15. M. G. DE PADT : Ministre de l'Intérieur.
16. M. E. SCHOUPPE : Secrétaire d'Etat à la Mobilité, adjoint au Premier Ministre.
17. M. C. DEVLIES : Secrétaire d'Etat à la Coordination de la lutte contre la fraude, adjoint au Premier Ministre, et Secrétaire d'Etat, adjoint au Ministre de la Justice.
18. M. B. CLERFAYT : Secrétaire d'Etat à la Modernisation du Service public fédéral Finances, à la Fiscalité environ¬nementale et à la Lutte contre la fraude fiscale, adjoint au Ministre des Finances.
19. M. O. CHASTEL : Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, chargé de la Préparation de la Présidence européenne, adjoint au Ministre des Affaires étrangères.
20. Mme J. FERNANDEZ-FERNANDEZ : Secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées, adjointe à la Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique.
21. M. M. WATHELET : Secrétaire d'Etat au Budget, adjoint au Premier Ministre, et Secrétaire d'Etat à la Politique des familles, adjoint à la Ministre de l'Emploi, et en ce qui concerne les aspects du droit des personnes et de la famille, adjoint au Ministre de la Justice.
22. M. J.-M. DELIZEE : Secrétaire d'Etat à la Lutte contre la pauvreté, adjoint à la Ministre de l'Intégration sociale, des Pensions et des Grandes villes.
La prestation de serment des Ministres et Secrétaires d'Etat aura lieu ce 30 décembre 2008 à 17 heures au Château de Laeken.
a MONUC prête à intervenir dans la province Orientale
La Mission des
Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) étudie la
situation de la province Orientale où les rebelles ougandais de l'Armée de
la résistance du Seigneur (LRA) ont commis des atrocités pour voir
comment intervenir.
Le commandant en chef des forces de la MONUC, Babacar Gaye l'a déclaré mardi à Lubumbashi, où il séjourne depuis lundi pour s'enquérir de la situation des Casques bleus de la MONUC basés dans cette province.
Il a précisé qu'ils sont en train d'examiner s'il faudra utiliser les route ou les hélicoptères et à quels endroits.
"Dans cette partie de la RD Congo, les routes sont des pistes en mauvais état et il y a des endroits à risque qu'il faudra au préalable identifier", a-t-il dit
Le Conseil de sécurité de l'ONU avait décidé la semaine dernière de la prolongation jusqu'au 31 décembre 2009 du mandat de la MONUC tout en renforçant son rôle, notamment dans la protection des civils ainsi que dans les opérations contre les groupes armés.
La MONUC était accusé par le gouvernement de la RDC de passivité dans sa mission dans les conflits armés dans son pays.
30 décembre 2008
Supposée occupation des positions rebelles par les FARDC : la Monuc répond à Nkunda
Le CNDP a accusé les FARDC (Armée nationale de la RD Congo) de violer le cessez-le-feu et d’occuper les zones qu’il a évacuées autour de l’aéroport de Goma au Nord Kivu. Dans une lettre adressée au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, le 24 décembre dernier, Laurent Nkunda a demandé à la Monuc d’obtenir le retrait des troupes gouvernementales de cette zone. Pour Alan Doss, la Monuc n’a observé aucun mouvement de la sorte, depuis la proclamation unilatérale de cessez-le-feu par Laurent Nkunda, le 29 octobre dernier
Source : Okapi/kinshasa
les entrepreneurs libérés n'ont pas quitté le pays
La libération d'une dizaine d'hommes d'affaires étrangers, dont trois
Belges, qui étaient incarcérés depuis plusieurs semaines à Kinshasa
sous l'accusation de détournements de fonds, continue à provoquer des
réactions en République démocratique du Congo (RDC), rapporte mardi la
presse kinoise.
La Fédération des Entreprises du Congo (FEC) a assuré qu'"aucun opérateur économique libéré sous conditions n'a traversé les frontières de la RDC, particulièrement celle de la ville de Kinshasa", rapporte le journal Le Phare. La FEC démentait ainsi des informations publiées lundi par Le Palmarès, qui avait affirmé dans son édition de lundi qu'après leur libération sous caution, "certains entrepreneurs mis en cause ont sauté dans le premier avion en direction de l'Europe".
La FEC était intervenue auprès du président Joseph Kabila, en tant que "magistrat suprême" de la RDC, pour lui demander "d'instruire le ministre de la Justice (Mutombo Bakafwa Nsenda) pour leur accorder la liberté provisoire". Le quotidien Le Potentiel souligne pour sa part que la libération des neuf hommes d'affaires étrangers "serait consécutive à certaines pressions tant sur le plan interne qu'externe", dans une allusion aux interventions diplomatiques des pays européens à Kinshasa.
Parmi les hommes d'affaires arrêtés figuraient trois Belges, dont Alain Van Custem (de l'entreprise AVC Construct), Marcel Desama (de la société Sogedie) et Yves Brackenier (de Sefoco), ainsi que des ressortissants français, italiens et libanais. Ils avaient été accusés par les autorités congolaises d'avoir détourné l'argent qui leur a été confié par le gouvernement sur un financement de la Banque mondiale (BM). Cet argent était destiné, selon une source proche du dossier à Kinshasa, destiné à la réhabilitation et à la construction d'écoles, de routes et de logements sociaux.
Ce marché avait été obtenu après un appel d'offre lancé par le bureau central de coordination de la BM à Kinshasa. Ces entrepreneurs risquent une condamnation allant de cinq à dix ans de prison. Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, s'était réjoui dimanche de la décision du parquet de Kinshasa de remettre en liberté les trois Belges qui étaient incarcérés depuis le 9 décembre au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK, l'ex-prison Makala).
Selon le journal L'Avenir, "le dénouement du procès de ces expatriés est attendu par la population qui veut palper du doigt un changement dans le mode de gestion des affaires de l'Etat dans ce pays", où la corruption est omniprésente. L'avocate de l'un des entrepreneurs, Me Nicole Odia, s'est toutefois étonnée mardi de l'enquête menée contre son client par la justice congolaise, assurant qu'il n'existait "aucune preuve de détournement". "Les travaux ont été réalisés et réceptionnés par les autorités congolaises"
Le Premier ministre Muzito tient à sa parole & réalise la promesse faites aux étudiants de la province orientale
Le Premier ministre Adolphe Muzito vient d’envoyer à Kisangani des
fonds destinés au paiement des arriérés de la bourse des finalistes de
l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) dans la province
Orientale, réalisant ainsi sa promesse faite en novembre dernier aux
étudiants de cette province, a-t-on appris lundi au gouvernorat de
cette entité provinciale.
Le vice-gouverneur de province, Joseph Bangakya Angaze, a annoncé
cette nouvelle aux représentants des bénéficiaires réunis récemment au
gouvernorat en présence des autorités académiques et scientifiques des
institutions de l’ESU de Kisangani. M. Bangakya a souligné, a cet
effet, la synergie du combat mené par l’autorité provinciale et les
chefs d’établissements de l’ESU pour l’aboutissement heureux de ce
dossier dont le résultat, a-t-il dit, est le fruit des efforts déployés
par le gouvernement du Premier ministre Muzito.
Le ministre de la Justice invite le peuple congolais à soutenir la lutte contre la corruption
Le ministre de la Justice et garde des sceaux, Emmanuel Luzolo Bambi
Lessa, a invité lundi le peuple congolais à soutenir, à adhérer et à
s’approprier l’opération « Lutte contre la corruption et l’impunité »
initiée par le gouvernement. Il a lancé cet appel au cours d’un point
de presse tenu en son cabinet de travail dans le cadre de la poursuite
de cette opération. M. Luzolo, ahuri de constater que beaucoup d’argent
n’entre pas dans la caisse de l’Etat, a estimé qu’avec cette réalité,
les attentes du peuple ainsi que ses conditions de vie ne pourront
jamais, dans ces conditions, s’améliorer.
« Comme la justice se rend sur le territoire national au nom du peuple congolais, il va de soi que ce dernier a tout intérêt à s’inscrire dans ce combat », a indiqué M. Luzolo, demandant à la presse de relayer toutes les actions menées dans cette matière au niveau de la justice.
A propos du dossier sur des arrestations de quelques expatriés
Le dossier sur des arrestations de quelques expatriés en République Démocratique du Congo évolue normalement, a dit M. Luzolo, soulignant que les quelques expatriés arrêtés dans le domaine de génie civil (constructions, routes, etc.), le sont parce qu’ils sont avant tout des justiciables. Il a cependant reconnu que trois d’entre eux étaient provisoirement libérés pour des raisons humanitaires, avant d’affirmer que les enquêtes sont en cours et les services compétents au niveau des frontières devraient se justifier à propos de la fuite des sujets congolais présumés coupables.
Le ministre de la Justice a, par ailleurs, loué le contrôle effectué paisiblement, en ce qui concerne les soldes des militaires et des policiers, indiquant que ce contrôle a dégagé des reliquats importants et abouti aux arrestations des détourneurs de fonds dans ce cadre. Il a toutefois mis l’accent sur le fait que son combat ne s’attaque pas aux entreprises, prévenant que les portes des prisons seront ouvertes à tous les récalcitrants, quel que soit leur rang social.
Lancement à partir de janvier 2009 des grands travaux en RDC
Le gouvernement lancera, à partir de janvier 2009, des grands travaux pour la reconstruction de la ville de Kinshasa et des provinces, a assuré le coordonnateur de la cellule « Communication sur les actions de cette institution », Dédé Mulosa, dans un message qu’il a fait lors d’un culte d’action de grâce en l’Eglise « Le Rocher des anges », dans la commune de Kasa-Vubu à Kinshasa.
M.Mulosa, qui expliquait la vision du gouvernement à des confessions religieuses, a souligné que les formalités administratives à ce sujet sont déjà terminées et que le matériel est déjà sur place dans le cadre de la coopération sino-congolaise.
Le coordonnateur de la cellule a, d’autre part, rappelé que le projet de budget de l’Etat
pour l’exercice « 2009 » estimé à 5.000.000.000 (cinq milliards) de
dollars américains a, ceci, de nouveauté, que les ressources
importantes proviennent des recettes internes, alors que, de tout
temps, l’exécution des budgets posait des problèmes parce que
l’essentiel de financement émanait de l’extérieur.
Il a fait savoir que toutefois, avec ce budget, pratiquement le double de celui de l’année 2008, chiffré à 2,3 milliards de dollars américains, le gouvernement peut être en mesure de mener des actions d’éclat à impact visible et immédiat. Il a exhorté les fidèles des églises, en particulier, et les Congolais, en général, à travailler d’arrache-pied pour maximiser les recettes de l’Etat.
Le coordonnateur a également évoqué la situation sécuritaire dans l’Est du pays, pour laquelle il a sensibilisé les compatriotes congolais à une prise de conscience aiguë, à la lumière de cas de tueries perpétrées par des éléments du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), mouvement rebelle de Laurent Nkundabatware. Il a souhaité, que les communautés vivent en symbiose en s’inspirant des ex-Premiers ministres Patrice Lumumba et Antoine Gizenga qui, a-t-il dit, ont consacré leur vie pour l’intérêt supérieur de la nation à l’image de la lutte qu’ils ont menée pour empêcher la balkanisation de la RDC.
M. Mulosa a, par ailleurs, invité les femmes congolaises à se donner à la culture maraîchère pour contribuer à pousser la RDC au développement intégral, faire face à la crise alimentaire mondiale.
Dans leur réaction, la responsable de l’église « Le Rocher des ages »,
la prophétesse Deborah, a salué le message du jour apporté par M.
Didier Mutosa qui est, selon elle, une « première » dans l’histoire de
cette église. Pour elle, « l’église n’est plus désormais seulement un
lieu de prière, mais aussi un poumon de développement.
Source : Agence Congolaise de Presse
Un sac de ciment se négocie à 24 $
Face à la crise financière internationale et la pénurie du ciment en RDC, le ministère de l'Economie déploie tous ses efforts pour que le prix concerté de 23,82 USD soit encore revu à la baisse. Malgré les mesures prises en matière de libéralisation, le ciment demeure rare sur le marché et son prix diffère d’un vendeur à un autre. Bonny Mwawatadi, secrétaire général au ministère de l'Economie, fixe l'opinion sur cette problématique et fait une projection sur le nouveau prix du ciment.
Interview…
Q : Le gouvernement central vient de libéraliser la vente du ciment en RDC, mais pourquoi rien n’est encore ressenti dans ce secteur?
BONNY MWAWATADI : Je pense que vous n’êtes pas suffisamment au courant de l’évolution de la situation sur le terrain. Le gouvernement central a, non seulement libéralisé l'importation du ciment, mais il a également décidé de la défiscalisation en ce qui concerne l'exonération des droits d'entrée et des impôts sur le chiffre d'affaires. Aussi, les bénéficiaires de ces mesures incitatives doivent répondre à certaines conditions, notamment en présentant leur structure des prix à l'importation, une concertation avec le secrétariat général à l'Economie et la signature du contrat-programme avant la mise en vente de leurs produits. Donc, le prix de vente doit être concerté. Celui-ci doit refléter les dépenses réellement engagées par l'importateur du lieu de départ jusqu'à l'arrivée du produit dans le dépôt, augmenté de sa marge bénéficiaire légale.
Q : Comment expliquez-vous que le prix diffère d'un vendeur à un autre?
BM : Le prix diffère d'un vendeur à un autre puisque le prix est fonction de la valeur d'acquisition du produit auprès du fournisseur étranger, du transport de ce lieu jusqu'à la frontière congolaise. A cela, il faut aussi ajouter les frais connexes à l'intérieur du pays, notamment la manutention ainsi que les autres taxes. En d'autres termes, ce prix est fonction du prix FOB, fret (le transport de ce lieu jusqu'à la frontière) et assurance. Ce qui fait le prix CIF.
Q : A quand la première livraison découlant de la libéralisation et à quel prix sera vendu le sac de ciment à Kinshasa?
BM : La première cargaison est déjà à Kinshasa. Le prix CIF à Matadi de cette première cargaison, selon les dossiers qu'on nous a donnés est de 9 USD. Plus le coût intérieur, hormis les droits d'entrée et l'ICA, ce prix est de plus ou moins 13 USD. Ce qui fait que le ciment vendu à Kinshasa, y compris le transport, revient à plus ou moins 22 USD. Plus la marge bénéficiaire légale, le prix est à plus ou moins 24 USD. Le prix proposé était de 25,65 USD. Mais après concertation, le prix a été ramené à 23,82 USD, sans compter d'énormes pertes subies par l'importateur et les frais de distribution. A l'heure actuelle, le ministère de l'Economie est entrain de déployer les efforts pour faire bénéficier aux importateurs la baisse de certains frais intérieurs afin de voir le prix du ciment revu à la baisse.
Q : N'est-il pas possible de ramener le prix du ciment à moins de 21 USD le sac?
BM : En effet, nous croyons qu'avec la concurrence entre plusieurs importateurs et le rabattement de certains frais intérieurs, nous pouvons gagner le pari de voir, dans les jours à venir, le prix du ciment rentrer dans la fourchette de moins de 20 USD.
Q : La libéralisation ne risque-t-elle pas de provoquer la faillite des entreprises locales?
BM : Pour le moment, l'importation vient suppléer au déficit de la production locale. Nous devons aussi dire que cette importation est limitée dans le temps et l'espace.
Q : Quel message avez-vous pour la population?
BM : La population doit comprendre à leur juste valeur les préoccupations du gouvernement de la République. Tout est fait pour rendre visible le ciment sur le marché à des coûts abordables.
Affaire le Procureur c/ Jean-Pierre Bemba Gombo
Le 29 décembre 2008, la Chambre préliminaire III a décidé que l'audience de confirmation des charges dans l'affaire le Procureur c/ Jean-Pierre Bemba Gombo aura lieu du 12 au 15 janvier 2009.
L'audience de confirmation des charges est une audience publique à laquelle participent le Procureur, le suspect ainsi que son conseil, et les représentants légaux des victimes. Elle constitue une étape dans la procédure devant la Cour visant à s'assurer que les affaires renvoyées en jugement présentent des éléments de preuve suffisants pour établir l'existence de motifs substantiels de croire que la personne a commis les crimes qui lui sont imputés.
Suite à cette audience, la Chambre préliminaire III décidera de confirmer ou non les charges retenues par le Procureur à l'encontre de M. Jean-Pierre Bemba Gombo et de le renvoyer, le cas échéant, en procès.
Jean-Pierre Bemba Gombo, supposé être ressortissant de la République démocratique du Congo (RDC), âgé d'environ 45 ans, a été arrêté le 24 mai dernier par les autorités du Royaume de Belgique, suite à un mandat d'arrêt délivré sous scellés par la Cour pénale internationale le 23 mai 2008. Il a été remis à la Cour pénale internationale le 3 juillet 2008.
M. Bemba, président et commandant en chef du Mouvement de libération du Congo (MLC), serait pénalement responsable de cinq chefs de crimes de guerre et de trois chefs de crimes contre l'humanité commis sur le territoire de la République centrafricaine pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003.
Ainsi, Jean-Pierre Bemba Gombo serait pénalement responsable, conjointement avec une autre personne ou par l'intermédiaire d'autres personnes, au sens de l'article 25-3-a du Statut de Rome :
- de 3 chefs de crime contre l'humanité : viols (article 7-1-g), tortures (article 7-1-f), meurtres (article 7-1-a) ;
- de 5 chefs de crime de guerre : viols (article 8-2-e-vi), tortures (article 8-2-c-i) atteintes à la dignité de la personne, notamment des traitements humiliants et dégradants (article 8-2-c-ii), pillages d'une ville ou d'une localité (article 8-2-e-v), meurtres (article 8-2-c-i).
Que va décider la Cour ? C'est la grande question que beaucoup de Congolais se pose. Ceci après la dernière rencontre organisée à Bangui par les acteurs politiques centrafricains. Au cours de celle-ci, les participants ont décidé de mettre sur pieds un gouvernement d'union national qui prendra en compte la représentation des parties au dialogue. Une façon pour eux de tirer un trait sur les soubresauts qu'a connus la République Centrafricaine ces dernières années.
Si aujourd'hui, la formation du gouvernement d'union nationale en Centrafrique achoppe sur le choix du Premier ministre qui doit être issu d'un consensus, selon des parties prenantes à la rencontre, ce que récuse le porte-parole du gouvernement centrafricain, cela, ne nous empêche pas de nous interroger sur le sort de Jean-Pierre Bemba. Pourquoi la CPI devra-t-elle continuer à le garder alors que les Centrafricains auraient lavé leur linge sale en famille ? Et surtout que le principal acteur, en l'occurrence l'ex président Patassé, qui avait fait appel aux troupes du MLC n'aurait pas été entendu. Ceci est d'autant plus vrai que Ange Patasse était président de la République en fonction au moment des faits. Comme on le voit, l'audience de ce 15 janvier est particulièrement attendue.
