drapeauLe 16 janvier dernier, lors d'un discours à l'Elysée à l'occasion des vœux annuels du corps diplomatique, le président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, a évoqué la teneur des propositions que Paris prépare pour tenter de remédier à l'un des conflits les plus dramatiques en Afrique qui se déroule dans le Nord-Kivu.

Union du Congo se félicite de la volonté de la France de promouvoir « une nouvelle approche qui traiterait des problèmes de fond au cœur du conflit depuis des années » dans l'Est de la République Démocratique du Congo. Mais il ne faut pas que les Congolais soient de nouveau victimes des tentatives de normalisation des relations entre la France et le Rwanda. En effet, Union du Congo rappelle que l'opération Turquoise, mise en place en 1994 et dirigée par la France pour sauver des milliers de vies rwandaises, est l'une des causes à l'origine des guerres en République Démocratique du Congo.

D'une part, Union du Congo fait remarquer que, en préconisant l'exploitation en commun par la République Démocratique du Congo et le Rwanda, des ressources minières du Nord-Kivu - reprenant ainsi les propositions que M. Herman Cohen compte rendre à M. Barak Obama en vue d'un marché économique dans la région des Grands Lacs -, la France semble ignorer cyniquement la souveraineté de la République Démocratique du Congo. La France aurait-elle accepté, pour mettre un terme à la guerre entre 1940 et 1945, de partager quelques-unes de ses prérogatives avec l'occupant allemand ?

D'autre part, Union du Congo refuse catégoriquement l'intégration économique du Kivu au Rwanda - l'intégrité territoriale de la République Démocratique du congé n'est nullement négociable. Union du Congo refuse donc que la République Démocratique du Congo soit transformée en libre-service minier au profit des intérêts anglo-saxons, ni en terre de repeuplement au profit du Rwanda, du Burundi et de l'Ouganda.

Fait à Paris, le 17 janvier 2009

Le Bureau d'Union du Congo