KAMEREHBien que prêt à rendre le tablier, le président de l’Assemblée nationale souhaite que soit ouvert un débat qui planchera sur cette question à la conférence des présidents, puis à la plénière. Vital Kamerhe l’a déclaré lundi dans son discours inaugural à l’Ouverture solennelle de la session ordinaire d’avril
Le président de l’Assemblée nationale, vital Kamerhe, s’est exprimé en ces termes : « Les amis ont choisi leur orientation de répondre au mot d’ordre qui avait été donné. En ce qui me concerne, j’ai dit que mon attitude n’était ni de l’indiscipline vis-à-vis de mon parti ou de ma famille politique, et encore moins un bras de fer avec la hiérarchie de mon parti. Mais seulement, pour peu que nous aimions ce peuple congolais, pour peu que nous aimions le président de la République, pour lequel nous prétendons travailler, nous devons rester attaché à la légalité. C’est pourquoi j’avais dit, j’avais entendu ce que ma famille politique me demandait, à savoir démissionner avec effet immédiat. Mais d’un autre côté, j’ai entendu aussi un autre son. Tous ces hommes, toutes ces femmes, tous ces activités des droits de l’Homme, ces jeunes, la diaspora congolaise, les évêques qui me disaient aussi qu’il ne faut pas sacrifier cette démocratie pour laquelle le peuple congolais a versé son sang. »

Contrairement aux habitudes, cette rentrée parlementaire n’a pas été retransmise en direct par la télévision nationale, la RTNC.

Vital Kamerhe affirme vouloir rester légaliste

Une ambiance hors du commun a régné ce lundi à l’ouverture de la session de mars à l’Assemblée nationale. C’est au milieu d’acclamations nourris des députés et de chants scandés en son honneur que Vital Kamerhe a ouvert la session parlementaire.

D’entrée de jeu, le président de l’Assemblée nationale a précisé que s’il refusait de démissionner, c’est dans le but de rester légaliste et de sauver la jeune démocratie. « Car », dit-il, « cela doit se faire selon l’esprit et la lettre de la constitution. »

Et la prochaine étape ? Lisanaga Bonganga, député de l’opposition qui a favorablement accueilli le discours de Kamerhe, répond : « Après l’ouverture, il dit qu’il va convoquer une conférence des présidents. C’est comme cela que ça se passe. C’est pendant la conférence de présidents qu’on va maintenant régler le problème de l’ordre du jour, et on va emmener ça à la plénière. Il l’a dit, il va poser ce problème de démission. Même son cas et tout. Le discours du président Kamerhe est celui d’un homme d’Etat. »

Du côté de l’AMP, le sénateur Henry Thomas Lokondo présent dans la salle des congrès a fait savoir que c’est un non évènement, l’Assemblée nationale étant une institutions autonome : « L’Assemblée est autonome. Les problèmes qui se passent à l’Assemblée sont gérés par les gens de l’Assemblée. Pour moi, je crois qu’il faut laisser les choses évoluer comme elles doivent évoluer, en tenant compte de la forme. »

Pour Vital Kamerhe, le gouvernement ne doit pas se cacher derrière le chef de l’Etat pour ne pas répondre de sa responsabilité devant le parlement. Le président de l’Assemblée nationale interpelle ainsi ceux qui utilisent derrière Joseph Kabila comme bouclier humain

Source : okapi