BelgiqueLe ministre belge de la Défense, Pieter De Crem, séjournera de lundi à

vendredi en République démocratique du Congo. Il devient ainsi le premier membre du gouvernement fédéral belge à retrouver le chemin de Kinshasa depuis la normalisation des relations diplomatiques entre la Belgique et la RDC , intervenue le 24 janvier 2009.

Pieter De Crem (CD&V) est attendu successivement à Kinshasa, à Kananga (Kasaï occidental), à Lubumbashi (Katanga), à Kindu (Maniema) avant de revenir à Kinshasa.

Il s’entretiendra notamment avec son homologue congolais, Charles Mwando Nsimba, pour envisager la poursuite du Programme de partenariat militaire (PPM) belgo-congolais mis sur pied en 2004 afin d’aider la RDC à se doter d’une nouvelle armée «nationale, intégrée et républicaine».

L’accord actuel, signé en avril 2008, arrive bientôt à expiration, avec le retour prévu d’ici peu des derniers des quelque 130 militaires belges qui ont dispensé à Kananga deux types de formation (de génie et commando) à des membres des Forces armées de la RDC (FARDC).

L’arrivée du ministre belge de la défense à Kinshasa intervient également aux lendemains des entretiens que les ministres belge et américain ont eu en marge de la réunion de l’OTAN.

En effet, Hillary Clinton et Karel de Gucht ont convenu de collaborer désormais étroitement dans le cadre de la restructuration de Forces armées de la république démocratique du Congo et des services de sécurité.

Le ministre belge des Affaires étrangères avait déclaré au terme de ces entretiens que le ministère belge des affaires étrangères devrait envoyer à Washington une délégation pour approfondir cette question.

Au fait, cette visite est un signe encourageant de la redynamisation de la coopération entre la Belgique et le Congo. L’ambassadeur belge à Kinshasa, M. Struyse de Swielande Dominique, avait promis, durant son mandat, d’intensifier cette coopération bilatérale.

Aussi, avait-il souligné l’apport de la Belgique dans le cadre de la réforme de l’armée congolaise. Etant donné que cette question de sécurité tient à cœur les Congolais, une nouvelle approche portant restructuration de l’armée devrait être envisagée.

Car, sans être expert en la matière, le brassage et le mixage ont démontré leurs limites.

Et dans ce souci de doter la RDC d’une armée réellement moderne, l’on s’attend à ce que les autorités congolaise et belge aillent au fond du problème pour une réforme réellement durable de l’armée congolaise.

L’on ne doute pas un seul instant que cette question pourrait être également examinée lors de la réunion du « Comité des partenaires » qui pourrait se tenir incessamment. Programmée depuis l’année dernière, elle ne pouvait avoir lieu à la suite des malentendus entre Kinshasa et Bruxelles.

Etant donné depuis le 24 janvier 2009 le malentendu étant levé, le moment est venu de s’engager effectivement dans un esprit de partenariat respectueux, productif et fructueux, comme l’a si bien dit le diplomate belge à Kinshasa.

Et comme l’a aussi plaidé le sénateur Henri-Thomas Lokondo pour une requalification de ces relations dans la perspective d’une vraie coopération structurelle d’Etat à Etat.

Aujourd’hui que les Etats-Unis donnent l’impression de permettre à la RDC de reprendre sa place sur le plan géostratégique au sein du continent, le domaine de la sécurité mérite toute l’attention des partenaires traditionnels de la RDC.

source : le potentiel