KAMEREHLes hommes qui assuraient la sécurité du président honoraire de l’Assemblée nationale, lui ont été retirés vendredi matin. L’information est livrée par ses proches. Selon le député Charly Wenga, cette situation est regrettable, car, déplore-t-il, Vital Kamerhe, même s’il a démissionné, demeure encore président d’une importante institution du pays jusqu’à la remise et reprise avec le nouveau président élu. De son côté, le gouvernement soutient qu’il s’agit de la réduction du nombre de policiers commis à la garde de Vital Kamerhe et que cela n’appelle pas à un débat

« Nous avons vérifié, il n’a plus de garde », a déclaré d’emblée le député Charly Wenga. Et de poursuivre : « Franchement, je vous assure que c’est regrettable, parce que nous devons avoir la culture de respecter les institutions. Le parlement, c’est la deuxième institution de la République. Pouvons-nous comprendre qu’un chef de corps qui anime l’Assemblée nationale ne puisse pas avoir des gardes ? Ce n’est pas normal.
Pour cet élu, le président de l’Assemblée nationale, bien qu’il soit aujourd’hui démissionnaire, n’a pas encore fait la remise et reprise. » Il conduit les affaires courantes. Jusqu’à la remise et reprise, il doit garder sa garde. C’est normal, il doit l’avoir, on ne peut pas lui retirer sa garde, par ce que c’est un fait inhérent à sa fonction, c’est comme ça que nous devons réfléchir
», a expliqué l’honorable Wenga.

Le ministre Mende: c'est une réduction des policiers, cela n'appelle pas de débat

Interrogé, le porte-parole du gouvernement affirme qu'il s'agit de la reduction du nombre des policiers qui assurent la sécurité de Vital Kamerhe : « Je crois qu’il s’agit plutôt de la réduction du nombre de gardes qui relève en fait de l’organisation du travail au niveau de ce regroupement ou régiment. Ce qui intéresse réellement le gouvernement est de savoir si un citoyen congolais de surcroît membre de l’Assemblée nationale, c’est-à-dire un élu, est en sécurité ou en insécurité. Ce n’est pas le nombre de personnes qui sont autour de lui, comme si une garde constituait une décoration pour des personnes qui arrivent à une telle ou telle autre dignité. Non, nous préférons savoir si l’ex-président Kamerhe est en sécurité. Le simple fait de réduire le nombre de policiers qui sont autour de lui, vous comprenez bien, ne nous permet pas de répondre à cette question. Mois je préfère considérer cela comme un débat qui n’a pas lieu d’être »
source : okapi