poubelleLa ville de Kinshasa compte actuellement environ 8.000.000 (huit millions) d’habitants répartis dans 365 quartiers résidentiels contre 400.000 (quatre cent mille) à l’indépendance en 1960, et cette population produit chaque jour, selon les spécialistes, 5.000 tonnes de déchets solides dont la gestion pose d’énormes des problèmes.

C’est sur cette problématique de gestion des déchets à travers la capitale congolaise que se sont penchées huit Congolaises (RdCongo) résidant en Belgique, pour la  plupart étudiantes à l’Université de Louvain La Neuve en séjour à Kinshasa, au cours d’une journée de sensibilisation qu’elles ont organisée le week-end à l’intention de la population de la commune de Masina, dans la partie Est de la ville. Environ deux cents jeunes gens issus des quartiers populaires de Kinshasa ont participé à cette rencontre au cours de laquelle deux experts en la matière ont fait le point de la question, avant de démontrer les conséquences d’un environnement malsain sur la santé humaine.

Un écologiste, M. Léonard Mwamba Kanda, secrétaire général du parti écologiste congolais, intervenant au cours de la rencontre, a attribué la dégradation de l’environnement à Kinshasa notamment à l’absence de la volonté politique des gouvernants, à l’exode rural, à la situation socio-économique difficile des Kinois ainsi qu’à l’absence de l’urbanisation des nombreux quartiers populaires. Un autre intervenant, le professeur Biey Makaly, directeur général de la Régie d’assainissement et de travaux publics de Kinshasa (RATPK), de création récente, a indexé pour sa part « le manque de conscience  individuelle et collective » des Kinois en matière de gestion des déchets. Il a relevé les différentes initiatives en cours au niveau de l’autorité urbaine pour assainir progressivement la ville.

A l’issue des débats, les huit jeunes Congolaises initiatrices de la rencontre ont signé un partenariat avec une brigade chargée de la salubrité dans la commune ciblée de Masina, avec le soutien du Bureau international de la jeunesse (BIJ) de l’Union européenne

Source : Acp