MuzitoLe premier ministre Adolphe Muzito a déposé, jeudi, le projet de budget 2010 au Parlement. Il est chiffré en Francs congolais à l’équivalent de près de 5 milliards USD en recettes et en dépenses. C’est la première fois depuis la législature en cours que les parlementaires auront plus de 2 mois pour examiner le projet de la loi budgétaire

Le projet de budget 2010 connaît un taux d’accroissement en Francs congolais de 59% par rapport à celui de 2009. Une augmentation qui, selon le ministère de Budget, Michel Lokola, sera assurée en grande partie par des recettes provenant du secteur minier, de la Direction générale des impôts (DGI), de la Direction générale des recettes administratives, domaniales, judiciaires et de participation (DGRAD) et de l’Office des douanes et accises (OFIDA).

Il connaît un apport externe qui avoisine sa moitié, soit près de 2,5 milliards de dollars américains. Ainsi plusieurs secteurs, comme la sécurité, les rémunérations, l’éducation et l’organisation des élections, etc. verront leur enveloppe augmenter.

Les priorités 2010

Le ministre Michel Lokola a précisé que ce projet du budget tient compte de la réalisation du programme repris dans le Document stratégique pour la réduction de la pauvreté (DSRP) et de la croissance. Il reflète aussi l’effet de la récession économique internationale. Et l’un des objectifs de ce budget, selon lui, est d’atteindre le point d’achèvement de l’initiative Pays pauvre très endettée (PPTE) en juillet 2010, qui devra entraîner l’annulation de sa dette extérieur, estimée à plus de 11 milliards USD.

Parmi les priorités de 2010, figurent la promotion du développement économique à la base, la consolidation de la paix et la sécurité dans le pays, l’amélioration de la compétitivité du secteur privé, la politique salariale cohérente, la diplomatie agissante, le secteur éducatif, les infrastructures de base et l’organisation des élections de 2011.

Le ministre Lokola, rappelle-t-on, avait officiellement lancé les travaux d’élaboration de ce projet de budget la samedi 27 juin. Deux mois avaient alors été accordés aux experts de différents services pour le finaliser. Mais, jusqu’à la fin du mois de septembre, le gouvernement n’a pu déposer le projet de budget 2010 au Parlement. Ceci à cause notamment du retard pris par les provinces pour envoyer leurs édits en vue de la consolidation du budget national. Certaines provinces attendaient, en effet, d’être fixées sur la question de savoir si ce budget devrait concerner, oui ou non, les nouvelles provinces issues du découpage territorial. La rencontre du 03 août entre le premier ministre et les présidents des assemblées provinciales a permis de fixer les esprits : seules les 11 provinces actuelles sont concernées.

Source : Okapi