MLCCampagne électorale sous tension au sein du MLC, lors de la course à la succession de José Makila au gouvernorat de l’Equateur. Dans les rangs, ça bouillonne !

 

Le jeudi 05 novembre, le Bureau politique du Mouvement de libération du Congo a pris des mesures de radiation de trois de ses cadres. L’un d’entre eux a été suspendu de ses fonctions de président fédéral du MLC/Equateur.

Il est reproché à ces cadres du MLC de s’être présentés comme candidat gouverneur en succession de José Makila, alors que le parti ne les avait pas investis. Pour le président fédéral du MLC/Equateur, il lui est reproché son soutien à Gabriel Bolenge au détriment de Jean-Lucien Busa, le candidat du parti. Abordé à ce sujet, Sam Bokolombe n’est pas allé par le dos de la cuillère. D’entrée de jeu, l’ancien DG de la Direction générale des impôts considère qu’il n’introduira pas de recours. Il regrette que la décision lui soit signifiée par voie de presse.

Aussi, a-t-il profité de l’occasion pour faire quelques observations. «Primo, l’utilisation des Sms anonymes ou avec des pseudonymes pour exprimer une position politique relève de la lâcheté et cela ne sied ni avec mon caractère ni avec ma personnalité. Je défie quiconque d’apporter ne serait-ce que le moindre commencement de preuve d’une telle initiative qui me soit objectivement imputable», a précisé Sam Bokolombe. «On ne démontre pas une évidence, car face aux faits il n’y a pas de preuve contraire », a-t-il ajouté.

Sam Bokolombe persiste et signe, qu’il assume son option par rapport au gouvernorat de l’Equateur, à savoir un ferme et public soutien à Gaby Bolenge qui serait l’homme de la situation en lieu et place de Jean-Lucien Bussa dont la procédure et les véritables motivations d’investiture le 08 octobre 2009 ne cadrent pas avec l’éthique républicaine. «Je ne m’en défends ni ne m’en cache», a-t-il déclaré à voix audible. Plus tranchant, il indique que «si le tarif disciplinaire de mon libre et responsable choix est la radiation, j’attends d’en être notifié».

Pour ce faire, il a ajouté avoir tenu le président du parti informé sur sa position à ce sujet. Le lendemain de l’élection du gouverneur de l’Equateur verra une nouvelle carte se dessiner dans la province qui était notoirement reconnue comme le fief du MLC. Les rôles vont être redistribués, en suivant éventuellement la voix de la raison.

La déclaration, désormais publique, de l’ancien DG de la DGI démontre à suffisance le degré de malaise qui règne au sein du MLC autour de la gestion de la succession de José Makila. Tout se décidera le 13 novembre lorsque les députés provinciaux décideront de choisir le nouveau gouverneur. Sur place, la démonstration de popularité par François Muamba aura-t-elle un impact sur les députés provinciaux ? Intéressante question.

Dans la suite de François Muamba, tous les grands électeurs n’étaient pas présents. Certains députés provinciaux MLC ont été aperçus chez Gabriel Bolenge, pendant que le secrétaire général du parti tenait son meeting. La tension qui monte culminera lors de l’élection du 13 novembre 2009.

Dans l’éventualité de la victoire de Jean-Lucien Bussa, le candidat du MLC, les vaincus devront, en toute sportivité tirer les conséquences. Dans l’autre éventualité, ceux qui ont adopté «une gouvernance axée sur la manipulation, le mensonge, l’intox, l’hypocrisie et l’obscurantisme…» vont ainsi «consommer le solde de crédit du MLC entant que parti aspirant à une alternance libérale et salvatrice fondée sur la morale», a dit Sam Bokolombe, devront en toute logique faire de même.

Source : le Potentiel/Kinshasa