La commission diocésaine justice et  paix (CPJP) de Kasongo (Maniema), dont dépend Shabunda, demande au chef FDLR1[1]de l’Etat de renforcer la sécurité dans ce territoire du Sud-Kivu. Cette demande a été exprimée, lundi 9 janvier, à l’issue de trois jours d’examen de la question relative au massacre d’une quarantaine de personnes, du 31 décembre au 4 janvier à Shabunda, par les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). 

«La commission diocésaine justice et paix de Kasonga demande au chef de l’Etat ainsi qu’aux ministres de la Défense nationale et de l’Intérieur de sécuriser, une fois pour toutes, les populations du territoire de Shabunda ainsi que tous les Congolais et Congolaises. Et que ce problème des FDLR soit résolu une fois pour toutes», a déclaré le directeur de cette structure, l’abbé Michel Bemwize. 

Pour lui, en «cette période postélectorale, où tout menace de flamber, on ne peut pas s’amuser de laisser quelqu’un allumer même une tige d’allumette. Car il y a risque de voir s’embraser tout le pays.» 

Selon des associations locales des droits de l’homme, les FDLR ont tué une quarante cinq personnes précisément dans les villages de Luyuyu, Ngolombe et Kishenya situés en groupement de Bamuguba Sud.

Les assaillants auraient aussi déclaré que ces tueries étaient effectuées, ont poursuivi les mêmes sources, en représailles contre les populations civiles qu’ils accusent de collaborer avec les éléments Maï-Maï de «Raia Mutomboki». Il s’agit des jeunes de Shabunda qui se sont organisés en groupe d’autodéfense pour combattre les FDLR, perçues comme des forces d’occupation étrangère.